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  • : TORRENTS D'AMOUR
  • : Torrents d'Amour coulant du coeur du Père en Jésus-Christ, la Parole faite chair qui a donné sa vie sur la Croix pour nous sauver de nos péchés. Il revient bientôt chercher son Epouse, l'Eglise, purifiée, sanctifiée, mise à part pour son Bien-Aimé.
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PREPARONS-NOUS, JESUS REVIENT BIENTÔT

N'AIMEZ POINT LE MONDE, NI LES CHOSES QUI SONT DANS LE MONDE. SI QUELQU'UN AIME LE MONDE, L'AMOUR DU PERE N'EST POINT EN LUI; CAR TOUT CE QUI EST DANS LE MONDE, LA CONVOITISE DE LA CHAIR, LA CONVOITISE DES YEUX, ET L'ORGUEIL DE LA VIE, NE VIENT POINT DU PERE, MAIS VIENT DU MONDE. ET LE MONDE PASSE, ET SA CONVOITISE AUSSI; MAIS CELUI QUI FAIT LA VOLONTE DE DIEU DEMEURE ETERNELLEMENT. 1 Jean 2:15-17.

8 juillet 2012 7 08 /07 /juillet /2012 18:30

aigle1

 

Pour enseigner à ses petits à voler, l'aigle rend leur nid si inconfortable que les petits n'ont alors qu'un seul désir : le quitter. C'est ainsi qu'ils s'élancent dans le monde inconnu de l'air extérieur.


Dieu agit exactement de la même façon avec nous : Il agite nos nids trop confortables et nous pousse par-dessus bord - nous sommes alors forcés d'utiliser nos ailes pour nous sauver de la chute fatale.


Considérez vos épreuves à la lumière de cette vérité et vous verrez si vous ne commencez pas à mieux comprendre : vos ailes se développent.

 

Avec une telle vision, nous pouvons avec certitude accepter avec reconnaissance chaque épreuve qui nous oblige à nous servir de nos ailes, car c'est ainsi seulement qu'elles se fortifient et nous permettent de nous envoler au loin - les ailes qu'on n'utilise pas s'atrophient et perdent toute capacité de voler.


Si notre vie ne nous offrait aucune occasion de voler, nous risquerions de perdre tout espoir de le faire.


(Hannah W. Smith dans Le secret du chrétien pour une vie heureuse)

 

Source : http://bibletude.blogspot.fr

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4 juillet 2012 3 04 /07 /juillet /2012 10:20

Decouragement.jpg

 

Auteur : Philip Nunn

Le royaume de Juda était tombé dans l’idolâtrie et la décadence morale.
Pendant plus de 40 ans (de – 627 à – 586), Jérémie avertit les Juifs qu’à moins qu’ils ne se repentent, Dieu les punirait sévèrement.
Pendant tout ce temps, trois nations puissantes se disputaient la domination du monde : l’Assyrie, Babylone et l’Égypte.
Juda ne pouvait éviter le conflit, puisqu’il était situé géographiquement au centre de ces trois puissances. 

 

Le cœur des hommes et des femmes de Juda s’était endurci contre le Seigneur, et la punition semblait inévitable. C’était une triste période. Jérémie se lamentait et pleurait souvent.

Or Dieu a porté une attention particulière à un homme très découragé, Baruc, le secrétaire et l’assistant personnel de Jérémie, le prophète. Il avait travaillé très dur, et s’attendait à ce que quelque chose de positif se produise, mais il se disait maintenant : « Malheur à moi ! Car l’Éternel ajoute le chagrin à ma douleur ; je m’épuise en soupirant, et je ne trouve point de repos. » (Jérémie 45.3)

Les journaux et magazines s’intéressent tout particulièrement aux riches, aux puissants, aux stars… Notre Dieu, lui, manifeste un intérêt plein d’amour non seulement à l’égard de ses serviteurs bien connus et en vue, mais également pour chacun de ces nombreux serviteurs invisibles : ceux qui travaillent dans les coulisses, ceux qui prient, qui donnent, qui nettoient, qui préparent, qui soutiennent, qui servent, qui organisent, qui traduisent, qui aident, qui réparent, qui multiplient et diffusent le message que Dieu a donné à d’autres… Se rendant compte que Baruc était découragé, Dieu a donné à Jérémie une prophétie particulière pour Baruc : « Ainsi parle l’Éternel, le Dieu d’Israël, sur toi, Baruc… » (Jérémie 45.2)

Pourquoi Baruc était-il découragé ?

Vous êtes-vous déjà senti découragé ? Parfois, le découragement s’infiltre doucement lorsque les nouveaux défis deviennent répétitifs, que nos efforts se heurtent à l’apathie, ou que nous commençons à douter de la valeur de ce que nous faisons. Parfois encore, le découragement nous tombe dessus et s’installe profondément, lorsque nous nous trouvons face à des obstacles sérieux, des contretemps frustrants ou une forte opposition. Nous nous rendons compte que nos grandes espérances ne vont pas être réalisées, et ne le seront peut-être jamais ! Quels ont pu être les facteurs de découragement de Baruc ?

1. Le message  

Du fait de la désobéissance entêtée de Juda, les prophéties que devait écrire Baruc parlaient principalement de jugement et de punition (voir, par ex., 32.5 36.8,29). C’est une joie de donner un message d’approbation et de bénédiction de la part de Dieu. Mais, parfois, si nous voulons être trouvés fidèles, nous avons besoin de transmettre la désapprobation ou le jugement de Dieu, et ce n’est pas là une tâche facile !

2. L’auditoire

L’auditoire rejetait Dieu, son message et ses messagers. Baruc, avec Jérémie, a été menacé de mort (Jér 36.26). Les motivations du messager sont parfois remises en question, il est accusé à tort (Jér 38.4).

3. Le type de travail

Le travail du scribe était difficile, lent et méticuleux. « Baruc écrivit dans un livre, sous la dictée de Jérémie, toutes les paroles que l’Éternel avait dites à Jérémie. » (Jér 36.4) Or, après des mois passés à écrire, Baruc lut ce message dans le temple ; quelqu’un porta le rouleau au roi, qui jeta au feu le précieux manuscrit ! (Jér 36.23) Baruc n’en avait conservé ni photocopies, ni sauvegarde d’ordinateur… Alors « Jérémie prit un autre livre, et le donna à Baruc… » (Jér 36.32) et ils ont tout recommencé. Quel découragement pour Baruc ! Le fruit de notre labeur ne produit pas toujours ce que nous attendons et peut sembler complètement inutile, mais pour autant, prenons garde au service que nous avons reçu (Col 4.17).

4. Le manque de reconnaissance

À l’époque, peu de gens savaient lire et écrire. Cela pouvait donc ouvrir les portes pour obtenir des situations lucratives et d’influence. Gemaria, Élishama ou Jehudi (Jér 36.12,20,21) avaient des postes officiels importants. Et Baruc ? Après toutes ces années d’études et de travail acharné, il n’était toujours que le secrétaire d’un prophète mélancolique et impopulaire ! Personne ne semblait le remercier ou exprimer de l’admiration pour son travail dévoué. Parfois, nous pouvons aussi oublier que « vous servez le Seigneur Christ » (Col 3.23-24, Darby). C’est cela seul qui donne sa signification et sa dignité au ministère chrétien.

5. L’avenir sombre

Baruc était un visionnaire qui servait Dieu mais il rêvait également de grandes choses pour lui-même (Jér 45.5). Aurait-il le glorieux avenir de Josué après Moïse ou d’Élisée après Élie ? Les prophéties de Jérémie décrivaient un avenir collectif triste et déprimant. Aucun travail important, respecté ou stable auquel Baruc pouvait aspirer ! Pourquoi l’avenir de Baruc était-il si sombre ? Le Seigneur a une tâche, un ministère ou un avenir différent pour chacun de ses serviteurs. « Que t’importe ? Toi, suis-moi », dit Jésus (Jean 21.21-22).

6. Le sacrifice

Le service de Baruc l’a conduit à accompagner Jérémie dans de nombreuses situations à la fois difficiles et douloureuses : tous deux étaient ensemble ridiculisés et rejetés, ils avaient ensemble faim et froid, ils étaient ensemble accusés à tort et menacés (Jér 36.26). Le sentier de l’obéissance a ses joies — et ses peines aussi. La souffrance injustifiée est particulièrement difficile à accepter, même s’il est dit que c’est « digne de louange » (1 Pi 2.19-20, Darby). Notre ministère peut parfois exiger que nous nous privions de bénédictions légitimes, comme Jérémie à qui le Seigneur avait demandé de ne pas se marier (Jér 16.2). Mais le Seigneur voit et récompense toujours un sacrifice généreux et fait de bon cœur (Matt 19.27-29).

7. Le silence de Dieu

Baruc se sentait totalement désespéré (Jér 45.3). C’est déjà assez de gémir, de se sentir épuisé, de se révolter. Mais le désespoir commence à agripper notre âme lorsque nous entretenons la pensée que notre Dieu est froid, détaché et passif. Et c’est pire si nous commençons à en conclure que Dieu ajoute réellement de la tristesse à notre peine, et que notre vie serait meilleure sans lui. De telles pensées sont d’origine démoniaque et ont pour but de nous faire douter de la puissance, de la sagesse et de la bonté de notre Père céleste. Si elles sont entretenues, la spirale dépressive descendante va sûrement s’accélérer. Lorsque nous sommes tristes ou fatigués, nos esprits sont affaiblis et plus vulnérables aux attaques de Satan. Il nous faut identifier l’origine de tels mensonges au sujet de Dieu, et les rejeter fermement au nom de Jésus. Il est tout à fait possible que nous ne comprenions pas le moment choisi par Dieu, ni pourquoi il permet, fait (ou ne fait pas) quelque chose. Mais que notre propre limitation ne jette aucun doute quant à la puissance, la sagesse ou la bonté du Seigneur (És 26.3).

La réponse de Dieu au découragement de Baruc

Notre Père céleste qui nous aime voit nos circonstances, nos actions et nos motivations. Il écoute nos paroles et nos pensées intérieures, il perçoit nos émotions. Il est très réconfortant de savoir que « tout est nu et découvert » à ses yeux (Héb 4.13) ; comme le chantait David : « Tu pénètres de loin ma pensée. » (Ps 139.2) La déprime et le découragement de Baruc trouvaient leur origine dans des pensées incorrectes. Par un message court, direct et personnel, le Seigneur encourage Baruc à croire la réalité telle qu’elle est vraiment : « Voici, ce que j’ai bâti, je le détruirai ; ce que j’ai planté, je l’arracherai, savoir tout ce pays. Et toi, rechercherais-tu de grandes choses ? Ne les recherche pas ! Car voici, je vais faire venir le malheur sur toute chair, dit l’Éternel ; et je te donnerai ta vie pour butin, dans tous les lieux où tu iras. » (Jér 45.4-5) Ce message est en trois parties.

1. Le Seigneur corrige la vision qu’a Baruc de la réalité

Les efforts et les sacrifices de Jérémie et de Baruc donnaient des résultats décevants ; ils ne changeaient tout simplement pas le monde autour d’eux. Leur travail en valait-il la peine ? Le Seigneur voit le désarroi intérieur de Baruc, son apitoiement sur lui-même, son combat intérieur et il commence à diriger la vision du scribe à l’extérieur de lui-même.

Le Seigneur peut bâtir et planter avec ou sans Baruc (notez la répétition du « je » divin). C’est un fait. C’est la réalité. Le Seigneur peut nous inviter à participer à une partie de son grand projet, mais cela reste son projet. Les hommes ne sont pas le centre de l’univers. Notre Père céleste nous aime, prend soin de nous et se réjouit en nous, mais « nous » et « nos efforts » ne sont pas au centre des plans de Dieu. Ce qui s’y trouve, c’est le Seigneur Jésus Christ, son œuvre, sa gloire (Col 1.16-18). Cher compagnon de service, prends du recul et regarde la réalité avec les yeux de Dieu ; comprends que toi, ton travail et tes sacrifices, n’êtes qu’une petite partie du plan éternel et global de Dieu. Au temps convenable, au moment choisi, Dieu réalisera ses desseins.

2. Le Seigneur corrige la vision qu’a Baruc de sa propre mission

La frustration de Baruc, du fait de l’absence de résultats visibles, l’a poussé à rêver de travaux plus significatifs, de manières plus efficaces d’obtenir reconnaissance et satisfaction. Le Seigneur a vu les intentions du cœur perturbé de Baruc et lui a demandé : « Et toi, rechercherais-tu de grandes choses ? » Parfois, le Seigneur appelle, prépare, et confie à des hommes et des femmes une grande tâche — « grande » du point de vue de Dieu. Mais lorsque, comme Baruc, nous regardons à nous-mêmes et nous cherchons de grandes choses pour nous, le message du Seigneur est clair : « Ne les recherche pas ». En tant que chrétiens, le Seigneur nous appelle à penser « grand » et à emmagasiner de « grands » trésors, mais à le faire au ciel (Matt 6.20-21).

Quels talents et quelles capacités vous ont été confiés ? quel est votre appel ? quelle est votre mission ? Une fois que vous savez ce que le Seigneur vous a donné à faire, tenez-vous-y. Jusqu’à ce que le Seigneur vous montre clairement que vous devez en changer, donnez-vous totalement à l’œuvre du Seigneur, parce que vous savez que « votre travail ne sera pas vain dans le Seigneur » (1 Cor 15.58). Parfois, notre stratégie ou la méthode employée peut devoir être modifiée à la lumière des résultats obtenus, mais notre cœur n’est pas fixé sur les statistiques. Avant tout, nous désirons entendre notre Maître nous dire : « C’est bien, bon et fidèle serviteur ; […] entre dans la joie de ton maître. » (Matt 25.21) Est-ce là toujours le désir de votre cœur ?

