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  • : TORRENTS D'AMOUR
  • : Torrents d'Amour coulant du coeur du Père en Jésus-Christ, la Parole faite chair qui a donné sa vie sur la Croix pour nous sauver de nos péchés. Il revient bientôt chercher son Epouse, l'Eglise, purifiée, sanctifiée, mise à part pour son Bien-Aimé.
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PREPARONS-NOUS, JESUS REVIENT BIENTÔT

N'AIMEZ POINT LE MONDE, NI LES CHOSES QUI SONT DANS LE MONDE. SI QUELQU'UN AIME LE MONDE, L'AMOUR DU PERE N'EST POINT EN LUI; CAR TOUT CE QUI EST DANS LE MONDE, LA CONVOITISE DE LA CHAIR, LA CONVOITISE DES YEUX, ET L'ORGUEIL DE LA VIE, NE VIENT POINT DU PERE, MAIS VIENT DU MONDE. ET LE MONDE PASSE, ET SA CONVOITISE AUSSI; MAIS CELUI QUI FAIT LA VOLONTE DE DIEU DEMEURE ETERNELLEMENT. 1 Jean 2:15-17.

26 novembre 2011 6 26 /11 /novembre /2011 22:01

 

 

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26 novembre 2011 6 26 /11 /novembre /2011 19:08

Beleive

 

"Oh, Dieu, aide-moi à accomplir mon pèlerinage"...

 

Cliquez sur le lien pour visionner la vidéo :

 

http://www.youtube.com/watch?v=kJA6THh_YDU&feature=player_embedded

 

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25 novembre 2011 5 25 /11 /novembre /2011 15:22

A genoux

 

 

 

La mort à soi-même est la première condition d'une vie chrétienne authentique.

 

Auteur Inconnu

1° – Quand tes désirs et tes opinions seront ridiculisées, quand on t’oubliera, te négligera, se moquera de toi, on t’insultera même; quand tu seras calomnié pour avoir fait du bien; si, conscient de tout, tu ne ressens aucune amertume, ou sentiment de vengeance, si ton coeur reste humble et heureux de ce que le Seigneur (à qui tu dois ton salut), a Lui-même subi avant toi, c’est cela mourir à soi-même. (1 Cor.4;13 Matt.5;11) HUMBLE

2° – Si, face au désordre, aux injustices ou illégalités, aux retards et aux ennuis qui en découlent; si devant le gaspillage, l’indifférence, l’extravagance, pleinement conscient, tu peux, comme Jésus, être coopérant avec amour et patience, c’est cela mourir à soi-même. (Jean 3;17 et 8;3-11) TEMPÉRANT ET CONCILIANT.

LA SUITE SUR :

http://www.maranatha77.com/texte.php?id=80

 



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8 novembre 2011 2 08 /11 /novembre /2011 10:12

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« La langue est un feu... Aucun homme ne peut la dompter : c'est un mal... plein d'un venin mortel » Jacques 3. 6-8.

« Qui garde sa bouche et sa langue, garde son âme de détresses » Proverbes 21. 23.

(Jésus Christ dit : ) « D'après tes paroles tu seras justifié, et d'après tes paroles tu seras condamné » Matthieu 12. 37.

 

La langue (1) : source de maux 

Langue : mot qui désigne à la fois l'organe physique de notre corps et le langage humain. Par son moyen, nous exprimons avec des mots nos sentiments, nos émotions ; nous communiquons. Nos paroles ont un rôle fondamental dans nos relations avec les autres. La Bible le souligne, avec des expressions fortes :

“La mort et la vie sont au pouvoir de la langue” (Proverbes 18. 21). Ce pouvoir est comparé à celui d'un petit feu qui provoque un vaste incendie (Jacques 3. 5). La Bible nous met en garde contre les méfaits de la langue :

– La médisance, c'est souligner le mal chez l'autre (Lévitique 19. 16).

– La calomnie, c'est une accusation mensongère (Proverbes 10. 18).

– Les paroles inspirées par la colère, la jalousie, l'orgueil (Éphésiens 4. 31).

– Les paroles mensongères (Zacharie 8. 17).

– Les plaisanteries douteuses ou grossières (Éph. 5. 4).

– Les paroles blessantes (Proverbes 12. 18).

De telles paroles peuvent être dévastatrices pour les autres et pour celui qui les prononce, dans les familles, les églises, les entreprises, la société !

“Tenir sa langue en bride”, c'est veiller régulièrement sur nos paroles pour qu'elles soient agréables à notre Dieu. “L'amour n'est pas envieux ; l'amour ne se vante pas ; il ne s'enfle pas d'orgueil ; il n'agit pas avec inconvenance ; il ne cherche pas son propre intérêt ; il ne s'irrite pas ; il n'impute pas le mal ; il ne se réjouit pas de l'injustice, mais se réjouit avec la vérité” (1 Corinthiens 13. 4-6).

www.labonnesemence.com/

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3 novembre 2011 4 03 /11 /novembre /2011 21:57

Bébé

 

par Chip Brogden

Source : http://connaitrechrist.net/

 

« C'est de Lui, par Lui, et pour Lui que sont toutes choses. A lui la gloire dans tous les siècles! Amen. » (Romains 11:36) 

Dans mes messages écrits et parlés, je fais fréquemment référence à la prééminence du Christ. Mais que voulons-nous dire au juste par Christ ayant la prééminence? Que voulons-nous dire par donner au Christ la prééminence en toutes choses?

« Prééminence » signifie littéralement avoir la première place, la plus élevée, la meilleure et celle du chef, dans une position d'ascendance au-dessus de tout autre chose. C'est un honneur, une gloire, une distinction, un prestige, une renommée, une notoriété, et une noblesse qui surpasse tout autre chose. Paul dit simplement que le but de Dieu est que JÉSUS-CHRIST ait CE genre de position en - toutes choses. Ceci explique tout ce que Dieu a fait, fait et fera. Mais que veut-il dire par « toutes choses »?

Chaque fois que j'enseigne à partir d'un passage qui inclut l'expression « toutes choses », je m'arrête et je demande, « dites-moi, combien de choses « toutes choses » incluent-elles? » Et les personnes répondent toujours, « tout! » Ce mot « tout » est un mot très grand, un mot qui englobe tout. Il n'y a rien en dehors de « tout »! Nous jetons souvent simplement un coup d'oeil sur ces mots, juste comme ça, en passant. Nous ne les avons pas compris. Si nous les comprenions, nous ne pourrions pas les lire avec un bâillement, mais nous les lirions avec un cri!

Si nous avons l'intention de faire une exception à « tout », nous pourrions dire quelque chose comme, « tout mais » ou « tout à part » afin d'expliquer ce que nous voulons dire par quelque chose de moins que « tout ». Mais « toutes choses » est sans exception. « tout » est « tout », et « toutes choses » sont « toutes choses ». Rien n'est omis, rien n'est exclu. Il n'est pas nécessaire que nous énumérions chaque chose que « tout » inclut, parce que « tout » est un tout inclusif. Mais, et ceci? demandez-vous. Il est compris dans le « tout ». Et cela? dites-vous. Cela, aussi, est inclus dans le « tout ». Et que pensez-vous de cette chose, ou de celle la ? Ah oui, et bien elles sont aussi dans le « tout ». Vous ne pouvez pas trouver une seule chose qui n'est pas incluse dans le « tout ».

Ainsi, dans Romains 11:36, Paul résume la prééminence du Christ dans trois expressions: « De lui... Par Lui... Pour Lui... sont TOUTES CHOSES. » « DE LUI » signifie que tout ce qui existe - les choses dans le ciel, les choses sur la terre, tout ce qui a été créé, tout ce qui s'est produit, tout ce qui se produira - est créé par, et à cause, de CHRIST. « PAR LUI » signifie que tout ce qui vit, se déplace, respire, existe, ou fonctionne dans cet univers, aussi bien animé qu'inanimé, aussi bien biologique, chimique, spirituel, naturel, ou cosmique - le fait PAR CHRIST, qui souverainement soutient toutes ces choses, détermine leur place, et les maintient en ordre. « POUR LUI » signifie que tout, peu importe que cela puisse être loin de la pensée de Dieu, peu importe que les choses puissent paraître chaotiques, est dirigé, résumé, et rassemblé DANS CHRIST. Comme l'Alpha, toutes les choses découlent De Lui; comme l'Omega, toutes les choses coulent VERS Lui.

C'est une longue explication. Une explication comme celle là ne peut pas être saisie en une seule lecture. Mais cette explication est, dans son essence, ce que Paul veut dire, et ce que nous voulons dire, par le fait que Christ ait la prééminence sur toutes choses. Nous parlons de Jésus comme étant notre Seigneur en tant qu'individu, sur l'Eglise de façon corporative, et sur toute la création de façon collective. Nous parlons d'un Christ prépondérant qui est exalté au-dessus de toutes principautés, de toutes puissances, de toutes autorités et dominations; de toutes choses visibles et invisibles; de choses passées, présentes, et futures; de toutes choses qui sont dans le ciel, sur la terre et sous la terre: toutes les choses sont De Lui, toutes choses sont PAR Lui, et toutes les choses sont POUR Lui. C'est cela la prééminence.

Parcourons les Ecritures et mettons en évidence quelques-uns des diamants, des énormes trésors et des richesses qui se trouvent en Christ. Nos critères servant à choisir ces passages particuliers sont très simples. Nous avons cherché des références qui mentionnent le Christ en relation avec sa prééminence sur « toutes choses ». Nous en avons trouvées un bon nombre. Il y a des douzaines de références en plus qui pourraient illustrer notre étude, mais nous avons gardé seulement celles qui contiennent l'expression « toutes choses ». Après avoir recueilli ces références, nous les avons triées selon Romains 11:36 - ceux qui sont DE lui, ceux qui sont PAR lui, et ceux qui sont POUR lui.

Le résultat de cette étude est la base de cet article. Je prie que cela ne soit pas que des versets de l'Ecriture en plus, mais que ce soit le moyen par lequel le Père nous donnera une plus grande illumination et révélation de son Fils. Nous devrions les méditer quotidiennement et demander au Seigneur d'ouvrir nos yeux pour voir la hauteur, la profondeur, la largeur, la longueur de ce JÉSUS que nous disons servir. Que Dieu nous délivre de notre propre idée, concept, perception, et illusion d'un petit Christ et nous donne la révélation de la prééminence de son Fils.

Je vous promets que si vous lisez ces passages une fois ou deux fois par jour et cela chaque jour, il vous sera impossible de rester indifférents à la vérité qu'ils présentent! Je suis touché juste par l'écriture de cet article, combien plus par son application et son appréhension! Quand nous verrons Christ comme étant Tout et en Tous, alors il nous sera impossible d'être réduit à nouveau aux petites et insignifiantes choses, ces petites choses qui nous occupent et qui gaspillent tellement de notre temps. Notre seul espoir c'est de voir un Christ qui nous remplit, un Christ qui est plus grand que nous, un Christ qui est plus grand que ce que nous pouvons sonder, un Christ indescriptible qui nous éclipse, nous bouleverse, et nous consume!


DE LUI SONT TOUTES CHOSES

« Toutes choses ont été faites par Lui, et rien de ce qui a été fait n'a été fait sans Lui. » (Jean 1:3)

« ... et de mettre en lumière quelle est la dispensation du mystère caché de tout temps en Dieu qui a créé toutes choses, par Jésus-Christ. » (Ephésiens 3:9)

« Car en Lui ont été créées toutes les choses qui sont dans les cieux et sur la terre, les visibles et les invisibles, trônes, dignités, dominations, autorités. Tout a été créé par Lui et pour Lui. » (Colossiens 1:16)

« Celui pour qui et par qui sont toutes choses. » (Hébreux 2:10)

« Néanmoins pour nous il n'y a qu'un seul Dieu, le Père, de qui viennent toutes choses et pour qui nous sommes, et un seul Seigneur, Jésus-Christ, par qui sont toutes choses et par qui nous sommes. » (1 Corinthiens 8:6)

« Tu es digne, notre Seigneur et notre Dieu, de recevoir la gloire et l'honneur et la puissance; car tu as créé toutes choses, et c'est par ta volonté qu'elles existent et qu'elles ont été créées. » (Apocalypse 4:11)

Le Père déclare la prééminence de Son Fils en Le faisant participer à la création de toutes choses. En conséquence, rien n'a été créé indépendamment de Christ. De Lui sont toutes choses - les choses dans le ciel, sur la terre, les choses visibles, invisibles, spirituelles, et physiques. Les scientifiques pensent qu'il pourrait y avoir jusqu'à vingt-quatre dimensions dans l'univers, alors que nous n'en connaissons que cinq. Mais quelque soit leur nombre, Il est prééminent sur chacune. Car le Seigneur Jésus-Christ est l'Alpha, le Début, le Premier, la Source. Ceci l'établit comme prépondérant et au-dessus de toute la création.

Toutes les choses ont été créées par Lui, et tout a été créé pour Lui. Pour Lui! Pourquoi y a-t-il cette terre, la lune, les étoiles, les galaxies? Pourquoi y a-t-il les animaux, les oiseaux, les poissons, les insectes? Pourquoi y a-t-il des hommes et des femmes, des anges, des chérubins, et des séraphins? Pour Lui! Tout Pour Lui! La pensée initiale de Dieu est que Christ remplisse chaque chose créée de Sa vie, de Son amour, et de Sa gloire. Une conception implique un concepteur, un plan implique un planificateur, et une création implique un créateur. Nous ne dérivons pas dans l'espace sans but, et nous n'avons pas été produits par accident. Nous avons été créés par Lui, et nous avons été créés pour Lui. Nous avons été créés pour L'aimer, et pour être aimés par Lui.

Des trois sphères - de Lui, par Lui, et à Lui - « de Lui » est probablement le plus facile à saisir. Il est plus facile pour nous de regarder en arrière et de voir Christ de façon rétrospective que de percevoir le présent et de discerner le futur. Mais Il est Tout cela en même temps. Il n'est pas celui qui dans le passé était l'Alpha, et après une longue période est devenu l'Omega. Non, « je SUIS l'Alpha ET l'Omega, le début ET la fin, dit le Seigneur: celui qui est, qui était et qui vient, le Tout-Puissant. » (Apocalypse 1:8). Et, « Ils ne cessent de dire jour et nuit: Saint, saint, saint est le Seigneur Dieu, le Tout-Puissant, qui était, qui est, et qui vient! » (Apocalypse 4:8b). Il a toujours été ET il est toujours ET il sera toujours; par conséquent trois « Saints » sont nécessaires. Quel Dieu puissant!

Alors que nous progressons nous voyons que...


