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  • : TORRENTS D'AMOUR
  • : Torrents d'Amour coulant du coeur du Père en Jésus-Christ, la Parole faite chair qui a donné sa vie sur la Croix pour nous sauver de nos péchés. Il revient bientôt chercher son Epouse, l'Eglise, purifiée, sanctifiée, mise à part pour son Bien-Aimé.
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PREPARONS-NOUS, JESUS REVIENT BIENTÔT

N'AIMEZ POINT LE MONDE, NI LES CHOSES QUI SONT DANS LE MONDE. SI QUELQU'UN AIME LE MONDE, L'AMOUR DU PERE N'EST POINT EN LUI; CAR TOUT CE QUI EST DANS LE MONDE, LA CONVOITISE DE LA CHAIR, LA CONVOITISE DES YEUX, ET L'ORGUEIL DE LA VIE, NE VIENT POINT DU PERE, MAIS VIENT DU MONDE. ET LE MONDE PASSE, ET SA CONVOITISE AUSSI; MAIS CELUI QUI FAIT LA VOLONTE DE DIEU DEMEURE ETERNELLEMENT. 1 Jean 2:15-17.

26 août 2013 1 26 /08 /août /2013 20:38

"La paix n'est pas une formule religieuse :"grâce et paix", "que la paix soit avec vous" etc. La religion utilise les mots qui n'ont pas de puissance pour transformer les vies" (Vincent Esterman).

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18 août 2013 7 18 /08 /août /2013 17:40

"Si quelqu'un veut venir après moi, qu'il renonce à lui-même, qu'il se charge chaque jour de sa croix, et qu'il me suive." Luc 9:23

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10 juillet 2013 3 10 /07 /juillet /2013 14:02

Le vrai chrétien est engagé dans une guerre totale contre le péché et le diable. Nous sommes appelés à vivre une vie séparée et sainte pour la gloire de Dieu. http://illbehonest.com/french/

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7 juin 2013 5 07 /06 /juin /2013 15:50

Paul Washer exhorte les jeunes à se donner entièrement à Christ et de vivre pour Lui et Lui seul!

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30 mai 2013 4 30 /05 /mai /2013 18:09

Pasteur L. Guyot

Dans la vie ordinaire, l'intimité concerne l'être secret d'une personne, la partie très profonde, son être intérieur. Être intime avec quelqu'un c'est être lié, étroitement uni dans une relation d'âme à âme, une communion. Deux amis sont ensemble, à l'écart des autres, pour parler, échanger, ou simplement marcher en silence l'un près de l'autre. L'intimité c'est le temps des confidences, de la communion profonde, de la communion de deux âmes qui s'aiment et aiment être ensemble. C'est un temps mis à part, un lieu à l'écart.

Abraham a été appelé "l'ami de Dieu".

En lisant les récits de sa relation avec Dieu, nous nous rendons compte combien ils étaient proches. Abraham savait comment rester près de Dieu. Il passait du temps à méditer. Sous les chênes de Mamré, sortant à l'écart.

Le mot hébreu utilisé dans le passage d'Ésaïe concernant Abraham : "Abraham que j’ai aimé!" Esaïe 41:8, a pour signification " affection " et " intimité ".

En grec, le mot "ami" utilisé par Jacques "il fut appelé ami de Dieu", signifie : "cher ", " associé intime ". Les deux sous-entendent une intimité profonde et partagée : Jacques.2:23.

L'apôtre Jean, "l'apôtre que Jésus aimait", était intime avec Jésus et il recevait ses confidences.

Les prophètes sont particulièrement concernés par l'intimité avec Dieu, car ils doivent recevoir de lui la parole qu'ils transmettent.

Nous découvrons cela dans la Bible, lorsque l'Éternel leur adresse sa Parole. Il leur révèle des choses secrètes.

Les qualités d'un prophète de Dieu sont la disponibilité, la sensibilité et l'intégrité. Mais c'est surtout sa relation intime avec Dieu : il se tient auprès de Lui, tendant attentivement l'oreille pour recevoir ses confidences.

Jésus est le meilleur modèle d'intimité avec Dieu.

"Quand Jésus eut renvoyé la foule, il monta sur la montagne, pour prier à l’écart; et, comme le soir était venu, il était là seul." Matthieu 14:23.

"Vers le matin, pendant qu’il faisait encore très sombre, il se leva, et sortit pour aller dans un lieu désert, où il pria." Marc 1:35

Jésus recherchait les moments d'intimité avec son Père, seul avec Lui et c'est dans ces moments que le Père lui montrait ce qu'il devait faire et lui disait ce qu'il devait dire.

L'intimité avec Dieu nous rend sensibles à ses sentiments, ses désirs, sa volonté, à son cœur.

L'intimité avec Dieu est spirituelle.

C'est le temps de la prière, parfois silencieuse, les paroles adressées au Père ou simplement les soupirs de l'âme.

C'est aussi le temps de la méditation, concernant les paroles de Dieu que nous avons entendues ou lues.

C'est encore le temps du silence dans sa présence, afin de le laisser nous envelopper et nous remplir de lui-même.

En ton sein, le Seigneur, ton Dieu, est un héros sauveur ; il fera de toi sa plus grande joie ; il gardera le silence dans son amour ; il poussera des cris d’allégresse à ton sujet. Sophonie 3:17

Nous l'avons compris, l'intimité avec Dieu demande d'y consacrer du temps et de l'isolement. Et cela, personne ne peut le faire à notre place.

Notre problème c'est que nous sommes toujours trop occupés, trop pressés. Nous avons toujours trop à faire et nous nous rendons compte que ce que nous faisons, ce sont nos propres œuvres.

Comme Jésus était en chemin avec ses disciples, il entra dans un village et une femme, nommée Marthe, le reçut dans sa maison. Elle avait une sœur, nommée Marie, qui, s’étant assise aux pieds du Seigneur, écoutait sa parole. Marthe, occupée à divers soins domestiques, survint et dit:

"Seigneur, cela ne te fait-il rien que ma sœur me laisse seule pour servir? Dis-lui donc de m’aider. Le Seigneur lui répondit: Marthe, Marthe, tu t’inquiètes et tu t’agites pour beaucoup de choses. Une seule chose est nécessaire. Marie a choisi la bonne part, qui ne lui sera point ôtée." Luc 10.38/42.

Si nous voulons entendre Dieu, connaitre sa pensée, être son confident, il nous fut prendre du temps pour rester dans sa présence, à écouter.

Dans la vie ordinaire, l'intimité c'est une situation de tête à tête avec une personne, soit pour une conversation ou simplement être en présence, en dehors d'autres personnes.

Deux amis sont ensemble, à l'écart des autres, pour parler, échanger, ou simplement marcher en silence l'un près de l'autre.

L'intimité c'est le temps des confidences, de la communion profonde, de la communion de deux âmes qui s'aiment et aiment être ensemble.

Le Seigneur confie son secret à ses fidèles, il les instruit des devoirs de l’alliance. Psaumes 25:14

C'est un temps mis à part, un lieu à l'écart.

Jésus est le meilleur modèle d'intimité avec Dieu.

Quand Jésus eut renvoyé la foule, il monta sur la montagne, pour prier à l’écart; et, comme le soir était venu, il était là seul. Matthieu 14:23

Vers le matin, pendant qu’il faisait encore très sombre, il se leva, et sortit pour aller dans un lieu désert, où il pria. Marc 1:35

Jésus recherchait les moments d'intimité avec son Père, seul avec Lui et c'est dans ces moments que le Père lui montrait ce qu'il devait faire et lui enseignait ce qu'il devait dire.

L'intimité avec Dieu est spirituelle.

  • C'est le temps de la prière, parfois silencieuse, les paroles adressées au Père ou simplement les soupirs de l'âme.
  • C'est aussi le temps de la méditation, concernant les paroles de Dieu que nous avons entendues ou lues.
  • C'est encore le temps du silence dans sa présence, afin de le laisser nous envelopper et nous remplir de lui-même.

Nous l'avons compris l'intimité avec Dieu demande d'y consacrer du temps et de l'isolement.

Et cela personne ne peut le faire à notre place.

Notre problème c'est que nous sommes toujours trop occupés, trop pressés.

Nous avons toujours trop à faire et nous nous rendons compte que ce que nous faisons, ce sont nos propres oeuvres.

Comme Jésus était en chemin avec ses disciples, il entra dans un village, et une femme, nommée Marthe, le reçut dans sa maison.

Elle avait une sœur, nommée Marie, qui, s’étant assise aux pieds du Seigneur, écoutait sa parole.

Marthe, occupée à divers soins domestiques, survint et dit: Seigneur, cela ne te fait-il rien que ma sœur me laisse seule pour servir? Dis-lui donc de m’aider.

Le Seigneur lui répondit: Marthe, Marthe, tu t’inquiètes et tu t’agites pour beaucoup de choses.

Une seule chose est nécessaire. Marie a choisi la bonne part, qui ne lui sera point ôtée. Luc 10.38/42

Enfin voici pour conclure, les paroles du Seigneur lui-même :

Apocalypse 3:20 Voici, je me tiens à la porte, et je frappe. Si quelqu’un entend ma voix et ouvre la porte, j’entrerai chez lui, je souperai avec lui, et lui avec moi.

Un souper en tête à tête avec le Seigneur, quelle merveilleuse réalité de l'intimité qu'il désire partager avec nous.

Il y a une chose absolument indispensable qui doit être établie avant de faire quoique ce soit, c'est la pensée de Dieu révélée dans son intimité. Il est écrit que le secret intime de Dieu est pour ses amis.

Le secret de l’Éternel est pour ceux qui Le craignent, et Il leur fera connaître son alliance. Psaumes 25:14

Le prophète Daniel est appelé "un bien aimé" de Dieu qui lui révélait ses secrets.

Alors le secret fut révélé à Daniel dans une vision pendant la nuit. Et Daniel bénit le Dieu des cieux. Daniel 2:19

Je parlais encore dans ma prière, quand l’homme, Gabriel, que j’avais vu précédemment dans une vision, s’approcha de moi d’un vol rapide, au moment de l’offrande du soir.

Il m’instruisit, et s’entretint avec moi. Il me dit: Daniel, je suis venu maintenant pour ouvrir ton intelligence.

Lorsque tu as commencé à prier, la parole est sortie, et je viens pour te l’annoncer; car tu es un bien-aimé. Daniel 9.21-23

Jésus dit que parce que ses disciples sont ses amis, il leur fait connaitre certaines choses:

Je ne vous appelle plus serviteurs, parce que le serviteur ne sait pas ce que fait son maître; mais je vous ai appelés amis, parce que je vous ai fait connaître tout ce que j’ai appris de mon Père. Jean 15.15

Le Seigneur Jésus, nous montre l'exemple. Il passait beaucoup de temps dans l'intimité de son Père, parfois des nuits entières et c'est dans ces moments qu'il recevait les confidences de Dieu.

En ce temps-là, Jésus se rendit sur la montagne pour prier, et il passa toute la nuit à prier Dieu.

Quand le jour parut, il appela ses disciples, et il en choisit douze, auxquels il donna le nom d’apôtres. Luc.12-13

Imaginons un peu ce temps très particulier où Jésus s'entretien avec son Père du choix de ses disciples et considérons que ce n'est pas exceptionnel entre le Père et son fils Jésus, mais possible pour tous ceux qui aiment se tenir dans la présence de Dieu qui est aussi notre Père céleste.

Puissions-nous être attirés vers le Seigneur, par un désir de plus en plus grand de sa présence intime, dans un vrai sentiment d'affection envers Lui : aimer non seulement ses bénédictions, mais aimer Dieu lui-même.

Source : http://www.pasteurweb.org

L’intimité avec Dieu
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21 mai 2013 2 21 /05 /mai /2013 14:23

L’adversaire de Dieu ne veut pas que l’homme comprenne le simple message de l’Evangile. Son plan est de séduire le monde. S’il peut aveugler la foule sur le véritable sens du salut ou la convaincre que ce qu’elle croit est bien l’Evangile, alors qu’il n’en est rien, son stratagème aura réussi.

Il est donc urgent de préciser, selon la Parole immuable de Dieu, ce qu’est un vrai chrétien, en opposition à cette nouvelle définition falsifiée du chrétien adoptée par de nombreux milieux évangéliques postmodernes comme nous venons de l’examiner dans le précédent chapitre.

Selon les Evangiles et l’enseignement de Jésus-Christ, seul le qualificatif de disciple peut définir ce qu’est un chrétien biblique et authentique. Pour Jésus, uniquement le disciple a les qualifications du véritable chrétien. Rien, absolument rien ne doit donc nous faire dévier de cette définition, et par conséquent de l’objectif qui nous est imposé par notre Maître.

En effet, l’ordre de Jésus à la fin de l’Evangile de Matthieu est clair et direct : « Allez donc, faites des disciples dans toutes les nations… » (Mt 28:19). Toute la construction de cette phrase dans le texte original est concentrée non sur une option, mais sur un ordre : celui de faire des disciples. Pour Jésus la priorité était la qualité et non la quantité. 

Le but de toute évangélisation devait être de faire des disciples de Jésus, et non des « mystiques », de simples « croyants », des « membres » de telle ou telle église ou de se contenter de cartes de « décisions ». Les apôtres devaient être conscients et convaincus de cette exigence fondamentale.

Ce sont donc des disciples que Jésus recherche et rien d’autre. Il n’existe point de substitut à cette responsabilité. C’est une tâche solennelle qui demande un engagement total. Jésus ne veut pas de demi-mesure, de compromis ou d’un évangile au rabais qui ne change pas radicalement la personne, mais la laisse perpétuellement insatisfaite et dans l’illusion, et pire encore, ouverte à toutes les erreurs et contrefaçons spirituelles.

La Bible nous avertis d’ailleurs sérieusement des imitations du diable dans le domaine spirituel et tout particulièrement dans la prédication de l’Evangile.

