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  • : TORRENTS D'AMOUR
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PREPARONS-NOUS, JESUS REVIENT BIENTÔT

N'AIMEZ POINT LE MONDE, NI LES CHOSES QUI SONT DANS LE MONDE. SI QUELQU'UN AIME LE MONDE, L'AMOUR DU PERE N'EST POINT EN LUI; CAR TOUT CE QUI EST DANS LE MONDE, LA CONVOITISE DE LA CHAIR, LA CONVOITISE DES YEUX, ET L'ORGUEIL DE LA VIE, NE VIENT POINT DU PERE, MAIS VIENT DU MONDE. ET LE MONDE PASSE, ET SA CONVOITISE AUSSI; MAIS CELUI QUI FAIT LA VOLONTE DE DIEU DEMEURE ETERNELLEMENT. 1 Jean 2:15-17.

6 janvier 2013 7 06 /01 /janvier /2013 10:59

BONNE SEMAINE ! A TOUS! SOYEZ BENIS EN JESUS NOTRE SEIGNEUR.

 

Par David Wilkerson

 

J’ai vu en rêve une armée qui refusait de s'éloigner de sa route, car au milieu de tout le mal et de toute la cruauté qui l’environnaient, elle était imperturbable. Elle descendait vers les eaux vivifiantes de la prière et de la louange et sortait sur l’autre rive avec une paix et un repos parfaits Ce sont les rachetés du Seigneur à qui on a donné une paix qui surpasse toute intelligence. 


« Les humbles possèdent le pays, et ils jouissent abondamment de la paix » (Psaume 37 : 11). 


Joël a vu une armée d’hommes puissants et il a dit : « Chacun va son chemin, sans s’éloigner de sa route » (Joël 2 : 7). 


Le peuple de Dieu ne rompra pas les rangs et ne s’enfuira pas en courant parce qu’il sait qu’il est en sécurité sous le précieux sang de l'Agneau. Il sait que malgré toute la violence et la colère des hommes, le corps de Christ sur terre est en excellente santé et se fortifie de jour en jour. 


Alors que tout ce qui est sur cette terre est ébranlé et que les gouvernements terrestres échappent à tout contrôle, l’Eglise véritable de Christ est solide et inébranlable. 


Le spectre de la violence dévastatrice et d’une destruction potentielle a ôté à l’humanité la paix et la sécurité, alors qu’au même moment, Dieu mène Son peuple à son plus grand moment de repos et de sécurité. Tandis que les impies aspirent à la paix et à la sécurité ne l’obtenant jamais, les élus de Dieu possèdent désormais une grande paix et une parfaite sécurité. 


Le peuple de Dieu qui se repose en Lui peut dire avec David, le psalmiste : « Sans l’Eternel qui nous protégea, quand les hommes s’élevèrent contre nous, ils nous auraient engloutis tout vivants, quand leur colère s’enflamma contre nous ; alors les eaux nous auraient submergés, les torrents auraient passé sur notre âme ; alors auraient passé sur notre âme les flots impétueux. Béni soit l’Eternel, qui ne nous a pas livrés en proie à leurs dents ! Notre âme s’est échappée comme l’oiseau du filet des oiseleurs ; le filet s’est rompu et nous nous sommes échappés. Notre secours est dans le nom de l’Eternel, qui a fait les cieux et la terre » (Psaume 124 : 2-8).

 

Source : http://davidwilkersoninfrench.blogspot.fr/

 

 

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11 décembre 2012 2 11 /12 /décembre /2012 18:38

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Article de Henri Viaud-Murat.

 

À l’usage des pasteurs et responsables spirituels, et de ceux qui sont appelés à l’être.

 

Le perfectionnement des saints, tâche unique confiée aux ministères.

 

Christ a donné à Son Église le Saint-Esprit, afin qu’elle soit conduite dans toute la Vérité. Mais, dans Sa grâce, Il a aussi fait don à Son Église des ministères de direction spirituelle.