PAR LUI SONT TOUTES CHOSES

Premièrement, toutes choses sont dans Ses mains:

« Toutes choses m'ont été données par mon Père. » (Mathieu 11:27)

« Le Père aime le Fils, et Il a remis toutes choses entre Ses mains. » (Jean 3:35)

« Jésus, qui savait que le Père avait remis toutes choses entre ses mains, qu'Il était venu de Dieu, et qu'Il s'en allait à Dieu. » (Jean 13:3)

« Tout ce que le Père a est à Moi; » (Jean 16:15)

« Dieu, dans ces derniers temps, nous a parlé par le Fils, qu'Il a établi héritier de toutes choses. » (Hébreux 1:2)

Ses mains parlent de Sa propriété, de Son autorité et de Sa possession de toutes choses. Le Père a donné toutes choses au Fils. Puis, parce que toutes choses sont dans Ses mains, toutes choses sont sous Ses pieds. Ses pieds parlent de Sa domination, de Son gouvernement, de la soumission de toutes choses à l'autorité qui est dans Ses mains.

« Tu Lui as donné la domination sur les oeuvres de Tes mains, Tu as mis toutes choses sous Ses pieds, » (Psaumes 8:6)

« Il a tout mis sous Ses pieds, et Il l'a donné pour chef suprême à l'Eglise. » (Ephésiens 1:22)

« Il est la tête du corps de l'Eglise; Il est le commencement, le premier-né d'entre les morts, afin d'être en tout le premier. » (Colossiens 1:18)

« Tu as mis toutes choses sous Ses pieds. En effet, en Lui soumettant toutes choses, Dieu n'a rien laissé qui ne Lui fût soumis. » (Hébreux 2:8a)

Cette possession et soumission de toutes choses au Christ n'est pas une propriété passive, désintéressée, éloignée, absente, comme le serait une horloge abandonnée faisant maintenant tic tac d'elle-même, longtemps après que l'horloger l'ait laissée. Ne faites pas cette erreur: au centre de cet univers spirituel et physique se trouve une personnalité vivante, puissante, active, au travail pour ramener la création qui a chuté dans son état originel, à nouveau alignée avec le but, le coeur, l'esprit, le désir, et le plan de Dieu, qui est que le CHRIST REMPLISSE TOUTES CHOSES, le CHRIST SOUTENANT TOUTES CHOSES, le CHRIST AU CENTRE de TOUTES CHOSES! Viens rapidement Seigneur Jésus! Que ton royaume soit manifesté!

« Il est avant toutes choses, et toutes choses subsistent en Lui. [ en Grec: trouve leur être, prenne leur place ]. » (Colossiens 1:17)

« et qui, étant le reflet de Sa gloire et l'empreinte de Sa personne, et soutenant toutes choses par Sa parole puissante, a fait la purification des péchés et s'est assis à la droite de la majesté divine dans les lieux très hauts. » (Hébreux 1:3)

« Nous savons, du reste, que toutes choses concourent au bien de ceux qui aiment Dieu, de ceux qui sont appelés selon son dessein. » (Romains 8:28)

« Nulle créature n'est cachée devant Lui, mais tout est à nu et à découvert aux yeux de Celui à qui nous devons rendre compte. » (Hébreux 4:13)

« Car l'Esprit sonde toutes choses, même les profondeurs de Dieu. » (1 Corinthiens 2:10)

Tout est soutenu par Sa puissance, et toutes choses travaillent ensemble selon Son but. L'Esprit recherche toutes choses et les révèle pour ce qu'elles sont. Tout est manifesté devant Lui, et il n'y a rien qui Lui soit caché. Il n'y a aucune obscurité qu'Il ne puisse pénétrer, aucune déception qu'Il ne puisse illuminer, aucun mal qu'Il ne supprimera pas.

« Il doit grandir, mais je dois diminuer. » (Jean 3:30). Le Christ est en train de croître afin de remplir toutes choses, les rendant conformes à son image, de sorte que Sa gloire soit manifestée dans chaque recoin de la création - et Il commence par les disciples. L'augmentation de Christ et la diminution du Moi dans chacun des disciples individuels n'est qu'un fragment d'un plan final qui s'étend de chaque disciple, à « là où deux ou trois sont rassemblés en son nom », à l'église, et finalement à toute la création. Nous devrions pouvoir regarder chaque disciple et voir une démonstration du Christ qui remplit tout et en tous: « regardez, c'est cela que j'ai l'intention de faire avec toute la création. » Il continuera à grandir, et toutes choses en dehors de Lui continueront à diminuer, jusqu'à ce qu'il ne reste rien en dehors de lui. Il est Seigneur!


POUR LUI SONT TOUTES LES CHOSES

« qui transformera le corps de notre humiliation, en le rendant semblable au corps de Sa gloire, par le pouvoir qu'Il a de s'assujettir toutes choses. » (Philippiens 3:21)

« Et lorsque toutes choses Lui auront été soumises, alors le Fils Lui-même sera soumis à Celui qui Lui a soumis toutes choses, afin que Dieu soit tout en tous. » (1 Corinthiens 15:28)

« pour le mettre à exécution lorsque les temps seraient accomplis, de réunir toutes choses en Christ, celles qui sont dans les cieux et celles qui sont sur la terre. » (Ephésiens 1:10)

« Il a voulu par lui réconcilier toutes choses avec Lui-même, tant ce qui est sur la terre que ce qui est dans les cieux, en faisant la paix par Lui, par le sang de sa croix. » (Colossiens 1:20)

« Celui qui est descendu, c'est le même qui est monté au-dessus de tous les cieux, afin de remplir toutes choses. » (Ephésiens 4:10)

Tout est en train de revenir VERS un univers Christocentrique, de sorte que comme les choses étaient au début, ainsi elles seront à la fin. De même que toutes choses ont leur source et commencement en Christ, ainsi toutes choses auront leur fin en Christ. Il soumet toutes choses, afin de rassembler ensemble et de réconcilier toutes choses, pour qu'Il puisse remplir toutes choses. Quelle tâche! Comment cela est-il possible? Comment toutes choses peuvent-elles Lui être soumises, rassemblées ensemble en une seule, être réconciliées, et remplies par le Christ? Nous ne pouvons pas dire comment, mais nous savons « qu'Il a le pouvoir ». Louons Dieu, comment pouvons-nous douter de Lui? Comment pouvons-nous remettre en question cet Homme? Ne savons-nous pas encore qu'Il est le Prééminent? Prosternons-nous, remercions et louons Dieu parce « qu'Il a le pouvoir »!

Quand nous prions, « Que Ton Nom soit sanctifié, que Ton Royaume vienne, que Ta Volonté soit faite: sur la terre comme au ciel », voici la finalité que nous avons à l'esprit: « toutes choses en Christ, celles qui sont dans le ciel, qui sont sur la terre, et même en Lui. » Cette réconciliation et ce mariage entre ciel et terre est une chose formidable. Dans le ciel, sa Parole a une place éternelle (Psaumes 119:89); mais sur terre, les choses ne sont pas fixées. Dans le ciel, nous voyons Jésus assis à la droite de Dieu, élevé au-dessus de toutes principautés, de toutes puissances, de tous nom et de toutes dominations; mais sur terre, « nous ne voyons pas encore que toutes choses Lui sont soumises. » (Hébreux 2:8b). Nous voyons que « les cieux sont au Seigneur: mais la terre Il l'a donné aux fils des hommes. » (Psaumes 115:16).

Un jour cette anomalie et ce conflit incessant, ce grand gouffre entre le ciel et la terre, seront annulés.

« Et Celui qui était assis sur le trône dit: Voici, Je fais toutes choses nouvelles. » (Apocalypse 21:5a)

« Celui qui vaincra héritera toutes choses; Je serai son Dieu, et il sera mon fils. » (Apocalypse 21:7)

« Lui, qui n'a point épargné son propre Fils, mais qui L'a livré pour nous tous, comment ne nous donnera-t-il pas aussi toutes choses avec Lui. » (Romains 8:32)

« Dans toutes ces choses nous sommes plus que vainqueurs par Celui qui nous a aimés. » (Romains 8:37)

« Que personne ne mette donc sa fierté dans des hommes, car tout est à vous, que ce soit Paul, Apollos, Pierre, l'univers, la vie, la mort, le présent ou l'avenir. Tout est à vous, mais vous, vous êtes au Christ, et le Christ est à Dieu. » (1 Corinthiens 3:21-23)

Comme c'est glorieux! Comme c'est puissant! Il fait tout cela pour nous! Tout ce qu'Il a, Il le donne gratuitement, et à travers Lui nous possédons tout ce qu'Il possède. Quand Il a tout ce que nous avons, alors nous avons tout ce qu'Il a. Quand nous Lui donnons tout ce que nous sommes, Il nous donne tout ce qu'Il est. Oh, la profondeur de cet amour! Oh, la profondeur des richesses de ses grâces envers nous! Qui peut le comprendre!

Le refrain d'un chant me vient à l'esprit il dit:

Comment ne pourrais-tu pas L'aimer en retour?
Comment pourrais-tu retenir ton coeur
Un jour de plus?
Comment ne pourrais-tu pas L'aimer en retour?
Quand tu as vu tous ses gestes d'amour?
Comment ne pourrais-tu pas L'aimer en retour?

Oh Jésus, que Tu puisses avoir la prééminence dorénavant et pour toujours!

 

Copyright ©1997-2008 TheSchoolOfChrist.Org
Distribution (libre) non commerciale possible à condition que cette mention apparaisse

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3 novembre 2011 4 03 /11 /novembre /2011 10:33

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Ne passez pas sans méditer ou imprimer cet enseignement d'Henri Viaud-Murat. Vous trouverez d'autres enseignements sur son blog.

 

Le Seigneur l'utilise pour le perfectionnement de tout chrétien qui veut être un vrai disciple de Christ... marcher par l'Esprit... et vivre une vie totalement consacrée à Jésus-Christ...  Soyez bénis... Joy.

 

 

Article de Henri Viaud-Murat.

http://bloghenriviaudmurat.wordpress.com/

 

Il est particulièrement intéressant de voir de quelle manière a été apportée la prédication de la croix, d’abord par le Seigneur Jésus, puis par l’apôtre Paul. 

Depuis le début de Son ministère, l’essentiel de la prédication du Seigneur Jésus pourrait se résumer en ces quelques mots: « Repentez-vous, croyez en Dieu et croyez en Moi. » 

Dans Son magnifique Sermon sur la Montagne, le Seigneur Jésus donne à Ses disciples un magistral exposé de la volonté de Dieu pour leur vie.

Il est clair que les exigences formulées dans ce Sermon dépassent, et de loin, celles de la Loi! Les disciples du Seigneur, qui n’avaient jamais réussi à observer toute la Loi, devaient se demander comment ils pourraient obéir aux exigences encore plus grandes du Sermon sur la Montagne!

Par exemple, le Seigneur leur dit:

« Car, je vous le dis, si votre justice ne surpasse celle des scribes et des pharisiens, vous n’entrerez point dans le royaume des cieux.

Vous avez entendu qu’il a été dit aux anciens: Tu ne tueras point; celui qui tuera mérite d’être puni par les juges. Mais moi, je vous dis que quiconque se met en colère contre son frère mérite d’être puni par les juges; que celui qui dira à son frère: Raca! mérite d’être puni par le sanhédrin; et que celui qui lui dira: Insensé! mérite d’être puni par le feu de la géhenne. Si donc tu présentes ton offrande à l’autel, et que là tu te souviennes que ton frère a quelque chose contre toi, laisse là ton offrande devant l’autel, et va d’abord te réconcilier avec ton frère; puis, viens présenter ton offrande. Accorde-toi promptement avec ton adversaire, pendant que tu es en chemin avec lui, de peur qu’il ne te livre au juge, que le juge ne te livre à l’officier de justice, et que tu ne sois mis en prison. Je te le dis en vérité, tu ne sortiras pas de là que tu n’aies payé le dernier quadrant.

Vous avez appris qu’il a été dit: Tu ne commettras point d’adultère. Mais moi, je vous dis que quiconque regarde une femme pour la convoiter a déjà commis un adultère avec elle dans son coeur. Si ton oeil droit est pour toi une occasion de chute, arrache-le et jette-le loin de toi; car il est avantageux pour toi qu’un seul de tes membres périsse, et que ton corps entier ne soit pas jeté dans la géhenne. Et si ta main droite est pour toi une occasion de chute, coupe-la et jette-la loin de toi; car il est avantageux pour toi qu’un seul de tes membres périsse, et que ton corps entier n’aille pas dans la géhenne.

Il a été dit: Que celui qui répudie sa femme lui donne une lettre de divorce. Mais moi, je vous dis que celui qui répudie sa femme, sauf pour cause d’infidélité, l’expose à devenir adultère, et que celui qui épouse une femme répudiée commet un adultère.

Vous avez encore appris qu’il a été ditaux anciens: Tu ne te parjureras point, mais tu t’acquitteras envers le Seigneur de ce que tu as déclaré par serment. Mais moi, je vous dis de ne jurer aucunement, ni par le ciel, parce que c’est le trône de Dieu; ni par la terre, parce que c’est son marchepied; ni par Jérusalem, parce que c’est la ville du grand roi. Ne jure pas non plus par ta tête, car tu ne peux rendre blanc ou noir un seul cheveu. Que votre parole soit oui, oui, non, non; ce qu’on y ajoute vient du malin.

Vous avez appris qu’il a été dit: oeil pour oeil, et dent pour dent. Mais moi, je vous dis de ne pas résister au méchant. Si quelqu’un te frappe sur la joue droite, présente-lui aussi l’autre. Si quelqu’un veut plaider contre toi, et prendre ta tunique, laisse-lui encore ton manteau. Si quelqu’un te force à faire un mille, fais-en deux avec lui. Donne à celui qui te demande, et ne te détourne pas de celui qui veut emprunter de toi.

Vous avez appris qu’il a été dit: Tu aimeras ton prochain, et tu haïras ton ennemi. Mais moi, je vous dis: Aimez vos ennemis, bénissez ceux qui vous maudissent, faites du bien à ceux qui vous haïssent, et priez pour ceux qui vous maltraitent et qui vous persécutent, afin que vous soyez fils de votre Père qui est dans les cieux; car il fait lever son soleil sur les méchants et sur les bons, et il fait pleuvoir sur les justes et sur les injustes. Si vous aimez ceux qui vous aiment, quelle récompense méritez-vous? Les publicains aussi n’agissent-ils pas de même? Et si vous saluez seulement vos frères, que faites-vous d’extraordinaire? Les païens aussi n’agissent-ils pas de même?

Soyez donc parfaits, comme votre Père céleste est parfait » (Matthieu 5: 20-48).