Le diable possède en effet dans ses rangs ses faux apôtres (2 Co 11:13), des faux frères (2 Co 11:26) qui croient un faux évangile (Ga 1:6-9). Il encourage une fausse spiritualité (Ro 10:1-3) et même dirige une fausse église (Ap 2:9). Et le comble de tout, dans les derniers temps, il enverra un faux christ (2 Th 2:1-12).

Des multitudes de personnes séduites par un faux évangile

D’innombrables autres personnes sont aujourd’hui séduites par un faux évangile et ont donc une fausse espérance quant à leur salut. Elles se considèrent chrétiennes parce qu’elles sont nées de parents chrétiens ou qu’elles appartiennent à une religion de confession chrétienne. Mais elles n’ont jamais vérifié dans les Ecritures si ce qui leur a été enseigné concernant le salut était bien conforme à l’enseignement de Jésus et de ses apôtres.

La désillusion sera très grande un jour, car après la mort ce sera définitivement trop tard pour chercher à être sauvé. La Bible déclare catégoriquement : « Il est réservé aux hommes de mourir une seule fois, après quoi vient le jugement » (donc pas de seconde chance, ni de réincarnation, ni de purgatoire) (Hé 9:27).
S’il ne veut pas travailler en vain au sein de la grande confusion et de la séduction spirituelle des temps de la fin, le disciple de Jésus doit faire des recherches bibliques personnelles très sérieuses. Il sera alors à même d’enseigner clairement ce qu’est un vrai chrétien. 

Il ne peut y avoir de quiproquo ou de laisser-aller à ce sujet, car c’est une question de vie ou de mort, de salut ou de perdition, de ciel ou d’enfer.

L’apôtre Paul, un fidèle disciple de Jésus-Christ, nous rappelle qu’on ne peut plaisanter sur cette vérité. Il nous remet en mémoire les conséquences éternelles d’un tel esprit désinvolte et superficiel : « Je vous rappelle, frères, l’Evangile que je vous ai annoncé, que vous avez reçu, dans lequel vous avez persévéré, et par lequel vous êtes sauvés, si vous le retenez dans les termes où je vous l’ai annoncé ; autrement vous auriez cru en vain. Je vous ai enseigné avant tout, comme je l’avais reçu, que Christ est mort pour nos péchés, selon les Ecritures ; il a été enseveli, et il est ressuscité le troisième jour, selon les Ecritures » (1 Co 15:1-4).
D’après l’apôtre Paul nous pouvons donc croire en vain. Quelle tragique réalité ! Jésus a dit : « Allez donc, et faites des disciples… » Pourquoi ? Parce que selon Jésus, seul un disciple prend au sérieux son enseignement et accepte les conditions du salut qu’il est venu proclamer aux hommes. Il est par conséquent le modèle du vrai chrétien.

La puissance se trouve dans la Parole de Dieu et non dans des méthodes ou des programmes humains

Face à l’apostasie spirituelle grandissante des derniers temps, il est impérieux de rappeler les vérités fondamentales du SALUT qui ne sont malheureusement plus enseignées fidèlement dans beaucoup d’églises, voire même contestées, où l’on accorde souvent plus d’importance aux caprices de l’auditoire qu’au message biblique.

Ces églises, au lieu de transmettre exactement l’Evangile libérateur de notre Seigneur Jésus-Christ, sont fortement influencées par l’esprit du monde. Elles cherchent à s’adapter aux désirs de leurs auditeurs en prêchant un faux évangile égocentrique, dénaturé et frelaté, grandement imprégné par la « psychologie chrétienne » et des « pratiques mystiques » qui renient le péché, la repentance et la croix.

Le grand piège dans ces temps de la fin ne réside pas seulement dans l’absence de formation de véritables disciples, mais dans la définition complètement faussée du mot chrétien. Ainsi, des multitudes se croyant sauvées, ne le sont pas. Ces « chrétiens » de nom auront l’apparence de la piété mais renieront ce qui en fait la force (2 Ti 3:5).

Il est donc impératif de ne pas s’égarer dans ce domaine et de prêcher inlassablement les vérités du salut biblique. Elles seront contestées, voire même rejetées à la fin des temps (2 Ti 4:1-5).

N’oublions pas que la puissance dont nous avons besoin pour communiquer la vie spirituelle se trouve exclusivement dans la Parole de Dieu et non dans des techniques ou des programmes : « Car la Parole de Dieu est vivante et efficace (énergique), plus tranchante qu’une épée quelconque à deux tranchants, pénétrante… ; elle juge les sentiments et les pensées du cœur. Nulle créature n’est cachée devant lui, mais tout est nu et découvert aux yeux de celui à qui nous devons rendre compte (Hé 4:12,13). 

L’Esprit de Dieu utilise la Parole avant tout pour transformer les vies. Notre tâche est donc de la prêcher simplement, clairement, sans aucun compromis, car c’est elle seule qui éclaire et libère.

Prenons maintenant le temps d’examiner attentivement ce qu’est un vrai chrétien biblique, ainsi que les vérités de base du salut prêchées par Jésus et ses apôtres.

1. UN VRAI CHRETIEN est venu à Dieu en réalisant qu’il est un pécheur perdu

C’est précisément sur ce point précis que beaucoup trébuchent. Ils ne veulent pas admettre être pécheur aux yeux du Dieu trois fois saint, et que leurs péchés les rendent indignes d’être admis en sa présence. Cette attitude n’est pas surprenante car l’homme, un propre juste invétéré, refuse de reconnaître sa condition de pécheur. Si nous ne sommes pas pécheurs, pourquoi avoir besoin d’un Sauveur ?

Jésus a enseigné : « Ce ne sont pas ceux qui se portent bien qui ont besoin de médecin, mais les malades… Car je ne suis pas venu appeler des justes, mais des pécheurs à la repentance » (Mt 9:12,13). La vérité est que nous sommes tous pécheurs, et « perdus ». Jésus n’a-t-il pas dit qu’il était « venu chercher et sauver ce qui était perdu » (Lu 19:10). 

Selon la Bible, nous avons toujours été pécheurs, car « nous sommes pervertis dès le sein maternel » (Ps 58:4). Puis, peu après notre naissance, « nous étions tous errants comme des brebis, chacun suivant sa propre voie » (Es 53:6).

Esaïe le prophète, en présence du Dieu saint, s’est écrié, et nous pouvons le dire avec lui : « Malheur à moi ! Je suis perdu… » (Es 6:5). Cela signifie littéralement, « je suis séparé… », car le péché me sépare de Dieu. Et si nous sommes séparés, nous sommes donc « perdus » aux yeux de Dieu. En raison de cette réalité, nous avons besoin de nous repentir, c’est-à-dire de nous détourner une fois pour toutes de notre péché pour revenir à Dieu afin qu’il règle ce problème. 

Ce n’est pas une chose aisée pour des personnes respectables, bien éduquées, voire même religieuses d’admettre franchement qu’elles sont perdues et qu’elles ont besoin de se repentir.

Un jour, un homme est venu à une réunion d’évangélisation. Il était bouleversé, et avec une voix chargée d’émotion, il s’écria : « Pasteur, je suis perdu ! Pouvez-vous m’aider ? ». Ce fut vraiment un moment merveilleux dans sa vie parce que de lui-même, et par sa propre confession, il est venu à Dieu comme un pécheur perdu et repentant. C’est par cette porte étroite que chacun doit entrer s’il veut devenir un vrai chrétien. C’est le tout premier pas à franchir dans une vie chrétienne.

Avant de pouvoir être sauvé, il faut savoir et admettre que nous sommes perdus.

2. UN VRAI CHRETIEN a compris le véritable sens du sacrifice de Jésus sur la croix

« Aux grands maux, les grands remèdes ». Ce dicton populaire est plus que jamais vrai quant à la compréhension du sacrifice de Jésus sur la croix. A cause de l’extrême gravité du péché aux yeux de Dieu, il fallait un remède unique, parfait et exceptionnel pour résoudre ce problème millénaire.

Il n’existe qu’une seule personne dans toute l’histoire de l’humanité qui a pu régler définitivement ce problème : JESUS-CHRIST. Jean-Baptiste, tout au début de son ministère, voyant Jésus venir à lui, s’est écrié : « Voici l’Agneau de Dieu qui ôte le péché du monde » (Jn 1:29).

Jésus lui-même a annoncé clairement à ses disciples le but ultime de sa venue sur terre : « Car le Fils de l’homme est venu, non pour être servi, mais pour servir et donner sa vie en rançon pour plusieurs » (Mc 10:45).
L’apôtre Pierre, inspiré par le Saint-Esprit, nous révèle que Jésus est le sacrifice expiatoire choisi dès avant la création du monde, et manifesté à la fin des temps à cause de nous (1 Pi 1:19,20).

Il est aussi écrit de Jésus qu’il était saint, innocent, sans tâche, séparé des pécheurs, plus haut que les cieux … et parfait pour l’éternité (Hé 7:26-28). Il a aussi été tenté comme nous en toutes choses, sans commettre le péché (Hé 4:15). Jésus est le seul être humain parfait qui ait vécu sur la terre.

Il a même lancé un défi aux hommes religieux de son temps en leur déclarant : « Qui de vous me convaincra de péché ? » (Jn 8:46). Seul le Fils de Dieu, sans péché, pouvait faire de telles déclarations. Il était parfait dans toutes ses voies et sans aucun défaut de caractère. La vérité a toujours été sur ses lèvres. Il n’y avait aucune contradiction entre ses paroles et ses actes.

C’est pourquoi, étant sans péché, il a été choisi par Dieu pour être le Sauveur de tous les hommes. La Bible résume le message de l’Evangile en ces termes : « Car Dieu a tant aimé le monde qu’il a donné son Fils unique, afin que quiconque croit en lui ne périsse point, mais qu’il ait la vie éternelle » (Jn 3:16).

L’apôtre Pierre nous dévoile la signification de la croix lorsqu’il dit : « Christ a souffert une fois pour toutes, lui juste pour des injustes, afin de nous amener à Dieu » (1 Pi 3:18), et « que nous avons été rachetés par le sang précieux de Christ, comme d’un agneau sans défaut et sans tache » (1 Pi 1:18,19). 

Nous avons été rachetés. Que signifie le mot rédemption (en grec, apolutrosis) ? Il y a là une vérité biblique extraordinaire que tout chrétien doit connaître. C’est le rachat, la libération ou la délivrance, par le paiement d’une rançon, d’un esclave ou d’un prisonnier pour une dette qu’il est totalement incapable de payer. Il lui est par conséquent impossible de se libérer lui-même.

Le Nouveau Testament tout entier présente Jésus-Christ comme le rédempteur, et l’on peut dire que le christianisme est la religion de la rédemption. La rédemption comporte quatre vérités importantes.

1. Avant notre salut, nous étions esclaves et prisonniers. Nous étions tous esclaves du péché, de la mort, de la loi, de Satan sans aucun espoir de pouvoir nous libérer par nous-mêmes. Nous ne pouvions échapper à la mort spirituelle (la séparation d’avec Dieu) qui en était la terrible conséquence (Ro 6:23).

2. Jésus-Christ a payé la rançon pour notre libération parce que nous ne le pouvions pas nous-mêmes. Il l’a fait, mais à un grand prix, en versant son sang et en donnant sa vie sur la croix à notre place, lui le juste pour nous injustes (Mt 20:28 ; Mc 10:45 ; 1 Co 6:20 ; Ep 1:7 ; Tit 2:14 ; 1 Pi 1:18,19 ; 3:18).

3. Le message de la rédemption est un message de libération :

• Le racheté est libéré de la domination de Satan (Ac 26:18 ; Col 1:13)

Jésus ne nous a pas libérés de l’esclavage du péché pour nous faire errer ensuite sans but. Il nous a également transportés dans son royaume de lumière et a fait de nous des vainqueurs sur la puissance des ténèbres. Nous sommes maintenant dans le royaume de Jésus-Christ, sous son autorité, et cela dès le jour de notre conversion.

Nous n’avons pas à chercher à être libérés du pouvoir de Satan, nous le sommes déjà par la croix. « Nous avons été rachetés… » (1 Pi 1:18). Le temps est au passé. C’est un fait accompli. Notre part est de le louer et non de prier pour notre libération.

• Le racheté est libéré de la condamnation du péché (Ro 8:1)

Le mot « condamnation » a en grec le même sens que « jugement ». Le chrétien ne sera pas jugé par rapport à son salut, puisque Christ a déjà été jugé pour ses péchés sur la croix. 

Toutefois, en tant qu’enfant de Dieu, il sera un jour jugé en vue de recevoir ou non une récompense, lors de sa comparution devant le tribunal de Christ (2 Co 5:10).

• Le racheté est libéré du pouvoir du péché (Ro 6: 7,12,14,18). 

Cependant, cette libération de la domination du péché ne l’autorise en aucun cas à faire ce qu’il veut, car il est maintenant la propriété de Dieu. La libération du péché fait de lui un esclave volontaire de Dieu auquel il est maintenant soumis et obéissant (Ac 26:18 ; Ro 6:18,22 ; 1 Co 7:23).

4. Jésus a non seulement payé la rançon pour le pardon de nos péchés et la délivrance du pouvoir de Satan, mais il nous a aussi délivrés pour que désormais nous lui appartenions entièrement. Livrons-nous donc sans réserve à notre rédempteur, parce que nous avons été rachetés à un grand prix (1 Co 6:19,20).

3. UN VRAI CHRETIEN s’est repenti sincèrement de ses péchés

Selon la Bible, la clé de la délivrance est la repentance. La repentance est un mot qui tend à disparaître du langage religieux moderne et qui pourtant tient une place essentielle dans la Parole de Dieu.

Elle est aussi très mal perçue. Pour beaucoup, elle signifie prendre un air triste en déclarant : « Je regrette vraiment ce que j’ai fait », sans changer ensuite de manière de vivre.

Le regret ne suffit pas. Judas par exemple, après avoir trahi Jésus, en a éprouvé du remords, mais son regret superficiel le conduisit au suicide plutôt qu’à Dieu. Il ne s’est jamais repenti. La repentance biblique n’est pas le remords.