 

« Et il a donné les uns comme apôtres, les autres comme prophètes, les autres comme évangélistes, les autres comme pasteurs et docteurs, pour le perfectionnement des saints en vue de l’œuvre du ministère et de l’édification du corps de Christ, jusqu’à ce que nous soyons tous parvenus à l’unité de la foi et de la connaissance du Fils de Dieu, à l’état d’homme fait, à la mesure de la stature parfaite de Christ, afin que nous ne soyons plus des enfants, flottants et emportés à tout vent de doctrine, par la tromperie des hommes, par leur ruse dans les moyens de séduction, mais que, professant la vérité dans la charité, nous croissions à tous égards en celui qui est le chef, Christ » (Ephésiens 4: 11-15).

 

La première chose que nous pouvons remarquer, c’est que ces ministères de direction spirituelle seront nécessaires, tant que l’ensemble du corps de Christ n’aura pas atteint la mesure de la stature parfaite de Christ. Ces ministères doivent donc s’exercer et être reconnus au sein des églises locales.

 

La seconde chose que nous pouvons aussi remarquer, c’est que Dieu a fixé à tous les ministères de direction spirituelle un seul et même objectif: le perfectionnement des saints. Même les évangélistes doivent garder en mémoire cet objectif. S’ils travaillent à gagner des âmes à Christ, ils ne doivent jamais oublier qu’ils doivent œuvrer en collaboration avec les autres ministères, afin de conduire ces âmes nouvellement converties à la perfection en Christ. Il n’est donc pas question, dans la pensée du Seigneur, de laisser ces nouveaux convertis à l’abandon.

 

Pour que les responsables spirituels des églises locales puissent accomplir correctement leur mission, il est donc nécessaire qu’ils aient eux-mêmes clairement compris ce que signifie, pour le Seigneur, le « perfectionnement des saints. »

Chacun peut avoir sa propre idée concernant la manière de perfectionner les saints. Mais ce ne sont pas nos idées personnelles qui doivent compter. Ce qui compte réellement, c’est la pensée du Seigneur, telle qu’elle est exprimée dans Sa Parole.

 

Il s’agit donc, pour tous les ministères, de travailler ensemble pour conduire tous les enfants de Dieu dans l’unité de la foi et de la connaissance du Fils de Dieu, jusqu’à l’état d’homme fait, à la mesure de la stature parfaite de Christ.

 

L’unité de la foi est l’unité de la connaissance de la Parole de Dieu. Cette unité de la foi va de pair avec l’unité de la connaissance du Fils de Dieu, car le Seigneur Jésus et Sa Parole sont un. Plus les enfants de Dieu progresseront dans leur perfectionnement pratique, et plus ils seront unis dans leur connaissance de la Bible, comme dans leur connaissance du Seigneur Jésus. Plus leur communion spirituelle sera donc parfaite.

 

Les différents ministères ne pourront parvenir à cet objectif que s’ils ont compris que leur rôle, en fait, consiste à révéler aux disciples de Christ la perfection qu’ils possèdent déjà dans le Seigneur, et à les aider ensuite à marcher concrètement dans cette perfection.

 

Seul ce perfectionnement des saints permettra à tous les membres de l’Eglise de parvenir à cet état de maturité spirituelle où nous ne serons plus ballottés à tout vent de doctrine, mais où nous pourrons exercer pleinement le ministère que Dieu a confié à chacun.

 

Nous ne pourrons croître à tous égards que si nous demeurons en Christ, c’est-à-dire dans la Vérité, et si nous persévérons à professer cette Vérité dans l’amour.

 

Le but que je recherche, dans ce petit manuel pratique, n’est pas de faire étalage d’une quelconque supériorité spirituelle, mais d’exposer simplement ce que le Seigneur m’a enseigné concernant le perfectionnement des saints, et de le partager avec tous ceux qui sont confrontés à cette même tâche. Je suis donc également preneur de tout ce que le Seigneur a révélé à d’autres, et que je n’aurais pas compris.

 

Un fondement indispensable: Christ et Son œuvre.