Remarquez qu’à chaque fois, le Seigneur fait référence à l’ancienne alliance, en disant : « Vous avez appris qu’il a été dit… » Puis il ajoute aussitôt: « Mais moi, je vous dis… »

Et les commandements qu’Il donne alors sont infiniment plus exigeants que les commandements de la Loi!

Et, pour clore le tout, le Seigneur leur donne encore cet ordre: « Soyez donc parfaits, comme votre Père Céleste est parfait! »

Il est possible que certains disciples, en entendant ces paroles, aient pensé: « Là, le Seigneur exagère! Comment peut-Il nous ordonner d’être parfaits comme Dieu Lui-même est parfait? »

Ils n’avaient pas compris que tous ces commandements n’étaient que des indications de ce que le Seigneur allait les rendre capables de faire, non seulement par leur nouvelle naissance, mais en leur apprenant aussi à marcher par l’esprit, d’une manière qui puisse Le satisfaire pleinement.

Ces commandements leur révélaient la parfaite volonté de Dieu pour eux, et la direction spirituelle dans laquelle ils devaient s’engager.

Mais le Seigneur ne leur a pas révélé aussitôt de quelle manière ils pourraient atteindre des objectifs aussi élevés. Ce n’était certainement pas par leurs propres forces!

En tant que Juifs, les premiers disciples devaient donc commencer par se débarrasser de la mentalité spirituelle de l’ancienne alliance, pour adopter celle de la nouvelle alliance.

La mentalité de l’ancienne alliance était la suivante: « Ecoute attentivement la Parole de Dieu, garde-la dans ton coeur, et efforce-toi de tout ton coeur de la mettre en pratique. »

La mentalité de la nouvelle alliance était radicalement différente: « Ecoute attentivement la Parole de Dieu, garde-la dans ton coeur, laisse Dieu te transformer à Son image et te remplir de Son Esprit, afin qu’Il te rende capable d’obéir parfaitement à Sa volonté. »

Mais les disciples n’étaient pas habitués à un tel langage, et le Seigneur a dû procéder par étapes. Il a dû tout d’abord leur exposer en détail toutes les exigences absolues de la volonté de Dieu, puis les conduire à réaliser leur incapacité personnelle à agir par eux-mêmes pour satisfaire ces exigences, et enfin leur montrer de quelle manière ils pourraient obéir à Dieu.

Il fallait donc que les disciples comprennent que des « vieilles outres » ne pouvaient certainement pas contenir le vin nouveau de l’Esprit! Ils devaient comprendre que le Seigneur ne leur demandait pas de rapiécer un vieux vêtement, mais qu’Il exigeait qu’ils se revêtent d’un vêtement entièrement neuf!

Les disciples devaient donc réaliser qu’ils devaient entièrement renoncer à eux-mêmes, à tout ce qu’ils étaient jusque-là, pour entrer dans une dimension entièrement nouvelle.

Là se trouve donc le coeur de tout l’enseignement du Seigneur:

« Celui qui aime son père ou sa mère plus que moi n’est pas digne de moi, et celui qui aime son fils ou sa fille plus que moi n’est pas digne de moi; celui qui ne prend pas sa croix, et ne me suit pas, n’est pas digne de moi. Celui qui conservera sa vie la perdra, et celui qui perdra sa vie à cause de moi la retrouvera » (Matthieu 10: 37-39).

Quelles étranges paroles, révoltantes pour la nature humaine, et même incompréhensibles pour l’homme naturel! Comment retrouver sa vie en la perdant à cause de Christ?

« Alors Jésus dit à ses disciples: Si quelqu’un veut venir après moi, qu’il renonce à lui-même, qu’il se charge de sa croix, et qu’il me suive. Car celui qui voudra sauver sa vie la perdra, mais celui qui la perdra à cause de moi la trouvera. Et que servirait-il à un homme de gagner tout le monde, s’il perdait son âme? ou, que donnerait un homme en échange de son âme? » (Matthieu 16: 24-26).

Là, le Seigneur Se fait plus précis: Si quelqu’un veut venir après Lui, il doit renoncer à lui-même, prendre sa croix, et Le suivre! Il n’y a pas d’autre moyen de sauver son âme!

Même si les disciples pouvaient comprendre ces paroles, ils ne comprenaient certainement pas de quelle manière ils pourraient renoncer à eux-mêmes. En outre, que signifiait exactement « se charger de sa croix? »

Le Seigneur précise même, dans l’Evangile de Luc:

« Puis il dit à tous: Si quelqu’un veut venir après moi, qu’il renonce à lui-même, qu’il se charge chaque jour de sa croix, et qu’il me suive. Car celui qui voudra sauver sa vie la perdra, mais celui qui la perdra à cause de moi la sauvera » (Luc 9: 23-24).

Il ne s’agissait donc pas seulement de se charger de sa croix, mais de s’en charger aussi chaque jour! Encore une exigence supplémentaire!

Un peu plus loin, Jésus Se fait encore plus exigeant:

« Si quelqu’un vient à moi, et s’il ne hait pas son père, sa mère, sa femme, ses enfants, ses frères, et ses soeurs, et même sa propre vie, il ne peut être mon disciple. Et quiconque ne porte pas sa croix, et ne me suit pas, ne peut être mon disciple » (Luc 14: 26-27).

Le Seigneur ne peut pas être plus clair! Il n’est pas possible d’être Son disciple, si l’on ne « hait » pas toute sa famille, et même sa propre vie, et si l’on ne se charge pas de sa croix pour Le suivre!

Nous savons, bien entendu, que le Seigneur ne nous demande pas de « haïr » notre famille, de manière absolue. Mais Il veut dire que l’amour que nous devons Lui porter, en comparaison de l’amour que nous portons à notre famille, en est aussi éloigné que l’amour peut l’être de la haine.

L’amour que nous portons à nos familles ne doit en rien être pour nous un obstacle à notre obéissance absolue au Seigneur. Il doit en être de même pour l’amour que nous éprouvons pour nous-mêmes!

Dans un autre commandement célèbre, le Seigneur nous demande « d’aimer notre prochain comme nous-mêmes. »

Il sait en effet que la plupart des hommes s’aiment eux-mêmes plus que toute autre chose. Et c’est pour cela qu’Il nous demande d’aimer nos ennemis de la même manière que nous pouvons nous aimer nous-mêmes.

Mais ici, le Seigneur demande à Ses disciples de renoncer à leur propre vie pour Le suivre.

En fait, c’est cela, se charger de notre croix pour suivre le Seigneur: c’est, avant tout, accepter de soumettre totalement notre volonté à celle du Seigneur. C’est accepter de renoncer à toute volonté propre qui serait contraire à la volonté du Seigneur. C’est clouer à la croix, pour la faire mourir, toute volonté personnelle différente de la volonté de Dieu, ou opposée à la volonté de Dieu.

Renoncer à soi-même, c’est, finalement, accepter de mourir à tout ce que nous étions auparavant, à la vie terrestre que nous avons reçue en venant sur cette terre, pour renaître à une vie entièrement nouvelle, la Vie de Christ Lui-même.

Dans les Evangiles, la prédication de la croix s’arrêtait à cette exigence. Le Seigneur exigeait de renoncer à soi-même pour se charger de sa croix, mais Il n’avait pas indiqué à Ses disciples comment ils pourraient faire cela. Il savait que l’intelligence spirituelle de Ses disciples n’aurait pas été capable de recevoir une révélation plus profonde. Mais Il leur a promis qu’un jour, ils recevraient cette révélation:

« J’ai encore beaucoup de choses à vous dire, mais vous ne pouvez pas les porter maintenant. Quand le consolateur sera venu, l’Esprit de vérité, il vous conduira dans toute la vérité; car il ne parlera pas de lui-même, mais il dira tout ce qu’il aura entendu, et il vous annoncera les choses à venir. Il me glorifiera, parce qu’il prendra de ce qui est à moi, et vous l’annoncera. Tout ce que le Père a est à moi; c’est pourquoi j’ai dit qu’il prend de ce qui est à moi, et qu’il vous l’annoncera » (Jean 16: 12-15).

Christ tenait donc en réserve, pour Ses disciples, une révélation plus profonde de Lui-même et de Son oeuvre, une révélation plus profonde de la croix et de la manière de marcher par l’esprit.

Mais ce n’était pas encore le moment pour eux de recevoir cette révélation. Il fallait attendre que le Saint-Esprit soit répandu et les remplisse. Il fallait surtout attendre le ministère béni de l’apôtre Paul. Car c’est à lui que le Seigneur a fait la grâce de confier la pleine révélation de la croix et de la marche par l’esprit.

Voici comment l’apôtre Paul raconte au Roi Agrippa de quelle manière le Seigneur lui est apparu, et la mission qu’Il lui a confiée:

« Je t’ai choisi du milieu de ce peuple et du milieu des païens, vers qui je t’envoie, afin que tu leur ouvres les yeux, pour qu’ils passent des ténèbres à la lumière et de la puissance de Satan à Dieu, pour qu’ils reçoivent, par la foi en moi, le pardon des péchés et l’héritage avec les sanctifiés » (Actes 26: 17-18).

Ainsi, le Seigneur charge Paul non seulement d’amener les Juifs et les païens au pardon de leurs péchés par la foi en Christ, mais aussi de les amener à bénéficier pleinement de leur héritage avec les sanctifiés.

C’est ce magnifique héritage spirituel, que nous possédons en Christ, que Paul avait été chargé de faire connaître à tous. C’est de cet héritage spirituel dont il parlera ensuite dans toutes ses épîtres.

Plus loin, Paul précise en quoi consiste aussi cet héritage:

« En conséquence, roi Agrippa, je n’ai point résisté à la vision céleste: à ceux de Damas d’abord, puis à Jérusalem, dans toute la Judée, et chez les païens, j’ai prêché la repentance et la conversion à Dieu, avec la pratique d’oeuvres dignes de la repentance » (Actes 26: 19: 20).

Le message de Paul commençait comme celui de Christ: repentance et conversion à Dieu. Mais Paul devait aussi apprendre à ces nouveaux convertis comment pratiquer des oeuvres dignes de la repentance. Tout le message de la croix et de la marche par l’esprit se trouve compris dans ces quelques mots!

Il est extrêmement intéressant de voir de quelle manière l’apôtre Paul a progressé, tout au long de ses épîtres, dans son exposition du message de la croix et de la marche par l’esprit.

Pour cela, il est indispensable de voir dans quel ordre chronologique ont été écrites les diverses épîtres de Paul, selon les estimations les plus vraisemblables.

On estime que Paul s’est converti à Christ au cours de l’hiver 36-37, vers l’âge de trente ans. Il a ensuite passé de nombreuses années de formation personnelle, puis d’enseignement dans les églises, notamment à Antioche, avant de commencer son ministère itinérant d’apôtre.

Voici dans quel ordre ont été écrites ses épîtres:

An 51: Epîtres aux Thessaloniciens.

54-56: Epître aux Philippiens.

56: Epîtres aux Corinthiens et aux Galates.

57-58: Epître aux Romains, écrite quand Paul était à Corinthe.

En 58, Paul est emprisonné deux ans à Césarée, de 58 à 60.

61-63: Epîtres aux Colossiens, aux Ephésiens et à Philémon, pendant la première captivité de Paul à Rome.

65: Première Epître à Timothée. Epître à Tite.

67: Deuxième Epître à Timothée. Paul fut ensuite à nouveau emprisonné. On pense qu’il est mort martyr vers l’an 67.

Pour mémoire, on estime que les autres principaux écrits du Nouveau Testament ont été rédigés au cours des années suivantes:

62: Epître de Jacques.

64: Evangile de Marc.

64: Première Epître de Pierre.

Entre 70 et 80: Epître de Jude, deuxième Epître de Pierre.

Vers 80: Evangiles de Matthieu et de Luc. Actes des Apôtres.

Entre 80-90: Evangile et Epîtres de Jean.

Vers 95: Apocalypse.

Ces dates sont des ordres de grandeur. Ce qui est intéressant, concernant les épîtres de Paul, c’est surtout de connaître leur progression chronologique.

Il ne s’agit pas ici de faire une étude détaillée de toutes les épîtres de Paul. Mais nous allons simplement examiner, épître après épître, de quelle manière l’apôtre Paul a commencé à parler de la croix, puis a développé son enseignement, pour lui donner son plein épanouissement dans ses épîtres les plus tardives.

Nous ne parlerons pas des épîtres pastorales, adressées à Timothée et à Tite. Mais nous n’aborderons que les épîtres générales.

Epîtres aux Thessaloniciens. 

Dans ses deux premières épîtres, adressées aux Thessaloniciens, Paul n’aborde pas encore le thème de la croix. Il parle beaucoup des souffrances et des tribulations auxquelles doivent être exposés tous les disciples du Seigneur. Il aborde en détail la question du retour du Seigneur et de l’enlèvement de l’Eglise. Il donne aussi de nombreux préceptes pratiques que tous doivent observer.

Mais Paul n’explique pas encore aux Chrétiens de quelle manière ils pourront observer ces préceptes, notamment en se chargeant de leur croix et en marchant par l’esprit.

Paul reste encore dans le registre central de l’enseignement du Seigneur Jésus: « Repentez-vous, ayez la foi, et marchez d’une manière digne de votre repentance et de votre foi. »

Epître aux Philippiens. 

Dans l’épître suivante, qui est, chronologiquement, l’épître aux Philippiens, Paul commence à exposer et à approfondir tout un corps de doctrine centré sur la Personne et l’oeuvre de Christ, donc sur la croix.

Paul prie tout d’abord pour que l’intelligence spirituelle des Chrétiens s’ouvre, afin qu’ils puissent « discerner les choses les meilleures. »

« Et ce que je demande dans mes prières, c’est que votre amour augmente de plus en plus en connaissance et en pleine intelligence, pour le discernement des choses les meilleures, afin que vous soyez purs et irréprochables pour le jour de Christ, remplis du fruit de justice qui est par Jésus-Christ, à la gloire et à la louange de Dieu » (Philippiens 1: 9-11).

Paul sait qu’un simple exposé des vérités profondes de l’Evangile de Christ ne suffit pas, mais que cet exposé doit être préparé et suivi dans la prière.

Paul présente ensuite de quelle manière Christ S’est dépouillé, pour accepter de mourir de la mort la plus infamante, celle de la croix:

« Ayez en vous les sentiments qui étaient en Jésus-Christ, lequel, existant en forme de Dieu, n’a point regardé comme une proie à arracher d’être égal avec Dieu, mais s’est dépouillé lui-même, en prenant une forme de serviteur, en devenant semblable aux hommes; et ayant paru comme un simple homme, il s’est humilié lui-même, se rendant obéissant jusqu’à la mort, même jusqu’à la mort de la croix. C’est pourquoi aussi Dieu l’a souverainement élevé, et lui a donné le nom qui est au-dessus de tout nom, afin qu’au nom de Jésus tout genou fléchisse dans les cieux, sur la terre et sous la terre, et que toute langue confesse que Jésus-Christ est Seigneur, à la gloire de Dieu le Père » (Philippiens 2: 5-11).