Il ne faut pas non plus confondre la repentance avec la pénitence qui est plutôt une attitude ecclésiastique et rituelle qu’une transformation morale profonde.

Beaucoup de chrétiens modernes ont complètement perdu de vue ce que la Bible entend par la repentance. De nombreux prédicateurs évitent d’employer ce mot dans leurs sermons. 

C’est un terme qui est devenu très impopulaire. Et pourtant, le premier sermon que Jésus prêcha fut : « Repentez-vous, car le royaume des cieux est proche » (Mt 4:17).

La repentance est mentionnée soixante-dix fois dans le Nouveau Testament. Jésus a déclaré : « Si vous ne vous repentez, vous périrez tous également » (Lu 13:3). C’était aussi la substance du message de Jean-Baptiste et des apôtres de Jésus-Christ (Mc 1:4 ; Lu 24:47 ; Ac 2:38 ; 20:21).

La repentance est une œuvre de Dieu dans l’âme. C’est un changement à l’égard de soi-même comme à l’égard de Dieu. L’homme prend conscience d’une part, qu’il est un pécheur, d’autre part, que Dieu ne veut pas la condamnation du pécheur, mais sa conversion et sa vie.

La repentance n’est pas du tout un simple changement extérieur de comportement. C’est le retour complet et décidé du cœur à Dieu.

La prédication de l’Evangile apporte une conception si nouvelle de Dieu qu’elle entraîne une profonde tristesse du péché et une volte-face du pécheur se tournant vers Dieu. La repentance c’est comme l’abcès qui enfin s’ouvre sous le bistouri du grand Chirurgien.

La vraie repentance, comme l’exprime le mot grec original metanoïa, correspond à un changement complet. C’est la perception du désordre moral dans lequel nous sommes par nature ; c’est le réveil de la conscience ; c’est l’acte de se détourner du mal, pour se tourner vers Dieu.

Quand le patriarche Job s’est vu à la lumière du Dieu saint, il s’est écrié : « J’ai horreur de moi, et je me repens dans la poussière et dans la cendre » (Job 42:6).

Voilà la vraie repentance que le Saint-Esprit, par la puissance de la Parole de Dieu, produit dans le cœur de quelqu’un. La reconnaissance de ses péchés est pour chacun le premier pas vers la repentance.

La repentance est un jugement que la conscience du pécheur prononce sur lui-même, moins pour quelque péché particulièrement grave que pour l’ensemble d’une vie qui a été un outrage au Dieu si digne d’obéissance et d’amour.

La repentance envers Dieu est impérative pour le salut (Lu 13:3).

Dans les Ecritures, la vraie repentance s’exprime par :

• la tristesse d’avoir offensé Dieu (Ps 51:5 ; 38:1-9)

• la confession du péché (Ps 32:5 ; 51:3-6 ; Jér 3:12)

• le dégoût, la haine et l’abandon du péché (Pr 8:13 ; 28:13)

• le retour à Dieu (Ac 26:20).

Aujourd’hui est le temps favorable à la repentance (2 Co 6:2 ; Hé 4:7).

Jésus affirme que dans le ciel il y a plus de joie pour un pécheur qui se repent, que pour quatre-vingt-dix-neuf justes qui n’ont pas besoin de repentance (Lu 15:7).

La repentance prépare l’âme à accepter la grâce de Dieu. C’est une première démarche vers Dieu parce que, par elle, on reconnaît déjà vouloir se soumettre à lui pour lui obéir.

Il existe une certaine foi dans la véritable repentance, car on ne confesse sincèrement ses péchés que lorsqu’on a l’espoir d’en obtenir le pardon.

4. UN VRAI CHRETIEN croit en Jésus-Christ et l’accepte comme son Sauveur personnel

Se repentir et croire en Jésus est la double démarche que Dieu attend de l’homme pour son salut. Les deux vont toujours de pair (Mc 1:15 ; Jn 3:16 ; Ac 16:31). D’où la nécessité de bien saisir aussi la portée de ce verbe « croire » car il va bien au-delà de la vague pensée générale que Jésus est venu dans ce monde pour sauver les pécheurs. Croire, selon la Bible, suppose un fondement correct et précis de notre foi et implique toujours un changement radical dans notre vie.

Celui qui croit doit admettre que Jésus est le Dieu véritable (2ème personne de la trinité), qu’il est la vie éternelle et le Sauveur du monde (1 Jn 5:20 ; Lu 19:10).

Celui qui croit confesse de sa bouche le Seigneur Jésus et croit dans son cœur que Dieu l’a ressuscité des morts (Ro 10:9).

Celui qui croit reconnaît devant Dieu qu’il est pécheur, car la Bible déclare : « Si nous disons que nous n’avons pas de péché… la vérité n’est pas en nous » (1 Jn 1:8).

Celui qui croit reconnaît qu’il a mérité le juste jugement de Dieu, car la Bible dit : « Le salaire du péché, c’est la mort », et « après la mort vient le jugement » (Ro 6:23 ; Hé 9:27).

Celui qui croit est convaincu que « le Christ Jésus est venu dans le monde pour sauver les pécheurs » (1 Ti 1:15).

Celui qui croit sait qu’il doit confesser ses péchés et les abandonner pour obtenir le pardon (Mt 9:13 ; Pr 28:13).

Celui qui croit possède l’assurance que Jésus a pris sur lui, à la croix, la culpabilité de ses péchés. « Christ est mort pour nos péchés » (1 Co 15:3), et « lui-même a porté nos péchés en son corps sur le bois » (1 Pi 2:24).

Celui qui croit sait que la justice de Dieu a été satisfaite par l’unique sacrifice de Jésus, et qu’il a la vie éternelle. « Dieu nous a donné la vie éternelle, et cette vie est dans son Fils : celui qui a le Fils a la vie » (1 Jn 5:11,12). Le salut est un DON à recevoir et non une œuvre à mériter (Ep 2:8,9).

Celui qui croit devient une nouvelle créature, les choses anciennes sont passées, et voici toutes choses sont nouvelles (2 Co 5:17).

Celui qui croit montre sa foi par sa conduite, s’attache à Christ et se retire du mal. Il place en Jésus toute sa confiance pour être conduit et gardé dans le chemin de la foi, de la fidélité et de l’obéissance à sa Parole (1Jn 5:14,15).

Celui qui croit, c’est celui qui le jour de sa conversion, après une sincère repentance, reçoit Christ dans sa vie pour devenir un enfant de Dieu, car la Bible déclare : « A tous ceux qui l’ont reçue (la Parole faite chair, Jésus) à ceux qui croient en son nom, elle a donné le pouvoir (le droit) de devenir enfant de Dieu » (Jn 1:12,14).

Celui qui croit selon la Bible, ne se limite pas à un simple acquiescement mental, il reçoit aussi Jésus dans sa vie. Tous ceux qui dans leur cœur acceptent Jésus comme leur Sauveur personnel naissent spirituellement et reçoivent la vie nouvelle de Dieu, la vie éternelle.

Par la foi en Christ, cette nouvelle naissance restaure notre âme. Elle est une régénération et bouleverse nos attitudes, nos désirs et nos motivations (Jn 3:3 ; Tit 3:5).

Celui qui croit honore Jésus en prenant au mot sa promesse de vie éternelle. Il a lui-même déclaré : « En vérité, en vérité, je vous le dis, celui qui écoute ma parole, et qui croit à celui qui m’a envoyé, a la vie éternelle et ne vient point en jugement, mais il est passé de la mort à la vie » (Jn 5:24). Et aussi : « Celui qui croit au Fils a la vie éternelle » (Jn 3:36).

La certitude de la vie éternelle déjà ici-bas est une glorieuse assurance pour celui qui croit de tout son cœur aux promesses bibliques !

5. Un vrai chrétien a abandonné toute sa vie à Jésus en le recevant aussi comme son Seigneur et Maître

Qui est précisément ce Jésus-Christ qui doit être reçu par le pécheur comme son Sauveur et auquel il est appelé à se soumettre comme son Seigneur et son Maître ? 

C’est celui qui est mort à notre place sur la croix pour nous sauver de nos péchés et de ses terribles conséquences qui sont les tourments éternels de l’enfer (Lu 16:19-31).

C’est aussi celui qui est ressuscité des morts, qui est monté à la droite de Dieu, et qui vit pour régner non seulement au ciel, mais comme Seigneur et Maître dans la vie de chaque chrétien.

Lorsque nous venons dans la repentance devant Dieu et recevons Jésus-Christ comme notre Sauveur personnel, nous recevons en réalité sa vie qui nous est communiquée par le Saint-Esprit. Dès ce moment-là, nous devenons, comme il est écrit : « participant de la nature divine » (2 Pi 1:4). Christ, par conséquent, habite réellement en nous par son Esprit.

L’apôtre Paul nous dévoile ce mystère en parlant de « Christ en vous » (Col 1:27) et de « Christ, votre vie » (Col 3:4). Ainsi, celui que j’ai reçu dans mon cœur lorsque je suis devenu un enfant de Dieu est le Sauveur et Seigneur Jésus-Christ. 

Arrêtons-nous quelques instants sur le mot « Seigneur ». Cela veut dire que lorsque je l’ai reçu dans ma vie, il me demande une totale capitulation à sa seigneurie. Un chrétien est donc quelqu’un qui a complètement remis de son plein gré toute sa vie (et pas seulement ses péchés) entre les mains du Seigneur, afin qu’il ait le contrôle de son cœur, de ses pensées et de sa volonté. 

Les résultats d’une telle conversion sont un changement radical de sa vie, car lorsque Jésus-Christ y est intronisé comme le Seigneur, le moi est forcément détrôné. 

Désormais, dès sa conversion, Christ a été fait Seigneur et Maître de son temps, de ses amis, de ses plaisirs et de son travail. Il est devenu le Seigneur et Maître de chaque domaine de son existence.

6. UN VRAI CHRETIEN confesse ouvertement Jésus-Christ dans le monde

Toute personne que Jésus appelle à le suivre, il l’appelle à le confesser publiquement. En déclarant cela, il voulait simplement affirmer un fait incontournable dans son plan d’évangélisation du monde : celui qui veut le suivre ne peut être un disciple en secret.

Jésus a dit : « C’est pourquoi, quiconque se déclarera publiquement pour moi, je me déclarerai moi aussi pour lui devant mon Père qui est dans les cieux ; mais quiconque me reniera devant les hommes, je le renierai aussi devant mon Père qui est dans les cieux » (Mt 10:32,33).

Ces paroles sont extrêmement sérieuses. Comment donc un chrétien devrait-il confesser son Seigneur ? Relevons quatre références relatives à cette vérité dans les Ecritures.

a) Le chrétien doit confesser son Seigneur par les paroles de sa bouche.

La Parole de Dieu dit : « Si tu confesses de ta bouche le Seigneur Jésus, et si tu crois dans ton cœur que Dieu l’a ressuscité des morts, tu seras sauvé. Car c’est en croyant du cœur qu’on parvient à la justice, et c’est en confessant de la bouche qu’on parvient au salut » (Ro 10:9,10).

L’Evangile de Marc nous informe que lorsque Jésus a délivré le démoniaque de Gadara, il lui a dit : « Va dans ta maison, vers les tiens, et raconte-leur tout ce que le Seigneur t’a fait, et comment il a eu pitié de toi » (Mc 5:19).

La confession publique de notre foi est indispensable pour notre propre affranchissement de la crainte et du joug des hommes. Par contre, si nous le renions devant les hommes, il nous reniera aussi devant son Père.

b) Le chrétien confesse son Seigneur par une vie transformée.

Il est intéressant de noter que dans le passage parallèle de Luc, Jésus donne une précision supplémentaire au moment de la délivrance du démoniaque : « Retourne dans ta maison, et raconte (montre) tout ce que Dieu t’a fait » (Lu 8:39). Ainsi, lorsque nous devenons chrétiens, nous devons dire par nos lèvres et montrer par notre vie les grandes choses que Dieu a faites.

c) Le chrétien confesse son Seigneur en se joignant à d’autres chrétiens.

Il est nécessaire de remarquer qu’immédiatement après sa conversion, Saul de Tarse « resta quelques jours avec les disciples qui étaient à Damas » (Ac 9:19). Et plus tard lorsqu’il arriva à Jérusalem, il « chercha à se joindre aux autres disciples » (Ac 9:26). Des premiers chrétiens, il nous est dit qu’ils « persévéraient dans l’enseignement des apôtres, dans la communion fraternelle, dans la fraction du pain, et dans les prières » (Ac 2:42).

La réalité vécue de la « communion » fraternelle (en grec, koinonia) était la force des premiers chrétiens. Elle signifie un lien affectif, une communion profonde et un partenariat dans l’œuvre de Dieu. Elle implique aussi une connaissance commune (1 Jn 1:3). En effet, seulement ceux qui sont amis de Christ et obéissants à sa Parole, peuvent réellement être amis les avec les autres.

d) Le chrétien confesse son Seigneur en se faisant baptiser par immersion.

La Bible enseigne que le baptême biblique par immersion est une confession publique du chrétien né de nouveau qui est auparavant venu consciemment et volontairement à Dieu comme un pécheur perdu et repentant, et qui a ensuite accepté Jésus-Christ comme son Sauveur pour se soumettre a lui comme son Seigneur et son Maître.

L’ordre de Jésus d’aller dans le monde entier pour prêcher l’Evangile inclut le baptême au nom du Père, et du Fils, et du Saint-Esprit, comme un engagement personnel et public de notre foi (Mt 28:19,20).

Le jour de la Pentecôte, devant trois mille personnes convaincues de leurs péchés, Pierre leur dit : « Repentez-vous et que chacun de vous soit baptisé… » (Ac 2:38). Nous lisons ensuite que « ceux qui acceptèrent sa parole furent baptisés ; et en jour-là le nombre des disciples augmenta d’environ trois mille âmes » (Ac 2:41).