3. le Seigneur corrige la vision qu’a Baruc de l’avenir

L’un des facteurs qui a contribué aux pensées dépressives de Baruc est qu’il n’a vu aucune espérance pour l’avenir. Les dirigeants de Juda continuaient à ignorer le message de Dieu, et Dieu allait bientôt utiliser l’armée babylonienne pour envahir, tuer, détruire et prendre le contrôle de Juda. Le Seigneur a partiellement confirmé le sombre point de vue de Baruc : « Voici, je fais faire venir le malheur sur toute chair. » (Jér. 45.5)

Le fait que Dieu décide d’arrêter un projet, d’interrompre un ministère ou même de discipliner son peuple ne signifie pas qu’il s’en est allé, ni que tout espoir s’est évanoui. En fait, les actes mêmes de renverser et d’arracher sont des indications claires que Dieu est toujours impliqué, actif, et aux commandes. Aussi longtemps que nous serons sur terre, de tels changements douloureux et de tels contretemps apparents ont un but. Et il est heureux qu’il y ait toujours un « mais » divin.

Le Seigneur a béni Baruc en lui donnant cette promesse personnelle : « Mais je te donnerai ta vie pour butin, dans tous les lieux où tu iras. » Cette promesse se situe historiquement au milieu des événements du ch. 36. Après que le roi a brûlé le rouleau et ordonné l’arrestation de Baruc et de Jérémie, survient un autre « mais » divin : « Mais l’Éternel les cacha. » (Jér 36.26) Baruc était en sécurité ; le Seigneur avait commencé à tenir sa promesse.

Craignez-vous l’avenir ? Votre vision est-elle obscurcie par de sombres pensées ? Le Seigneur ne nous a jamais promis sur cette terre que nous connaîtrions uniquement la croissance constante et le succès visible. Mais il nous a dit : « Allez. Et, voici, je suis avec vous tous les jours. » (Matt 28.19-20). Face à une attaque spirituelle, nous savons que les bonnes promesses de notre Seigneur s’étendent bien au-delà de notre court voyage sur terre, jusqu’à son retour pour nous prendre auprès de lui (Jean 14.1-3).

Après avoir reçu en promesse l’assurance qu’il aurait la vie sauve, Baruc a-t-il eu peur de se faire attraper et tuer ? Peut-être, mais il n’avait pas à le faire. Nous ne pouvons jouir des promesses de Dieu que si nous les connaissons et les croyons. Les croyons-nous réellement ?

Conclusion

Notre Père céleste voit ce qui se passe à l’intérieur de chacun de nous, que nous le servions au front ou aux bagages, et il s’en soucie. Comme Baruc, beaucoup d’entre nous se sont vus confier quelques petites tâches. Comme Baruc, nous pouvons aussi parfois nous sentir las et découragés. Nous ne voyons pas les résultats auxquels nous aspirons, et pouvons commencer à estimer que notre travail ne sert à rien. À quoi le Seigneur regarde-t-il, chez tous ceux qui le servent ? Les deux seuls critères qu’il utilise pour évaluer la réalité de chaque vie sur terre sont l’obéissance et la fidélité. Alors continuons à écouter, à obéir et à avancer.

Source : http://www.promesses.org


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22 mai 2012 2 22 /05 /mai /2012 11:43

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par Chip Brogden

 

« L'Éternel est près de ceux qui ont le coeur brisé, Et Il sauve ceux qui ont l'esprit dans l'abattement. Le malheur atteint souvent le juste, Mais l'Eternel l'en délivre toujours. » (Psaumes 34:18,19)

 

« Les sacrifices qui sont agréables à Dieu, c'est un esprit brisé: O Dieu! Tu ne dédaignes pas un coeur brisé et contrit. » (Psaumes 51:19)

 

Le besoin fondamental du disciple de Jésus-Christ n'est pas d'avoir plus de puissance, mais plus de brisement. La majorité des chrétiens d'aujourd'hui ne sont pas très différents des douze premiers disciples du Seigneur. Nous observons les douze se chamaillant pour savoir qui d'entre eux est le plus grand; demandant à siéger à Sa droite et à Sa gauche; désirant faire descendre le feu du ciel sur ceux qui s'opposent à eux; refusant de se laver les pieds les uns les autres; s'opposant au besoin du Seigneur d'aller à la Croix, et allant jusqu'à tirer l'épée pour le défendre dans le jardin.

 

Avez-vous remarqué que les disciples n'ont pas été investis de la puissance d'en-Haut avant d'avoir été, d'un seul esprit et d'une seule pensée, ensemble dans un même lieu après la crucifixion et la résurrection du Seigneur Jésus-Christ. Bien qu'il soit vrai qu'ils aient reçu une mesure de puissance spirituelle pendant le ministère du Seigneur sur terre, nous voyons que cette simple petite dose de capacités célestes les avait déjà enflés d'orgueil. Jésus les a envoyés et leur a donné autorité sur des esprits mauvais. Et, à leur retour, ils se sont exclamés, « Seigneur! Même les démons nous sont soumis par ton nom! » Même ce petit accomplissement leur a donné sujet de se réjouir et de s'élever eux-mêmes. Jésus leur dit que ce petit succès ne mérite pas qu'on s'en réjouisse. Plus tard, nous retrouvons les disciples reprochant à d'autres qui ne les suivaient pas, de chasser les démons par le nom de Jésus.

 

Pourquoi? Parce qu' « ils ne nous suivent pas. » Patiemment, Jésus leur dit de cesser d'interdire aux autres d'agir, parce que « celui qui n'est pas contre nous est pour nous. » Nous voyons avec quelle rapidité la fierté pouvait gagner du terrain.

 

Quelle tragédie cela aurait été que de déverser l'Esprit Saint dans sa plénitude sur les disciples dans de telles conditions! Ils étaient complètement incapables et non préparés à utiliser une telle puissance. Pourquoi? Pas parce qu'ils n'étaient pas sincères. Non, sans aucun doute, ils étaient très sincères. En effet, ils avaient tout abandonné pour suivre le Seigneur.

 

Néanmoins ils n'étaient pas encore brisés. C'est-à-dire qu'ils suivaient le Seigneur et avaient eu un avant-goût de la puissance spirituelle, mais ils n'avaient pourtant pas encore pris la Croix. À plusieurs reprises, Christ leur avait dit de prendre la Croix, mais ils ne pouvaient en comprendre la signification. Ils ont même cherché à empêcher le Seigneur de prendre SA Croix. On ne pouvait pas leur confier beaucoup de puissance parce qu'ils n'étaient pas suffisamment morts à eux-mêmes. Le moindre accomplissement était seulement pour eux une occasion de se vanter bêtement et d'avoir des disputes supplémentaires pour savoir qui serait le plus grand parmi eux. Par conséquent, ils devaient donc demeurer à Jérusalem et attendre d'être revêtus de la puissance d'en haut. Tant qu'ils étaient encore des hommes fiers, ils trouvaient beaucoup d'occasions de se disputer, mais après avoir été brisés, ils furent finalement d'une seule pensée et en accord. Ensuite, l'Esprit est venu, et avec l'Esprit, la plénitude de la puissance.

 

Aujourd'hui l'appel est à l'unité, mais nous devons admettre que l'unité ne peut être réalisée en appelant des personnes à l'unité. L'unité est réalisée quand nous prenons la Croix et mourons à nos opinions personnelles, que nous abandonnons nos petites disputes et nos préjugés. Alors, et alors seulement, nous serons un seul esprit. Un esprit brisé est un esprit paisible, qui peut demeurer avec d'autres. Les personnes susceptibles, non brisées, dures et têtues ne peuvent jamais tomber d'accord. Les sacrifices pour Dieu sont un esprit brisé et contrit.



DAVANTAGE DE SEIGNEUR, OU MOINS DE MOI?

En fait, quand le Seigneur nous appelle à retourner à la Croix pour devenir des disciples de Jésus, c'est qu'Il prévoit d'abord de nous humilier avant de nous donner la puissance. Ce n'est pas une question d'approvisionnement, et Sa vie n'est pas à mesurer en termes de quelque chose de plus ou d'abondance. Soit la Vie est présente, soit elle n'est pas présente. La Vie du Seigneur est une Vie riche, et elle remplit le croyant de TOUTE la plénitude de Dieu. Nous pouvons dire d'un frère ou d'une soeur, qu'ils « connaissent vraiment le Seigneur d'une manière puissante » ou qu'ils sont « plein de la Vie » ou qu'ils ont « une forte onction. » Bien sûr, nous avons tous des dons et des capacités différentes selon ce que l'Esprit nous donne. Mais nous ne devrions pas employer un discours qui sous-entendrait que certains frères et soeurs ont plus de Vie du Seigneur que d'autres. Nous rejetons catégoriquement cette idée. Dieu ne fait pas acception de personnes, et Il nous a TOUS bénis avec « toutes les bénédictions spirituelles dans les lieux célestes en Christ (Ephésiens 1:3). » « Car en Lui habite toute la plénitude de la divinité. Vous avez tout pleinement en Lui, qui est le Chef de toute domination et de toute autorité. (Colossiens 2:9,10). » « Lui qui n'a pas épargné son propre fils, mais l'a livré pour nous tous, comment ne nous donnera-t-il pas également toutes choses avec Lui? (Romains 8:32) » Que nous indiquent ces passages? Que nous sommes bénis de toutes bénédictions spirituelles, remplis de toute la plénitude de Dieu en Christ, et que nous avons reçu toutes choses gratuitement par Lui. Aucun croyant n'est davantage « oint » ou plus puissant qu'un autre.

 

Dites-moi s'il vous plaît, vous les saints de Dieu, de quoi manquez-vous spirituellement? Ces passages démontrent d'une manière claire que vous êtes déjà remplis de tout ce que Dieu a et est. Combien fait tout? Est-ce que plein est plein? Est-ce que complet est complet? S'il y a un manque dans nos vies, admettez que le manque n'est pas la part du Seigneur, et ce n'est pas parce que nous sommes inférieurs à d'autres, à ces croyants plus « puissants ». La question n'est pas d'obtenir plus du Seigneur, mais de libérer la Vie qui est déjà cachée en nous, cachée derrière le voile de notre chair. Pour le dire d'une autre manière, ce n'est pas de plus du Seigneur dont nous avons besoin, mais de moins de nous-mêmes. Nous devons être brisés.

 

Les chrétiens d'aujourd'hui sont encouragés à chercher plus de puissance, plus d'onction, et plus de dons. Je me suis tenu devant ces précieux croyants et je les ai conduits à chanter des cantiques qui disent, « plus d'amour, plus de puissance, plus de toi dans ma vie. » C'est sûr, un tel désir est bon et sincère. L'église est si affamée de la présence du Seigneur. J'ai observé des milliers de personnes se précipiter vers l'avant dans l'espoir d'obtenir une onction nouvelle de puissance spirituelle. Je les ai menés à la poursuite de plus de puissance et je me suis joint à eux dans cette poursuite. Jour et nuit j'ai recherché la puissance spirituelle pour surmonter mes péchés, être un meilleur témoin du Seigneur, et avoir un ministère puissant qui atteigne des milliers. Mais un jour le Seigneur m'a donné la révélation de Christ en moi, et de moi en Christ. Ce jour a été comme si je sortais d'une pièce pour entrer dans une autre, et que je refermais la porte derrière moi. Depuis ce jour, je me suis rendu compte que j'étais complet en Christ, rempli de tout ce que Dieu A, et de tout ce qu'Il EST. Depuis ce jour j'ai vu que le problème n'est pas d'obtenir plus du Seigneur, mais de Lui permettre de me briser et de m'humilier de façon à ne plus Le gêner par ma propre sottise, ma fierté, ma sagesse naturelle, mes convoitises charnelles, et mon coeur divisé. Je dois diminuer, et Il augmentera proportionnellement à ma diminution. Si je diminue un peu, Il augmente un peu. Mais avec beaucoup de diminution de mon Moi, il y aura beaucoup d'augmentation de Lui. Avec moins de moi, il Y AURA plus de Lui dans ma vie!



LA POURSUITE DE LA PUISSANCE

Je le répète à nouveau: la plupart des chrétiens recherchent la puissance de Dieu, ardemment, et même avidement, mais ils résistent à tout ce qui chercherait à les diminuer, à les humilier, à les examiner ou à les éprouver. Ils veulent la puissance, mais ils refusent la faiblesse. Dit autrement, ils aiment le soleil lumineux, la brise douce, et les oiseaux qui chantent, mais ils maudissent la nuit sombre où les coyotes hurlent et où la pluie tombe. Quand Dieu agit comme prévu, tout va bien, mais quand Il n'agit pas comme prévu, leur triste mine réapparaît et leur âme est déprimée.