Voilà la pensée qui doit tous nous animer! Voilà l’exemple que nous devons tous suivre!

Sur la croix, Christ a accompli une oeuvre qui Lui est propre, et que nous ne pourrons jamais imiter: le rachat de nos vies par Son sacrifice substitutif à la croix. Mais Paul ajoute aussitôt que nous devons partager avec Christ cette expérience décisive de la croix, si nous voulons ensuite partager Sa Vie de résurrection.

Nous aussi, nous devons nous humilier nous-mêmes, renoncer à notre volonté propre, et accepter la crucifixion, la mort que procure la croix.

Nous ne pourrons jamais devenir de véritables disciples de Christ, si nous n’acceptons pas, un jour et une fois pour toutes, la mise à mort de celui (ou de celle) que nous étions en venant sur cette terre, pour recevoir une nature nouvelle en Christ, celle qui nous permettra de marcher par l’esprit, comme Christ a Lui-même marché sur cette terre.

Toutes les choses qui étaient pour nous des gains, et tout particulièrement notre propre vie, nous devons accepter d’y renoncer complètement, afin de gagner Christ et de Le connaître tel qu’Il est.

« Mais ces choses qui étaient pour moi des gains, je les ai regardées comme une perte, à cause de Christ. Et même je regarde toutes choses comme une perte, à cause de l’excellence de la connaissance de Jésus-Christ mon Seigneur, pour lequel j’ai renoncé à tout, et je les regarde comme de la boue, afin de gagner Christ, et d’être trouvé en lui, non avec ma justice, celle qui vient de la loi, mais avec celle qui s’obtient par la foi en Christ, la justice qui vient de Dieu par la foi, afin de connaître Christ, et la puissance de sa résurrection, et la communion de ses souffrances, en devenant conforme à lui dans sa mort, pour parvenir, si je puis, à la résurrection d’entre les morts » (Philippiens 3: 7-11).

Tout le message de la croix et de la marche par l’esprit est déjà là. Il ne suffit que de le développer!

Paul aborde aussi pour la première fois la question de la perfection chrétienne, dont le Seigneur Jésus avait parlé dans le Sermon sur la Montagne:

« Ce n’est pas que j’aie déjà remporté le prix, ou que j’aie déjà atteint la perfection; mais je cours, pour tâcher de le saisir, puisque moi aussi j’ai été saisi par Jésus-Christ. Frères, je ne pense pas l’avoir saisi; mais je fais une chose: oubliant ce qui est en arrière et me portant vers ce qui est en avant, je cours vers le but, pour remporter le prix de la vocation céleste de Dieu en Jésus-Christ. Nous tous donc qui sommes parfaits, ayons cette même pensée; et si vous êtes en quelque point d’un autre avis, Dieu vous éclairera aussi là-dessus. Seulement, au point où nous sommes parvenus, marchons d’un même pas » (Philippiens 3: 12-16).

Ce célèbre passage est difficile à comprendre si on ne le comprend pas de la bonne manière.

Paul dit qu’il n’a pas encore atteint la perfection. Mais, plus loin, il affirme aussi que nous sommes tous parfaits! Comment concilier cette apparente contradiction?

Paul le précisera dans ses épîtres ultérieures: nous sommes déjà parfaits dans la nouvelle nature que nous avons reçue en Christ, c’est-à-dire notre esprit régénéré. Mais, dans notre vie pratique, nous n’avons pas encore atteint la perfection. Nous n’avons pas encore manifesté pleinement cette perfection spirituelle intérieure. Et c’est Dieu Lui-même qui nous éclairera là-dessus!

Première épître aux Corinthiens. 

L’épître suivante est la première épître aux Corinthiens. Comme il le leur dit lui-même, cette épître de Paul est écrite à des Chrétiens « charnels », qui sont encore des enfants en Christ, encore incapables d’absorber de la « nourriture solide. »

Nous ne pouvons donc pas encore trouver dans cette première épître aux Corinthiens un exposé systématique et approfondi du message de la croix.

Toutefois, Paul commence tout de même son épître en leur soulignant l’importance extrême de ce message de la croix:

« Ce n’est pas pour baptiser que Christ m’a envoyé, c’est pour annoncer l’Evangile, et cela sans la sagesse du langage, afin que la croix de Christ ne soit pas rendue vaine. Car la prédication de la croix est une folie pour ceux qui périssent; mais pour nous qui sommes sauvés, elle est une puissance de Dieu » (1 Cor. 1: 17-18).

« Les Juifs demandent des miracles et les Grecs cherchent la sagesse: nous, nous prêchons Christ crucifié; scandale pour les Juifs et folie pour les païens, mais puissance de Dieu et sagesse de Dieu pour ceux qui sont appelés, tant Juifs que Grecs » (1 Cor. 1: 22-24).

Toute l’épître est ensuite remplie d’enseignements pratiques sur le comportement du Chrétien et la vie pratique de l’Eglise. Mais on sent bien que le désir profond de Paul est de parvenir au point où il pourra mieux expliquer à ses chers Corinthiens le message de la croix. Il y parviendra dans son épître suivante.

Deuxième épître aux Corinthiens.

Dans sa deuxième épître aux Corinthiens, Paul peut à présent approfondir le message de la croix. En effet, les Corinthiens sont passés par une réelle repentance. Leur coeur est à présent ouvert, pour recevoir des révélations plus profondes.

« Nous portons ce trésor dans des vases de terre, afin que cette grande puissance soit attribuée à Dieu, et non pas à nous. Nous sommes pressés de toute manière, mais non réduits à l’extrémité; dans la détresse, mais non dans le désespoir; persécutés, mais non abandonnés; abattus, mais non perdus; portant toujours avec nous dans notre corps la mort de Jésus, afin que la vie de Jésus soit aussi manifestée dans notre corps. Car nous qui vivons, nous sommes sans cesse livrés à la mort à cause de Jésus, afin que la vie de Jésus soit aussi manifestée dans notre chair mortelle. Ainsi la mort agit en nous, et la vie agit en vous » (2 Cor. 4: 7-12).

Voilà le message fondamental de la croix: Si la mort de Jésus agit en nous, la Vie de Jésus sera manifestée dans notre corps mortel, et agira pour le bien de tous ceux qui nous entourent!

Les épreuves, tribulations souffrances et détresses, pour Christ, contribuent à « faire mourir de grain de blé », afin qu’il puisse ensuite produire du fruit en abondance.

Il faut que ce vase de terre soit brisé, afin qu’il puisse libérer ce grand trésor qui y est enfoui!

Paul révèle aussi aux Corinthiens qu’ils possèdent un « homme intérieur » invisible, différent de l’homme extérieur visible.

« C’est pourquoi nous ne perdons pas courage. Et lors même que notre homme extérieur se détruit, notre homme intérieur se renouvelle de jour en jour. Car nos légères afflictions du moment présent produisent pour nous, au delà de toute mesure, un poids éternel de gloire, parce que nous regardons, non point aux choses visibles, mais à celles qui sont invisibles; car les choses visibles sont passagères, et les invisibles sont éternelles » (2 Cor. 4: 17-18).

Nous avons en effet « dans le ciel », un « domicile céleste » dont nous désirons nous revêtir. Ce « domicile céleste », c’est notre esprit régénéré! Cet homme intérieur, contrairement à notre homme extérieur qui se dégrade, a été rendu capable de se renouveler de jour en jour!

Paul présente aussi pour la première fois la grande révélation de notre mort en Christ, suivie de notre résurrection en Christ. Il aura l’occasion de développer abondamment ce message dans l’épître aux Romains:

« Car l’amour de Christ nous presse, parce que nous estimons que, si un seul est mort pour tous, tous donc sont morts; et qu’il est mort pour tous, afin que ceux qui vivent ne vivent plus pour eux-mêmes, mais pour celui qui est mort et ressuscité pour eux. Ainsi, dès maintenant, nous ne connaissons personne selon la chair; et si nous avons connu Christ selon la chair, maintenant nous ne le connaissons plus de cette manière. Si quelqu’un est en Christ, il est une nouvelle créature. Les choses anciennes sont passées; voici, toutes choses sont devenues nouvelles. Et tout cela vient de Dieu, qui nous a réconciliés avec lui par Christ, et qui nous a donné le ministère de la réconciliation. Car Dieu était en Christ, réconciliant le monde avec lui-même, en n’imputant point aux hommes leurs offenses, et il a mis en nous la parole de la réconciliation. Nous faisons donc les fonctions d’ambassadeurs pour Christ, comme si Dieu exhortait par nous; nous vous en supplions au nom de Christ: Soyez réconciliés avec Dieu! Celui qui n’a point connu le péché, il l’a fait devenir péché pour nous, afin que nous devenions en lui justice de Dieu » (2 Cor. 5: 14-21).

Voyez-vous à quel point l’enseignement de Paul, concernant la croix et la marche par l’esprit, devient progressivement de plus en plus clair et profond à la fois?

En Christ, nous sommes morts à notre vie passée. Nous sommes de nouvelles créations en Christ, grâce à Sa résurrection. Nous sommes devenus « justice de Dieu en Christ », dans notre nouvelle nature!

Quelle révélation! Les disciples étaient bien incapables de la recevoir, du temps du ministère terrestre de Christ. Mais il est temps à présent que le Saint-Esprit expose cette révélation à l’Eglise du Seigneur!

Si nous acceptons de vivre une vie crucifiée en Christ, alors nous pourrons vivre par la puissance de Dieu, animés par la Vie de résurrection de Christ!

« Car il (Jésus) a été crucifié à cause de sa faiblesse, mais il vit par la puissance de Dieu; nous aussi, nous sommes faibles en lui, mais nous vivrons avec lui par la puissance de Dieu pour agir envers vous » (2 Cor. 13: 4).

Epître aux Galates.

Dans l’épître suivante, l’épître aux Galates, Paul va encore plus loin dans l’exposé du message de la croix et de la marche par l’esprit. C’est en particulier dans cette épître qu’il aborde de manière approfondie le conflit entre la chair et l’esprit, et la nécessité de marcher par l’esprit.

Paul oppose ici la Loi à la Grâce. Il proclame la liberté que nous avons reçue en Christ. Mais nous ne devons pas faire de cette liberté un prétexte de marcher selon la chair.

Il est donc possible à un Chrétien de marcher selon la chair. Il est même possible à un Chrétien de commencer par l’Esprit, et de finir par la chair. C’était le cas des Galates, et Paul est très inquiet de les voir déchoir ainsi de la grâce.

En se remettant sous le joug de la Loi, les Galates ont fait disparaître au milieu d’eux le « scandale de la croix »!

Paul oppose aussi les oeuvres de la chair au fruit de l’esprit. Il exhorte les Galates:

« Je dis donc: Marchez selon l’Esprit, et vous n’accomplirez pas les désirs de la chair. Car la chair a des désirs contraires à ceux de l’Esprit, et l’Esprit en a de contraires à ceux de la chair; ils sont opposés entre eux, afin que vous ne fassiez point ce que vous voudriez. Si vous êtes conduits par l’Esprit, vous n’êtes point sous la loi » (Galates 5: 16-18).

Paul n’a pas encore bien expliqué ce qu’était la chair. Il la définit en fonction de ses oeuvres, que tous les hommes connaissent bien, pour les avoir tous abondamment pratiquées!

Il affirme aux Galates que s’ils se remettent sous la Loi, ils ne seront plus conduits par l’Esprit. Pour être conduits par l’esprit, il faut avoir crucifié la chair avec ses passions et ses désirs.

Or « ceux qui sont à Jésus-Christ ont crucifié la chair avec ses passions et ses désirs. Si nous vivons par l’Esprit, marchons aussi selon l’Esprit » (Galates 5: 24-25).

Voilà la grande vérité libératrice! Ceux qui sont à Jésus-Christ ont crucifié la chair, parce que Christ l’a déjà crucifiée, et nous a entraînés dans Sa mort et Sa résurrection. Il nous a donc libérés de l’esclavage du péché et de la chair. Il nous a permis de marcher d’une manière nouvelle, dans le renoncement complet à tout ce que nous étions quand nous étions contrôlés par la loi du péché!

Paul termine son épître par cette déclaration sans appel:

« Pour ce qui me concerne, loin de moi la pensée de me glorifier d’autre chose que de la croix de notre Seigneur Jésus-Christ, par qui le monde est crucifié pour moi, comme je le suis pour le monde! Car ce n’est rien que d’être circoncis ou incirconcis; ce qui est quelque chose, c’est d’être une nouvelle créature. Paix et miséricorde sur tous ceux qui suivront cette règle, et sur l’Israël de Dieu! » (Galates 6: 14-16).

Ce qui est vrai pour Paul est donc vrai pour tous les disciples de Christ! Par la croix de Jésus, en Lui et avec Lui, nous sommes tous crucifiés (morts) pour le monde, comme le monde est crucifié (mort) pour nous!

Oui, ce qui est quelque chose, c’est bien d’être une nouvelle création! Mais c’est aussi de marcher concrètement selon cette nouvelle création, selon l’esprit et non plus selon la chair!

Epître aux Romains.

Vient ensuite la grande épître aux Romains. C’est là que Paul y fait son exposé le plus clair et le plus magistral de l’oeuvre de la croix.

Paul commence par affirmer que tous les hommes sont inexcusables, pour n’avoir pas reconnu Dieu au travers de Sa création. Mais tous les Juifs sont aussi inexcusables, pour ne pas avoir mis en pratique la Loi qu’ils avaient reçue de Dieu.

Tous les hommes ont donc péché et sont privés de la gloire de Dieu. Mais tous sont gratuitement justifiés par sa grâce, au moyen de la rédemption qui est en Jésus-Christ.

Cette grâce, nous devons la saisir par la foi, à l’exemple d’Abraham, qui fut rendu juste par sa foi.

Paul explique que le péché est entré dans le monde par Adam, entraînant sa mort. Puis la mort s’est étendue à tous les hommes, parce que tous ont péché.

Mais, grâce à l’obéissance d’un seul, Jésus-Christ, tous ceux qui croient en Jésus-Christ sont rendus justes.

Les chapitres 6, 7 et 8 exposent en détail l’oeuvre de la croix, ainsi que la marche par l’esprit:

- Nous sommes morts et ressuscités en Christ et avec Lui.

- Le péché n’a plus de pouvoir sur nous, puisque le « corps du péché » a été réduit à l’impuissance par la croix.

- Nous avons à présent pour fruit la sainteté et pour fin la vie éternelle.