Il est important de préciser que le mot baptême (en grec, baptizo), veut dire « immerger, plonger dans l’eau ». Il n’est donc pas une aspersion mais une immersion. Jésus lui-même, notre modèle, a été baptisé (Mat 3:13-17).

Une autre remarque à ce sujet : le chrétien ne se fait pas baptiser pour être sauvé, mais parce qu’il l’est déjà. Le baptême par immersion selon la Bible ne sauve pas, mais il est le premier pas d’obéissance indispensable du chrétien après sa conversion. Le baptême unit le chrétien à Jésus-Christ dans sa mort au péché et sa résurrection à une vie nouvelle. Il symbolise la soumission à Christ, la volonté de vivre dans l’obéissance et l’identification avec tous les chrétiens nés de nouveau.

7. UN VRAI CHRETIEN se distingue par son esprit d’obéissance à la seule Parole de Dieu

L’ordre de Jésus est sans ambiguïté : « Et enseignez-leur à observer tout ce que je vous ai prescrit » (Mt 28:20). Les disciples devaient obéir à toute la Parole de Dieu, mais aussi à la seule Parole de Dieu. Tout ce que Jésus et ses apôtres n’ont pas enseigné doit être rejeté catégoriquement. Plus rien ne doit être ajouté ou retranché aux Ecritures sous peine de jugements extrêmement sévères (1 Co 4:6 ; Ap 22:18,19).

Jésus attendait de ses disciples une parfaite obéissance. Il n’était pas exigé d’eux qu’ils soient astucieux, mais loyaux. C’était là la marque distinctive qui les différenciait de tous les autres. Ils étaient appelés ses disciples pour bien montrer qu’ils étaient les « élèves » du Maître.

Ce fut bien plus tard qu’ils furent appeler « chrétiens » dont le sens original est « qui appartient à Christ » (Ac 11:26). Ils prouvèrent qu’ils étaient obéissants parce que celui qui suit fidèlement son Maître finit par lui ressembler.

Suivre Jésus semblait au premier abord assez facile. Ceci parce que les disciples ne l’avaient pas encore suivi très loin. Mais il fut bien vite évident qu’être un vrai disciple de Jésus signifie beaucoup plus qu’une joyeuse acceptation du Messie promis.

Il s’agit d’une capitulation totale de sa vie au Maître et d’une soumission absolue à sa souveraineté. Il ne pouvait y avoir de compromis. Jésus a dit : « Nul serviteur ne peut servir deux maîtres. Car, ou il haïra l’un et aimera l’autre ; ou il s’attachera à l’un et méprisera l’autre. Vous ne pouvez servir Dieu et Mammon » (Lu 16:13).

Il devait y avoir un abandon total du péché. Les vieux concepts du monde avec ses habitudes et ses plaisirs devaient céder aux nouvelles exigences du royaume de Dieu (Mt 5:1-7 ; Lu 6:20-49).L’amour parfait devait maintenant être le seul standard de leur conduite (Mt 5:48), et cet amour devait se traduire par une obéissance à la parole de Christ (Jn 14:21,23).

C’était là un enseignement difficile à admettre. Peu d’entre eux pouvaient vraiment l’accepter. Certains aimaient plutôt être comptés parmi ses disciples quand il remplissait leur estomac de pain et de poisson, mais quand Jésus commença à leur parler des vraies exigences spirituelles du royaume, ainsi que des sacrifices nécessaires pour y parvenir (Jn 6:25-59, beaucoup de ses disciples se retirèrent et ils n’allèrent plus avec lui (Jn 6:66) sous prétexte que « ses paroles étaient dures ». Ils déclarèrent : « qui peut l’écouter » (Jn 6:60).

Ce qui était le plus surprenant, c’est que Jésus n’a jamais couru après eux pour essayer de les ramener afin qu’ils fassent partie de ses membres. Il était en train d’éduquer des responsables pour le royaume, et s’ils voulaient devenir des instruments qualifiés et efficaces pour le ministère, ils devaient en payer le prix. Il ne peut donc y avoir d’obéissance sans croix. En choisissant d’obéir à Christ, nous choisissons aussi de porter notre croix. Porter sa croix signifie :

• Etre attaché à la personne de Christ

• Etre soumis à la Seigneurie de Christ

• Etre obéissant à la Parole de Christ

Un tel chrétien cherchera plutôt à être utile que populaire, à servir qu’à être servi. Et ceci doit être fait par la puissance du Saint-Esprit, car personne ne peut devenir un chrétien spirituel ou un disciple par ses propres forces. Mais ne l’oublions pas, le Saint-Esprit est donné à ceux qui obéissent au Seigneur et à sa Parole (Ac 5:32).

L’obéissance à la parole de Dieu est la plus grande preuve de notre amour pour le Seigneur. Il existe trois motivations pour obéir :

• Nous pouvons obéir parce que nous sommes obligés de le faire

• Nous pouvons obéir parce que nous avons besoin de le faire

• Nous pouvons obéir parce que nous voulons le faire par amour pour Jésus. C’est là la seule bonne motivation devant Dieu.

Le pasteur bien connu A.W. Tozer nous donne quelques pensées pertinentes sur le sujet essentiel de l’obéissance. Voici ce qu’il déclare : « L’Eglise de nos jours a minimisé la doctrine de l’obéissance, soit en la négligeant complètement, soit en la mentionnant mais sans aucune note d’urgence.

Cette position a eu comme conséquence une confusion fondamentale entre l’obéissance et les œuvres dans la pensée d’un grand nombre de prédicateurs et de chrétiens.

Pour ne pas tomber dans l’erreur du salut par les œuvres, nous sommes tombés dans l’autre extrême, celle du salut sans obéissance. Dans notre impatience de nous débarrasser de la doctrine légaliste des œuvres, nous avons jeté le bébé avec l’eau du bain en nous débarrassant également de l’obéissance.

Un monde de confusion et de déception en est résulté lorsque nous avons voulu essayer de croire sans obéir. Nous sommes maintenant dans la position d’un oiseau essayant de voler avec une seule aile. Nous tournons sans cesse en rond en frappant le sol d’une aile.

Un abandon superficiel équivaut finalement à aucun abandon. Une vraie soumission à la volonté de Dieu doit inclure une détermination à obéir. Quand le cœur est irrévocablement décidé à recevoir les ordres du Seigneur et à lui obéir, un travail considérable a été accompli, mais pas avant.

Nous ne sommes pas prêts d’observer des transformations radicales au sein de nos communautés et parmi les chrétiens, tant que les serviteurs de Dieu ne sont pas décidés à redonner à l’obéissance la place prépondérante qu’elle occupe dans les Ecritures. »

Les « bébés » chrétiens doivent constamment être contraints ou récompensés pour obéir. Le disciple, lui, obéit à son Maître pour aucune autre raison que son grand amour pour lui.

(Extrait de la brochure N°5 "L'amour de la Vérité", "Faites des disciples" de Samuel et Dorothée Hatzakortzian disponible dans le catalogue du site)

Source : http://www.compassion-france.com

 

 

Le disciple : portrait du vrai chrétien
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15 mars 2013 5 15 /03 /mars /2013 07:23

 

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1 mars 2013 5 01 /03 /mars /2013 21:09

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L’adversaire de Dieu ne veut pas que l’homme comprenne le simple message de l’Evangile. Son plan est de séduire le monde. S’il peut aveugler la foule sur le véritable sens du salut ou la convaincre que ce qu’elle croit est bien l’Evangile, alors qu’il n’en est rien, son stratagème aura réussi.

Il est donc urgent de préciser, selon la Parole immuable de Dieu, ce qu’est un vrai chrétien, en opposition à cette nouvelle définition falsifiée du chrétien adoptée par de nombreux milieux évangéliques postmodernes comme nous venons de l’examiner dans le précédent chapitre.

Selon les Evangiles et l’enseignement de Jésus-Christ, seul le qualificatif de disciple peut définir ce qu’est un chrétien biblique et authentique. Pour Jésus, uniquement le disciple a les qualifications du véritable chrétien. Rien, absolument rien ne doit donc nous faire dévier de cette définition, et par conséquent de l’objectif qui nous est imposé par notre Maître.

En effet, l’ordre de Jésus à la fin de l’Evangile de Matthieu est clair et direct : « Allez donc, faites des disciples dans toutes les nations… » (Mt 28:19). Toute la construction de cette phrase dans le texte original est concentrée non sur une option, mais sur un ordre : celui de faire des disciples. Pour Jésus la priorité était la qualité et non la quantité. 

Le but de toute évangélisation devait être de faire des disciples de Jésus, et non des « mystiques », de simples « croyants », des « membres » de telle ou telle église ou de se contenter de cartes de « décisions ». Les apôtres devaient être conscients et convaincus de cette exigence fondamentale.

Ce sont donc des disciples que Jésus recherche et rien d’autre. Il n’existe point de substitut à cette responsabilité. C’est une tâche solennelle qui demande un engagement total. Jésus ne veut pas de demi-mesure, de compromis ou d’un évangile au rabais qui ne change pas radicalement la personne, mais la laisse perpétuellement insatisfaite et dans l’illusion, et pire encore, ouverte à toutes les erreurs et contrefaçons spirituelles.

La Bible nous avertis d’ailleurs sérieusement des imitations du diable dans le domaine spirituel et tout particulièrement dans la prédication de l’Evangile.

Le diable possède en effet dans ses rangs ses faux apôtres (2 Co 11:13), des faux frères (2 Co 11:26) qui croient un faux évangile (Ga 1:6-9). Il encourage une fausse spiritualité (Ro 10:1-3) et même dirige une fausse église (Ap 2:9). Et le comble de tout, dans les derniers temps, il enverra un faux christ (2 Th 2:1-12).

Des multitudes de personnes séduites par un faux évangile

D’innombrables autres personnes sont aujourd’hui séduites par un faux évangile et ont donc une fausse espérance quant à leur salut. Elles se considèrent chrétiennes parce qu’elles sont nées de parents chrétiens ou qu’elles appartiennent à une religion de confession chrétienne. Mais elles n’ont jamais vérifié dans les Ecritures si ce qui leur a été enseigné concernant le salut était bien conforme à l’enseignement de Jésus et de ses apôtres.

La désillusion sera très grande un jour, car après la mort ce sera définitivement trop tard pour chercher à être sauvé. La Bible déclare catégoriquement : « Il est réservé aux hommes de mourir une seule fois, après quoi vient le jugement » (donc pas de seconde chance, ni de réincarnation, ni de purgatoire) (Hé 9:27).
S’il ne veut pas travailler en vain au sein de la grande confusion et de la séduction spirituelle des temps de la fin, le disciple de Jésus doit faire des recherches bibliques personnelles très sérieuses. Il sera alors à même d’enseigner clairement ce qu’est un vrai chrétien. 

Il ne peut y avoir de quiproquo ou de laisser-aller à ce sujet, car c’est une question de vie ou de mort, de salut ou de perdition, de ciel ou d’enfer.

L’apôtre Paul, un fidèle disciple de Jésus-Christ, nous rappelle qu’on ne peut plaisanter sur cette vérité. Il nous remet en mémoire les conséquences éternelles d’un tel esprit désinvolte et superficiel : « Je vous rappelle, frères, l’Evangile que je vous ai annoncé, que vous avez reçu, dans lequel vous avez persévéré, et par lequel vous êtes sauvés, si vous le retenez dans les termes où je vous l’ai annoncé ; autrement vous auriez cru en vain. Je vous ai enseigné avant tout, comme je l’avais reçu, que Christ est mort pour nos péchés, selon les Ecritures ; il a été enseveli, et il est ressuscité le troisième jour, selon les Ecritures » (1 Co 15:1-4).
D’après l’apôtre Paul nous pouvons donc croire en vain. Quelle tragique réalité ! Jésus a dit : « Allez donc, et faites des disciples… » Pourquoi ? Parce que selon Jésus, seul un disciple prend au sérieux son enseignement et accepte les conditions du salut qu’il est venu proclamer aux hommes. Il est par conséquent le modèle du vrai chrétien.

La puissance se trouve dans la Parole de Dieu et non dans des méthodes ou des programmes humains

Face à l’apostasie spirituelle grandissante des derniers temps, il est impérieux de rappeler les vérités fondamentales du SALUT qui ne sont malheureusement plus enseignées fidèlement dans beaucoup d’églises, voire même contestées, où l’on accorde souvent plus d’importance aux caprices de l’auditoire qu’au message biblique.

Ces églises, au lieu de transmettre exactement l’Evangile libérateur de notre Seigneur Jésus-Christ, sont fortement influencées par l’esprit du monde. Elles cherchent à s’adapter aux désirs de leurs auditeurs en prêchant un faux évangile égocentrique, dénaturé et frelaté, grandement imprégné par la « psychologie chrétienne » et des « pratiques mystiques » qui renient le péché, la repentance et la croix.

Le grand piège dans ces temps de la fin ne réside pas seulement dans l’absence de formation de véritables disciples, mais dans la définition complètement faussée du mot chrétien. Ainsi, des multitudes se croyant sauvées, ne le sont pas. Ces « chrétiens » de nom auront l’apparence de la piété mais renieront ce qui en fait la force (2 Ti 3:5).

Il est donc impératif de ne pas s’égarer dans ce domaine et de prêcher inlassablement les vérités du salut biblique. Elles seront contestées, voire même rejetées à la fin des temps (2 Ti 4:1-5).

N’oublions pas que la puissance dont nous avons besoin pour communiquer la vie spirituelle se trouve exclusivement dans la Parole de Dieu et non dans des techniques ou des programmes : « Car la Parole de Dieu est vivante et efficace (énergique), plus tranchante qu’une épée quelconque à deux tranchants, pénétrante… ; elle juge les sentiments et les pensées du cœur. Nulle créature n’est cachée devant lui, mais tout est nu et découvert aux yeux de celui à qui nous devons rendre compte (Hé 4:12,13). 

L’Esprit de Dieu utilise la Parole avant tout pour transformer les vies. Notre tâche est donc de la prêcher simplement, clairement, sans aucun compromis, car c’est elle seule qui éclaire et libère.