 

Combien de croyants « remplis de l'Esprit » avons-nous rencontrés qui nous ont semblé avoir une certaine puissance et être très spirituels lorsqu'ils sont dans l'église, alors qu'ailleurs, ils ne peuvent contenir leur langue ni garder le contrôle sur leur esprit critique? Leur puissance leur donne seulement une occasion de se glorifier dans la chair en se comparant les uns aux autres. Remarquez bien cela: toute puissance qui ne vient pas de la faiblesse ruinera les personnes de ce type. Nous ne devons jamais chercher la puissance de la Pentecôte sans avoir goûté à la souffrance de la Croix. La Croix est une puissance déguisée dans la faiblesse. On dit que: « La puissance absolue corrompt absolument. » Nous pouvons aussi bien dire que la puissance spirituelle obtenue indépendamment de la faiblesse de la Croix corrompra également. C'est pourquoi le Seigneur nous mène d'abord au Calvaire, puis à la Pentecôte. Nous ne devons pas éviter le Calvaire dans notre course pour expérimenter la Pentecôte.

 

Malgré cette vérité spirituelle, observez le peu d'attention qui est donnée à la nécessité du brisement parmi ceux qui parlent si ardemment de la puissance de Dieu. Nous devrions avoir peur d'écouter quelqu'un qui enseigne au sujet de la puissance de Dieu mais qui n'enseigne pas au sujet de la nécessité du brisement. Invariablement la puissance, une fois reçue, polluera l'esprit et la fierté va s'installer. Faiblesse, humilité, brisement, douleur, renoncement, prendre sa Croix - ce langage semble être perdu parmi les chercheurs de puissance. N'est-ce pas tragique!



LES SAISONS DE L'ESPRIT

Oui, le Seigneur en nous est plein de force et de puissance; pourtant Il ne s'imposera pas sur notre volonté et ne nous accablera pas. Parfois nous souhaiterions qu'Il le fasse. Mais ce n'est pas SA façon de faire. Il désire que nous collaborions avec son Esprit. Quand nous venons à Lui et nous présentons comme des instruments à Sa disposition, Il commence par nous façonner et nous former en vases appropriés. Si nous croyons que ce processus consiste en un seul acte de consécration avec un commencement et une fin, ou un seul moment de reddition, ou un événement solitaire de « changement de vie », alors nous sous-estimons la profondeur et la grande envergure de ce processus. Il passe par beaucoup d'années et est représenté par beaucoup de montagnes et de vallées, de jardins et de déserts. Celui qui s'y est engagé ainsi peut s'attendre à rencontrer beaucoup de saisons de lumière et d'obscurité, de soleil et de pluie, de chaleur et de froid, de douceur et d'amertume. Au départ, il peut penser qu'il sera heureux, léger, et insouciant maintenant qu'il a goûté à la puissance du Seigneur. Il s'en réjouira pour un temps, et alors le soleil se couchera et la nuit sombre de l'âme commencera. Tout ce qui a été gagné jusqu'à maintenant semble avoir été perdu. L'ancienne douceur ne peut plus être retrouvée. Tout est morne et lourd. Quand cette saison est terminée, le soleil se lève à nouveau et le chrétien redécouvre la joie de son salut. Les voeux sont renouvelés et l'esprit redevient limpide. La prière et la louange coulent maintenant comme de l'eau. Tout est sans effort et spontané. Et puis, assez étrangement, cette saison passe et la nuit sombre reprend sa place. Pourquoi en est-il ainsi? Le Seigneur nous enseigne à vivre indépendamment de nos circonstances. Par la suite nous apprendrons comment vivre au-dessus de notre environnement et à marcher par la foi et non par la vue.

 

Je me rappelle de périodes où j'ai tellement senti la Présence de Dieu, que je pensais réellement ne plus pouvoir pécher après une telle expérience. Me rappelant mes nombreux péchés et échecs, j'en concluais que tout cela était derrière moi, après avoir goûté une expérience aussi merveilleuse. L'échec me semblait impossible. Combien j'étais heureux, maintenant que j'avais rencontré le Seigneur d'une manière puissante, fait une certaine expérience spirituelle, et entendu une certaine parole spéciale du Seigneur, parce qu'avec CELA, j'étais sûr d'être dorénavant victorieux. Quelle affliction n'éprouvais-je pas moins d'une semaine plus tard, me retrouvant dans les mêmes péchés et défaites qu'auparavant! Vraiment perplexe, je luttais jusqu'au dimanche suivant, où je m'avançais pour être au bénéfice des prières des saints. A nouveau j'étais enlevé dans la salle du trône et il me semblait pouvoir atteindre le trône et toucher le Seigneur. Assurément, je n'échouerai plus! Mais naturellement, une fois quitté le sommet et redescendu dans la vallée, je retrouvais les vieilles convoitises toujours avec moi, prêtes à me réclamer dès que je reviendrai de ma dernière rencontre avec le Seigneur.

 

Peut-être bien que cela a aussi été votre expérience. Nous devons apprendre au plus tôt que la vie de disciple est un processus de brisement et de reconstruction. Nous ne pouvons pas considérer une simple expérience au sommet avec le Seigneur et supposer alors que le travail de la Croix est accompli en nous. Quand nous nous tiendrons avec le Seigneur dans la nouvelle Jérusalem, nous pourrons déposer la Croix. Jusqu'à ce jour, nous n'avons pas le droit de penser que nous avons déjà été rendus parfaits. Nous devons nous renier et prendre la Croix tous les jours.

 

Ainsi, s'il semble y avoir une différence au « niveau » de l'onction, de la puissance ou de la spiritualité entre les croyants, ce n'est certainement pas parce que certains ont plus du Seigneur que d'autres. Que cela soit un encouragement pour vous. En effet, Christ n'est pas divisé, et nous tous avons reçu de Sa plénitude. Nous avons tous été baptisés dans le même Esprit. La différence est que certains saints sont plus brisés que d'autres. Certains ont traversé beaucoup de saisons de brisement et de redressement, alors que d'autres, après beaucoup d'années d'expérience, résistent encore au Seigneur et refusent toujours de renoncer à leur vie. Certains ont compris les voies de Dieu et Lui sont soumis, alors que d'autres ont mal compris ou ont été totalement ignorants des voies de Dieu pour eux. Ceux qui ont été brisés manifestent par la suite peu de leur Moi, et beaucoup de Christ. Dieu doit travailler longtemps et durement avec nous pour nous emmener à cet endroit, mais quel jour glorieux quand enfin, nous pouvons courber nos têtes et finalement tout Lui soumettre. Quelle joie de regarder en arrière et de considérer les chemins par lesquels le Seigneur nous a menés pour réaliser Son but et cela dans les bons et les mauvais moments, et de contempler la bonté et la sévérité de Dieu dans Ses voies avec nous.



QUATRE EXEMPLES DE BRISEMENT

EXEMPLE UN: LE PAIN DE VIE

La Croix représente le principe du brisement dans le disciple du Seigneur Jésus. Parcourons les Écritures pour trouver des exemples de brisement. La nuit où il fut trahi, on nous dit que le Seigneur Jésus « prit le pain, et rendit grâces, le brisa et leur partagea en disant: ceci est mon corps qui est donné pour vous: faites ceci en mémoire de moi » (Luc 22:19). Plusieurs fois le Seigneur a dit aux disciples et aux foules, « je suis le pain de vie. » Il leur a commandé de manger Sa chair et de boire Son sang. C'est un de mes passages préférés des Écritures, et auquel je me réfère constamment quand je parle de ce sujet. Beaucoup se sont détournés et n'ont plus suivi le Seigneur après qu'Il eut dit cela. Comment cet homme peut-Il nous donner sa chair à manger? Mais parce qu'Il est le pain de la vie.

 

Les petites gaufrettes de communion que nous distribuons à l'église de nos jours pour représenter le Pain de Vie n'ont rien à voir avec la profondeur du geste du Seigneur. À la Pâque, il y avait un pain, et il a été brisé en morceaux pour que tous puissent y participer. Aujourd'hui, les gaufrettes viennent à nous déjà divisées. L'église est certainement divisée aujourd'hui, et donc c'est peut-être une bonne représentation de notre division mais cette manière de faire ne nous montre pas la vérité essentielle qui est que pour participer à la vie, il faut un brisement. Il y a un seul pain, pas plusieurs. Jésus est le pain qui est descendu du ciel. Comment pouvons-nous le recevoir? Il doit être brisé pour nous. Après avoir béni le pain, et l'avoir rompu, il nous dit simplement que, « ceci est mon corps. »

 

Il est intéressant de noter ici que quand Jésus pria pour le pain, Il utilisa la même bénédiction que les juifs utilisent encore aujourd'hui pour la bénédiction de leur pain. Elle n'a pas changé depuis des siècles. Les Écritures ne l'indiquent pas parce qu'elle est écrite pour les juifs, et ils la connaissent déjà:

« Béni sois-tu, Seigneur notre Dieu, Roi de l'univers, qui nous donne le pain de la terre. »

 

Après la bénédiction, Jésus a brisé le pain. La cérémonie de la Pâque demande également qu'une partie du pain soit enveloppée dans une serviette et cachée, pour être mangée plus tard. Ainsi, le Seigneur nous montre Sa crucifixion et Sa résurrection dans la bénédiction, le brisement, et « l'ensevelissement » du pain. Il est le pain qui est descendu du ciel, brisé, enseveli, et retiré de la terre. La gaufrette traditionnelle de communion détruit cette merveilleuse et profonde parabole. En effet, notre Seigneur est un seul pain qui est brisé, pour que nous puissions prendre part à Sa vie. Alléluia! Ceci illustre le besoin d'un brisement afin que la vie puisse jaillir.



EXEMPLE DEUX: UN GRAIN DE BLE

Pour cet autre exemple de brisement, considérons les Paroles du Seigneur pendant Ses dernières heures sur la terre: « Jésus leur répondit: L'heure est venue où le Fils de l'homme doit être glorifié. En vérité, en vérité, je vous le dis, si le grain de blé qui est tombé en terre ne meurt, il reste seul; mais, s'il meurt, il porte beaucoup de fruit. Celui qui aime sa vie la perdra, et celui qui hait sa vie dans ce monde la conservera pour la vie éternelle. (Jean 12:23-25). » Combien ces paroles du Seigneur sont remarquables. Il commence en disant que c'est l'heure pour Lui d'être glorifié. Quand nous pensons au Seigneur étant glorifié, nous pensons à Son baptême, quand l'Esprit est descendu sur Lui comme une colombe et à la voix de Dieu qui a déclaré: » celui-ci est mon Fils bien aimé », ou bien nous pensons à la montagne, au moment où Son aspect est devenu d'une blancheur éblouissante et où l'éclat de Sa gloire s'est manifesté à Pierre, Jean et Jacques. Comme c'est étrange alors que Jésus dise être glorifié par une mort cruelle. Cela semble contraire à ce que nous avons été conduits à croire jusqu'ici. Mais le Seigneur explique pourquoi Sa mort est nécessaire.

 

Quand le Seigneur Jésus s'est humilié et a accepté les limitations d'un corps humain, Il ne pouvait être que dans un endroit à la fois. Pour chaque personne qu'Il a guérie, il en est des millions qui sont demeurées malades. Il ne pouvait simplement pas, en tant qu'homme, être partout à la fois. Il était limité par le temps et l'espace. À un certain moment, Il a semblé être envahi d'une sainte frustration: « je suis venu pour apporter un feu sur la terre, et comment je souhaiterai qu'il brûle déjà! Il y a un baptême que je dois encore recevoir, et combien il me tarde jusqu'à ce qu'il soit accompli! » (Luc 12:49,50, Nouvelle Bible de Jérusalem). Vous voyez comme le Seigneur est restreint, et semble souffrir de ne pouvoir se révéler. Il est comme le grain de blé, une graine entourée par la coquille externe de Son corps physique.

 

Prenez un gland par exemple. Que tenez-vous dans votre main? Une graine, oui. Mais quoi encore? Un arbre? Oui, une fois que la graine est enterrée, elle produira un jour un arbre. Mais que tenez-vous dans votre main, à part un arbre? Une forêt! Puisque, de cette graine viendra un arbre, et de cet arbre viendront beaucoup plus de graines, et de ces graines viendront beaucoup plus d'arbres, et ainsi de suite. Ainsi ce que vous tenez dans votre main n'est pas une simple graine, mais une forêt.

 

Jésus dit que le Royaume de Dieu est «...comme quand un homme jette de la semence en terre; qu'il dorme ou qu'il veille, nuit et jour, la semence germe et croît sans qu'il sache comment. La terre produit d'elle-même, d'abord l'herbe, puis l'épi, puis le grain tout formé dans l'épi » (Marc 4:26-28). Cher ami, ceci est glorieux! Nous ne devons rien faire d'autre avec la graine que de la mettre dans le sol et l'oublier! « Car la terre produit le fruit d'elle-même. » Dieu produit le fruit si nous enterrons la graine! Voulez-vous être fructueux? Humiliez-vous! Enfouissez-vous dans le sol et permettez-Lui de vous briser pour que les fruits soient produits.

 

Maintenant Jésus dit: si la graine ne tombe en terre et ne meurt, elle demeurera seule. Prenez-la à la maison et placez-la sur votre bureau. Deviendra-t-elle une forêt? Evidemment non. Pourquoi? Cette forêt est à l'intérieur de la coquille. Elle ne peut pas sortir toute seule. Vous voyez, le potentiel est là, parce qu'il y a la vie dans la graine. Mais la vie intérieure est retenue par une coquille externe. Comment faisons-nous pour que ce qui est dans la coquille sorte de la coquille? Nous devons enterrer la graine dans la terre - la graine doit « mourir » et cesser d'être une graine. La coquille doit être cassée et ce qui est dans la coquille peut alors sortir. Quand elle meurt, elle porte « beaucoup de fruit ».