- Deux lois opposées cohabitent toujours dans la vie du Chrétien: la loi du péché et de la mort, qui demeure dans nos membres (dans notre chair), et la loi de l’esprit de vie en Jésus-Christ, qui agit dans notre « homme intérieur », c’est-à-dire notre esprit régénéré.

- Ceux qui marchent par l’esprit, et non plus par la chair, ont été libérés de la loi du péché et de la mort par la loi de l’esprit de vie qui est en Jésus-Christ. Mais si nous continuons à marcher selon la chair, nous continuons à être inutilement soumis à la loi du péché, quoique nous en ayons été libérés! Tout se passe comme si l’on avait donné à un prisonnier la clef de sa prison, pour qu’il en sorte en pleine liberté, alors que celui-ci continue à se plaindre de son emprisonnement!

- Nous pouvons à présent offrir au Seigneur nos corps, libérés de la puissance du péché, pour qu’ils soient des instruments de la justice de Dieu.

- Nous sommes prédestinés à être semblables à l’image de Jésus!

Les Chrétiens peuvent à présent commencer à bien comprendre que tous les commandements du Nouveau Testament sont des indications précises de ce que le Seigneur les a rendus capables de faire, par Sa grâce et par la foi, lorsqu’ils sont de nouvelles créations qui marchent par l’esprit!

Epître aux Colossiens.

Dans son épître suivante, l’épître aux Colossiens, Paul franchit un nouveau palier dans l’enseignement de la croix et de la marche par l’esprit.

L’apôtre commence encore par prier pour que s’ouvre l’intelligence spirituelle des Colossiens:

« Nous ne cessons de prier Dieu pour vous, et de demander que vous soyez remplis de la connaissance de sa volonté, en toute sagesse et intelligence spirituelle, pour marcher d’une manière digne du Seigneur et lui être entièrement agréables, portant des fruits en toutes sortes de bonnes oeuvres et croissant par la connaissance de Dieu, fortifiés à tous égards par sa puissance glorieuse, en sorte que vous soyez toujours et avec joie persévérants et patients » (Colossiens 1: 9-11).

Cette connaissance dont parle Paul n’est pas une connaissance intellectuelle. Mais c’est la connaissance de la volonté de Dieu, en toute sagesse et intelligence spirituelle, lorsque nous sommes éclairés par le Saint-Esprit.

C’est cette connaissance spirituelle qui nous permet ensuite, par la foi, de marcher d’une manière digne de Dieu, c’est-à-dire de marcher par l’esprit.

Paul poursuit en nous rappelant une vérité qui doit nous apporter beaucoup de consolation et d’encouragement:

« Rendez grâces au Père, qui vous a rendus capables d’avoir part à l’héritage des saints dans la lumière, qui nous a délivrés de la puissance des ténèbres et nous a transportés dans le royaume du Fils de son amour, en qui nous avons la rédemption, la rémission des péchés » (Colossiens 1: 12-14).

Oui, par Sa grâce, Dieu nous a rendus capables d’avoir part à l’héritage magnifique des saints dans Sa lumière!

Paul insiste ensuite sur cette glorieuse vérité:

« C’est d’elle que j’ai été fait ministre, selon la charge que Dieu m’a donnée auprès de vous, afin que j’annonçasse pleinement la parole de Dieu, le mystère caché de tout temps et dans tous les âges, mais révélé maintenant à ses saints, à qui Dieu a voulu faire connaître quelle est la glorieuse richesse de ce mystère parmi les païens, savoir: Christ en vous, l’espérance de la gloire. C’est lui que nous annonçons, exhortant tout homme, et instruisant tout homme en toute sagesse, afin de présenter à Dieu tout homme, devenu parfait en Christ » (Colossiens 1: 26-28).

« Christ en nous, l’espérance de la gloire »! C’est Christ qui doit être sans cesse annoncé, afin que tout homme soit instruit de Sa Personne et de Son oeuvre, le but étant de présenter à Dieu tout homme, devenu parfait en Christ.

Paul aborde l’exposé qu’il fera par la suite dans l’épître aux Ephésiens, lorsqu’il parlera du ministère assigné par Dieu à tous les anciens, c’est-à-dire le « perfectionnement des saints. »

La présence en nous de Christ Lui-même est pour nous la garantie de notre future perfection pratique!

Paul explique ensuite en quoi consiste la « circoncision de Christ ». Les Juifs étaient circoncis dans leur chair. Mais les Chrétiens ont été circoncis dans leur coeur. Cette circoncision de Christ « consiste dans le dépouillement du corps de la chair »:

« Et c’est en lui que vous avez été circoncis d’une circoncision que la main n’a pas faite, mais de la circoncision de Christ, qui consiste dans le dépouillement du corps de la chair: ayant été ensevelis avec lui par le baptême, vous êtes aussi ressuscités en lui et avec lui, par la foi en la puissance de Dieu, qui l’a ressuscité des morts. Vous qui étiez morts par vos offenses et par l’incirconcision de votre chair, il vous a rendus à la vie avec lui, en nous faisant grâce pour toutes nos offenses » (Colossiens 2: 11-13).

Par notre mort et notre résurrection en Christ, nous avons été libérés de la puissance du péché, qui demeure pourtant toujours dans la chair. Dieu nous a rendus capables de vivre la Vie de Résurrection de Christ.

Puisque nous sommes morts au péché, nous avons la puissance, en Christ, de « faire mourir » toutes les oeuvres de la chair dans notre propre vie, par la foi en la puissance de résurrection de Dieu.

« Si donc vous êtes ressuscités avec Christ, cherchez les choses d’en haut, où Christ est assis à la droite de Dieu. Affectionnez-vous aux choses d’en haut, et non à celles qui sont sur la terre. Car vous êtes morts, et votre vie est cachée avec Christ en Dieu. Quand Christ, votre vie, paraîtra, alors vous paraîtrez aussi avec lui dans la gloire. Faites donc mourir les membres qui sont sur la terre, l’impudicité, l’impureté, les passions, les mauvais désirs, et la cupidité, qui est une idolâtrie. C’est à cause de ces choses que la colère de Dieu vient sur les fils de la rébellion, parmi lesquels vous marchiez autrefois, lorsque vous viviez dans ces péchés. Mais maintenant, renoncez à toutes ces choses, à la colère, à l’animosité, à la méchanceté, à la calomnie, aux paroles déshonnêtes qui pourraient sortir de votre bouche. Ne mentez pas les uns aux autres, vous étant dépouillés du vieil homme et de ses oeuvres, et ayant revêtu l’homme nouveau, qui se renouvelle, dans la connaissance, selon l’image de celui qui l’a créé » (Colossiens 3: 1-10).

Nous devons à présent nous « affectionner » aux choses célestes, puisque nous sommes du Ciel et non plus de la terre, dans notre nouvelle nature régénérée, qui est assise avec Christ dans les lieux célestes.

Le verbe grec traduit par « s’affectionner » signifie en fait « penser constamment » aux choses d’en haut. Car nous sommes morts aux choses de la terre. Nous pouvons donc « faire mourir » la puissance de péché qui agit dans nos membres, c’est-à-dire « nous dégager » de l’emprise de cette puissance. Nous pouvons, non par un acte de volonté seulement, mais par un acte de volonté qui s’appuie sur notre foi, renoncer à toutes les oeuvres mauvaises de la chair, alors qu’auparavant, il nous était impossible de ne pas les manifester.

Paul introduit également ici les notions capitales de « vieil homme » et « d’homme nouveau ».

Il nous est clair à présent que « l’homme nouveau » est la nouvelle création que nous sommes en Christ. Le « vieil homme » est l’ancienne création que nous étions avant notre nouvelle naissance.

Ce « vieil homme » a été mis à mort par la mort de Christ, tandis que « l’homme nouveau » est venu à la vie par la résurrection du Seigneur.

Nous avons reçu cet « homme intérieur » nouveau à notre nouvelle naissance. Cet homme nouveau possède la faculté de se renouveler constamment, dans la connaissance, à l’image de Celui qui l’a créé, Jésus-Christ. Quelle grâce!

Nous pouvons à présent nous « revêtir » de cet homme intérieur nouveau, le faire paraître au grand jour, et le manifester dans tous les aspects de notre vie pratique.

Nous le faisons en gardant les yeux spirituels fixés sur Christ et sur Son oeuvre! Pourquoi donc tant de Chrétiens gardent-ils leurs regards fixés sur leur ancienne nature de péché, comme si elle n’avait pas été crucifiée?

L’amour de Christ est répandu dans notre homme nouveau. Nous sommes appelés à nous revêtir de cet amour de Christ, car il est le « lien de la perfection » (Colossiens 3: 14).

Epître aux Ephésiens.

Vient enfin l’épître aux Ephésiens, la dernière épître générale à avoir été écrite par l’apôtre.

Il est alors au sommet de sa maturité spirituelle. Cette épître peut être qualifiée de summum de la révélation paulinienne, et même de toute la révélation biblique.

Alors que l’épître aux Colossiens nous révélait « Christ en nous », les trois premiers chapitres de l’Epître aux Ephésiens nous révèlent « nous en Christ »: tout ce que nous sommes, et tout ce que nous possédons « en Christ. »

Ces chapitres nous présentent un Christ ressuscité et glorieux, « assis à la droite du Père » dans le Ciel!

« Mais Dieu, qui est riche en miséricorde, à cause du grand amour dont il nous a aimés, nous qui étions morts par nos offenses, nous a rendus à la vie avec Christ c’est par grâce que vous êtes sauvés); il nous a ressuscités ensemble, et nous a fait asseoir ensemble dans les lieux célestes, en Jésus-Christ, afin de montrer dans les siècles à venir l’infinie richesse de sa grâce par sa bonté envers nous en Jésus-Christ » (Ephésiens 2: 4-7).

« En lui tout l’édifice, bien coordonné, s’élève pour être un temple saint dans le Seigneur. En lui vous êtes aussi édifiés pour être une habitation de Dieu en Esprit » (Ephésiens 2: 21-22).

En Christ, Juifs et païens participent à la même bénédiction, pour former un seul peuple spirituel.

Après avoir exposé les fondements de l’unité des Chrétiens, dont nous avons parlé dans un autre article, Paul affirme que les cinq ministères de direction spirituelle de l’Eglise n’ont qu’une seule tâche à accomplir: le perfectionnement des saints:

« Et il a donné les uns comme apôtres, les autres comme prophètes, les autres comme évangélistes, les autres comme pasteurs et docteurs, pour le perfectionnement des saints en vue de l’oeuvre du ministère et de l’édification du corps de Christ, jusqu’à ce que nous soyons tous parvenus à l’unité de la foi et de la connaissance du Fils de Dieu, à l’état d’homme fait, à la mesure de la stature parfaite de Christ, afin que nous ne soyons plus des enfants, flottants et emportés à tout vent de doctrine, par la tromperie des hommes, par leur ruse dans les moyens de séduction, mais que, professant la vérité dans la charité, nous croissions à tous égards en celui qui est le chef, Christ » (Ephésiens 4: 11-15).

Nous avons vu qu’aucun perfectionnement des saints n’est possible sans la connaissance et la pratique du message de la croix.

Nous devons nous repentir profondément, en tant qu’anciens du troupeau de Dieu, d’avoir si longtemps négligé le message de la croix, ce message libérateur qui est le fondement même de l’Evangile de Christ, et qui seul peut nous permettre de marcher par l’esprit!

Que Dieu nous fasse grâce, et ouvre complètement notre intelligence spirituelle, pour que nous puissions voir briller dans toute sa splendeur ce message vivifiant de la croix!

Le passage suivant est sans doute le plus clair exposé de la marche par l’esprit qu’il ait été donné à l’apôtre Paul d’exprimer:

« Voici donc ce que je dis et ce que je déclare dans le Seigneur, c’est que vous ne devez plus marcher comme les païens, qui marchent selon la vanité de leurs pensées. Ils ont l’intelligence obscurcie, ils sont étrangers à la vie de Dieu, à cause de l’ignorance qui est en eux, à cause de l’endurcissement de leur coeur. Ayant perdu tout sentiment, ils se sont livrés à la dissolution, pour commettre toute espèce d’impureté jointe à la cupidité. Mais vous, ce n’est pas ainsi que vous avez appris Christ, si du moins vous l’avez entendu, et si, conformément à la vérité qui est en Jésus, c’est en lui que vous avez été instruits à vous dépouiller, eu égard à votre vie passée, du vieil homme qui se corrompt par les convoitises trompeuses, à être renouvelés dans l’esprit de votre intelligence, et à revêtir l’homme nouveau, créé selon Dieu dans une justice et une sainteté que produit la vérité » (Ephésiens 4: 17-24).

Paul explique tout d’abord qu’il est possible, pour un Chrétien régénéré, de continuer à marcher par la chair, tout au moins en partie, si son intelligence spirituelle est obscurcie par la vanité de ses pensées charnelles. Si ce Chrétien est dans l’ignorance par rapport à Christ et à Son oeuvre à la croix, il court le risque de rester en grande partie étranger à la vie de Dieu qui est pourtant dans sa nouvelle nature.

Cette vie de l’esprit reste alors comme emprisonnée au-delà du voile de la chair. Tout se passe, hélas, comme le décrivait un auteur connu, lorsqu’il disait que les hommes religieux se sont employés avec ardeur à « recoudre » le voile qui nous séparait du lieu Très Saint, alors que ce voile avait été déchiré par la mort du Seigneur crucifié!

Paul insiste sur notre besoin d’être « instruits » à nous dépouiller du vieil homme, et à nous revêtir de l’homme nouveau. Le vieil homme a bien été crucifié avec Christ, mais nous devons encore nous dépouiller de ce cadavre, et de tout ce que le vieil homme avait bâti dans notre vie, depuis notre naissance terrestre, jusqu’au moment où nous avons compris le message de la croix.

Nous ne pouvons d’ailleurs nous revêtir de « l’homme nouveau » que nous sommes en Christ, qu’à la mesure où nous nous serons d’abord dépouillés du vieil homme. C’est cela, mourir à soi-même: perdre notre « vieux moi » pour nous installer dans le « moi » nouveau que Christ nous a donné en Lui!

Quelle joie aussi de découvrir que cette nouvelle création que nous sommes en Christ, que cet « homme nouveau, » a été « créé selon Dieu, (à l’image de Dieu) dans une justice et une sainteté que produit la vérité »!

Voilà ce que nous sommes réellement en Christ! Sachons-le, installons-nous par la foi dans notre nouvelle nature, et ne quittons plus jamais notre position céleste en Christ!