 

Il va de soi, mais il vaut mieux le dire, que le perfectionnement des saints ne peut concerner que ceux qui sont déjà saints en Jésus-Christ, c’est-à-dire ceux qui sont passés par une nouvelle naissance en Christ. Il ne sert à rien de vouloir perfectionner ceux qui ne sont pas passés par la repentance et la foi en Jésus. Notre but n’est pas d’inculquer des principes de morale chrétienne, même si ces principes sont bons en soi. Notre but est de faire passer sur le plan concret de notre vie de tous les jours, la perfection qui nous est déjà acquise dans notre esprit régénéré.

Nous devons donc, dès le départ, établir le solide fondement de l’œuvre de Christ. Le Fils de Dieu S’est incarné dans une chair semblable à la nôtre, mais sans péché, pour expier notre péché sur la croix, et accomplir pour nous un salut parfait, pour notre esprit, notre âme et notre corps.

« Cependant, il a porté nos souffrances (nos maladies), il s’est chargé de nos douleurs (de nos infirmités), et nous l’avons considère comme puni, frappé de Dieu, et humilié. Mais il était blessé pour nos péchés, brisé pour nos iniquités; le châtiment qui nous donne la paix est tombé sur lui, et c’est par ses meurtrissures que nous sommes guéris » (Esaïe 54: 4-5).

« Lui qui a porté lui-même nos péchés en son corps sur le bois, afin que morts aux péchés nous vivions pour la justice; lui par les meurtrissures duquel vous avez été guéris » (1 Pierre 2: 24).

 

« Christ nous a rachetés de la malédiction de la loi, étant devenu malédiction pour nous, car il est écrit: maudit est quiconque est pendu au bois, afin que la bénédiction d’Abraham eût pour les païens son accomplissement en Jésus-Christ, et que nous reçussions par la foi l’Esprit qui avait été promis » (Galates 3:13-14).

Christ, sur le bois de la croix, en Se chargeant de nos péchés, de nos maladies et de la mort, nous a, une fois pour toutes, entièrement libérés à la fois du péché, de la malédiction attachée au péché, et de toutes les conséquences du péché.

 

Ce grand salut nous est déjà parfaitement et entièrement acquis. Mais il ne se manifeste pas d’un seul coup dans notre vie. Il commence par se manifester dans notre esprit, par la nouvelle naissance, dont nous allons parler plus loin. Il se continue par notre libération de l’emprise du péché, lorsque nous renouvelons nos pensées et que nous purifions notre âme. Cette étape se réalise lorsque nous comprenons le message de la croix, et que nous apprenons à marcher par l’esprit. Et notre salut se prolonge et s’achève par la vivification et la guérison de notre corps, en attendant sa résurrection finale.

 

Que faisait l’Eglise primitive?

 

Dans l’Eglise primitive, les nouveaux convertis étaient immédiatement baptisés d’eau par immersion. Le baptême représente notre mort, notre ensevelissement et notre résurrection en Christ. Puis on les exhortait à demander aussitôt le baptême de l’Esprit, que tous recevaient sans délai.

Il faut qu’il en soit de même aujourd’hui. Il n’est absolument pas normal de faire attendre les nouveaux convertis, avant de les baptiser, pas même une seule journée! Et Dieu donne Son Esprit immédiatement à tous ceux qui le Lui demandent, et qui Lui obéissent.

 

Ensuite, les disciples persévéraient dans les quatre activités fondamentales de la vie de l’Eglise:

« Ils persévéraient dans l’enseignement des apôtres, dans la communion fraternelle, dans la fraction du pain, et dans les prières » (Actes 3: 42).

Ces quatre activités ont pour but l’édification de l’Eglise. Quand on parle d’édification, on parle nécessairement de perfectionnement. Il s’agit par là, pour tous les disciples de Christ, de devenir de moins en moins charnels, et de plus en plus spirituels!

 

Le rôle primordial de l’enseignement des apôtres.