 

Voyez-vous, l'important ici ce n'est pas la capacité qu'a la vie de jaillir, mais le brisement du vase qui retient la vie captive! Ce n'est pas que nous ayons besoin de plus de puissance, mais nous avons besoin de plus de brisement. Quand nous serons correctement brisés, nous découvrirons que Christ en nous sera plus que suffisant.



EXEMPLE TROIS: LE VASE D'ALBATRE

« Comme Jésus était à Béthanie, dans la maison de Simon le lépreux, une femme entra, pendant qu'il se trouvait à table. Elle tenait un vase d'albâtre, qui renfermait un parfum de nard pur de grand prix; et, ayant rompu le vase, elle répandit le parfum sur la tête de Jésus. (Marc 14:3). » Ici le parfum représente l'onction ou la vie. J'emploie ces termes de façon synonyme. Il était très précieux, mais il était contenu dans un vase d'albâtre. L'albâtre est un genre de pierre employée pour faire des vases. Mais la même pierre a été également utilisée pour faire des cercueils! Encore une fois, nous avons la Vie emballée dans la mort. La libération du parfum dépend de la rupture extérieure du vase.

 

Combien d'entre nous préfèrent le vase au parfum? Les amis, le vase n'est rien. Regardons au-delà des vases et des instruments du Seigneur et observons seulement si le parfum précieux se répand librement ou s'il est inhibé. Le vase abrite la Vie et doit être brisé. Si nous souhaitons être des récipients de ce parfum merveilleux, laissons le Seigneur nous briser afin que le parfum caché et l'onction soient répandus.



EXEMPLE QUATRE: LE VOILE DU TEMPLE

« Le voile du temple se déchira en deux, depuis le haut jusqu'en bas. (Marc 15:38). » Le voile du temple était un rideau épais qui séparait le Saint des Saints du reste du temple. Qu'y a-t-il de spécial au sujet du Saint des saints? C'est l'endroit où la Présence de Dieu demeurait. Personne ne pouvait faire un pas dans Sa Présence, ou même regarder derrière le rideau, sans risquer une mort certaine. Seul le grand prêtre pouvait y entrer, et seulement une fois par an. Une corde était attachée autour de sa cheville pour que les autres prêtres puissent le tirer de derrière le rideau au cas où il mourrait.

 

Mais quand le Seigneur Jésus est mort sur la Croix, le rideau épais qui constituait une barrière entre la présence de Dieu et le peuple a été déchiré de haut en bas. Pourquoi du haut vers le bas? Pour démontrer que c'était Dieu lui-même qui déchirait le voile. S'il avait été déchiré du bas vers le haut, on aurait pu dire que l'homme était responsable. Déchirer le voile de haut en bas est en effet un miracle. Que signifie cela?

 

Bien sûr cela signifie tout simplement que la mort de Christ a ouvert l'accès pour que nous puissions nous approcher du trône de la grâce sans craindre la mort (Hébreux 10:19,20). C'est la signification évidente. Pourtant nous savons également que les trois sections du temple - le Saint des saints, le lieu saint, et la cour extérieure ou le Parvis - représentent l'esprit, l'âme, et le corps de l'homme. Le Saint des saints est l'esprit de l'homme où Christ demeure. Entre l'homme intérieur et l'homme extérieur se tient un voile épais.

 

Nous soutenons notre affirmation que chaque croyant est complet et contient la plénitude entière de Dieu; mais nous reconnaissons également que le voile de la chair doit être déchiré afin que cette plénitude soit dévoilée. Combien souvent nous rencontrons un frère ou une soeur et sentons leur caractère précieux, mais il y a quelque chose qui empêche la vie de couler comme elle devrait. Ce « quelque chose » est le voile charnel qui reste intact. Nous ne pouvons qu'espérer qu'ils permettront au Seigneur de le fendre et de le déchirer, ainsi la vie coulera librement. De même, quand nous sentons un manque, nous ne devrions pas prier pour plus du Seigneur, ou chercher plus de puissance, comme si Christ, déjà pleinement présent, n'était pas suffisant. Au lieu de cela, nous devrions demander au Seigneur de nous briser et d'ôter le voile qui empêche la vie de se manifester.



LA CROIX ACCOMPLIT CE BRISEMENT

Maintenant nous avons devant nous quatre exemples issus des Écritures sur la signification et la nécessité du brisement: le pain, le grain de blé, le vase d'albâtre, et le voile du temple. Il y a encore un autre enseignement à tirer de ces quatre exemples. Dans chaque exemple, le Seigneur mentionne Sa mort et Sa résurrection. Le principe de la Croix est central à chaque illustration. La bénédiction et la rupture du pain parlent de Sa mort et de Sa résurrection; le grain du blé parle de Sa prochaine glorification par Sa mort; le vase d'albâtre est relié au Seigneur par l'onction pour l'enterrement (Marc 14:8); et le voile du temple est déchiré à l'heure de Sa mort sur la Croix. Ce ne sont pas de simples coïncidences.

 

Le Seigneur nous appelle continuellement à nous renier, à prendre notre Croix, et à Le suivre. Nous ne sommes pas laissés dans l'ignorance de ce que signifie prendre sa Croix, ou de ce que Dieu espère accomplir en nous si nous l'acceptons. Dans ces exemples Il nous montre ce que sont Ses moyens, et pourquoi il doit en être ainsi. Que dit-Il? Que nous devons être brisés avant que nous puissions laisser couler la Vie. Que pour sauver notre vie nous devons renoncer à notre vie, la clouer sur l'autel, et s'offrir comme sacrifice vivant à Dieu. Alors seulement nous vivrons vraiment pour Dieu. Alors seulement nous pourrons être des vases par lesquels la vie peut couler.

 

Un jour, les disciples ont demandé au Seigneur, « augmente-nous notre foi (Luc 17:5). » Vous rappelez-vous comment le Seigneur a répondu à cette demande? C'est une réponse très étrange. Aujourd'hui nous demandons au Seigneur d'augmenter notre foi, d'augmenter notre patience, d'augmenter notre amour, d'augmenter notre sang-froid, donne-nous en davantage. Assez étrangement, il semble que ces demandes répétées restent souvent sans réponse. Nous demandons toujours « plus », et c'est ainsi depuis de nombreuses années, et beaucoup d'années ont passées depuis la première fois. C'est pareil pour les disciples. Ils ont demandé au Seigneur d'augmenter leur foi. Au lieu de leur donner plus de foi, il leur dit qu'en fait, ils n'ont pas besoin de plus de foi, qu'ils en ont en assez. Comment prenez-vous cette réponse?

 

Watchman Nee avait été invité à aider une soeur qui insistait sur le fait qu'elle avait besoin de plus de patience. Elle parla au frère Nee de toutes les fois où elle avait perdu son sang-froid et combien son comportement était terrible. Elle avait prié et prié pour la patience, mais en vain. Ainsi elle demanda au frère Nee s'il serait d'accord pour prier avec elle pour que Dieu lui donne la patience, afin qu'elle ne perde plus son sang-froid. Le frère Nee lui dit, « je ne peux pas faire cela ». Etonnée, elle demanda pourquoi pas. « parce que je peux vous assurer que Dieu ne répondra pas à votre prière » a-t-il répondu.

 

Cette soeur s'est fâchée. « Vous voulez dire que Dieu ne répondra pas à ma prière? » dit-elle « suis-je allée si loin qu'Il ne m'entendra plus? » « non, ce n'est pas cela que je veux dire » répliqua le frère Nee « ce que je veux dire c'est que Dieu ne vous donnera pas plus de patience, parce que vous n'avez aucunement besoin de patience. » A ce moment, la femme était presque hors d'elle, en colère. « Que voulez-vous dire par n'avoir aucun besoin de la patience? Je perds toujours mon sang-froid et j'agis d'une façon des plus regrettables. Comment pouvez-vous me dire, vous n'avez pas besoin de patience? » « Chère soeur » a-t-il calmement répondu, « ce n'est pas de patience dont vous avez besoin; c'est de Christ. »

 

Il continua en expliquant que tout ce dont nous avons besoin est en Christ, et Christ est en nous. Par conséquent, nous n'avons pas besoin de chercher Dieu pour avoir un peu de patience ici, ou un peu de foi là. Au lieu de cela, nous devons voir que nous sommes complets en Christ, et demander à Dieu de nous humilier et nous briser pour que Christ soit notre patience, et que Christ soit notre foi, et que Christ soit notre justice, etc... Nous avons déjà toutes les bénédictions spirituelles en Christ, mais cette vie est, en grande partie, emprisonnée dans le vase d'albâtre. Nous aimons le vase d'albâtre davantage que le parfum, mais nous ne pouvons avoir le parfum sans casser le vase.

 

Cher ami, êtes-vous un vase clos ou brisé? Est-ce que Christ est lié et retenu dans votre coeur ou votre coeur est-il libre et sans entrave pour qu'Il puisse s'exprimer par vous? Avez-vous exprimé votre volonté de mourir à vous-même afin que vous puissiez produire beaucoup de fruits ou êtes-vous la graine qui refuse de mourir et vous demeurez alors seul? La Présence a-t-elle été libérée en vous et par vous ou le voile doit-il être déchiré en deux?

 

Ah, retournons de nouveau à la Croix et humilions-nous pour qu'Il ait la liberté d'expression par nous! Désirons-nous la Présence du Seigneur? Alors demandons au Seigneur de nous diminuer par la Croix, parce que « Le Seigneur est près de ceux qui ont un coeur brisé; et un esprit contrit. »

 

 

Copyright ©1997-2008 TheSchoolOfChrist.Org
Distribution (libre) non commerciale possible à condition que cette mention apparaisse

 

Source : http://www.connaitrechrist.net

 

 

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8 mai 2012 2 08 /05 /mai /2012 08:37

98 raisin jean14-4

"Je suis le vrai Cep, et Mon Père est le Vigneron."Jean 15:1

Nous sommes d'accord d'être sarments du Cep, mais sommes-nous aussi d'accord que le Père agisse en Vigneron dans Sa vigne? "Moi, l'Eternel, J'en suis le gardien... si je trouve à combattre des ronces et des épines, je marcherai contre elles, je les consumerai toutes ensemble." Esaïe 27:3-4.

Nous savons tous intellectuellement que Christ est le Cep et que nous sommes les sarments; mais comment entrer dans la réalité de l'union avec le Cep? Il nous faut avant tout accepter les soins paternels du Vigneron! Le Père veut nous encourager et non pas nous décourager. Mais quand Il nous émonde dans Sa bonté, notre vie propre prétend être découragée et a soin de le dire aux autres - ses moyens d'échapper à la discipline du Père céleste sont inépuisables! Ainsi se répand le virus de la rébellion.

Quand nous sommes tentés d'être découragés, sachons que derrière nos circonstances accablantes est la main du divin Vigneron qui veut nous émonder pour nous faire porter encore plus de fruit. Nous avions formé un plan qui ne s'est pas réalisé; mais le Père en avait un autre! Nous avions pensé prendre un chemin, et nous le trouvons barré; mais le Père en avait un autre! Nous espérions avoir une vie facile, tranquille, même populaire, et voici qu'il n'en est rien; mais le Père veut pour nous une vie qui ne craigne pas d'être émondée, même au prix de blessures. Car nous sommes participants de la vie du Cep; la sève qui nous fait vivre vient de Celui dont il est dit: "C'est par Ses meurtrissures que nous sommes guéris." Devrions-nous redouter les nôtres?

C'est ainsi que le Père glorifie le Fils, en nous attachant plus intimement à Lui, afin que Sa sève divine circule dans le sarment, s'exprime par plus de fruit dans la prière en Son nom, et par Sa joie divine dans nos coeurs. Le Père veut nous rendre conscients de notre Intime union à Christ, de la conformité à Sa mort et de l'efficacité de Sa résurrection. Voilà le secret d'une vie fructueuse. Il est le Vigneron, et Il agit dans ce but glorieux. "Mon fils, ne méprise pas le châtiment du Seigneur, et ne perds pas courage lorsqu'Il te reprend; car le Seigneur châtie celui qu'Il aime." Hébreux 12:5-6.

Manne du matin de H.E. Alexander


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13 février 2012 1 13 /02 /février /2012 17:41

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La perspective « Post-église »
Est-ce que «là où deux ou plus sont réunis » il y a une église? (version non éditée)

Par Frank Viola

 

Initialement publié dans Christianity Today / Out of Ur en deux parties.

 


Avec l’autorisation du traducteur. 



Il y a un phénomène croissant dans le Corps de Christ aujourd'hui. Outre le mouvement « l’église missionnaire », le mouvement « l'église émergente », et le mouvement « l'église de maison », il y a un mode de pensée que j'appelle le christianisme «post-église».

 


La conception du christianisme post-église est construite sur le présupposé que les formes institutionnelles de l'église sont inefficaces, non bibliques, inapplicables et, dans certains cas, dangereuses. L’institutionnalisation n'est pas compatible avec l’ekklesia. C’est ce que disent les défenseurs de la post-église.

 


 Mais le point-de-vue « post-église » va plus loin en disant: « tout semblant d'organisation, tout semblant de leadership, est faux et oppressif. L’église, c’est tout simplement lorsque deux ou trois croyants se rassemblent, peu importe la forme. Chaque fois que cela arrive, l'église se produit. » C’est ainsi que l’on pense.