Prenons maintenant le temps d’examiner attentivement ce qu’est un vrai chrétien biblique, ainsi que les vérités de base du salut prêchées par Jésus et ses apôtres.

1. UN VRAI CHRETIEN est venu à Dieu en réalisant qu’il est un pécheur perdu

C’est précisément sur ce point précis que beaucoup trébuchent. Ils ne veulent pas admettre être pécheur aux yeux du Dieu trois fois saint, et que leurs péchés les rendent indignes d’être admis en sa présence. Cette attitude n’est pas surprenante car l’homme, un propre juste invétéré, refuse de reconnaître sa condition de pécheur. Si nous ne sommes pas pécheurs, pourquoi avoir besoin d’un Sauveur ?

Jésus a enseigné : « Ce ne sont pas ceux qui se portent bien qui ont besoin de médecin, mais les malades… Car je ne suis pas venu appeler des justes, mais des pécheurs à la repentance » (Mt 9:12,13). La vérité est que nous sommes tous pécheurs, et « perdus ». Jésus n’a-t-il pas dit qu’il était « venu chercher et sauver ce qui était perdu » (Lu 19:10). 

Selon la Bible, nous avons toujours été pécheurs, car « nous sommes pervertis dès le sein maternel » (Ps 58:4). Puis, peu après notre naissance, « nous étions tous errants comme des brebis, chacun suivant sa propre voie » (Es 53:6).

Esaïe le prophète, en présence du Dieu saint, s’est écrié, et nous pouvons le dire avec lui : « Malheur à moi ! Je suis perdu… » (Es 6:5). Cela signifie littéralement, « je suis séparé… », car le péché me sépare de Dieu. Et si nous sommes séparés, nous sommes donc « perdus » aux yeux de Dieu. En raison de cette réalité, nous avons besoin de nous repentir, c’est-à-dire de nous détourner une fois pour toutes de notre péché pour revenir à Dieu afin qu’il règle ce problème. 

Ce n’est pas une chose aisée pour des personnes respectables, bien éduquées, voire même religieuses d’admettre franchement qu’elles sont perdues et qu’elles ont besoin de se repentir.

Un jour, un homme est venu à une réunion d’évangélisation. Il était bouleversé, et avec une voix chargée d’émotion, il s’écria : « Pasteur, je suis perdu ! Pouvez-vous m’aider ? ». Ce fut vraiment un moment merveilleux dans sa vie parce que de lui-même, et par sa propre confession, il est venu à Dieu comme un pécheur perdu et repentant. C’est par cette porte étroite que chacun doit entrer s’il veut devenir un vrai chrétien. C’est le tout premier pas à franchir dans une vie chrétienne.

Avant de pouvoir être sauvé, il faut savoir et admettre que nous sommes perdus.

2. UN VRAI CHRETIEN a compris le véritable sens du sacrifice de Jésus sur la croix

« Aux grands maux, les grands remèdes ». Ce dicton populaire est plus que jamais vrai quant à la compréhension du sacrifice de Jésus sur la croix. A cause de l’extrême gravité du péché aux yeux de Dieu, il fallait un remède unique, parfait et exceptionnel pour résoudre ce problème millénaire.

Il n’existe qu’une seule personne dans toute l’histoire de l’humanité qui a pu régler définitivement ce problème : JESUS-CHRIST. Jean-Baptiste, tout au début de son ministère, voyant Jésus venir à lui, s’est écrié : « Voici l’Agneau de Dieu qui ôte le péché du monde » (Jn 1:29).

Jésus lui-même a annoncé clairement à ses disciples le but ultime de sa venue sur terre : « Car le Fils de l’homme est venu, non pour être servi, mais pour servir et donner sa vie en rançon pour plusieurs » (Mc 10:45).
L’apôtre Pierre, inspiré par le Saint-Esprit, nous révèle que Jésus est le sacrifice expiatoire choisi dès avant la création du monde, et manifesté à la fin des temps à cause de nous (1 Pi 1:19,20).

Il est aussi écrit de Jésus qu’il était saint, innocent, sans tâche, séparé des pécheurs, plus haut que les cieux … et parfait pour l’éternité (Hé 7:26-28). Il a aussi été tenté comme nous en toutes choses, sans commettre le péché (Hé 4:15). Jésus est le seul être humain parfait qui ait vécu sur la terre.

Il a même lancé un défi aux hommes religieux de son temps en leur déclarant : « Qui de vous me convaincra de péché ? » (Jn 8:46). Seul le Fils de Dieu, sans péché, pouvait faire de telles déclarations. Il était parfait dans toutes ses voies et sans aucun défaut de caractère. La vérité a toujours été sur ses lèvres. Il n’y avait aucune contradiction entre ses paroles et ses actes.

C’est pourquoi, étant sans péché, il a été choisi par Dieu pour être le Sauveur de tous les hommes. La Bible résume le message de l’Evangile en ces termes : « Car Dieu a tant aimé le monde qu’il a donné son Fils unique, afin que quiconque croit en lui ne périsse point, mais qu’il ait la vie éternelle » (Jn 3:16).

L’apôtre Pierre nous dévoile la signification de la croix lorsqu’il dit : « Christ a souffert une fois pour toutes, lui juste pour des injustes, afin de nous amener à Dieu » (1 Pi 3:18), et « que nous avons été rachetés par le sang précieux de Christ, comme d’un agneau sans défaut et sans tache » (1 Pi 1:18,19). 

Nous avons été rachetés. Que signifie le mot rédemption (en grec, apolutrosis) ? Il y a là une vérité biblique extraordinaire que tout chrétien doit connaître. C’est le rachat, la libération ou la délivrance, par le paiement d’une rançon, d’un esclave ou d’un prisonnier pour une dette qu’il est totalement incapable de payer. Il lui est par conséquent impossible de se libérer lui-même.

Le Nouveau Testament tout entier présente Jésus-Christ comme le rédempteur, et l’on peut dire que le christianisme est la religion de la rédemption. La rédemption comporte quatre vérités importantes.

1. Avant notre salut, nous étions esclaves et prisonniers. Nous étions tous esclaves du péché, de la mort, de la loi, de Satan sans aucun espoir de pouvoir nous libérer par nous-mêmes. Nous ne pouvions échapper à la mort spirituelle (la séparation d’avec Dieu) qui en était la terrible conséquence (Ro 6:23).

2. Jésus-Christ a payé la rançon pour notre libération parce que nous ne le pouvions pas nous-mêmes. Il l’a fait, mais à un grand prix, en versant son sang et en donnant sa vie sur la croix à notre place, lui le juste pour nous injustes (Mt 20:28 ; Mc 10:45 ; 1 Co 6:20 ; Ep 1:7 ; Tit 2:14 ; 1 Pi 1:18,19 ; 3:18).

3. Le message de la rédemption est un message de libération :

• Le racheté est libéré de la domination de Satan (Ac 26:18 ; Col 1:13)

Jésus ne nous a pas libérés de l’esclavage du péché pour nous faire errer ensuite sans but. Il nous a également transportés dans son royaume de lumière et a fait de nous des vainqueurs sur la puissance des ténèbres. Nous sommes maintenant dans le royaume de Jésus-Christ, sous son autorité, et cela dès le jour de notre conversion.

Nous n’avons pas à chercher à être libérés du pouvoir de Satan, nous le sommes déjà par la croix. « Nous avons été rachetés… » (1 Pi 1:18). Le temps est au passé. C’est un fait accompli. Notre part est de le louer et non de prier pour notre libération.

• Le racheté est libéré de la condamnation du péché (Ro 8:1)

Le mot « condamnation » a en grec le même sens que « jugement ». Le chrétien ne sera pas jugé par rapport à son salut, puisque Christ a déjà été jugé pour ses péchés sur la croix. 

Toutefois, en tant qu’enfant de Dieu, il sera un jour jugé en vue de recevoir ou non une récompense, lors de sa comparution devant le tribunal de Christ (2 Co 5:10).

• Le racheté est libéré du pouvoir du péché (Ro 6: 7,12,14,18). 

Cependant, cette libération de la domination du péché ne l’autorise en aucun cas à faire ce qu’il veut, car il est maintenant la propriété de Dieu. La libération du péché fait de lui un esclave volontaire de Dieu auquel il est maintenant soumis et obéissant (Ac 26:18 ; Ro 6:18,22 ; 1 Co 7:23).

4. Jésus a non seulement payé la rançon pour le pardon de nos péchés et la délivrance du pouvoir de Satan, mais il nous a aussi délivrés pour que désormais nous lui appartenions entièrement. Livrons-nous donc sans réserve à notre rédempteur, parce que nous avons été rachetés à un grand prix (1 Co 6:19,20).

3. UN VRAI CHRETIEN s’est repenti sincèrement de ses péchés

Selon la Bible, la clé de la délivrance est la repentance. La repentance est un mot qui tend à disparaître du langage religieux moderne et qui pourtant tient une place essentielle dans la Parole de Dieu.

Elle est aussi très mal perçue. Pour beaucoup, elle signifie prendre un air triste en déclarant : « Je regrette vraiment ce que j’ai fait », sans changer ensuite de manière de vivre.

Le regret ne suffit pas. Judas par exemple, après avoir trahi Jésus, en a éprouvé du remords, mais son regret superficiel le conduisit au suicide plutôt qu’à Dieu. Il ne s’est jamais repenti. La repentance biblique n’est pas le remords.

Il ne faut pas non plus confondre la repentance avec la pénitence qui est plutôt une attitude ecclésiastique et rituelle qu’une transformation morale profonde.

Beaucoup de chrétiens modernes ont complètement perdu de vue ce que la Bible entend par la repentance. De nombreux prédicateurs évitent d’employer ce mot dans leurs sermons. 

C’est un terme qui est devenu très impopulaire. Et pourtant, le premier sermon que Jésus prêcha fut : « Repentez-vous, car le royaume des cieux est proche » (Mt 4:17).

La repentance est mentionnée soixante-dix fois dans le Nouveau Testament. Jésus a déclaré : « Si vous ne vous repentez, vous périrez tous également » (Lu 13:3). C’était aussi la substance du message de Jean-Baptiste et des apôtres de Jésus-Christ (Mc 1:4 ; Lu 24:47 ; Ac 2:38 ; 20:21).

La repentance est une œuvre de Dieu dans l’âme. C’est un changement à l’égard de soi-même comme à l’égard de Dieu. L’homme prend conscience d’une part, qu’il est un pécheur, d’autre part, que Dieu ne veut pas la condamnation du pécheur, mais sa conversion et sa vie.

La repentance n’est pas du tout un simple changement extérieur de comportement. C’est le retour complet et décidé du cœur à Dieu.

La prédication de l’Evangile apporte une conception si nouvelle de Dieu qu’elle entraîne une profonde tristesse du péché et une volte-face du pécheur se tournant vers Dieu. La repentance c’est comme l’abcès qui enfin s’ouvre sous le bistouri du grand Chirurgien.

La vraie repentance, comme l’exprime le mot grec original metanoïa, correspond à un changement complet. C’est la perception du désordre moral dans lequel nous sommes par nature ; c’est le réveil de la conscience ; c’est l’acte de se détourner du mal, pour se tourner vers Dieu.

Quand le patriarche Job s’est vu à la lumière du Dieu saint, il s’est écrié : « J’ai horreur de moi, et je me repens dans la poussière et dans la cendre » (Job 42:6).

Voilà la vraie repentance que le Saint-Esprit, par la puissance de la Parole de Dieu, produit dans le cœur de quelqu’un. La reconnaissance de ses péchés est pour chacun le premier pas vers la repentance.

La repentance est un jugement que la conscience du pécheur prononce sur lui-même, moins pour quelque péché particulièrement grave que pour l’ensemble d’une vie qui a été un outrage au Dieu si digne d’obéissance et d’amour.

La repentance envers Dieu est impérative pour le salut (Lu 13:3).

Dans les Ecritures, la vraie repentance s’exprime par :

• la tristesse d’avoir offensé Dieu (Ps 51:5 ; 38:1-9)

• la confession du péché (Ps 32:5 ; 51:3-6 ; Jér 3:12)

• le dégoût, la haine et l’abandon du péché (Pr 8:13 ; 28:13)

• le retour à Dieu (Ac 26:20).

Aujourd’hui est le temps favorable à la repentance (2 Co 6:2 ; Hé 4:7).

Jésus affirme que dans le ciel il y a plus de joie pour un pécheur qui se repent, que pour quatre-vingt-dix-neuf justes qui n’ont pas besoin de repentance (Lu 15:7).

La repentance prépare l’âme à accepter la grâce de Dieu. C’est une première démarche vers Dieu parce que, par elle, on reconnaît déjà vouloir se soumettre à lui pour lui obéir.

Il existe une certaine foi dans la véritable repentance, car on ne confesse sincèrement ses péchés que lorsqu’on a l’espoir d’en obtenir le pardon.

4. UN VRAI CHRETIEN croit en Jésus-Christ et l’accepte comme son Sauveur personnel

Se repentir et croire en Jésus est la double démarche que Dieu attend de l’homme pour son salut. Les deux vont toujours de pair (Mc 1:15 ; Jn 3:16 ; Ac 16:31). D’où la nécessité de bien saisir aussi la portée de ce verbe « croire » car il va bien au-delà de la vague pensée générale que Jésus est venu dans ce monde pour sauver les pécheurs. Croire, selon la Bible, suppose un fondement correct et précis de notre foi et implique toujours un changement radical dans notre vie.

Celui qui croit doit admettre que Jésus est le Dieu véritable (2ème personne de la trinité), qu’il est la vie éternelle et le Sauveur du monde (1 Jn 5:20 ; Lu 19:10).

Celui qui croit confesse de sa bouche le Seigneur Jésus et croit dans son cœur que Dieu l’a ressuscité des morts (Ro 10:9).

Celui qui croit reconnaît devant Dieu qu’il est pécheur, car la Bible déclare : « Si nous disons que nous n’avons pas de péché… la vérité n’est pas en nous » (1 Jn 1:8).