 

La toute première de ces activités est l’enseignement des apôtres. Il s’agit de l’enseignement donné par les apôtres de Christ, notamment dans les épitres. Ce sont eux qui ont reçu les révélations plus profondes dont le Seigneur Jésus parlait avant Sa crucifixion, lorsqu’Il disait:

« J’ai encore beaucoup de choses à vous dire, mais vous ne pouvez pas les porter maintenant. Quand le consolateur sera venu, l’Esprit de Vérité, il vous conduira dans toute la vérité » (Jean 16: 12-13).

 

Parmi ces choses que les disciples ne pouvaient pas encore « porter, » il y avait le message complet de la croix, tel que Paul le présente dans Romains 6, et l’apprentissage de la marche par l’esprit.

 

Dans toutes ses épîtres, Paul passe beaucoup de temps à exposer le message de la croix, et à exhorter les disciples à marcher par l’esprit. Il savait que si l’Eglise n’apprenait pas à marcher par l’esprit, elle ne donnerait pas un témoignage à la gloire de Dieu, et ne permettrait pas au Seigneur Jésus de Se manifester au travers de Son peuple.

 

Une nécessaire explication préalable.

 

Cette remarque nous conduit à insister sur deux points fondamentaux, qui constituent le préalable à tout travail de perfectionnement des saints.

Ces deux points fondamentaux consistent à expliquer aux nouveaux convertis de quoi est constitué tout être humain, dans les trois parties de son être, et en quoi consiste une nouvelle naissance en Christ.

 

En effet, tant que l’on n’a pas compris quels sont les éléments qui composent un être humain, on ne comprendra pas non plus clairement ce qu’est la nouvelle naissance en Christ.

 

Notre nature tripartite.

 

Voici ce qu’écrit l’apôtre Paul aux Thessaloniciens:

« Que le Dieu de paix vous sanctifie lui-même tout entiers, et que tout votre être, l’esprit, l’âme et le corps, soit conservé irrépréhensible, lors de l’avènement de notre Seigneur Jésus-Christ! Celui qui vous a appelés est fidèle, et c’est lui qui le fera » (1 Thess. 5: 23-24).

 

Ce passage nous montre qu’un être humain est composé de trois parties distinctes: l’esprit, l’âme et le corps. Toutefois, dans ce passage, la définition du mot « âme » n’est pas la même que celle du même mot « âme, » tel qu’il est employé dans le Livre de la Genèse:

« L’Eternel Dieu forma l’homme de la poussière de la terre, il souffla dans ses narines un souffle de vie, et l’homme devint un être vivant (mot à mot: « une âme vivante ») (Genèse 2: 7).

 

Selon le contexte, « âme » signifie donc soit la « personne vivante » tout entière, soit, comme dans 1 Thessaloniciens 5, seulement la partie psychique de notre être, le centre de notre conscience de soi et du monde.

 

Au début de la création, avant la chute, l’homme était réellement un être spirituel, un esprit pur et parfait incarné dans un corps immortel, composé de la poussière de la terre. Adam et Ève étaient pleinement conscients à la fois du monde spirituel et du monde matériel. Et ce monde spirituel dont ils étaient conscients était le monde spirituel de Dieu.

 

Au moment de la chute, Adam et Ève sont morts. Non pas morts physiquement, mais morts spirituellement. Leur esprit a été coupé de Dieu et a été plongé dans les ténèbres de la mort spirituelle, qui est contrôlée par Satan.

 

Peu à peu, le domaine de l’esprit s’est trouvé fermé pour l’humanité déchue, sauf pour les hommes qui voulaient explorer ce monde spirituel de Satan pour leur profit, comme le font les sorciers et les magiciens.

 

Quand Dieu a donné la Loi à Son peuple d’Israël, il a clairement interdit tout contact avec ce monde spirituel de Satan (Deutéronome 18: 9-14).

Dans nos sociétés occidentales industrielles et matérialistes, la plupart des hommes ne savent même plus qu’il existe un monde spirituel, ni qu’ils possèdent un esprit, qui est leur homme intérieur véritable.