 

Voici quelques exemples de ce que vous pourriez entendre de la part d’un défenseur de la post-église:

 

 « Sally et moi avons bu un café chez Starbucks la semaine dernière. C’était l'église. »

 

 « Je rencontre deux autres hommes une fois par mois au Sonny’s BBQ. C'est l'église pour nous. »

 

 « Je voyage beaucoup et chaque fois que je visite des chrétiens dans d'autres villes, nous avons un moment d'église ensemble. »

 

 « J'appartiens à la même église que tout autre chrétien. J'habite à Dallas, Texas. La semaine dernière, j'ai parlé à mon ami au téléphone pendant une heure. Il vit à Miami, Floride. La semaine avant, j'ai parlé avec un ami qui vit à Portland, Orlando. Nous avons eu un moment d'église au téléphone. J'appartiens à la même église que la leur. »

 

 «Je n'assiste à aucune réunion chrétienne. Pas régulièrement en tout cas. Je vis l’église sur Internet. J'appartiens à plusieurs groupes de discussion chrétiens et réseaux sociaux, et c’est l'église pour moi. »

 

 "Je ne comprends pas comment les gens peuvent parler d'implantation d'église? Comment une église peut-elle être implantée quand nous sommes déjà l'église? Je suis l'église. Tu es l'église. Il suffit donc d’être l'église. L’Eglise est là. »

 

Dans ma pensée, tout ce qui précède reflète une redéfinition complète de l’ekklesia telle qu’on la trouve dans le Nouveau Testament,  tel que ce mot était utilisé et compris à cette époque. Aucun chrétien du premier siècle n’aurait utilisé le mot «église» de cette façon. Bien qu'il n'y ait certainement rien de faux à partager avec des chrétiens au Starbucks, au téléphone ou par Internet, le sens biblique d’ekklesia est quelque chose de complètement différent.

 


 

 

Afin de comprendre la signification biblique de «l'église», le Nouveau Testament doit être compris dans le cadre du récit biblique. Et il doit être lu et interprété dans son contexte culturel et chronologique.

 

Le texte biblique sur lequel s’appuient beaucoup des défenseurs de la post-église pour leur doctrine est Matthieu 18 :15-20

 

 Regardons ce passage dans son contexte:

 

« Si ton frère a péché contre toi, va et reprends-le entre toi et lui seul; s'il t'écoute, tu as gagné ton frère. Mais s'il ne t'écoute pas, prends avec toi encore une ou deux personnes, afin que tout soit réglé sur la parole de deux ou de trois témoins. Que s'il ne daigne pas les écouter, dis-le à l'Église; et s'il ne daigne pas écouter l'Église, regarde-le comme un païen et un péager. Je vous dis en vérité que tout ce que vous aurez lié sur la terre, sera lié dans le ciel; et tout ce que vous aurez délié sur la terre, sera délié dans le ciel. Je vous dis encore, que si deux d'entre vous s'accordent sur la terre à demander quoi que ce soit, ils l'obtiendront de mon Père qui est aux cieux. Car où il y a deux ou trois personnes assemblées en mon nom, je suis là au milieu d'elles. »

 

Ici, Jésus parle d'une ekklesia locale. Il parle d'une communauté locale de disciples de Christ qui vivent dans la même localité. (C'est ce que signifiait le mot ekklesia dans le Nouveau Testament comme on va le voir plus loin)

 

Les personnes dans cette ekklesia se connaissent les unes les autres. Le contexte le montre clairement. Ce passage a en vue une réunion d’excommunication. Par conséquent, il s'agit d'un texte terrible, un texte qu'aucun chrétien ne devrait jamais souhaiter utiliser. Il concerne une personne qui agit de façon rebelle et refuse de s'arrêter.

 

Lorsque cela arrive, la personne offensée doit s’adresser en privé à la personne qui a fauté. Si la personne fautive refuse de se réconcilier, deux ou trois autres de l'ekklesia locale doivent parler à la personne fautive. Si elle refuse toujours de mettre fin à sa conduite rebelle, la personne fautive doit être exclue de l'ekklesia.

 

Notez que Jésus dit qu’après que deux ou trois aient parlé avec la personne fautive, si cette personne refuse encore de changer d’attitude,  la nouvelle de son refus de se repentir doit être rapportée « à l’église. » Maintenant réfléchissez : Si les deux ou trois personnes sont l'église, alors ce texte devient incohérent. Jésus dit que les deux ou trois devraient « le dire à l'église» si la personne fautive ne se repent pas. Par conséquent, les deux ou trois ne peuvent pas être l'église. Ils sont simplement une partie d’entre elle.

 

Les deux ou trois personnes dont il est question à la fin de ce passage sont les mêmes qu’au début de celui-ci. Cela implique donc que les deux ou trois qui sont allés voir la personne qui refuse de se repentir devraient prier pour elle. Et le Seigneur sera avec elles d'une manière particulière lorsqu’elles le font. Il sera au milieu eux.

 

Ce contexte indique que l'ekklesia est une entité organique, où un groupe de croyants engagés dans une localité «lient et délient», en utilisant les clefs du royaume que Jésus leur a données.

 

Par conséquent, Matthieu 18 n'est pas un texte où Jésus essaye de définir l'église pour nous. C'est plutôt un texte décrivant le processus terrible de l'excommunication.

 

Cela dit, je suis d'avis que le point de vue post-église ne peut pas tenir face à la lumière du Nouveau Testament. Permettez-moi de justifier cette affirmation et à vous d’en juger.

 

 

 

LE TEST DE LA LANGUE D’ORIGINE

 

Les érudits du nouveau testament sont d’accord sur le fait que le mot ekklesia (traduit par «église») signifiait une communauté locale de personnes qui s'assemblent régulièrement. Le mot était utilisé pour l’assemblée grecque, où les habitant d’une ville étaient appelés à quitter leur maison pour se rassembler dans un forum municipal afin de prendre des décisions concernant la ville. Par conséquent, le mot porte également l’idée de la participation de chaque membre à la prise de décision. L’ekklesia chrétienne est une communauté de personnes qui se rassemblent et possèdent une vie commune en Christ.

 

En tant que telle, l'ekklesia  dont nous parle le Nouveau Testament est visible, palpable, repérable, et tangible. Vous pouvez la visiter. Vous pouvez l'observer. Et vous pouvez vivre au milieu d’elle.

 

Bibliquement parlant, si on qualifie quelque chose d’ekklesia, cela implique qu’on s’y rencontre, qu’on s’y assemble régulièrement ensemble.

 

Le spécialiste du Nouveau Testament Robert Banks affirme fortement et clairement  ce point  dans son travail de pionnier d’étude biblique intitulé Paul’s Idea of Community .

 

LE TEST DE L’ÉPÎTRE

 

Le mot «épître» signifie lettre. Le Nouveau Testament contient vingt-et-une épîtres. Et la plupart d'entre elles ont été écrites pour des églises locales, ekklesias, dans différentes villes.

 

Maintenant, voici un test. Ceux qui appartiennent à une «église» post-église (que j'appelle aussi « l'église fantôme») devraient se poser une question: Peut-on écrire une lettre à mon église? Peut-elle être reçue par l'église et lue par tous ses membres ensemble au même moment?

 

Paul de Tarse a écrit ces lettres aux églises qu’il a implantées. Il a écrit une lettre à l'église de Corinthe, par exemple.  Il y avait en ce lieu un corps de croyants qui se réunissaient dans la maison de Gaius, et c’était réel, physique, localisable et visitable. Paul pouvait écrire une lettre à cette église et tout le monde pouvait la lire en même temps.

 

 Paul a fait de même pour l'église de Thessalonique, Colosse, Philippes, Laodicée, etc

 

« Et quand cette lettre aura été lue chez vous, faites en sorte qu'elle soit aussi lue dans l'Église de Laodicée; Et lisez également l'épître de Laodicée. "(Col. 4:16)

 

 LE TEST DE LA VISITE

 

Pouvez-vous visiter une «église» post-église?

 

Si vous viviez dans le premier siècle, vous pouviez visiter littéralement toutes les églises qui existaient.

 

Vous pouviez visiter l'église de Jérusalem en l'an 35 et rencontrer Pierre, Jacques, Jean et Marie, la mère de Jésus. C’étaient de vraies personnes qui se réunissaient  régulièrement. Elles faisaient partie de la même communauté de croyants, la même église.

 

Vous pouviez visiter l'église de Corinthe et vous asseoir dans une salle de séjour dans la maison de Gaius et  parler avec Stephanus, Fortunatus, et Achaicus.  La maison de Chloé pouvait visiter l'église de Corinthe et assister à ses réunions (1 Cor. 1:11).

 

Si vous aviez à visiter l'église de Rome avant que Néron ne l’anéantisse en l'an 65, vous pouviez vous asseoir dans le salon de la maison de Priscille et d'Aquila et rencontrer tous les croyants qui y sont régulièrement assemblés. (Leurs noms sont mentionnés dans Romains 16.)

 

Paul pouvait aussi envoyer Timothée visiter l'église à Philippes, où Lydia, Evodie, Syntyche et Clément se rencontraient. Il pouvait envoyer Tite pour visiter les églises sur l'île de Crète. Il pouvait également envoyer Tychique visiter l'église d'Ephèse. Et ainsi de suite.

 

Question: Vous qui appartenez à l’«église»post-église, votre église passe-t-elle le test de la visite?

 

Si des personnes viennent dans votre ville, peuvent-elles localiser et visiter votre église? Peuvent-elles en rencontrer les membres et rester chez eux pour y passer une semaine?

 

LE TEST DE LA NARRATION

 

Je voudrais vous mettre au défi de parcourir votre Nouveau Testament très attentivement, en commençant par le livre des Actes, et essayer de trouver dans toute l’histoire , quelque chose permettant de soutenir « l’église » post-église. Non pas en le prouvant par un assemblage de versets, mais en regardant à l'ensemble du récit du premier siècle dans l'ordre chronologique.

 

Je suggère d’utiliser The Chronological Study Bible ou The Narrated Bible et de parcourir  l'histoire du Nouveau Testament dans l'ordre chronologique des Actes à l'Apocalypse. Et voir si le point-de-vue post-église peut s'insérer dans cette magnifique saga.

 

LE TEST DE LA COHERENCE

 

Les partisans de la post-église élèvent trois critiques habituelles contre la forme institutionnelle de l'église:

 

 1) Elle produit un faible engagement.

 

 2) Elle se nourrit du christianisme individualiste de consommation qui sévit dans l'Église occidentale aujourd'hui. (Dans le christianisme de consommation, les enseignements religieux et les expériences sont des produits que l'on "achète" en s’abonnant à une église particuliere qui «vend» ces produits. Les professionnels religieux produisent ces produits religieux, et les consommateurs paient pour les maintenir en activité. Ceux qui consomment le même genre de biens religieux ne sont pas plus membres d'une vraie communauté que ceux qui achètent chez Walmart .)

 

 3) elle produit peu de transformations dans la vie des gens qui en font partie.

 

Ironiquement, ces trois mêmes critiques peuvent être adressées de manière appropriée à l «église» post-église.

 

La post-église produit un faible engagement car il n'y a pas de rencontres régulières pas plus qu’il n'existe une véritable vie communautaire constante. (Parler aux chrétiens sur internet est virtuel. Ce n'est pas un substitut à la communauté chrétienne authentique où la vie des gens est partagée en Christ.)

 

Le point-de-vue post-église reflète également la consommation, l'individualisme que reflète notre culture. Pourquoi? Parce qu'il n'y a pas de dévotion ou d'engagement envers une communauté régulière de croyants. C'est l'église selon vos propres termes. Chaque fois que vous en avez envie.

 

La vérité est que l’«église»  post-église est en fait plus pratique et plus facile dans la chair que pratiquement toute autre forme d’église.

 

LE TEST « LES UNS LES AUTRES »

 

Tout au long des épîtres du Nouveau Testament, il y a près de soixante exhortations « les uns les autres » données aux églises. La totalité d’entre elles impliquent une communauté soudée, telles que « se supporter les uns les autres » En voici quelques autres :

 

 • vivez en harmonie les uns avec les autres (Rom. 12:16; 1 Pierre 3:8)

 

 • Usez de dévotion les uns avec les autres (Rom. 12:10)

 

 • édifiez vous les uns les autres (Rom. 14:19; 1Thess. 5:11b)

 

 • ayez soin les uns des autres (1 Cor. 12:25)

 

 • servez-vous les uns les autres (Gal. 5:13)

 

 • portez les fardeaux les uns des autres (Gal. 6:2)

 

 • supportez-vous les uns les autres (Eph. 4:2)

 

 • Soyez bons et compatissants les uns pour les autres (Eph. 4:32)

 

 • Entretenez vous l’un l'autre par des psaumes, des hymnes et des cantiques spirituels (Eph. 5:19)

 

 • Soumettez vous les uns aux autres (Ephésiens 5:21)

 

 • Pardonnez-vous mutuellement (Col. 3:13)

 

 • Enseignez-vous les uns les autres (Col. 3:16)

 

 • Exhortez-vous les uns les autres (Col. 3:16)

 

Ces impératifs "les uns les autres" supposent des relations toujours plus profondes et communautaires, et non des rassemblements superficiels et occasionnels.

 

 

 

LE TEST DU DESSEIN DE DIEU

 

Dans mon livre, from Eternity to Here, j'ai cherché à retracer le « dessein éternel » de Dieu de Genèse 1 à l'Apocalypse 22.