Oui, c’est bien à Paul qu’a été accordée par le Seigneur la grâce « d’annoncer aux païens les richesses incompréhensibles de Christ, et de mettre en lumière quelle est la dispensation du mystère caché de tout temps en Dieu qui a créé toutes choses, afin que les dominations et les autorités dans les lieux célestes connaissent aujourd’hui par l’Eglise la sagesse infiniment variée de Dieu, selon le dessein éternel qu’il a mis à exécution par Jésus-Christ notre Seigneur, en qui nous avons, par la foi en lui, la liberté de nous approcher de Dieu avec confiance » (Ephésiens 3: 8-12).

Que Dieu soit béni pour cette révélation, qui plonge dans l’admiration jusqu’aux dominations et aux autorités dans les lieux célestes! Il faut que celles-ci connaissent par l’Eglise la sagesse infiniment variée de Dieu! Il faut donc que l’Eglise, la première, connaisse et vive cette splendide réalité!

A présent, la révélation de la croix est complète. Christ est pleinement satisfait. Il a confié à Son serviteur Paul un message qui nous permet de comprendre pleinement tout l’enseignement de Christ dans les Evangiles.

Le message de la croix est une clef qui nous ouvre toutes les portes de la Parole de Dieu! Nous pouvons maintenant comprendre cet enseignement en esprit et en vérité, afin de le mettre en pratique, également en esprit et en vérité, pour toute la gloire de Dieu et de Christ!

 

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1 novembre 2011 2 01 /11 /novembre /2011 13:26


par Charles-Louis Rochat extrait du journal : Le lien des cellules de prière
 source : http://www.shekina.com/4_LIEN-PRIERE/ARTICLES/C2-205.html


Celui qui cache ses transgressions ne prospère point, Mais celui qui les avoue et les délaisse obtient miséricorde. (Proverbes 28:13)

De ce verset d’introduction ressort l’importance de la confession. Voici un sujet particulier pour notre "Lien". Ne risque-t-il pas de mettre en évidence certaines divergences au sein de la chrétienté? En effet, sans entrer dans une inutile et stérile comparaison théologique, on doit quand même mentionner 2 idées reçues tenaces:

1. La confession implique la notion du confessionnal. Elle est ressentie parfois dans un sens péjoratif sous-entendant une petite dérision: "Aller à confesse", implique l’idée d’une cage grillagée d’où l’on nous extorque des aveux pénibles, mais avec la compensation d’une sorte de "remise à zéro du compteur". Le pardon ayant été accordé, on repart gaillardement dans la vie ! Nous savons bien que cette caricature, ne correspond en rien aux sentiments réels de beaucoup de pratiquants. Mais il faut aussi reconnaître que pour d’autres, c’est un rite ayant perdu son sens originel.

2. À l’opposé, d’autres, pensant jouir d’une ligne directe avec Dieu le Père, s’imaginent être dispensés de toute oreille humaine pouvant intercepter ce qu’ils auraient à "avouer". S’il peut y avoir des moments destinés à la confession, c’est plutôt dans le contexte liturgique de l’office religieux.

Abrégeons des propos risquant d’entraîner de malsaines comparaisons partisanes; laissons plutôt parler l’Écriture. Le passage proposé se trouve dans la description d’un important réveil religieux à Ephèse, suite au ministère de l’apôtre Paul:

Actes 19 (lire dès le v13) Suite v 18: Plusieurs de ceux qui avaient cru venaient confesser et déclarer ce qu’ils avaient fait. Et un certain nombre de ceux qui avaient exercé les arts magiques, ayant apporté leurs livres, les brûlèrent devant tout le monde: on en estima la valeur à cinquante mille pièces d’argent. C’est ainsi que la parole du Seigneur croissait en puissance et en force.

Ce texte dynamique nous indique d’emblée que la confession ne relève pas de diverses "sensibilités" religieuses; elle est à la base de la réelle relation normale de tout chrétien avec son Sauveur. S’approcher de Dieu, lui donner son cœur, recevoir le pardon et l’assurance du salut implique dès le départ la confession des péchés. Cela ressort avec encore plus de force dans l’épître de Jean:

1 Jean 1: 7-9: Mais si nous marchons dans la lumière, comme il est lui-même dans la lumière, nous sommes mutuellement en communion, et le sang de Jésus son Fils nous purifie de tout péché. Si nous disons que nous n’avons pas de péché, nous nous séduisons nous-mêmes, et la vérité n’est point en nous.

Si nous confessons nos péchés, il est fidèle et juste pour nous les pardonner, et pour nous purifier de toute iniquité.

Ces paroles éclairantes devraient pouvoir être qualifiées de définitives. Malheureusement l’observation nous montre que pour nombre de personnes, rien n’est clair ni définitif.

Les causes cachées de la médiocrité.

Il est certain que la marche titubante du christianisme actuel est largement imputable à l’absence d’une véritable confession des péchés.

On est devenu chrétien comme on aurait adhéré à un parti politique ou une société quelconque ou un club!

Certes, le désir de suivre Dieu et de lui être fidèle existe, mais on n’a pas pris le temps et la peine de régler la question du péché.

Le message de l’évangile accommodé à la sauce de notre époque n’est guère contraignant. Bien sûr, conformément à l’Écriture, Il insiste judicieusement sur la grâce d’un Dieu qui nous aime, et la joie et la paix qu’il donne. Accepter Jésus comme "Sauveur personnel", procure donc un grand bonheur, voire parfois la réussite et la prospérité ou… des tribulations!

Mais tout cela est néanmoins dramatiquement incomplet! Le pardon est absolu pour autant que nos péchés soient confessés!

Les exigences de Dieu sont précises.

On dit parfois: "péché confessé est à moitié pardonné". Mais à cette boutade l’Écriture répond:
Péché pas ou à moitié confessé n’est pas pardonné.

Comprenez ceci par la lecture de quelques passages:

Le Ps. 32; le Ps. 51, (en relation avec la faute de David); Dan. 920; Marc 15; Jacq. 516 etc. En fait, tout le culte judaïque est orienté sur la recherche de la rédemption après que le prêtre ait confessé les péchés du peuple.

Nous nous bornerons à aborder ici l’aspect personnel de la confession individuelle. Mais attention de ne pas se méprendre.

Idée d’un aveu.

L’évocation de la faute de David dans le Ps. 51 fait suite à l’intervention du prophète Nathan dévoilant son péché. (2 Sam. 12)

Une très mauvaise compréhension de la confession serait de l’envisager sous la forme d’un aveu arraché. Tant qu’un péché peut être dissimulé, on s’en accommode; ce n’est que lorsque nous sommes découverts que l’on passe à la confession! Malheureusement, nombre de personnes dissimulent une importante face de leur existence, tout en offrant une apparence de piété pour leur entourage.

Dans l’Évangile, on lit avec quelle verve Jésus s’en prend à cette hypocrisie, le plus souvent dissimulée sous un vernis religieux. De même aujourd’hui, dans ce que l’on appelle l’Église, existe hélas un formidable amas de mensonges, magouilles, infidélités conjugales, vices et passions impures, pratiques occultes, spiritisme, fétichisme etc.

On apprend avec consternation que des gens auxquels on "aurait donné le Bon Dieu sans confession" sont en fait sous l’emprise du péché. Telle personne que l’on portait aux nues s’avère soudain être impliquée dans un scandale! Cela fait "blasphémer les ennemis de l’Éternel". Il est vrai que dans le monde public, chaque jour apporte son contingent, "les affaires" comme on dit aujourd’hui. Mais Jésus dit: "Qu’il n’en soit pas de même parmi vous!"

Jeter le premier la pierre!

S’il est facile de débusquer et dénoncer tous les désordres, cela ne sert pas à grand-chose, sinon faire jaser. Et le véritable fauteur de trouble, Satan l’accusateur est plutôt honoré que l’on parle tellement de son travail.

Notre propos sur la confession ne veut donc rien avoir d’un procès où se côtoient juges, dénonciateurs et plaignants. De toute façon, le verdict est déjà prononcé; c’est la peine capitale. Tous ont péché. Même si l’on n’a pas transgressé les préceptes de la loi morale du décalogue, (tuer, voler, commettre adultère etc.) on a négligé le premier et le plus grand commandement: "Tu aimeras le Seigneur, ton Dieu, de tout ton cœur, de toute ton âme, de toute ta pensée, et de toute ta force." (Marc 12:30).

Un avocat !

Jean assure que nous avons en Christ un avocat auprès du Père (1 Jean 21). Nous ne pourrions être mieux défendus! Mais Dieu ne revient pas pour autant sur la sentence; elle est appliquée, l’exécution a eu lieu, Jésus s’étant offert Lui-même en rançon; c’est Lui que l’on a exécuté sur la Croix. (1 Jean 22).

Nous rappelons ici ce drame de la rédemption pour démontrer le rôle capital de la confession. Les péchés que nous confessons sont "effacés", l’acte de condamnation étant cloué à la croix, (Col. 213-15). Le terme "d’effacer" est de la plus haute importance. Il n’implique pas de fâcheuses séquelles, ce qui serait le cas si Dieu se bornait à "biffer" ce qui a été mauvais dans notre vie. Que penseriez-vous si dans votre portrait écrit on trouvait l’expression: "C’était un fieffé menteur"!

Certes, on l’a rayé, mais n’est-ce pas plutôt que l’on a souligné trop haut?! Jésus a effacé; Il décrit le menteur racheté et guéri par: "Il aime la vérité"!

La conviction de péché.

Or Jésus, notre Avocat nous annonce le ministère du Saint-Esprit, le Consolateur, nous conduisant dans la vérité. Nous n’entrons donc pas dans un processus d’aveux forcés parce qu’on est dévoilé devant un tribunal. Notre époque n’est pas avare de grands procès, avec attitudes grandiloquentes. La culpabilité est certaine, mais il y a presque inversion des valeurs. On appelle bien ce qui est mal, et mal ce qui est bien! (Es. 520)

Par contre, la juste confession chrétienne sera le fruit du travail du Saint-Esprit:

Jean 168: Et quand il sera venu, il convaincra le monde de péché, et de justice, et de jugement:

Elle n’est pas le fait du remords ni d’une contrainte à cause de la détérioration de notre image. Sauver la face découle de la chair, de l’orgueil, pas du travail du Saint-Esprit.

Lorsque nous passons par la conviction de péché, nous ressentons globalement notre état général de pécheur. Le fardeau de notre péché, dont nous prenons conscience nous écrase. Ayant péché toute notre vie, on ne peut tout évoquer à la fois. Mais nous sommes invités à tout déposer à la croix. Le pardon reçu est global. Jésus en effet a porté le poids du péché de toute l’humanité et s’est écrié: "Tout est accompli!"

Il en résulte une grande libération, et nous devenons vraiment enfants de Dieu. Jésus nous a acceptés tels que nous étions. Mais pas pour nous garder dans l’état où il nous a accueillis! Il va nous changer. Et après la confession du péché, le Saint-Esprit va nous conduire dans la confession des péchés!

Ils confessèrent tout ce qu’ils avaient fait. (Actes 19:18b)

Nous avons commis les péchés un à un, Il est donc parfaitement logique et normal de les confesser isolément. Toutefois, on doit les différencier, non pas tant pour savoir s’ils sont grands ou petits, graves ou "mignons". Devant la Sainteté de Dieu, ils sont tous également abominables.

Par contre on distinguera ceux qui ont des conséquences vis-à-vis de notre prochain. Dans divers cas, (vol par exemple), la confession ne sera pas complète sans restitution. Tels péchés contre Dieu seul sont à confesser à Dieu seul. Mais, toute une variété de péchés sont à confesser aussi aux hommes et devant eux. Il est impossible d’entrer ici dans toute la description de ce qui doit être fait. Dans certains cas, il sera utile et même nécessaire d’avoir recours à de l’aide spirituelle. Mais il faudra veiller à ce que tout demeure dans la stricte confidentialité. On a vu parfois des étalages malsains, où la confession publique devient un moyen de se mettre en évidence et de se glorifier! Cela sonne faux. Celui qui passe par une authentique repentance éprouve dès lors de la haine pour le péché, bien que gardant tout son amour envers le pécheur!

Le pardon divin revêt un aspect définitif. Mais cela ne veut pas dire que tout a été réglé de notre côté. On peut se rendre compte en cheminant, que le malin a encore des droits, à causes de péchés non confessés. Cela s’avère particulièrement avec les séquelles de pratiques occultes, où subsistent des pactes avec l’ennemi. Il peut donc y avoir dans notre vie, même bien après notre conversion, des mises en ordre demandées par le Saint-Esprit.

Si tel est le cas, il faut éviter de paniquer en remettant tout en question. Nombre de problèmes découverts au cours de notre cheminement ne signalent pas une reculade, mais tout simplement l’acquisition d’une plus grande maturité et un meilleur discernement. La chose sombre que l’on découvre n’est pas nouvelle, mais elle était jusqu’alors cachée par une autre plus grosse, maintenant éliminée.

Il n’est pas rare de devoir confesser des péchés très anciens, complètement oubliés, surgissant soudain sous le projecteur du Saint-Esprit! Il suffit alors de le confesser selon les directives du Seigneur. On enlèvera ainsi toute possibilité à l’accusateur de planter une culpabilité lancinante. On évitera d’entrer dans le processus erroné de faire pénitence. Au contraire la confession honnête et sans contraintes désarmera les puissances de l’enfer, là où règne le prince du mensonge!

Pas un système !

Il est important de mettre en garde contre une systématisation. Nos expériences profondes sont personnelles, donc pas normatives. Ce que nous vivons ne saurait devenir une méthode applicable aux autres!

Dans notre époque de médiatisation intense, beaucoup de témoignages pourraient, pour des personnes sensibles, être perçus comme un passage obligé, une sorte de marche à suivre, engendrant de graves troubles d’introspection maladive. Ne passez pas votre temps à vous creuser la tête pour savoir quel péché vous pourriez encore avoir commis. Rassurez-vous: même si vous n’avez ni tué ou commis un hold-up, vous avez transgressé le premier et plus grand commandement, par conséquent commis le plus grand péché! Nous sommes sauvés par grâce; cette certitude nous abrite d’une autre méprise: celle du salut par les œuvres.