Celui qui croit reconnaît qu’il a mérité le juste jugement de Dieu, car la Bible dit : « Le salaire du péché, c’est la mort », et « après la mort vient le jugement » (Ro 6:23 ; Hé 9:27).

Celui qui croit est convaincu que « le Christ Jésus est venu dans le monde pour sauver les pécheurs » (1 Ti 1:15).

Celui qui croit sait qu’il doit confesser ses péchés et les abandonner pour obtenir le pardon (Mt 9:13 ; Pr 28:13).

Celui qui croit possède l’assurance que Jésus a pris sur lui, à la croix, la culpabilité de ses péchés. « Christ est mort pour nos péchés » (1 Co 15:3), et « lui-même a porté nos péchés en son corps sur le bois » (1 Pi 2:24).

Celui qui croit sait que la justice de Dieu a été satisfaite par l’unique sacrifice de Jésus, et qu’il a la vie éternelle. « Dieu nous a donné la vie éternelle, et cette vie est dans son Fils : celui qui a le Fils a la vie » (1 Jn 5:11,12). Le salut est un DON à recevoir et non une œuvre à mériter (Ep 2:8,9).

Celui qui croit devient une nouvelle créature, les choses anciennes sont passées, et voici toutes choses sont nouvelles (2 Co 5:17).

Celui qui croit montre sa foi par sa conduite, s’attache à Christ et se retire du mal. Il place en Jésus toute sa confiance pour être conduit et gardé dans le chemin de la foi, de la fidélité et de l’obéissance à sa Parole (1Jn 5:14,15).

Celui qui croit, c’est celui qui le jour de sa conversion, après une sincère repentance, reçoit Christ dans sa vie pour devenir un enfant de Dieu, car la Bible déclare : « A tous ceux qui l’ont reçue (la Parole faite chair, Jésus) à ceux qui croient en son nom, elle a donné le pouvoir (le droit) de devenir enfant de Dieu » (Jn 1:12,14).

Celui qui croit selon la Bible, ne se limite pas à un simple acquiescement mental, il reçoit aussi Jésus dans sa vie. Tous ceux qui dans leur cœur acceptent Jésus comme leur Sauveur personnel naissent spirituellement et reçoivent la vie nouvelle de Dieu, la vie éternelle.

Par la foi en Christ, cette nouvelle naissance restaure notre âme. Elle est une régénération et bouleverse nos attitudes, nos désirs et nos motivations (Jn 3:3 ; Tit 3:5).

Celui qui croit honore Jésus en prenant au mot sa promesse de vie éternelle. Il a lui-même déclaré : « En vérité, en vérité, je vous le dis, celui qui écoute ma parole, et qui croit à celui qui m’a envoyé, a la vie éternelle et ne vient point en jugement, mais il est passé de la mort à la vie » (Jn 5:24). Et aussi : « Celui qui croit au Fils a la vie éternelle » (Jn 3:36).

La certitude de la vie éternelle déjà ici-bas est une glorieuse assurance pour celui qui croit de tout son cœur aux promesses bibliques !

5. Un vrai chrétien a abandonné toute sa vie à Jésus en le recevant aussi comme son Seigneur et Maître

Qui est précisément ce Jésus-Christ qui doit être reçu par le pécheur comme son Sauveur et auquel il est appelé à se soumettre comme son Seigneur et son Maître ? 

C’est celui qui est mort à notre place sur la croix pour nous sauver de nos péchés et de ses terribles conséquences qui sont les tourments éternels de l’enfer (Lu 16:19-31).

C’est aussi celui qui est ressuscité des morts, qui est monté à la droite de Dieu, et qui vit pour régner non seulement au ciel, mais comme Seigneur et Maître dans la vie de chaque chrétien.

Lorsque nous venons dans la repentance devant Dieu et recevons Jésus-Christ comme notre Sauveur personnel, nous recevons en réalité sa vie qui nous est communiquée par le Saint-Esprit. Dès ce moment-là, nous devenons, comme il est écrit : « participant de la nature divine » (2 Pi 1:4). Christ, par conséquent, habite réellement en nous par son Esprit.

L’apôtre Paul nous dévoile ce mystère en parlant de « Christ en vous » (Col 1:27) et de « Christ, votre vie » (Col 3:4). Ainsi, celui que j’ai reçu dans mon cœur lorsque je suis devenu un enfant de Dieu est le Sauveur et Seigneur Jésus-Christ. 

Arrêtons-nous quelques instants sur le mot « Seigneur ». Cela veut dire que lorsque je l’ai reçu dans ma vie, il me demande une totale capitulation à sa seigneurie. Un chrétien est donc quelqu’un qui a complètement remis de son plein gré toute sa vie (et pas seulement ses péchés) entre les mains du Seigneur, afin qu’il ait le contrôle de son cœur, de ses pensées et de sa volonté. 

Les résultats d’une telle conversion sont un changement radical de sa vie, car lorsque Jésus-Christ y est intronisé comme le Seigneur, le moi est forcément détrôné. 

Désormais, dès sa conversion, Christ a été fait Seigneur et Maître de son temps, de ses amis, de ses plaisirs et de son travail. Il est devenu le Seigneur et Maître de chaque domaine de son existence.

6. UN VRAI CHRETIEN confesse ouvertement Jésus-Christ dans le monde

Toute personne que Jésus appelle à le suivre, il l’appelle à le confesser publiquement. En déclarant cela, il voulait simplement affirmer un fait incontournable dans son plan d’évangélisation du monde : celui qui veut le suivre ne peut être un disciple en secret.

Jésus a dit : « C’est pourquoi, quiconque se déclarera publiquement pour moi, je me déclarerai moi aussi pour lui devant mon Père qui est dans les cieux ; mais quiconque me reniera devant les hommes, je le renierai aussi devant mon Père qui est dans les cieux » (Mt 10:32,33).

Ces paroles sont extrêmement sérieuses. Comment donc un chrétien devrait-il confesser son Seigneur ? Relevons quatre références relatives à cette vérité dans les Ecritures.

a) Le chrétien doit confesser son Seigneur par les paroles de sa bouche.

La Parole de Dieu dit : « Si tu confesses de ta bouche le Seigneur Jésus, et si tu crois dans ton cœur que Dieu l’a ressuscité des morts, tu seras sauvé. Car c’est en croyant du cœur qu’on parvient à la justice, et c’est en confessant de la bouche qu’on parvient au salut » (Ro 10:9,10).

L’Evangile de Marc nous informe que lorsque Jésus a délivré le démoniaque de Gadara, il lui a dit : « Va dans ta maison, vers les tiens, et raconte-leur tout ce que le Seigneur t’a fait, et comment il a eu pitié de toi » (Mc 5:19).

La confession publique de notre foi est indispensable pour notre propre affranchissement de la crainte et du joug des hommes. Par contre, si nous le renions devant les hommes, il nous reniera aussi devant son Père.

b) Le chrétien confesse son Seigneur par une vie transformée.

Il est intéressant de noter que dans le passage parallèle de Luc, Jésus donne une précision supplémentaire au moment de la délivrance du démoniaque : « Retourne dans ta maison, et raconte (montre) tout ce que Dieu t’a fait » (Lu 8:39). Ainsi, lorsque nous devenons chrétiens, nous devons dire par nos lèvres et montrer par notre vie les grandes choses que Dieu a faites.

c) Le chrétien confesse son Seigneur en se joignant à d’autres chrétiens.

Il est nécessaire de remarquer qu’immédiatement après sa conversion, Saul de Tarse « resta quelques jours avec les disciples qui étaient à Damas » (Ac 9:19). Et plus tard lorsqu’il arriva à Jérusalem, il « chercha à se joindre aux autres disciples » (Ac 9:26). Des premiers chrétiens, il nous est dit qu’ils « persévéraient dans l’enseignement des apôtres, dans la communion fraternelle, dans la fraction du pain, et dans les prières » (Ac 2:42).

La réalité vécue de la « communion » fraternelle (en grec, koinonia) était la force des premiers chrétiens. Elle signifie un lien affectif, une communion profonde et un partenariat dans l’œuvre de Dieu. Elle implique aussi une connaissance commune (1 Jn 1:3). En effet, seulement ceux qui sont amis de Christ et obéissants à sa Parole, peuvent réellement être amis les avec les autres.

d) Le chrétien confesse son Seigneur en se faisant baptiser par immersion.

La Bible enseigne que le baptême biblique par immersion est une confession publique du chrétien né de nouveau qui est auparavant venu consciemment et volontairement à Dieu comme un pécheur perdu et repentant, et qui a ensuite accepté Jésus-Christ comme son Sauveur pour se soumettre a lui comme son Seigneur et son Maître.

L’ordre de Jésus d’aller dans le monde entier pour prêcher l’Evangile inclut le baptême au nom du Père, et du Fils, et du Saint-Esprit, comme un engagement personnel et public de notre foi (Mt 28:19,20).

Le jour de la Pentecôte, devant trois mille personnes convaincues de leurs péchés, Pierre leur dit : « Repentez-vous et que chacun de vous soit baptisé… » (Ac 2:38). Nous lisons ensuite que « ceux qui acceptèrent sa parole furent baptisés ; et en jour-là le nombre des disciples augmenta d’environ trois mille âmes » (Ac 2:41).

Il est important de préciser que le mot baptême (en grec, baptizo), veut dire « immerger, plonger dans l’eau ». Il n’est donc pas une aspersion mais une immersion. Jésus lui-même, notre modèle, a été baptisé (Mat 3:13-17).

Une autre remarque à ce sujet : le chrétien ne se fait pas baptiser pour être sauvé, mais parce qu’il l’est déjà. Le baptême par immersion selon la Bible ne sauve pas, mais il est le premier pas d’obéissance indispensable du chrétien après sa conversion. Le baptême unit le chrétien à Jésus-Christ dans sa mort au péché et sa résurrection à une vie nouvelle. Il symbolise la soumission à Christ, la volonté de vivre dans l’obéissance et l’identification avec tous les chrétiens nés de nouveau.

7. UN VRAI CHRETIEN se distingue par son esprit d’obéissance à la seule Parole de Dieu

L’ordre de Jésus est sans ambiguïté : « Et enseignez-leur à observer tout ce que je vous ai prescrit » (Mt 28:20). Les disciples devaient obéir à toute la Parole de Dieu, mais aussi à la seule Parole de Dieu. Tout ce que Jésus et ses apôtres n’ont pas enseigné doit être rejeté catégoriquement. Plus rien ne doit être ajouté ou retranché aux Ecritures sous peine de jugements extrêmement sévères (1 Co 4:6 ; Ap 22:18,19).

Jésus attendait de ses disciples une parfaite obéissance. Il n’était pas exigé d’eux qu’ils soient astucieux, mais loyaux. C’était là la marque distinctive qui les différenciait de tous les autres. Ils étaient appelés ses disciples pour bien montrer qu’ils étaient les « élèves » du Maître.

Ce fut bien plus tard qu’ils furent appeler « chrétiens » dont le sens original est « qui appartient à Christ » (Ac 11:26). Ils prouvèrent qu’ils étaient obéissants parce que celui qui suit fidèlement son Maître finit par lui ressembler.

Suivre Jésus semblait au premier abord assez facile. Ceci parce que les disciples ne l’avaient pas encore suivi très loin. Mais il fut bien vite évident qu’être un vrai disciple de Jésus signifie beaucoup plus qu’une joyeuse acceptation du Messie promis.

Il s’agit d’une capitulation totale de sa vie au Maître et d’une soumission absolue à sa souveraineté. Il ne pouvait y avoir de compromis. Jésus a dit : « Nul serviteur ne peut servir deux maîtres. Car, ou il haïra l’un et aimera l’autre ; ou il s’attachera à l’un et méprisera l’autre. Vous ne pouvez servir Dieu et Mammon » (Lu 16:13).

Il devait y avoir un abandon total du péché. Les vieux concepts du monde avec ses habitudes et ses plaisirs devaient céder aux nouvelles exigences du royaume de Dieu (Mt 5:1-7 ; Lu 6:20-49).L’amour parfait devait maintenant être le seul standard de leur conduite (Mt 5:48), et cet amour devait se traduire par une obéissance à la parole de Christ (Jn 14:21,23).

C’était là un enseignement difficile à admettre. Peu d’entre eux pouvaient vraiment l’accepter. Certains aimaient plutôt être comptés parmi ses disciples quand il remplissait leur estomac de pain et de poisson, mais quand Jésus commença à leur parler des vraies exigences spirituelles du royaume, ainsi que des sacrifices nécessaires pour y parvenir (Jn 6:25-59, beaucoup de ses disciples se retirèrent et ils n’allèrent plus avec lui (Jn 6:66) sous prétexte que « ses paroles étaient dures ». Ils déclarèrent : « qui peut l’écouter » (Jn 6:60).

Ce qui était le plus surprenant, c’est que Jésus n’a jamais couru après eux pour essayer de les ramener afin qu’ils fassent partie de ses membres. Il était en train d’éduquer des responsables pour le royaume, et s’ils voulaient devenir des instruments qualifiés et efficaces pour le ministère, ils devaient en payer le prix. Il ne peut donc y avoir d’obéissance sans croix. En choisissant d’obéir à Christ, nous choisissons aussi de porter notre croix. Porter sa croix signifie :

• Etre attaché à la personne de Christ

• Etre soumis à la Seigneurie de Christ

• Etre obéissant à la Parole de Christ

Un tel chrétien cherchera plutôt à être utile que populaire, à servir qu’à être servi. Et ceci doit être fait par la puissance du Saint-Esprit, car personne ne peut devenir un chrétien spirituel ou un disciple par ses propres forces. Mais ne l’oublions pas, le Saint-Esprit est donné à ceux qui obéissent au Seigneur et à sa Parole (Ac 5:32).

L’obéissance à la parole de Dieu est la plus grande preuve de notre amour pour le Seigneur. Il existe trois motivations pour obéir :

• Nous pouvons obéir parce que nous sommes obligés de le faire

• Nous pouvons obéir parce que nous avons besoin de le faire

• Nous pouvons obéir parce que nous voulons le faire par amour pour Jésus. C’est là la seule bonne motivation devant Dieu.