 

Le Nouveau Testament montre très clairement que le dessein éternel de Dieu est intensément corporatif. Dieu ne recherche pas un groupe de pierres vivantes individuelles, Il veut que ces pierres soient "construites, assemblées, ensemble" pour former une maison pour Sa pleine habitation et expression.

 

Vous n'êtes pas l'église. Et je ne le suis pas non plus.

 

L'église est l'expression corporative de Christ qui est exprimé visiblement dans une localité, où les êtres humains peuvent se voir, se toucher, s’entendre et se connaître les uns les autres et vivre une vie commune dans le Seigneur.

 

Bien que Dieu ne cherche jamais à enlever notre individualité, il désire mettre notre individualisme à la croix.

 

Pourquoi? Parce que le Seigneur cherche un bouquet de fleurs, pas simplement un groupe de roses individuelles.

 

Prenons l'analogie d'un père qui a sept enfants. Un jour de Noël, il donne à son fils aîné une trompette. Il donne à son plus jeune fils un trombone. A sa fille aînée, il donne un violon. Il donne à un autre enfant une batterie. A un autre, il donne une basse. A un autre, il donne une flûte. Et à un autre, il donne un piano.

 

Chaque enfant apprend à jouer de son instrument. Les années passent, et chacun aime jouer de son instrument individuel. C'est une joie pour eux. Les années passent et un jour, le père s'assoit avec tous ses enfants et dit: «Je suis tellement heureux que vous ayez maîtrisé vos instruments. Chaque instrument vous a été donné comme un don gratuit. Et je suis content que vous ayez appris à apprécier et à chérir vos dons.

 

Mais je ne vous donne pas ces instruments pour en profiter vous-mêmes. Je crée un orchestre qui va produire de la musique que ce monde n'a jamais entendue. Et je vous ai invité à en faire partie. C'est pourquoi je vous ai donné ces dons. »

 

Ainsi donc en est-il avec notre Seigneur. Le don de la vie éternelle n'est pas pour nous-mêmes. Dieu veut un orchestre dans chaque ville. Il veut un édifice spirituel, et non pas une collection de pierres vivantes individuelles. Un Corps, pas une collection de branches individuelles et des appendices. Il veut une expression corporative par laquelle Il révèle son Fils glorieux. Et cela nécessite la perte de notre individualisme et de notre indépendance.

 

Il me semble que le point-de vue post-église dénigre la communauté chrétienne (dans le pire des cas) ou la désaccentue et redéfinit celle-ci (dans le meilleure des cas). Pour cette seule raison, il ne remplit pas l'objectif ultime de Dieu et Sa grande mission sur la terre.

 

RÉSUMÉ

 

D’après mon jugement personnel, le point-de- vue post-église échoue à  tous les sept tests.

Le modèle post-église est enraciné dans la tentative de pratiquer le christianisme sans appartenir à une communauté identifiable qui se réunit régulièrement pour l'adoration, la prière, la communion fraternelle, l'édification mutuelle, et le soin mutuel.

 

Un tel concept est déconnecté de ce que nous trouvons dans le Nouveau Testament.

 

Les églises du premier siècle étaient des communautés repérables, identifiables et visitables qui se réunissaient régulièrement dans un endroit précis. Elles n'étaient pas des entités confuses. Pour cette raison, Paul pouvait écrire une lettre à ces communautés identifiables (les églises locales) avec une idée précise des destinataires qui pourraient l'entendre (Rom. 16). Il avait également une bonne idée du moment où ils se réunissaient (Actes 20:7, 1 Cor 14) et des luttes qu'ils ont vécues dans leur vie commune (Rom. 12-14; 1 Co 1-8.). Il peut visiter ces églises et / ou envoyer d’autres leur rendre visite aussi. La même chose est vraie pour les autres apôtres.

 

Encore une fois, il n'y a rien de mal à être en communion avec des chrétiens sur Internet, par téléphone, ou se réunir avec des amis au Starbucks. Personnellement, j'aime faire ces choses. (Et pour certaines personnes qui ont été blessés dans leur vie chrétienne, ce genre de relation informelle est une bonne forme temporaire de "désintoxication"). Mais appeler ces activités «église» ou y substituer l’ekklesia est erroné à mon avis.

 

J’ai pu observer que beaucoup (pas tous) de ceux qui embrassent le point de vue post-église ont été blessés dans des églises qui avaient une organisation, ils ont donc conclu que toute organisation est mauvaise. Par conséquent, le point de vue semble avoir pris naissance dans une  douleur personnelle plutôt que dans une révélation de Christ et de son Corps.

 

Pour mettre un point plus fin à ce sujet, le modèle post-église semble être une expression de la volonté contemporaine de l'intimité sans engagement. (Engagement et dévouement à un corps de croyants sont une même chose.) Et l'engagement, la dévotion amènent souvent des sentiments de blessures. C’est particulièrement vrai dans la communauté chrétienne, où des personnes tombées très bas apprennent Christ ensemble.

 

C’est donc ainsi que je vois les choses.

 

* Pour en savoir plus, voir « Pagan Christianity » pour une critique biblique et historique sur la forme institutionnelle de l'Église et « Reimagining church » pour une présentation de l'expression organique de l'église.

 

Frank Viola est l'auteur de nombreux ouvrages sur la vie chrétienne plus profonde et la réforme de l'Église, y compris : From Eternity to Here. Pour plus, visitez : www.FrankViola.com.

 

Source : www.maranatha77.com


 

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4 février 2012 6 04 /02 /février /2012 09:33

La repentance

 

A MEDITER ABSOLUMENT. J'ai un problème avec la police, c'est un peu petit....

Soyez bénis et encouragés.... En Christ, Joy.

 

 

Une Charte


pour la restauration de la Suprématie de

 
Jésus-Christ

Un manifeste pour Jésus


pour l’Eglise du 21ème siècle


par Léonard Sweet et Frank Viola.

 


Les chrétiens ont fait de l'Evangile tant de choses ... d'autres choses que Christ.  Jésus-Christ est l'attraction gravitationnelle qui rassemble toutes choses et leur donne une signification, une réalité, et un sens. Sans Lui, toutes les choses perdent leur valeur.

Sans Lui, toutes les choses ne sont que des pièces détachées flottant dans le vide. Il est possible de souligner une vérité spirituelle, une valeur, une vertu, ou un don et de passer à côté de Christ . . . qui est l'incarnation et la personnification de toute vérité spirituelle, valeur, vertu et don.


Recherchez une vérité, une valeur, une vertu, ou un don spirituel, et vous obtiendrez quelque chose de mort. Cherchez le Christ, saisissez le Christ, connaissez le Christ, et vous toucherez Celui qui est la Vie. Car en Lui seul habitent toute vérité, valeur, vertu et don. La beauté a son sens dans la Beauté de Christ, en qui se trouve tout ce qui nous rend beau et aimable.


Qu’est-ce que le Christianisme? C’est le Christ. Rien de plus. Rien de moins. Le Christianisme n'est pas une idéologie. Le Christianisme n'est pas une philosophie. Le Christianisme est la "bonne nouvelle" que la Beauté, la Vérité et la Bonté se trouvent dans une Personne. Une communauté biblique est fondée sur la connexion à cette

Personne. La conversion est plus qu'un changement de direction, c'est un changement de connexion. L’utilisation par Jésus de l'ancien mot hébreu shubh ou son équivalent en araméen, pour appeler à la "repentance" implique de ne pas voir Dieu de loin, mais d'entrer dans une relation où Dieu est celui qui est au centre des relations humaines.

À cet égard, nous sentons une énorme déconnexion dans l'Eglise aujourd'hui. C’est la raison de ce manifeste. Nous pensons que les principales maladies de l'Eglise actuelle sont liées au JDD: « Jésus Deficit Disorder » (le Désordre lié au Manque de Jésus. NdT)

La personne de Jésus est de plus en plus "politiquement incorrecte"  et elle est remplacée par le langage de «la justice», «le royaume de Dieu», des «valeurs» et des «principes de leadership.»


En cette heure, nous pensons que Dieu nous appelle à témoigner de la suprématie et de la primauté du Seigneur Jésus-Christ. De façon plus spécifique:


1. La vie chrétienne dans sa totalité n’est rien d’autre que la Personne de Christ. Tout le reste, y compris ce qui est relié à Lui, est éclipsé à la vue de Sa dignité incomparable.

Connaître Christ est la vie éternelle.(Jean 17:3). Le connaître profondément, intimement, réellement, et expérimenter Ses richesses incomparables, est l’aspiration première de nos vies, comme c’était le cas des premiers chrétiens. Dieu n’est pas tant Celui qui va régler les problèmes de nos vies que Celui qui vient nous trouver dans nos vies brisées pour nous donner Christ.


2. Jésus-Christ ne peut pas être séparé de Ses enseignements. Aristote disait à ses disciples : «Suivez mes enseignements.» Socrate  disait à ses disciples : «Suivez mes enseignements.» Bouddha disait à ses disciples : «Suivez mes méditations.» Confucius disait à ses disciples : «Suivez ce que je dis.» Mahomet disait à ses disciples : «Suivez mes nobles piliers.» Jésus disait à Ses disciples : «Suivez-Moi.» Dans toutes les autres religions, un adepte peut suivre les enseignements du fondateur de cette religion sans avoir de relation avec ce fondateur. Il n’en est pas de même avec Jésus-Christ.

Les enseignements de Jésus ne peuvent pas être séparés de Jésus Lui-même. JésusChrist est encore vivant et Il incarne Ses enseignements. C’est une grande erreur donc de penser que Christ est simplement le fondateur d’une morale, d’une éthique ou d’un enseignement social. Le Seigneur Jésus et Son enseignement ne font qu’Un. L’Instrument pour transmettre le Message et le Message lui-même ne font qu’Un. Christ est l’incarnation et la personnification du Royaume de Dieu et du Sermon sur la Montagne.


3. La mission de Dieu et Son dessein éternel sur terre et dans les cieux se trouvent en Christ…  autant dans le Christ individuel (la Tête) que dans le Christ collectif (le Corps).

Cet univers est en mouvement vers un objectif final - la plénitude de Christ, qui remplira toutes choses avec Lui-même. Notre travail envers les non-croyants n’a de sens que si nous bâtissons nos vies et nos ministères sur Christ. Il est à la fois le cœur et la circulation sanguine du plan de Dieu. Passer à côté de Christ, c’est manquer la cible; en fait, c’est tout rater.


4. Être un disciple de Jésus n’implique pas l’imitation mais l’implantation. L’incarnation, la notion que Dieu s’est connecté à nous en devenant un bébé et un humain, est la doctrine la plus choquante du Christianisme. L’incarnation est à la fois déjà accomplie et quelque chose qui se produit encore. En effet, Celui qui «était et qui vient» est maintenant Celui qui est et qui vit Sa vie de résurrection en nous et à travers nous. L’incarnation ne s’applique pas seulement à Jésus, elle s’applique aussi à chacun d’entre nous. Bien entendu pas dans le même sens sacramentel, mais presque. Nous avons reçu l’Esprit de Dieu de sorte que Christ est réellement vivant dans nos vies. Nous sommes, comme Pierre le dit, «participants de la nature divine.» Comment donc, en connaissant une telle vérité, pouvons-nous réclamer des jouets et des babioles ? Comment pouvons-nous désirer des dons moindres et avoir la démangeaison d’obtenir des jouets religieux ou spirituels? Nous avons été touchés d’en-haut par les feux du Tout-puissant qui nous a donné la vie divine. Une vie qui a passé à travers la mort – la vie de résurrection du Fils de Dieu lui-même. Comment pouvons-nous ne pas être enflammés?


Résumons cela en une question: Quelle était le moteur, l’accélérateur de la vie exceptionnelle de Jésus ? Quelle était la racine ou la source de Ses actions ? C’était ceci:

Jésus vivait par Son Père qui habitait en Lui. Après sa résurrection, ce que Dieu le Père était pour Jésus-Christ, Jésus-Christ l’est maintenant pour vous et moi. Il est celui qui vit à l’intérieur de nous, Sa Présence est en nous, et nous partageons la vie de Jésus et Sa relation avec le Père. Il y a un océan de différence entre essayer de convaincre les chrétiens d’imiter Jésus et leur apprendre à prendre part au Christ qui est implanté en eux. Tenter d’imiter Jésus n’amène qu’échecs et frustrations. Participer à la vie de Christ en nous est la porte ouverte vers la Vie et la Joie dans notre vie quotidienne et dans notre mort. Nous nous tenons sur le même terrain que Paul: «Christ vit en moi.» Notre vie est Christ. En lui nous vivons, nous respirons et nous avons notre être. La question «Que ferait Jésus à ma place?» n’est pas le Christianisme. Le Christianisme demande: «Que fait Christ à travers moi… à travers nous ? Et comment le fait Il? » Suivre Jésus signifie  croire et obéir, et vivre de Sa vie en nous par la puissance de l’Esprit.


5. Le «Jésus de l’histoire» ne peut pas être déconnecté du «Christ de la foi.». Le Jésus qui a marché sur les rives de Galilée est la même personne qui vit maintenant dans l’Eglise aujourd’hui. Il n’y a pas de déconnexion entre le Jésus de l’Evangile de Marc et l’incroyable description du Christ contenue dans la lettre de Paul aux Colossiens.
Le Christ qui a vécu au premier siècle a existé avant le temps. Il vit aussi après le temps. Il est l'Alpha et l'Oméga, le commencement et la fin, A et Z, tout en même temps. Il est dans le futur et à la fin des temps, et au même moment il vit à l’intérieur de chaque enfant de Dieu. Le fait de ne pas adhérer à ces vérités paradoxales a créé des problèmes monumentaux et a diminué la grandeur du Christ aux yeux du peuple de Dieu.