Quand David se creusait la tête, c’était pour se demander quel bien il pourrait encore faire aux descendants de Jonathan! (2 Sam. 91) La joie de savoir nos dettes payées devrait en toute logique nous conduire à la bienveillance envers notre prochain. Le rôle de l’Esprit Saint conduisant progressivement à l’éradication complète du pouvoir du péché dans nos vies engendre une attitude sereine procurant et produisant la paix.

http://ma-vie-en-bleu.over-blog.com/

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24 octobre 2011 1 24 /10 /octobre /2011 12:21

Bébé

 

 

Par Théodore Austin-Sparks


Nous réalisons, le coeur profondément peiné, que ce qui représente le Seigneur de façon visible ici-bas ne se porte hélas pas au mieux. Un certain état de choses prévaut largement, qui n'est vraiment pas en accord avec le désir révélé de Dieu. Nous vivons une époque de disette spirituelle toujours plus prononcée, à tel point que la situation actuelle nous rappelle l'épisode de « la vallée des ossements desséchés » d'Ezéchiel. Nous n'avons pas seulement à faire face aux maux ayant caractérisé les temps anciens. Nous avons aussi affaire à la corruption propre à notre temps, temps au cours duquel divers fléaux issus du milieu païen ont été mêlés au monde de la foi; en outre, un système faisant profession de foi chrétienne couvre ce mélange. Considérant l'état de ceux dont la connaissance de la vérité et la profession de foi devraient naturellement encourager les chrétiens à agir de façon plus saine et plus vigoureuse, nous nous trouvons malheureusement, dans la majorité des cas, face à une connaissance futile, des théories stériles ou encore une foi superficiellement vécue.


Dans une large mesure, le Christianisme se réduit à une question de crédos et de doctrines; le test de la vie chrétienne consiste à accorder son consentement aux uns ou aux autres. L'expérience chrétienne est limitée principalement à la question du salut, sans aucune considération des facteurs et enjeux éternels et universels s'y rattachant. Le service chrétien se trouve surtout ramené à une démonstration d'enthousiasme, devenue un enjeu majeur, sans réelle prise en considération de ce que le Seigneur désire vraiment; cela se passe sans l'énergie et sans la préparation indispensables venant de l'Esprit Saint. « L'Eglise » chrétienne se réduit surtout à des institutions, des sociétés, des dénominations, des édifices, des activités et des liturgies. La révélation et la connaissance « d'un seul Corps » et « d'un seul Esprit » en sont quasiment absentes. Dans le meilleur des cas, l'enseignement chrétien se résume au discours ou au prêche d'un sermon avec une présentation de la « lettre de la loi », un exposé sur la vérité en tant que vérité mais sans aucune « révélation dans Sa connaissance ». Or, seule cette connaissance intérieure atteint le coeur. Elle seule répond aux besoins spirituels les plus profonds des affamés. En conséquence, l'impact de ce qui représente Dieu est très faible, voire même quantité négligeable, sur le monde et particulièrement sur « les princes de ce monde de ténèbres ».


Les principaux missionnaires capables de parler avec autorité pensent presque tous la même chose et ils l'expriment d'une même voix en proclamant que le seul espoir d'un véritable mouvement parmi les païens repose sur un mouvement spirituel nouveau parmi le peuple de Dieu, et ce au sein même des pays qui les ont envoyés en mission au loin!

Tandis que nous nous approchons de la fin de ce temps, la confrontation avec les forces de Satan, et leur impact, va être telle que seuls ceux qui connaissant le plein témoignage de Jésus - et qui l'expérimentent - seront capables de traverser ces moments difficiles sans être eux-mêmes neutralisés. Les choses changent rapidement, les vingt dernières années ont vu un mouvement dans ce domaine où les méthodes et moyens anciens n'ont plus aucune efficacité. Nous assisterons bientôt à une pression inouïe de la part des puissances des ténèbres sur terre. Ces puissances utiliseront les forces du monde d'une façon telle et a un tel degré, que tout ce qui s'est produit jusqu'ici sera éclipsé. Cette perspective est entièrement en accord avec la Parole de Dieu.


Un seul espoir, un espoir unique demeurera pour le peuple de Dieu: la Connaissance de Christ et la Connaissance de la puissance de Sa résurrection en tant que réalités spirituelles manifestes. Cet espoir ne reposera pas sur des activités, un enthousiasme, des organisations, des entreprises, des crédos, des « églises », une orthodoxie, etc., non, cet espoir sera Christ Lui-Même. Notre temps actuel - bien qu'imperceptible pour beaucoup, tellement préoccupés par leurs projets et leurs programmes - rendra manifeste le principe « d'un seul corps ». Les enfants de Dieu, quelle que soit leur affiliation, ressentiront un vif besoin de communion partagée dès lors que l'un comme l'autre connaitront Christ. Le déclin spirituel au sujet du Seigneur était jadis une occasion de susciter le ministère des prophètes. Leur responsabilité était de maintenir le propos de Dieu devant Son peuple et d'appeler ce peuple à y revenir. Nous sommes à une époque semblable. Le Seigneur a besoin d'un instrument pour conserver Sa pensée, pour préserver ce qu'Il a en vue et pour le rappeler à Son peuple. Cet instrument devra se tenir prêt à payer le prix du refus d'être écouté, le prix de l'ostracisme, des fausses accusations, des diffamations et des calomnies cruelles. Cela nécessite foi et hardiesse. Cela requiert de laisser toute justification au Seigneur.


Chers membres de Christ, allez-vous rechercher avec empressement le Seigneur afin d'obtenir « un esprit de sagesse et de révélation dans Sa connaissance », afin de développer une vision pure et spirituelle du Seigneur Jésus comme « Représentation de la pensée de Dieu concernant toutes choses? » Tandis qu'Il vous accorde Sa lumière, rechercherez-vous la Grâce afin de tenir ferme pour Lui, avec vaillance et à n'importe quel prix, le jour où Il vous le demandera? Dès lors que nous nous attacherons à cela, toutes les autres questions trouveront d'elles-mêmes leurs réponses.


Tiré de « A Witness and A Testimony », Juillet-Août, 1930

 


http://www.connaitrechrist.net/

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14 octobre 2011 5 14 /10 /octobre /2011 19:59

Lire la Bible3

 

Aimer la Vérité, c'est désirer par-dessus tout la transparence candide de Jésus. Il importe que ce désir soit très puissant, car cette transparence s'accompagne de réalités que nous voudrons peut-être de tout cœur fuir ou rejeter.


Recevoir l'amour de la Vérité et de cet Esprit qui est Vérité, c'est envisager une vie d'où sera bannie tout recours à l'exagération, aux "mensonges pieux", à la flatterie, à tout moyen que j'ai pris l'habitude d'employer pour me grandir ou me protéger.


Cela signifie renoncer à jouer un personnage, renoncer à toute affectation (manière d'être qui n'est pas naturelle). Pour la plupart d'entre nous, cette perspective est franchement effrayante. L'Esprit de Vérité va nous conduire dans toute la vérité, y compris dans ces aspects de la vérité qui nous vaudront d'être humiliés devant autrui, nous laisseront dans la douleur, l'incertitude et la perplexité, pulvériseront les images fausses et incomplètes que nous avons de nous-mêmes, des autres, et en fin de compte de Dieu lui-même. Ce n'est peut-être pas là ce que nous espérions. Nous voulions quelque chose de plus paisible, de moins dangereux, de moins coûteux.


Recevoir l'amour de la Vérité et de l'Esprit qui nous conduit dans la vérité, c'est inévitablement nous ouvrir à une certaine souffrance, car la désillusion, l'incertitude et l'humiliation sont des formes de souffrance, et la souffrance, c'est ce que je tiens à éviter à toute force; en effet, j'en ferai l'économie à n'importe quel prix, au prix de la vérité elle-même s'il le faut, à moins que je n'aime la vérité encore plus que je ne la crains. Ce n'est pas l'ignorance qui nous empêche de devenir vrais, c'est la lâcheté.


"Tel sera l'héritage du vainqueur : Je serai son Dieu, et il sera mon fils. Mais pour les lâches, les incrédules, les abominables, les meurtriers, les débauchés, les magiciens, les idolâtres et tous les menteurs, leur part sera dans l’étang brûlant de feu et de souffre : cela, c'est la seconde mort" (Apocalypse 21:7). Les lâches et les incrédules sont ici mentionnés dans le même souffle, parce qu'au cœur de la lâcheté, il y a un refus de croire Dieu et de se confier en Celui qui nous appelle à marcher dans la vérité. Foi et santé mentale ne prospèrent que dans un climat de vérité, là où se trouve le vrai réconfort. Dieu ne cache jamais que faire l'expérience de la vérité, c'est parfois souffrir, de même qu'il peut être douloureux de Le connaître Lui-Même d'expérience. Mais Il nous offre toutes les raisons d'aimer la vérité et d'avoir confiance en elle, de même qu'Il nous offre toutes les raisons de L'aimer et d'avoir confiance en Lui.


Nous avons la possibilité de refuser l'amour de la vérité. Ce refus ne consiste pas en une décision unique, ponctuelle; il consiste plutôt en une accumulation, là où tout au long de la vie on choisit le mensonge et les demi-vérités, là où on préfère aux directives de l'Esprit un chemin sans danger ni douleur. Quand l'Esprit vient pour nous conduire hors de l'illusion ou des demi-vérités, pour nous amener dans toute la vérité, comment réagissons-nous ? Préférons-nous la sécurité de ce qui est commode, familier ? Nous cramponnons-nous à cette connaissance partielle qui nous a rendu de si grands services ? Ou bien allons-nous L'accueillir, Lui, pour Le suivre, si coûteuse que soit l'obéissance, là où jamais nous n'aurions l'envie, ni l'audace de nous rendre par nous-mêmes, c'est-à-dire là où est toute la vérité ?


C'est notre façon de marcher, jour après jour, qui fait de nous des êtres épris de vérité, ou bien des lâches qui la fuient. 

 

Arthur katz


http://www.bible-foi.org/

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9 octobre 2011 7 09 /10 /octobre /2011 11:52

 

 

A genoux

 

Article de Jacob Prasch.


Qu'est-ce qui va réellement convertir le monde? Les signes et les miracles, ou une vie réellement crucifiée?


Source http://www.moriel.org/sermons/crucified_life.htm


Est-ce que ce sont les prodiges et mes miracles qui vont réellement convertir le monde à Jésus-Christ ? Ou des disciples dont la vie aura été réellement crucifiée ?


Certains essayent de nous dire que ce sont les signes, les prodiges et les miracles qui conduiront les incrédules à la conversion.


A l'époque de Jésus, au moment de la Pâque, les "rabbis" célèbres se réunissaient pour discuter.


Lors d'une certaine Pâque, le rabbi que tout le monde voulait voir était quelqu'un qui pouvait nourrir des milliers de personnes avec le contenu du panier à pique-nique d'un petit garçon, qui pouvait marcher sur l'eau, qui pouvait guérir les malades, et même ressusciter les morts. Tout le monde voulait qu'il fasse une exhibition.


A l'époque de Jésus, les Israélites avaient l'occasion d'écouter en direct un "Evangile des prodiges et des miracles". Mais ils voulaient aussi quelqu'un qui les débarrasse des Romains, un peu comme l'avaient fait les Maccabées, qui s'étaient débarrassés des Grecs. Ils avaient l'occasion de voir en direct un "Evangile du Royaume maintenant" !


Si vous comprenez bien les Psaumes 113 à 118, qui constituent le "Hallel Rabbah", et que les disciples chantaient à Jésus, ils étaient en train de demander : "Donne-nous la prospérité maintenant !" Ils avaient aussi un "Evangile de la prospérité" ! Ces gens ne voulaient pas d'un Messie qui soit un Serviteur Souffrant. Ils en voulaient un qui les rende riches et prospères.


Débarrassez votre maison du levain !


La Pâque commençait par le nettoyage de la maison, qui devait être débarrassée de tout levain. Jésus ne voulait pas faire une exhibition, Il voulait nettoyer Sa Maison de tout levain. Le levain est le symbole du péché, en particulier du péché d'orgueil, parce que l'orgueil enfle.

L'orgueil est le péché qui est à la racine de tous les autres péchés. Si quelqu'un a un problème avec la cupidité, par exemple, il y a l'orgueil à la racine de son problème. Si quelqu'un a un problème avec la convoitise, c'est encore l'orgueil qui est à la racine de son problème. L'orgueil est le péché qui est à la source de tous les autres péchés.


L'orgueil est aussi associé aux fausses doctrines. C'est pour cela que Jésus a dit : "Gardez-vous avec soin du levain des pharisiens et des sadducéens" (Matthieu 16 :6).


C'était le Sanhédrin qui était responsable de l'inspection des agneaux pour la Pâque. Il avait établi une liste de 74 défauts possibles ! Si les inspecteurs constataient un seul de ces défauts dans un agneau, ils le déclaraient impropre pour le sacrifice.


Mais ils avaient perverti la Torah, et transformé leur fonction Lévitique en commerce. Les chefs religieux avaient tordu la Parole de Dieu, pour leur profit personnel, en exploitant le peuple et en s'enrichissant sur le sang des agneaux.


Au lieu de les débarrasser des Romains, c'est Dieu qui S'est débarrassé d'eux. Dieu se préoccupe bien davantage du péché dans ma vie et dans la vôtre, que dans la vie de ceux qui ne sont pas sauvés.


Jésus a chassé les marchands du Temple, parce que le jugement commence par la Maison de Dieu. Ce n'est qu'après avoir purifié le Temple qu'Il a guéri les infirmes. Les miracles ont suivi la purification. Jésus ne permettra jamais que l'on mette les miracles, les signes et les prodiges au-dessus de la repentance.


La même chose s'est reproduite lors de la Hanoukka, la fête Juive des miracles. Les Juifs voulaient lapider Jésus, et Il leur a dit : "Je vous ai fait voir plusieurs bonnes œuvres venant de mon Père : pour laquelle me lapidez-vous ?" (Jean 10 :32).


Si les prodiges et les miracles étaient réellement essentiels pour produire un réveil, pourquoi ont-ils crié, quelques jours plus tard : "Crucifiez-le !", quand ils ont appris que Jésus avait ressuscité Lazare, et guéri les aveugles et les infirmes ? Les prédicateurs de la prospérité, qui prétendent avoir tous les miracles, prêchent leur message depuis bien longtemps, mais nous n'avons encore vu aucun réveil. C'est plutôt l'Evangile qui a été profané par leurs scandales.


Thomas l'incrédule.

"Thomas, appelé Didyme, l'un des douze, n'était pas avec eux lorsque Jésus vint. Les autres disciples lui dirent donc : Nous avons vu le Seigneur. Mais il leur dit : Si je ne vois dans ses mains la marque des clous, et si je ne mets mon doigt dans la marque des clous, et si je ne mets ma main dans son côté, je ne croirai point. Huit jours après, les disciples de Jésus étaient de nouveau dans la maison, et Thomas se trouvait avec eux. Jésus vint, les portes étant fermées, se présenta au milieu d'eux, et dit : La paix soit avec vous ! Puis il dit à Thomas : Avance ici ton doigt, et regarde mes mains ; avance aussi ta main, et mets-la dans mon côté ; et ne sois pas incrédule, mais crois. Thomas lui répondit : Mon Seigneur et mon Dieu ! Jésus lui dit : Parce que tu m'as vu, tu as cru. Heureux ceux qui n'ont pas vu, et qui ont cru !" (Jean 20 :24-29).