Le pasteur bien connu A.W. Tozer nous donne quelques pensées pertinentes sur le sujet essentiel de l’obéissance. Voici ce qu’il déclare : « L’Eglise de nos jours a minimisé la doctrine de l’obéissance, soit en la négligeant complètement, soit en la mentionnant mais sans aucune note d’urgence.

Cette position a eu comme conséquence une confusion fondamentale entre l’obéissance et les œuvres dans la pensée d’un grand nombre de prédicateurs et de chrétiens.

Pour ne pas tomber dans l’erreur du salut par les œuvres, nous sommes tombés dans l’autre extrême, celle du salut sans obéissance. Dans notre impatience de nous débarrasser de la doctrine légaliste des œuvres, nous avons jeté le bébé avec l’eau du bain en nous débarrassant également de l’obéissance.

Un monde de confusion et de déception en est résulté lorsque nous avons voulu essayer de croire sans obéir. Nous sommes maintenant dans la position d’un oiseau essayant de voler avec une seule aile. Nous tournons sans cesse en rond en frappant le sol d’une aile.

Un abandon superficiel équivaut finalement à aucun abandon. Une vraie soumission à la volonté de Dieu doit inclure une détermination à obéir. Quand le cœur est irrévocablement décidé à recevoir les ordres du Seigneur et à lui obéir, un travail considérable a été accompli, mais pas avant.

Nous ne sommes pas prêts d’observer des transformations radicales au sein de nos communautés et parmi les chrétiens, tant que les serviteurs de Dieu ne sont pas décidés à redonner à l’obéissance la place prépondérante qu’elle occupe dans les Ecritures. »

Les « bébés » chrétiens doivent constamment être contraints ou récompensés pour obéir. Le disciple, lui, obéit à son Maître pour aucune autre raison que son grand amour pour lui.

(Extrait de la brochure N°5 "L'amour de la Vérité", "Faites des disciples" de Samuel et Dorothée Hatzakortzian disponible dans le catalogue du site)

Source : http://www.compassion-france.com

 

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2 février 2013 6 02 /02 /février /2013 22:05

Fleurs2

 

par Chip Brogden

« ...Tes désirs se porteront vers ton mari, mais il dominera sur toi. » (Genèse 3:16b)

« Quel autre ai-je au ciel que toi! Et sur la terre je ne prends plaisir qu'en toi. » (Psaumes 73:25)

Dès le commencement, Dieu a décrété que l'Epouse de Christ, l'Eglise, devrait avoir son désir uniquement tourné vers le Christ. Nos désirs sont très puissants. Les hommes sont tiraillés dans bien des directions différentes et sont poussés par leur volonté, leurs besoins, désirs, et influences. Par nature, nos désirs sont entachés par le péché.

« L'Eternel vit que la méchanceté des hommes était grande sur la terre, et que toutes les pensées de leur coeur se portaient chaque jour uniquement vers le mal. » (Genèse 6:5)

Dieu affirme à travers l'Ecriture que le désir de l'homme est mauvais et méchant dès sa jeunesse (Genèse 8:21; Job 5:7, 14:1) Il nous est naturel de penser qu'une fois devenus des chrétiens, nos désirs spirituels sont maintenant bons et saints, corrects et purs, et que nous pouvons plaire à Dieu (Luc 18: 11). Néanmoins nous découvrons bientôt que quelque chose nous empêche de faire le bien que nous désirons.

« Car je ne fais pas le bien que je veux, et je fais le mal que je ne veux pas. » (Romains 7:19)

Et nous apprenons aussi que notre « vertu » est souvent trompée.

« Les disciples Jacques et Jean, voyant cela, dirent: Seigneur, veux-tu que nous commandions que le feu descende du ciel et les consume? Jésus se tourna vers eux, et les réprimanda, disant: Vous ne savez de quel esprit vous êtes animés .» (Luc 9:54, 55)

Nous pouvons nous trouver nous-mêmes en compétition avec nos frères et soeurs, essayant d'être le plus spirituel, le plus mûr, ou le mieux informé sur les choses de Dieu. En privé, et parfois publiquement, nous nous comparons nous-mêmes avec un autre et nous estimons être plus avancés, alors qu'en réalité nous sommes plus charnels.

« Il s'éleva aussi parmi les apôtres une contestation: lequel d'entre eux devait être estimé le plus grand? » (Luc 22:24)

« Accorde-nous, lui dirent-ils, d'être assis l'un à ta droite et l'autre à ta gauche, quand tu seras dans ta gloire. » (Marc 10:37)

Remerciez Dieu pour la Croix de Jésus-Christ! Parce que c'est là-bas que mes péchés sont pardonnés; c'est là-bas que le « vieil homme » est mort. Mais il est vrai qu'il y a encore quelque chose d'aussi méchant, sinon plus, que le péché, c'est le Moi. Il est vrai que chaque péché est enraciné dans le Moi. De même que nous avons dû initialement accepter Sa mort pour le péché, nous devons quotidiennement accepter notre mort au Moi. Comme nous avons été une fois crucifiés avec Lui pour la rémission des péchés, nous devons quotidiennement prendre notre Croix, nous renier, et Le suivre. Nous marchons sur le Chemin Etroit tout comme nous sommes passés par la Porte étroite - à travers la Croix. « Ainsi donc, comme vous avez reçu le Seigneur Jésus-Christ, marchez en lui. » (Colossiens 2:6)


BEAUCOUP DE DESIRS SPIRITUELS SONT EGOISTES

Les disciples du Seigneur désirent beaucoup de choses. Un certain nombre désirent le pouvoir sur leurs ennemis, ou le pouvoir de faire des miracles au Nom de Jésus. D'autres désirent être libérés de la maladie ou de l'oppression. Beaucoup désirent la bénédiction sur le travail de leurs mains, leur ministère, ou leurs finances. Certains désirent la compréhension et la sagesse dans les choses spirituelles.

Comme c'est surprenant alors pour l'enfant de Dieu d'apprendre que le Seigneur n'approuve pas nécessairement beaucoup de ces désirs, bien qu'ils semblent indéniablement bons et corrects au premier abord. Pourquoi? Parce que le Moi règne dans le sanctuaire de notre coeur. Pourquoi désirons-nous le pouvoir? Pour pouvoir en tirer gloire et être remarqués les autres. Pourquoi désirons-nous être libérés de la maladie et de l'oppression? Parce que nous sommes prêts à régner avec Christ, mais nous ne sommes pas prets à souffrir avec Lui. Pourquoi désirons-nous la bénédiction sur notre travail? Pour pouvoir paraître réussir devant les hommes. Pourquoi désirons-nous la sagesse dans les choses spirituelles? Pour que les autres puissent nous trouver sages et rechercher notre opinion et nos conseils. Nous ne nous rendons pas compte de quel esprit nous sommes animés, le Moi est réellement la racine de toutes nos demandes et prières.

« Vous convoitez, et vous ne possédez pas; vous êtes meurtriers et envieux, et vous ne pouvez pas obtenir; vous avez des querelles et des luttes, et vous ne possédez pas, parce que vous ne demandez pas. Vous demandez, et vous ne recevez pas, parce que vous demandez mal, dans le but de satisfaire vos passions. » (Jacques 4:2,3)

Le verset deux du chapitre quatre de Jacques parle de la façon dont l'homme s'attache à son désir coupable. Le verset trois décrit comment l'homme s'attache à son désir spirituel. Dans le premier cas nous essayons d'obtenir en prenant de l'autre. Dans le deuxième cas nous essayons d'obtenir en demandant à Dieu. Nous savons qu'il est mauvais de convoiter, tuer, et lutter pour ce que nous voulons. C'est un péché. Mais beaucoup d'entre nous ne savent pas encore que demander à Dieu ce que NOUS voulons c'est pécher aussi - le péché du Moi. C'est pourquoi nous ne recevons pas ce que nous demandons, parce que nous désirons nous plaire à nous-mêmes. Nous « demandons mal. »

Jésus n'a jamais demandé ce qu'Il voulait.

« Père, si tu voulais éloigner de moi cette coupe! Toutefois, que ma volonté ne se fasse pas, mais la tienne. » (Luc 22: 42)

« Je ne puis rien faire de moi-même: selon que j'entends, je juge; et mon jugement est juste, parce que je ne cherche pas ma volonté, mais la volonté de celui qui m'a envoyé. » (Jean 5:30)

« Car je suis descendu du ciel pour faire, non ma volonté, mais la volonté de celui qui m'a envoyé. » (Jean 6:38).

Combien faisons-nous de prières, intercessions, demandes, appels, recherches, et espérances en vue d'obtenir de Dieu qu'Il fasse ce que NOUS voulons qu'Il fasse? J'ai bien peur que nous prenions cette approche avec Dieu: nous analysons prudemment la situation, déterminons ce que nous voulons qu'il arrive, recherchons le verset biblique approprié, allons vers Dieu et nous Lui disons exactement ce que nous voulons qu'il arrive et quand, et nous devenons ensuite anxieux de voir s'Il pourra répondre selon notre propre pensée.

Mes frères et soeur, ce n'est pas la bonne façon de nous approcher du Seigneur. Nombreux sont les exemples où l'on voit de simples hommes essayer d'instruire le Seigneur Jésus, de le réprimander, de trouver des erreurs dans sa façon de faire et dire les choses, de mettre en doute Ses méthodes, et de discuter avec Lui. Ne tombons pas dans le même piège. Le Seigneur connaît Son affaire, et n'a pas besoin d'être instruit par nous. C'est plutôt à nous de suivre Son instruction et Lui permettre de devenir notre seul Désir. Alors nos mauvaises prières et demandes cesseront.

Comment pouvons-nous renier le Moi et avoir le désir approprié? La solution est assez simple, mais elle n'est pas simpliste. C'est profond, mais pas compliqué. Dieu a décrété que notre « désir se portera vers notre Epoux, et Il gouvernera sur elle. » Dieu en Christ remplit tout en tous (Ephésiens 4:6). Jésus est le seul désir légitime qu'un Chrétien puisse avoir (Psaumes 73:25). S'Il est le centre d'intérêt et d'attention alors toutes les autres choses prendront leur place correcte (Matthieu 6:33). Si nous sommes satisfaits en Dieu, nous ne pouvons pas être mécontents. Si notre besoin est pleinement satisfait en Christ, nous ne pouvons pas éprouver de manque.

« Cantique de David. L'Eternel est mon berger: je ne manquerai de rien! » (Psaumes 23:1)

C'est une vérité difficile à accepter et je me considère comme incapable d'expliquer la façon dont cela fonctionne dans la vie d'un croyant. Alors regardons dans les Ecritures pour être éclairé, et puissions-nous apprendre à faire de Christ l'objet de notre désir.


LA « FEMME PECHERESSE » ET LE PHARISIEN

Luc 7:36-50 raconte l'histoire d'une « certaine femme » qui a lavé les pieds de Jésus avec ses larmes, les a essuyés avec ses cheveux, embrassés, et oints avec un onguent précieux. S'il vous plaît lisez tout le passage des Ecritures et voyez combien elle était brisée et honnête dans son adoration du Christ.

Observez maintenant les pensées du Pharisien qui était assis pour le repas avec Jésus. Alors que cette adoration en vérité et en esprit est déployée devant ses yeux, il n'a qu'une pensée: si cet Homme était un prophète il saurait que cette femme est une pécheresse. Autrement dit, Jésus ne devrait pas permettre à cette femme coupable de le toucher et de verser autant d'amour sur Lui. Le Pharisien jugeait que Jésus n'était pas digne d'un tel amour et était offensé par cette effusion d'affection.


MARIE ET MARTHE

Dans Luc 10:38-42 nous trouvons l'histoire de Marie et de sa soeur, Marthe. Marthe avait invité Jésus dans sa maison et commença à faire les préparatifs pour le dîner. Marie, au lieu d'aider sa soeur, était assise aux pieds de Jésus et écoutait Ses paroles. Voyant cela, Marthe manifesta de l'irritation contre Marie parce qu'elle ne l'aidait pas, et contre Jésus pour ne pas lui demander de l'aider.

Elle dit, « Seigneur, cela ne te fait-il rien que ma soeur me laisse seule pour servir? Dis-lui donc de m'aider. » (verset 40). Non seulement Marie a tort, mais Jésus a tort de permettre cette situation. Telles sont les pensées de Marthe.


MARIE ET JUDAS ISCARIOT

Marc 14:1-9 ainsi que Jean 12:1-9 rappelle un épisode crucial dans le ministère terrestre de Christ la semaine avant Sa mort et Sa résurrection. En mettant ensemble les deux récits du même événement, nous avons une vision complète de tout ce qui est arrivé. C'est encore un souper. Marthe est à nouveau en train de servir. Mais sa soeur Marie fait une chose étrange: elle verse un parfum très cher sur les pieds du Christ et les essuie avec sa chevelure, puis en verse sur Sa Tête. Le parfum est très cher, au moins la valeur de plusieurs mois de salaire. Tout le monde exprime de l'indignation face à ce gaspillage apparent de ressources - les invités ainsi que les disciples sont d'accord pour dire que c'était une chose insensée de faire cela. Ce n'était pas de la « bonne intendance. » Etant celui qui avait la charge de la bourse, Judas Iscariote réprimanda Marie et demanda à voix haute pourquoi elle n'avait pas plutôt vendu l'onguent et donné l'argent aux pauvres.


TROIS ILLUSTRATIONS, UNE LEÇON

L'Esprit nous a laissé trois événements distincts dans la vie de Jésus dans le but de nous enseigner quelque chose, puissions-nous avoir des oreilles pour entendre ce que dit l'Esprit! Simplement ceci: nombreux sont ceux qui s'assiéront pour manger avec Jésus, communieront et dîneront avec Lui, discuteront des choses spirituelles avec Lui. Mais ils ne pourront pas et ne voudront pas s'abaisser eux-mêmes à laver Ses pieds. Ils ne s'humilieront pas eux-mêmes jusqu'au sol pour écouter, ils préféreront plutôt « servir beaucoup ». Ils n'abandonneront pas leur « ministère pour les pauvres » dans le but de se « gaspiller » eux-mêmes pour « juste faire du bien » à Jésus. Ils aiment être vus cheminant avec le Seigneur, mais ils répugnent à verser trop d'eux-mêmes sur le Christ.