6. Il est très possible de confondre «la cause» de Christ avec la personne de Christ.

Quand l’Eglise primitive disait «Jésus est Seigneur,» elle ne voulait pas dire: «Jésus est ma valeur importante.» Jésus n’est pas une cause; Il est une personne réelle et vivante qui peut être connue, aimée, expérimentée, couronnée, incarnée. Mettre l’accent sur Sa cause et Sa mission n’est pas la même chose que  mettre l’accent sur Lui et Le suivre.

On peut servir «le dieu» service de Jésus au lieu de Le servir Lui d’un cœur entier, captivé par Son irrésistible beauté et Son amour insondable. Jésus nous a montré Dieu différemment, comme une relation, comme le Dieu de toutes les relations.


7. Jésus n’était pas un activiste social, ni un philosophe de la morale. Le décrire de cette façon, c’est diminuer Sa gloire et diluer Son excellence. La justice en dehors de Christ est une chose morte. Le seul instrument qui peut se dresser contre les portes de l’enfer n’est pas le cri de la justice, mais le Nom de Jésus. Jésus-Christ est l’incarnation de la Justice, la Paix, la Sainteté, la Droiture. Il est la somme de toutes les choses spirituelles, «l’attracteur étrange» du cosmos. Quand Jésus devient une abstraction, la foi perd sa puissance reproductrice. Jésus n’est pas venu pour faire de bonnes personnes à partir de mauvaises. Il est venu pour faire vivre des gens morts.


8. Il est possible de confondre une connaissance académique ou une théologie de Jésus avec une connaissance personnelle du Christ vivant Lui-même. Ces deux connaissances sont autant éloignées l’une de l’autre que peuvent l’être les centaines de milliers de galaxies. On ne peut jamais découvrir la plénitude de Christ par le seul  lobe frontal du cerveau. La foi chrétienne est rationnelle, mais elle est aussi un mystère. Le remède à une grosse tête est un gros cœur.

 

Jésus n’a pas laissé Ses disciples avec des notes sur une théologie systématique. Il les a laissés avec un souffle et un corps. Jésus n’a pas laissé Ses disciples avec un système de croyance cohérent et clair expliquant comment aimer Dieu et les autres. Jésus donne à Ses disciples des blessures à toucher et des mains pour guérir.


Jésus n’a pas laissé Ses disciples avec des croyances intellectuelles ou avec une façon de voir le monde chrétien. Il les a laissés avec une foi relationnelle. Les chrétiens ne suivent pas un livre. Ils suivent une Personne, et ces livres inspirés que nous appelons la «Sainte Bible» sont ce qui nous aide le mieux à suivre cette Personne. La Parole écrite est une carte qui nous mène à la Parole vivante. Comme Jésus l’a dit lui-même: «Moïse… a parlé de moi dans ses livres.»


La Bible n’est pas la destination, c’est une boussole qui pointe vers Christ, l’étoile polaire céleste. La Bible n’offre pas de plan ou un modèle pour vivre. La «Bonne Nouvelle» n’était pas une nouvelle liste de lois ou de principes éthiques ou un plan nouveau et meilleur. La «bonne nouvelle» était l’histoire de la vie d’une personne, telle qu’on la retrouve dans le Credo des Apôtres. Le Mystère de la foi proclame cette histoire: «Christ est mort, il est ressuscité, et Il reviendra !» Le sens du Christianisme ne se trouve pas dans une allégeance à des doctrines théologiques complexes, mais dans un amour passionné pour une façon de vivre dans le monde qui se résume à suivre Jésus, qui a enseigné que l’amour est ce qui fait de la vie un succès… et non la richesse,  la santé ou autre chose : seulement l’amour. Et Dieu est amour.


9. Seul Jésus peut capturer et transformer le vide qui est au cœur de l’Eglise. JésusChrist ne peut pas être séparé de Son Eglise. Même si Jésus est distinct de Son Epouse, il n'est pas séparé d'elle. Elle est en fait Son propre Corps sur la terre. Dieu a choisi d'investir tout pouvoir, toute autorité et la Vie dans le Christ vivant. Et Dieu, dans le Christ, n'est connu complètement que dans et à travers Son Eglise. (Comme Paul a dit:

"La sagesse infiniment variée de Dieu - qui est Christ – est révélée à travers l’ekklesia».)


La vie chrétienne n’est donc pas un chemin individuel. C’est un chemin collectif.

Connaître Christ et Le faire connaître n’est pas une aventure individuelle. Ceux qui insistent pour voler en solo seront ramenés sur terre… dans un crash. Christ et Son église sont donc intimement liés et connectés. Ce que Dieu a uni, que personne ne le sépare. Nous avons été créés pour la vie avec Dieu; notre seule joie se trouve dans la vie avec Dieu. Et le plaisir de Dieu s’y trouve aussi.


10. Dans un monde qui chante «Qui est Jésus ?» et une Eglise qui chante, «Soyons tous comme Jésus»,  qui chantera de tous ses poumons « Oh! Combien nous aimons Jésus?»

Si Jésus peut ressusciter d’entre les morts, nous pouvons au moins nous lever de nos lits, sortir de nos fauteuils et nos bancs, et répondre à la vie du Seigneur ressuscité en nous joignant à Jésus dans ce qu’Il fait dans le monde. Nous appelons les uns et les autres à se joindre à nous, non pour nous isoler nous-mêmes de la planète, mais pour planter nos pieds plus fermement sur cette terre pendant que nos esprits sont dans les cieux avec Dieu. Nous ne sommes pas de ce monde, mais nous vivons dans ce monde pour les intérêts et les droits du Seigneur. Nous, collectivement en tant qu’ ekklesia de Dieu, sommes Christ dans le monde et pour ce monde.


Puisse Dieu avoir un peuple sur la terre qui soit un peuple de Christ, par le Christ, et pour le Christ. Un peuple de la Croix. Un peuple qui soit consumé par la passion éternelle de Dieu, qui est que son Fils soit Prééminent, Suprême, et la Tête au-dessus de toutes choses visibles et invisibles. Un peuple qui a découvert le Tout-puissant en voyant Son Fils glorieux. Un peuple qui souhaite ne connaître que Christ et Christ crucifié, et abandonner toute autre chose. Un peuple qui s’attache à Ses profondeurs, qui découvre Ses richesses, qui touche Sa Vie, qui reçoit Son Amour, qui LE fait connaître aux autres dans toute Sa gloire insondable.


Nous sommes probablement en désaccord sur plusieurs choses, ecclésiologie, eschatologie, sotériologie, sans mentionner l’économie, la globalisation et la politique.

Mais dans nos 2 livres les plus récents - From Eternity to Here et So Beautiful – nous avons fait sonner une même trompette. Ces livres sont les manifestes de ce Manifeste.

Ils présentent chacun la vision qui a capturé nos cœurs et que nous voulons donner au Corps du Christ, «je sais une chose» (Jn.9: 25) qui est la seule chose qui nous unit tous: JESUS LE CHRIST.

Les chrétiens ne suivent pas le christianisme, les chrétiens suivent le Christ.

Les chrétiens ne prêchent pas eux-mêmes, les chrétiens proclament Christ.

Les chrétiens ne dirigent pas les gens vers des valeurs fondamentales; les chrétiens dirigent les gens vers la Croix.


 Les chrétiens ne prêchent pas sur le Christ: les chrétiens prêchent le Christ.


Il y a plus de 300 ans, un pasteur allemand a écrit un hymne autour du Nom au-dessus de tous les noms.


Le voila:


Vous demandez-vous quelle est cette chose merveilleuse que je sais, Qui me ravit

tant et m’émeut ?

Quelle est la récompense que je gagne ?

Qui est le nom dans lequel je me glorifie ?

Jésus-Christ le crucifié.

Ceci est la chose merveilleuse que je sais;

Ceci me ravit tellement et m’émeut:

La foi en celui qui mourut pour sauver,

Celui qui triompha de la tombe,

Jésus-Christ, le crucifié.

Jésus Christ – le crucifié, le ressuscité, celui qui est sur le trône, qui est triomphant, le

Seigneur vivant. Il est Celui que l’on recherche, notre passion, et notre vie. Amen.

 


Traduction par Tommy http://www.tommyab.wordpress.com

Révisé par Philippe http://connaitrechrist.net

 

Source : http://www.maranatha77.com/texte.php?id=260


 


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16 janvier 2012 1 16 /01 /janvier /2012 14:02

98 raisin jean14-4

Chip Brodgen www.connaitrechrist.net

 

 

J’ai compris que la Branche ne peut pas porter de fruit à moins qu’elle ne soit greffée sur la Vigne.

« En vérité je vous le dis, je suis la Porte. Si quelqu’un entre par Moi, il sera sauvé; il entrera et il sortira, et il trouvera des pâturages. Le voleur ne vient que pour dérober, égorger et détruire; moi, je suis venu afin que les brebis aient la vie, et qu’elles soient dans l’abondance. Je suis le Bon Berger. Le Bon Berger donne sa vie pour ses brebis ». (Jean 10: 9-11)

 


Sommes-nous prêts à entrer plus profondément dans ce que nous lisons, au delà de l’explication simple de ce que dit Jésus ici?

 


La « parole de foi », le « dîtes le, proclamez-le » du monde, a toujours pris « la vie abondante » du verset 10 pour expliquer que Dieu est venu pour nous donner « la vie abondante » de ce monde : l’ argent et tout ce qu’il peut acheter. Il s’agit pour eux de la preuve écrite de la prospérité, des choses matérielles. Je sais qu’il s’agit d’une extrapolation. Il est difficile de comprendre comment les gens peuvent isoler ce verset du reste du chapitre et enseigner de cette manière, mais les personnes charnelles se débrouillent pour enseigner cela et y croient. C’est pourquoi, l’homme naturel ne peut recevoir les choses de l’Esprit, car c’est spirituellement qu’on en juge.

 


Allons plus profondément. « Le Bon Berger donne Sa Vie pour les brebis ». Evidemment dans un sens, le sens le plus communément accepté, Jésus parle de sa propre mort sur la croix. Il donne Sa vie pour les brebis, elles peuvent ainsi être sauvées. Je pense que ceci est la lecture simple de cette phrase. Je ne dis pas que c’est faux. Mais n’y a t’il pas une dimension plus profonde ici? Et bien si, je le crois vraiment, parce que voyez-vous le verbe est au présent : Le Bon Berger DONNE Sa Vie. S’Il se référait seulement à sa mort sur la croix, il aurait dit plutôt « Le Bon Berger DONNERA Sa Vie pour les brebis ». Et maintenant puisqu’Il est déjà mort sur la croix, ce serait pour nous le passé.

 


Mais Il a dit: « Le Bon Berger DONNE Sa Vie ». C’est au temps présent, c’est toujours le présent. Il est toujours le Bon Berger. Nous somme toujours Ses brebis. Et donc Il donne toujours Sa Vie. De quelle manière La donne-t-Il? Est-il crucifié en permanence? Non ça c’est le naturel. Quelle est l’implication spirituelle? Il donne Sa Vie pour que nous puissions avoir la même vie. Et parce qu’Il EST la Vie, cette Vie est une vie abondante qui amène à porter des fruits spirituels.
Comme le Bon Berger donne Sa Vie pour les brebis, de même la Vraie Vigne donne Sa Vie pour ses Branches. Voyez-vous le lien? C’est la même chose. C’est exactement la même chose. Le Bon Berger donne Sa Vie pour les brebis, la Vraie Vigne donne Sa Vie pour les Branches. Cette Vie, qu’Il donne n’a pas pour but de rendre ma vie meilleure, elle est donnée pour que je puisse changer complètement ma vie, et me reposer sur la Vie d’Un autre.

 


Il y a deux aspects, deux faces dans cette glorieuse vérité. Tour d’abord JE SUIS EN CHRIST, ensuite CHRIST EST EN MOI. Si le premier point est vrai, et que je vie en Christ, alors le second suit automatiquement, Christ vit en moi. Il est en train de donner Sa Vie pour moi, continuellement. Nous appelons cela la vie échangée. C’est le moyen d’apprendre comment laisser Jésus vivre Sa vie au travers de moi.

 


C’est pourquoi le renoncement au Moi, caractérisé par la Croix, est tellement essentiel à la vie spirituelle. L’esprit de la chair est inimitié contre Dieu (Rom.8:7). La vie pour soi, est un obstacle à la Vie de Christ. Pourquoi? Parce que « Un homme ne peut servir deux maîtres » (Mt. 6:24).

 


Et ainsi nous avons Deux Règles Spirituelles Universelles dont nous avons discuté ailleurs: la Loi de la Croissance et la Loi de la Décroissance basée sur Jean 3: 30 « Il faut qu’Il croisse ». Ca c’est le premier principe. C’est une loi spirituelle que Jésus doit grandir. Mais il y a quelque chose qui entrave, quelque chose qui résiste à cette croissance de Jésus. Notre brisement est le second principe « Je dois diminuer ». Moi, Moi même, et le je, l’Ego. Je dois diminuer pour que Christ grandisse.
Cela entraîne des implications globales et des applications universelles, que nous laissons entrer dans notre vie quotidienne. Faisons en une question personnelle. Cela signifie d’une manière très pratique, que lorsque je deviens un disciple de Jésus, j’entame un Chemin dans lequel j’apprends comment dépendre de la vie de quelqu’un d’Autre, et pour vivre cette voie, je dois abandonner le mode de vie auquel je suis habitué, basé sur mes pensées, mon esprit, ma volonté, mes opinions, ma compréhension.