Thomas incarne tous les doutes de l'humanité. Jésus S'était manifesté aux disciples quand Il avait rompu le pain avec eux, le pain de Sa Parole. Après Sa résurrection, le Seigneur voulut leur prouver qu'Il n'était pas un esprit. Il leur a donc demandé quelque chose à manger.


Lorsque Jésus eut ressuscité Lazare, Il participa ensuite à un festin avec Lazare (Jean 12 :1-2). Quand Il ressuscita la petite fille, Il demanda qu'on lui donne quelque chose à manger (Marc 5 :48). Les esprits n'ont pas besoin de nourriture physique. La Bible montre que ceux qui ont ressuscité ont mangé quelque chose, pour bien prouver qu'il s'agissait d'une résurrection physique. Les disciples sur le chemin d'Emmaüs ont pu reconnaître Jésus. Pas immédiatement, mais au moment où Il a rompu le pain avec eux. Pourtant, Jésus pouvait passer au travers des murs. Cela nous montre ce que nous ferons plus tard, après notre résurrection. Ce qu'Il a fait, nous le ferons aussi.


A présent, Christ est ressuscité d'entre les morts, comme prémices de tous ceux qui dorment (1 Cor. 15 :20).


Quand le Souverain Sacrificateur se tenait dans la Vallée du Cédron, à l'aube du premier jour de la semaine qui suivait la Pâque, il devait apporter dans le Temple les prémices des offrandes de la récolte, et il entrait par la porte orientale. Les quatre Evangiles nous disent que Jésus est ressuscité à l'aube du premier jour de la semaine, au moment même où le Souverain Sacrificateur présentait les prémices de la récolte.


Jésus représente les Prémices de la résurrection. Notre résurrection a été acquise avec la Sienne. Il s'agit d'un événement unique. Jésus est simplement ressuscité le premier, et Sa résurrection nous parle de la nôtre. Jésus, Moïse et Elie ont été transfigurés ensemble. Elie n'a jamais connu la mort, il a été enlevé. Moïse, lui, avait connu la mort. Tous deux se tenaient en présence de Jésus sur la montagne.


C'est cela qui a renversé la Rome païenne. Il se produisit ensuite une terrible tragédie de l'Histoire, parce que la Rome papale n'a pas fait mieux que la Rome païenne. Pourtant, l'Eglise primitive renversa la puissance de la Rome païenne.


Tertullien a dit : "Le sang des martyrs est la semence de l'Eglise". Ces martyrs n'ont pas aimé leur vie jusqu'à craindre la mort. Paul, écrivant aux Romains, cite le Psaume 44 : "Mais c'est à cause de toi qu'on nous égorge tous les jours, qu'on nous regarde comme des brebis destinées à la boucherie".


L'apôtre Paul.

Quelle était la preuve que Paul avait reçu l'onction apostolique ? Etaient-ce toutes les églises qu'il avait implantées, le nombre de tous ceux qu'il avait conduits au salut, ou le fait qu'il pouvait débattre avec les plus fameux rabbins, et les confondre ?


Non, ce n'était rien de tout cela qui prouvait qu'il était un apôtre. Ce n'étaient pas non plus les miracles, ou le fait qu'il ait ressuscité un mort (Actes 20). Voici la preuve de son apostolat : "Que personne désormais ne me fasse de la peine, car je porte sur mon corps les marques de Jésus" (Galates 6 :17). Le mot traduit par "marques" est le mot grec "stigmata", d'où vient le verbe "stigmatiser". Paul avait accepté d'être marqué, stigmatisé dans sa chair d'une manière visible, pour la cause de Christ.


La Roumanie.

Ma femme est une Juive Roumaine. Ses parents sont des survivants de l'Holocauste. Ils ont souffert sous les Nazis, et ont failli perdre leur vie. La plupart des membres de leur famille ont été exterminés. Ensuite, ils ont souffert sous le régime communiste. Ma femme a grandi comme une "refuznik". Quand sa famille a immigré en Israël, elle avait onze ans.


Ceausescu était un homme terriblement mauvais, mais l'Eglise a grandi en Roumanie sous son régime. Il s'est produit des réveils parmi les Gitans, et parmi des populations qui n'avaient jamais pu être converties auparavant. Beaucoup de Juifs ont aussi été sauvés.


Richard et Sabine Wurmbrand (La Voix des Martyrs) viennent de cette même communauté Juive. Nous connaissons beaucoup de Juifs convertis qui vivent en Israël, et qui viennent de Roumanie.


Qu'est-ce qui a fait croître l'Eglise dans un pays comme la Roumanie ? Qu'est-ce qui a poussé les gens à croire ? Ils ont pu voir un Corps crucifié et ressuscité !


"J'ai été crucifié avec Christ ; et si je vis, ce n'est plus moi qui vis, c'est Christ qui vit en moi" (Galates 2 :20).


Ces Chrétiens ne se contentaient pas de réciter des paroles apprises par coeur. La révolution qui a renversé Ceausescu en Roumanie a éclaté dans la région qui comportait la plus forte concentration de Chrétiens évangéliques.


J'ai rencontré beaucoup de Chrétiens qui vivaient par la puissance de la vie de résurrection. J'ai rencontré beaucoup de Juifs Messianiques qui vivaient par la puissance de la vie de résurrection. Je me souviens qu'il y a environ dix ans, je me trouvais en Israël, alors que le Rideau de Fer n'était pas encore détruit, et que bien peu de Juifs pouvaient émigrer de Russie pour venir en Israël. Certains avaient pourtant pu le faire, et avaient connu le Seigneur dans des églises pentecôtistes et baptistes clandestines.


"Jésus t'aime".

Je me souviens d'un frère, qui était marié et avait cinq enfants. Il avait fait partie des responsables de l'une de ces églises clandestines. Le KGB l'avait emprisonné pendant des années. A certains moments, sa famille ne savait même pas s'il était mort ou vivant.


Le KGB l'avait souvent battu et torturé, mais il n'avait jamais renié sa foi. Il avait reçu de nombreuses injections de drogues puissantes, ainsi que de fréquents électrochocs.


Il n'est pas très âgé, mais il a l'air d'être très vieux, à cause de toutes les souffrances qu'on lui avait fait subir.


Il vit en Israël à présent. Il est d'origine Juive. Sa femme doit le conduire par la main. Il ne peut plus dire qu'une seule phrase, et il la répète tout le temps : "Jésus t'aime !"


On l'a drogué, on l'a électrocuté, on a tout fait pour lui faire renoncer à sa foi en Jésus son Messie. Mais ce fut la seule chose que ses tortionnaires n'ont pas pu détruire en lui. Ils ont détruit sa vie, son cerveau et sa santé. Ils ont tout détruit en lui, mais ils n'ont pas pu détruire sa foi en Jésus. Cet homme porte un corps crucifié, qui vit et marche dans la puissance de la résurrection !


Rose Werner.

Ma femme et moi, nous avons eu le privilège d'être les amis d'une Juive de Hongrie. Dans sa famille, on croyait en Jésus depuis deux générations. Elle s'appelait Rose Werner.


Au cours de la seconde guerre mondiale, Rose avait eu l'occasion de s'échapper de Hongrie.


Le Seigneur lui a parlé directement, et lui a dit : "Non ! Je veux que tu ailles te livrer à la Gestapo et que tu leur dises que tu es une Juive". Elle l'a fait. Très peu de gens ont survécu à Auschwitz. Elle a fait partie des très rares survivants de ce camp de la mort. Il n'y a pas de mots pour décrire tout ce qu'elle avait vécu à Auschwitz. Les Nazis rassemblaient chaque jour des milliers de femmes, les déshabillaient entièrement, leur rasaient la tête, leur arrachaient les dents, les gazaient, puis les brûlaient dans les fours crématoires.


Rose s'était livrée volontairement aux Nazis pour subir tout cela. Quand elle est partie pour rejoindre le Seigneur, il y avait beaucoup de gens pour l'accueillir, beaucoup de ces femmes Juives qui avaient été gazées, mais qui avaient pu, juste avant de mourir, entendre l'Evangile de Jésus le Messie, qui leur avait été annoncé par une Juive qui croyait en Lui !


Rose Werner avait vécu une vie crucifiée. Cette femme avait un corps crucifié, qui vivait par la puissance de la vie de résurrection de Yeshua le Messie !


J'ai connu des gens comme cela ! Beaucoup d'entre eux ont souffert pour leur foi. Beaucoup, mais pas tous. J'ai connu beaucoup de Chrétiens comme cela, des Chrétiens vraiment consacrés. Ce ne sont pas en général des gens qui parlent beaucoup. Ils ne sont pas comme moi ! Ce sont en général des petites femmes âgées qui lavent les marches de l'église, qui jeûnent et qui prient chaque jour. Ce sont en général des gens comme cela. J'en ai connu beaucoup au fil des années. Je me les rappelle tous en particulier. Mais il y a une grande différence entre voir un "Chrétien ordinaire", et voir un "corps crucifié" !


Nous sommes le Corps de Christ. Le monde écoutera notre message et l'acceptera, quand il verra un Corps crucifié qui marche dans la vie de résurrection !


Vous avez dit réveil ?

La mort de Jésus nous appartient. Sa résurrection nous appartient aussi. Pourtant, le monde reste sceptique quand il nous regarde, et il deviendra de plus en plus sceptique.


Quelle est donc la solution ? La prière, bien sûr ! La prédication de l'Evangile, absolument !


Mais une seule chose pourra ramener cette nation dans les voies du vrai réveil ! Une seule chose pourra obliger cette nation endurcie à écouter le message de Jésus !


Ce ne sera pas un nouveau "faiseur de tours de passe-passe" venant d'Amérique, avec ses grosses bagues et sa grosse limousine, nous affirmant que Dieu veut nous voir riches !


Ce ne seront pas tous ceux qui se comportent comme des aliénés dans les églises de Toronto. La folie de leur comportement empêchera justement les gens de croire !


Le monde croira quand nous lui offrirons la vraie réponse à sa question : "Montrez-moi un corps qui soit passé par la mort et la résurrection ! Montrez-le moi ! Où est-il ?"


Paul pourrait répondre : "Présent !"

Roser Werner pourrait répondre : "Présente !"

Richard Wurmbrand pourrait répondre : "Présent !"

Le Corps de Christ sera vraiment crucifié, quand chacun de nous pourra se lever et dire : "Présent !"


Montrez-moi Jésus !

Richard Wurmbrand était Juif, et il s'est converti à Jésus. Il était ami de ma femme. Ils se parlaient en roumain. Il nous a raconté l'histoire d'un paysan roumain qui avait été emprisonné et torturé par les communistes à cause de sa foi.


Il y avait aussi un scientifique de l'Académie des Sciences de Bucarest, qui n'était pas communiste. Il ne croyait pas en Dieu. C'était un scientifique, mais, comme il n'était pas communiste, on l'avait mis en prison, et on l'avait torturé. Ils étaient peut-être quarante prisonniers dans une petite cellule de la prison, affamés et s'efforçant de survivre. Tous avaient été souvent torturés.


Le paysan roumain, qui n'avait pas d'instruction, témoignait à tout le monde de Jésus, à tous ceux qui étaient en train de mourir avec lui. Wurmbrand était aussi avec eux. Le scientifique, qui avait été un intellectuel bien connu, commença à se moquer du paysan. Il lui dit : "Comment peux-tu être aussi heureux ? Comment peux-tu dire que tu es joyeux, avec tout ce qui t'arrive ? Tu ne sais même pas s'ils n'ont pas tué ta famille !"


Chaque jour, on enlevait deux ou trois cadavres. Chacun se demandait qui seraient les suivants. "Pourquoi es-tu aussi heureux ?"


Le paysan lui répondait : "Je te l'ai souvent dit ! C'est Jésus qui me rend heureux !"

Vous vous souvenez de Jérémie ? Il ne pouvait pas s'asseoir au milieu des joyeux lurons, mais il avait tout de même la joie du Seigneur. Le scientifique dit au paysan :

  • "Jésus ! C'est Jésus qui te rend heureux ? Mais est-ce que tu vois Jésus ?"
  • "Oh oui ! Je le vois tous les jours !" répondit le paysan.
  • "Est-ce que tu parles à Jésus ?"
  • "Oh oui ! je Lui parle tous les jours !"
  • "Est-ce que Jésus te répond ?"
  • "Oh oui ! Il me parle tous les jours !"
  • "Et qu'est-ce qu'Il fait, ton Jésus ? Est-ce qu'Il te sourit ?"
  • "Oh oui ! Jésus me sourit !"
  • "Montre-moi comment Il te sourit !"

Le paysan répondit : "Comme ça !" Et l'on vit briller la gloire de Dieu sur le visage du paysan.


Le scientifique tomba à terre et commença à marteler le sol avec ses poings, en disant : "C'est vrai ! Tu as vu Jésus-Christ !" Et il s'est converti !


L'église de Laodicée.

Nous vivons à l'époque de l'église de Laodicée (Apocalypse 3 :14-22). C'était une église tiède, orgueilleuse et matérialiste, mais qui avait oublié son état réel.


Le problème essentiel de l'église de Laodicée, c'est qu'elle ne savait pas qu'elle était l'église de Laodicée ! Elle ne savait pas qu'elle était tiède ! Elle avait tout sur le plan matériel et sur le plan financier, et elle croyait aussi être spirituellement prospère, mais il n'en était rien.


Il y avait pourtant un reste fidèle au sein de cette église de Laodicée, car Jésus lui dit : "Moi, je reprends et je châtie tous ceux que j'aime. Aie donc du zèle, et repens-toi" (Apoc. 3 :19).


Je veux que le Seigneur corrige tout ce qui ne va pas en moi, parce que je veux être prêt quand Il viendra !


"Regarde-moi !"

Ce n'est pas Toronto qui nous a apporté le réveil ! Ce ne sont pas les prophètes de Kansas City qui vont nous apporter le réveil ! La dernière "Décennie de la Moisson" ne nous a pas apporté le réveil ! Aucune de ces sottises ne nous a apporté le réveil !


Les gens ne croient plus ! Ils sont trop sceptiques ! D'ailleurs, pour vous dire la vérité, je ne peux pas leur reprocher d'être sceptiques, quand on voit certaines choses qui se passent dans la Chrétienté ! Si je n'étais pas déjà converti, je serais moi-même très sceptique !


"Montrez-le moi ! Laissez-moi le voir ! Montrez-le moi, et je croirai ! Montrez-moi un Corps crucifié et ressuscité, et je croirai !"


Le monde croira, quand nous pourrons vraiment nous lever et dire : "Regarde-moi !


Source : http://www.latrompette.net/

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