Notez bien que dans ces trois cas, il y a nourriture et boisson - cela parle de communion. Dans les trois cas, l'action est centrée autour des pieds de Christ - cela parle de soumission. Le Christ estime la soumission plus importante que la communion. Dans les trois cas, celui qui faisait de Christ son seul désir est critiqué comme trop pêcheur, trop paresseux, ou trop gaspilleur. Dans les trois cas, ils n'ont pas seulement trouvé à redire à l'adorateur mais aussi au Christ. Dans les trois cas, Christ réprimande celui qui réprimande; le Pharisien, pour ne pas L'aimer assez; Marthe, pour être trop à cheval sur les détails; Judas et les disciples, pour n'avoir pas de justes priorités (et nous découvrons que Judas était un voleur et ne se souciait pas des pauvres de toute façon).

Notons également qu'à aucun moment, cette adoration n'a été gâchée par une requête ou une prière de demande. Le Moi est complètement englouti par l'adoration. En fait aucun mot n'est exprimé, il y a seulement acquiescement au Christ. Il n'y a aucun désir non satisfait, car le désir a été remplacé par Christ. En l'ayant Lui, elles sont satisfaites. Leur humilité ne se trouve pas dans le fait de dédaigner le Moi, mais en ne regardant pas du tout au Moi. Le centre est en dehors, sur Christ, et ainsi il n'y a plus de place libre pour considérer le Moi. Donc, il n'y a rien à dire de plus, aucune défense à donner aux critiques, rien de plus à faire. Jésus indique plutôt qu' « une seule chose est nécessaire ». Malgré les « nombreuses choses » que Marthe était occupée à faire pour le Seigneur, elle n'est pas complimentée pour son travail. C'est plutôt Marie qui est estimée pour avoir choisi « la bonne part. » Est-ce mauvais de beaucoup servir le Seigneur? Aucunement, mais la « bonne part » était d'être avec Lui, pas de travailler pour Lui, et la « bonne part » de s'asseoir à Ses pieds ne devait pas être abandonnée en faveur du travail.

Enfin, les trois exemples impliquent des femmes comme un type de l'Epouse de Christ, L'Eglise triomphante, dont le désir se porte vers son Epoux, qui l'a soumise à Lui.


ABANDONNER LE MAL ET CRUCIFIER LE « BIEN »

Nous savons que nous devons abandonner le péché parce que nous pouvons voir combien il est horrible. Mais nous ne perdons pas aussi rapidement « notre propre justice » parce que nous pensons que d'une manière ou d'une autre, elle a été « purifiée ». Remarquez bien cependant que Dieu ne répare pas le vieil homme, mais le détruit. Il ne nous dit pas de nettoyer notre vie, mais de la renier. Il n'est pas suffisant d'abandonner le mal: nous devons Lui permettre de crucifier le bien. C'est à dire que nous devons apprendre à haïr nos pensées pour avoir Ses pensés. Nous devons abandonner nos désirs spirituels dans le but d'avoir Christ comme notre Tout.

Nous devons permettre à notre Epoux de gouverner, et notre désir doit seulement être pour Lui. Certaines personnes veulent un « Contrat Prénuptial » avec leur Epoux. En d'autres termes, ils sont prêts à venir à Jésus, mais ils ne sont pas prêts à Lui amener tout ce qu'ils ont, à tout mettre à Son Nom, à abandonner toutes autres choses jusqu'à ce que la mort les séparent. Ce sont des vierges insensées. Ils veulent les bénéfices de la chambre à coucher sans les responsabilités de la mariée. Ils disent, « je te suivrai où que tu ailles, » mais à la dernière minute ils veulent « retourner et dirent au revoir » à ceux de leur maison.

Le Pharisien pensait qu'il était suffisant d'avoir Jésus pour le dîner et de discuter de Dieu. Marthe pensait que c'était suffisant de servir beaucoup et de faire des préparatifs. Les disciples pensaient que c'était assez d'employer un peu de parfum pour Jésus et d'économiser le reste pour les pauvres. En apparence il semblerait qu'ils aient raison, mais Jésus nous montre une voie plus excellente. Nous devons nous renier nous-mêmes, mais nous ne devons jamais Le renier. Avec Lui, nous ne pouvons jamais dire, « Assez. » Il est digne de tout, pas moins que tout, plus que ce que nous avons: donc Il devrait recevoir tout ce que nous avons et tout ce que nous sommes.

Que Christ puisse être l'objet de notre désir. Amen.

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Distribution (libre) non commerciale possible à condition que cette mention apparaisse

Source : www.connaitrechrist.net

 

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24 janvier 2013 4 24 /01 /janvier /2013 19:38

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Actes 11 : 21-26 « La main du Seigneur était avec eux, et un grand nombre de personnes crurent et se convertirent au Seigneur. Le bruit en parvint aux oreilles des membres de l'Église de Jérusalem, et ils envoyèrent Barnabas jusqu'à Antioche. Lorsqu'il fut arrivé, et qu'il eut vu la grâce de Dieu, il s'en réjouit, et il les exhorta tous à rester d'un cœur ferme attachés au Seigneur. Car c'était un homme de bien, plein d'Esprit Saint et de foi. Et une foule assez nombreuse se joignit au Seigneur. Barnabas se rendit ensuite à Tarse, pour chercher Saul ; et, l'ayant trouvé, il l'amena à Antioche. Pendant toute une année, ils se réunirent aux assemblées de l'Église, et ils enseignèrent beaucoup de personnes. Ce fut à Antioche que, pour la première fois, les disciples furent appelés chrétiens. »

Dans le contexte présenté ci dessus, les disciples commencèrent à se disperser pour annoncer la bonne nouvelle du Seigneur Jésus partout où ils allaient. La Parole de Dieu nous dit que la main de Dieu était sur les disciples et qu’ainsi beaucoup de personnes se sont tournés vers le Seigneur en entendant la bonne nouvelle de l’évangile. Quand nous lisons bien le livre des actes, nous voyons que de nombreux prodiges et miracles se manifestaient sur les gens par l’intermédiaire des disciples car le Seigneur était avec eux dans tout ce qu’ils faisaient. Et c’est à Antioche que les disciples furent appelés pour la première fois « chrétiens ».

Ce ne sont pas les disciples qui se sont eux-mêmes appelés chrétiens mais ce sont les gens de l’extérieur  qui voyaient que les œuvres du Christ se sont manifestées à travers les disciples. Ils voyaient les disciples faire les mêmes œuvres que Jésus lors de son passage sur terre. L’image et les actes que renvoyaient les disciples reflétaient même la nature de Jésus. C’est ainsi que les disciples furent pour la première fois appelés chrétiens à Antioche.

Etre chrétien signifie donc  refléter Christ dans sa vie. Etre chrétien ne se résume pas à aller à l’église tous les dimanches, chanter ou louer le Seigneur pendant le culte, ni à prier de temps en temps. Etre chrétien n’est pas également une question de tradition. De se dire qu’on a été depuis des générations baigné dans une famille chrétienne donc automatiquement on est chrétien. Etre chrétien n’a rien à voir avec tout cela.  Etre chrétien, comme les disciples, c’est revêtir même la nature de Jésus que ce soit dans les actes ou dans la parole. Les disciples étaient vus par les gens de l’extérieur comme des « petits Christ » car tout ce que le Christ faisait, les disciples le faisaient également. Tout ce qui caractérisait le Christ était aperçu chez les disciples.

La question donc qui se pose à nous tous c’est donc,  en étant chrétien, est ce que la nature de Jésus est manifestée constamment dans notre vie ? Quand nous lisons la Parole de Dieu, on voit que Jésus manifestait partout de l’amour dans tout ce qu’il faisait. Même lorsqu’il a été crucifié sur la croix par ses détracteurs, il trouvait encore le moyen de prier pour eux et de leur demander le pardon à Dieu le Père. Ceci pour que ceux-ci ne meurent pas dans leur incrédulité et donc dans leur péché. Le message principal même de la Parole de Dieu, c’est l’amour de Dieu pour le monde. Pas à une catégorie de personne mais un amour pour tout le monde entier sans distinction de sexe, ni de race.

Jean 3 : 16 « Car Dieu a tant aimé le monde qu'il a donné son Fils unique, afin que quiconque croit en lui ne périsse point, mais qu'il ait la vie éternelle. »

Jésus marchait constamment dans l’amour dans tous ses actes. Il guérissait tous les gens qui étaient malades ou qui étaient sous le joug du diable. Il avait constamment de la compassion envers son prochain. Il manifestait la bonté de Dieu envers les autres en bénissant les personnes qu’il rencontrait. Il avait de la douceur dans son comportement. Jésus manifestait constamment dans sa vie les fruits de l’esprit.

Si nous sommes donc de vrais chrétiens, tous ces traits de caractères doivent être visibles dans notre vie de tous les jours. Avons-nous de l’amour envers notre prochain, avons-nous de la patience dans les choses que nous faisons, pardonnons nous directement comme Jésus l’a fait quand nous sommes blessés par notre prochain, les paroles qui sortent de notre bouchent sont elles des paroles vaines ou des paroles de bénédictions comme celles de Jésus, avons-nous de la compassion envers notre prochain ou restons nous indifférent à sa situation, sommes nous humbles dans notre vie ou faisons nous toujours quelque chose en plus pour être vus des autres et porter le regard sur nous ? Bref, pour être un vrai chrétien, les fruits de l’esprit doivent être manifestés dans notre vie de tous les jours.

Galates 5 : 22 « Mais le fruit de l'Esprit, c'est l'amour, la joie, la paix, la patience, la bonté, la bénignité, la fidélité, la douceur, la tempérance. »

Comment donc manifester ces fruits de l’Esprit dans notre vie ? La réponse est simple. Nous pouvons le faire en se soumettant tout simplement au Seigneur Jésus. Nous devons restés attachés au Seigneur et demeurer dans sa Parole pour que ces fruits de l’Esprit puissent se manifester dans notre vie. De même la Parole de Dieu nous dit dans Jean 15 : 5 que si nous demeurons en Christ alors nous porterons beaucoup de fruit, à savoir les fruits de l’Esprit. Elle nous dit aussi que si nous sommes éloignés de Jésus, on ne peut rien faire, c'est-à-dire que si on ne se soumet pas à Lui, alors il n’y aura pas de fruit de l’Esprit dans nos vies.

La Parole de Dieu nous dit également de marcher selon l’Esprit et non selon la chair. Car la chair a des désirs contraires à l’esprit et les deux ne peuvent coexister. La chair se met en colère facilement dès qu’elle est attaquée, la chair ne veut pas pardonner, la chair ne veut penser qu’à elle-même et ne porte pas d’attention sur les autres et tant d’autres exemples encore. Et la conséquence des œuvres de la chair c’est la mort. A l’opposé, marcher par l’Esprit veut dire mettre en priorité la volonté divine dans toutes les choses que nous faisons et ce dans n’importe qu’elle situation où l’on se trouve. C’est se soumettre constamment à Dieu pour se dire si face à une situation ou à une autre on est dans la volonté de Dieu ou pas. C’est donner de la place au spirituel et laisser de côté le charnel. La Bible nous dit toujours que ceux qui sont à Christ, donc ceux qui sont chrétiens ont crucifié ses passions et ses désirs. C'est-à-dire qu’en étant chrétiens, nous ne devons plus avoir des réactions régies par la chair mais des réactions toujours régies par l’esprit. Car notre vieil homme, notre nature pécheresse ont été cloués à la croix par le sacrifice de Jésus. Et la résurrection de Jésus fait que nous sommes maintenant de nouvelles créatures qui marchent sous l’esprit et non plus selon la chair. Car tout ce qui était mauvais en nous auparavant n’est plus maintenant. Si on était des voleurs avant, alors lorsqu’en est en Christ, on ne vole plus. Toutes nos mauvaises habitudes et tous nos comportements qui ne glorifiaient pas Dieu dans notre vie d’avant disparaissent lorsque nous sommes nés de nouveau.

L’image que tout chrétien doit renvoyer, c’est celui de Jésus. Le Seigneur Jésus est notre exemple parfait. Nous devons suivre ses traces pour impacter le monde comme il l’avait fait. La Bible dit que la création attend avec ardent désir la révélation des fils de Dieu. Ce qui veut dire que les gens veulent voir ce que c’est un vrai Chrétien. Ils ne veulent pas voir juste des gens qui vont à l’église tous les dimanches, mais ils veulent vraiment voir qu’est ce qui différencie le chrétien d’une autre personne. On voyait cette différence dans la vie des disciples. Les gens remarquaient instantanément que tout ce que faisaient les disciples leur rappelait Jésus. Nous aussi nous devons briller dans ce monde pour éclairer ceux qui sont encore dans les ténèbres. Soyons des instruments entre les mains de Dieu pour toucher notre monde afin qu’ils expérimentent l’amour inconditionnel et la bonté de Dieu dans leur vie. Pour cela, nous devons chacun nous soumettre à notre Seul et unique Maître  Jésus Christ afin de le connaitre d’avantage en passant du temps avec Lui. Plus nous nous approchons de Lui et plus nous nous imprégnons de sa Parole, alors plus nous nous revêtons de sa nature. Petit à petit, notre être entier reflétera la nature même du Christ. Alors, prenez courage, fortifiez vous dans le Seigneur Jésus, soumettez vous à Lui, persévérez dans la foi et Il vous élèvera au temps convenable !

1 Thessaloniciens 5 : 24 « Celui qui vous a appelés est fidèle, et c'est lui qui le fera. Celui qui vous a appelés est fidèle, et c'est lui qui le fera. »

Source : HVKL Mission 

 

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