 


Tout ce qui se rapporte au « moi » est très limité. En tant que disciple de Jésus, j’apprends simplement à quel point « je » ne suis pas digne de confiance, et je prends de plus en plus conscience de mon besoin de dépendre de la Vie de Christ, CHRIST EN MOI, L’ESPERANCE DE LA GLOIRE, (Col.1:27). Il n’y a pas d’espoir en moi. « Je sais » dit Paul, « Qu’en moi (c’est à dire dans ma chair) il ne se trouve rien de bon » (Rom.7:18). C’est ici la clé. Il y a là un homme qui commence à grandir spirituellement. Il a appris quelque chose « JE SAIS ». Comment le sait-il? Au travers de nombreuses tentatives, de souffrances, de problèmes, d’erreurs et de difficultés il a appris a ne plus dépendre de lui-même.

 


Dans Philippiens, Paul dit: « 
Car les circoncis, c’est nous, qui rendons à Dieu notre culte par l’Esprit de Dieu, qui nous glorifions en Jésus-Christ, et qui ne mettons point notre confiance en la chair. » Pas de confiance dans la chair, pourquoi? Parce que Jésus a dit que la chair est faible. La chair est faillible. La chair est limitée. Je sais que la chair semble être puissante et que vous pensez pouvoir tout faire. Il semble parfois plus simple de passer la vitesse et de faire ce qui semble droit; faire bouger les choses. C’est trop long d’attendre Dieu (disons-nous) pour connaître la pensée de l’Esprit, pour simplement observer et prier et supporter en Christ. Mais ça c’est le langage de personnes immatures, de bébés. Les personnes spirituellement mûres ont perdu toute confiance dans la chair, dans leur capacité à faire quoique ce soit en dehors de Jésus.

 


Maintenant je vais simplement partager avec vous
le secret de la dépendance. Cela veut dire n’avoir aucune confiance dans la chair, il faut plutôt attendre la Vie de l’Autre pour avancer. Ayez toujours cette position. Permettez toujours au Seigneur de conduire, de prendre l’initiative, de travailler et ne faites rien par vous même. Cela semble plus facile à dire qu’à faire, n’est ce pas? Quelle bataille il y a là! La chair ne veut pas diminuer. Mais puisque je diminue, Christ Lui grandit. Dit autrement, la mesure de Christ chez une personne augmentera proportionnellement à la diminution de sa vie pour lui même.

 


Comment cela arrive t’il? Cela arrive tranquillement, naturellement, tandis que nous continuons à nous cogner la tête contre les mêmes situations impossibles, les mêmes péchés rebelles, les mêmes difficultés et déceptions, encore et encore, et finalement nous en arrivons à cette position ou Paul disait « Je sais qu’en moi (c’est à dire dans ma chair, le Moi,) il n’y a rien de bon, je n’ai plus confiance en ma chair. J’ai compris que la Branche ne peut pas porter de fruit à moins qu’elle ne soit greffée sur la Vigne. C’est pourquoi je me suis attaché au Seigneur, et je Lui fait confiance pour m’élever, pour faire un miracle, pour faire ce que je ne peux faire par moi même ». Ca c’est la maturité spirituelle.
Maintenant Jésus peut faire quelque chose, et Il prend les commandes là où nous les avons abandonnées.

 

www.maranatha77.com/

 


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6 janvier 2012 5 06 /01 /janvier /2012 14:15

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by David Wilkerson |

« Car l’Eternel porte le nom de Jaloux, il est un Dieu jaloux » (Exode 34 : 14).

 

 

Oui, il nous est possible de provoquer sa jalousie : « Voulons-nous provoquer la jalousie du Seigneur ? » (1 Corinthiens 10 : 22). Paul demande : « Tu as témoigné que tu l’aimes. Tu as même pris son nom. Cependant, quelqu’un ou quelque chose d’autre a-t-il volé ton cœur ? »
Tu peux dire que tu aimes Jésus, tu peux aller à l’église à chaque fois que les portes sont ouvertes. Mais le recherches-tu quand tu as du temps à toi ?


Combien de livres, de magazines et de journaux dévores-tu ? Combien d’émissions de télé et de radio retiennent ton attention et pourtant tu ne penses jamais à passer du temps avec Christ ?


Les prédicateurs recherchent dans leur Bible pour leurs sermons. Les enseignants de l’école du dimanche l’étudient pour préparer leurs leçons. Mais pourquoi ne la lisons-nous pas dans nos temps de loisirs pour être rafraîchis par notre Seigneur ? Pourquoi ne l’ouvrons-nous pas pour apprendre d’avantage sur lui, pour l’aimer ?


La Bible est Jésus, la Parole même de Dieu ! C’est la pleine révélation de son cœur, rien de ce qui le concerne n’est masqué dans la Bible. Je pense que si tu l’aimais réellement, si tu attendais de passer l’éternité avec Lui comme son Epouse, alors tu désirerais apprendre tout ce qu’il est possible d’apprendre sur Lui !


Notre Dieu soupire après nous, voulant notre temps et notre attention. Cependant, il nous voit passer tout notre temps avec d’autres gens et d’autres choses et cela le rend jaloux ! Le jour vient où sa jalousie « s’allumera » contre ceux qui se sont tournés vers de vaines idoles (Deutéronome 29 : 20). Cela éclatera dans les flammes du jugement !


Bien-aimé, quand ce jour viendra, je sais que tu veux que Jésus te prenne la main et te murmure « Enfin, nous sommes ensemble ! Tu m’as tellement désiré. Tu m’as donné le meilleur de ta vie, de ton temps, de ton attention. Viens maintenant, soyons un ! »


Comment tiendras-tu devant lui en ce jour-là ? Tout dans ce monde va être consumé. Mais qu’en est-il de ton intimité avec Lui ? Seras-tu capable de te tenir devant lui, en sachant que tu t’es séparé du monde et que tu as proclamé vouloir le connaître ?


Source : http://www.worldchallenge.org/


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30 décembre 2011 5 30 /12 /décembre /2011 11:35

59 arbres matt10-30

 

La crise est mondiale. Mais est-ce que ton coeur est dans le repos du Seigneur Jésus ? Ne parle pas de la crise de 2011 qui va s’aggraver en 2012. Parle le langage de la Vérité... Et Il vit en toi (si ton coeur s'est ouvert à sa révélation par l'action du Saint-Esprit)... Son Nom est Jésus-Christ... Il revient très bientôt chercher son Epouse.

Cet article de David Wilkerson est bien à propos en cette fin d’année 2011. 

 

 

par David Wilkerson

 

Source : http://www.worldchallenge.org/fr/node/16118?src=devo-email

 

« Ne dis pas : D'où vient que les jours passés étaient meilleurs que ceux ci ? 
Car ce n'est point par sagesse que tu demandes cela » 
(Ecclésiaste 7 : 10).

Les années 90 ont-elles vraiment été celles de la gaieté ?
Les années 20 ont-elles vraiment été celles de l’innocence ? 
Y-a-t-il déjà eu de bons jours par le passé ? 
Ne le demande pas !
Ce n’est pas sage,
Devant celui qui sait ce qui est bon pour l’homme
Dans cette vie.
Ne parle pas des temps joyeux,
Car le coeur des sages est 
Dans la maison du deuil,
 
Mais le coeur des insensés dans la maison de gaieté.
Ne parle pas des années passées à chanter et danser,
Car mieux vaut entendre la réprimande du sage 
Que pour un homme entendre le chant des insensés.

Ne parle pas des jours où la loi et l’ordre régnaient,
Car il y a un temps où un homme domine sur 
un autre
Pour son propre malheur.
Ne parle pas des jours où le travail était honnête,
Car tout le travail d’un homme est pour sa bouche,
Et cependant son appétit n’est pas satisfait. 

Ce jour est le nôtre.
C'est pourquoi je considère qu’il n’y a rien de meilleur
Que l’homme se réjouissant de son propre travail,
Car c’est une portion de vie.
Qui l’amènera à voir
Ce qui sera après lui ?
Nos jours seront enviés 

Par ceux de demain.

http://www.maranatha77.com/texte.php?id=204

 

 


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26 décembre 2011 1 26 /12 /décembre /2011 09:27

Bible lumière2

De Jérôme Prekel : http://www.lesarment.com/

 

Beaucoup confondent l’amour de la vérité avec la traque de l’erreur et la condamnation du mensonge.

Adopter une posture qui sanctionne tout ce qui est faux ou approximatif est à la portée de tout le monde. Il suffit de connaître la Bible, d’absorber le fruit de la connaissance du bien et du mal, et n’importe qui peut s’asseoir au siège du jugement. C’est presque une question de mécanique. Wesley disait que le diable connaît parfaitement la vérité, mais qu’il ne l’aime pas. Il peut invoquer tous les versets imaginables mais lui-même s’en tient éloigné. Notre christianisme doit impérativement dépasser cette dimension.

L’amour de la Vérité est un fardeau. On entend dire parfois que la Vérité est une personne, et que cette personne est Christ : celui qui aime la vérité ne serait donc pas celui qui maîtrise un concept, mais qui s’inscrit dans une relation personnelle et vivante, dans laquelle on ne permet pas à ses propres pensées d’aller au-delà de ce qui est écrit. On ne devrait pas se battre pour la vérité, mais pour Christ. C’est la ligne directrice qui parcourt l’ensemble du livre des Actes des apôtres.

Certains chrétiens manient la vérité comme une faux. La Vérité ne se manie pas, elle n’est pas un instrument à notre service, mais c’est nous qui sommes l’instrument de Christ. Et pour devenir un instrument fidèle, il nous faudra venir à une soumission librement consentie — souvent par le chemin du brisement de la volonté propre — afin que la chair ne vienne pas empiéter dans le service, et ne se crée son propre ministère de la justice.

C’est Christ que nous sommes appelés à manifester, pas la vérité.C’est Christ que nous avons vocation d’incarner en premier, pas la Justice ou la puissance, comme les ouvriers d’iniquité en découvriront l’amère dimension[1]. Connaître la vérité est une chose, mais la Bible démontre que connaître Christ est un appel plus élevé. Parce que connaître Christ, c’est non seulement être en contact avec la Vérité, mais également avec la Grâce, et la Justice. La vraie Justice.

Nous voyons dans les lettres aux églises de l’Apocalypse que l’aboutissement des choses, c’est d’être un vainqueur … mais de quoi ? C’est Christ qui a tout surmonté et tout vaincu. Peut-être l’appel à être vainqueur est-il cet état où nous déployons notre zèle et notre énergie pour nous approprier Christ, de saisir Christ, de demeurer en Christ, dans sa vie, toute la dimension de la vérité, pour vivre toutes choses avec, par Lui et pour Lui. C’est le contraire de la religion, qui consiste à amener, à faire descendre Dieu dans l’humain, pour élever ce dernier à la hauteur du divin : c’est le péché de la divinisation de la créature, qu’on retrouve dans la chute de satan[2]. Telle est la finalité que le Saint-Esprit ne permettra pas : Il ne donnera pas sa gloire à un autre que Christ. C’est lui qui est l’oméga, et non ma personne, fut-elle remplie de l’Esprit. Le temple n’est pas plus grand que Celui à qui il est dédié.

Le véritable amour de la Vérité consiste à aimer que cette vérité développe ses effets en nous-mêmes. Afin que la vérité s’installe – s’inscrive – dans l’homme intérieur[3]. Parfois la vérité a des exigences auxquelles nous savons ne pouvoir satisfaire : elle va trop loin, descend trop profond, projette une lumière trop pure. C’est que nous sommes entrés dans la dimension divine de l’œuvre de sanctification, à un niveau où nous ne pouvons rien accomplir, sinon de dire « Viens, Seigneur Jésus », prends cette place que je t’abandonne, que ton règne vienne dans toute ma vie, sois souverain sur toutes choses, le Seigneur de ma liberté.

Il est nécessaire d’entrer dans ces réalités douloureuses, coûteuses, et que la lumière soit partout chez elle en nous.

Personne en effet ne pourra combattre le mensonge (des autres) s’il n’est pas au clair sur le sien, sa propre capacité de se mentir à soi-même, sa propre corruption. Personne ne peut dénoncer les illusions des autres si les siennes ne lui sont pas apparues dans toute leur vanité. Personne ne peut véritablement contester contre le péché des autres s’il n’est passé par le brisement à cause du sien propre. C’est sans doute la raison pour laquelle on trouve beaucoup d’enseignants, mais peu de la présence de la puissance de l’Esprit de Vérité, Celui qui était avec Jean et qui amenait les foules à la repentance.

Qui connaît la véritable nature du cœur humain, et sa déchéance absolue et définitive ? Son besoin de Christ (et donc de salut) à chaque instant ? Qui connaît la corruption de la chair, l’irrecevabilité des œuvres mortes ? Qui, enfin, est entré dans la révélation que sa propre personne ne vaut pas mieux qu’une autre, n’est élevée au-dessus de quiconque ?

C’est celui-là qui sera qualifié par le Saint-Esprit pour entrer dans le combat pour l’amour de la Vérité.

 http://www.maranatha77.com/texte.php?id=200

 

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