 

J’explique toujours que notre esprit est réellement un « homme intérieur » complet, et qu’il a exactement la même forme que notre corps physique. Mais notre esprit n’est pas constitué de matière physique, comme notre corps. Il est constitué d’une substance spirituelle immortelle.

 

Si vous pouviez voir votre esprit, vous verriez un « homme » intérieur complet, qui possède, comme notre corps physique, une tête, des membres, des pieds, des mains, etc… Notre esprit est aussi capable de réfléchir, de penser, de décider et d’éprouver des sentiments.

 

Notre esprit, avant et après notre conversion.

 

Avant notre conversion, notre esprit existait, mais dans la mort spirituelle. Il était habité et contrôlé par une puissance de mort et de péché, qui était entrée dans Adam et Ève au moment de la chute, et qui s’est ensuite étendue à tous leurs descendants.

« C’est pourquoi, comme par un seul homme le péché est entré dans le monde, et par le péché la mort, et qu’ainsi la mort s’est étendue à tous les hommes, parce que tous ont péché… » (Romains 5: 12).

 

Cette puissance de péché, entrée d’abord dans l’esprit d’Adam et d’Eve, s’est ensuite répandue dans tout leur être, jusqu’à ce que leur corps physique passe lui aussi par la mort, bien des années plus tard.

 

Aujourd’hui, lorsqu’un pécheur, à l’écoute de l’Evangile, et sous l’action du Saint-Esprit de Dieu, se repent de ses péchés et reçoit Jésus-Christ comme son Sauveur et Seigneur, Dieu, non seulement efface ses péchés, mais fait passer son esprit par une nouvelle naissance.

 

Cette nouvelle naissance spirituelle est un acte créateur de Dieu, qui re-crée dans l’homme, comme il l’avait créé en Adam au commencement, un esprit pur, saint, et parfait, et qui le place dans notre corps mortel.

 

Comme notre esprit est notre « homme intérieur » véritable, c’est à ce moment précis que nous devenons une nouvelle création en Christ.

 

Toutefois, contrairement au corps d’Adam avant la chute, notre corps physique actuel reste soumis à la mort physique. Mais il peut être libéré de l’emprise de la puissance de la mort, pour devenir un instrument de la justice de Dieu, pourvu que nous apprenions a marcher par l’esprit.

 

En revanche, un Chrétien né de nouveau possède ce qu’Adam ne possédait pas: la présence bénie de Dieu Lui-même en lui, dans son esprit régénéré. Il est devenu le temple vivant du Saint-Esprit.

 

Combien peu de Chrétiens apprécient à sa juste valeur cette présence divine permanente en eux! N’oublions jamais que Dieu Lui-même, Père, Fils et Saint-Esprit, a fait Sa demeure permanente en nous!

 

Nous devenons réellement, dans notre esprit régénéré, un « homme nouveau » en Christ. Notre « homme intérieur » est recréé à l’image de celui qui l’a créé, Jésus-Christ.

 

« Si quelqu’un est en Christ, il est une nouvelle créature (création). Les choses anciennes sont passés, voici, toutes choses sont devenues nouvelles » (2 Cor. 5: 17).

 

« Celui qui n’a point connu le péché, il l’a fait devenir péché pour nous, afin que nous devenions en lui justice de Dieu » (2 Cor. 5: 21).

 

« L’homme nouveau, qui se renouvelle, dans la connaissance, selon l’image de celui qui l’a créé » (Colossiens 3: 10).

 

« L’homme nouveau, créé selon Dieu dans une justice et une sainteté que produit la vérité » (Ephésiens 4: 24).

 

Notre âme et notre corps ne sont pas régénérés à notre nouvelle naissance.

 

La puissance de péché ne contrôle donc plus notre esprit, lorsque nous sommes nés de nouveau. Mais elle contrôle toujours notre âme, qui n’est pas régénérée à notre nouvelle naissance. Il faut qu’elle soit renouvelée par l’action purificatrice de la Parole de Dieu et du Saint-Esprit.

 

Quant à notre corps physique, lui non plus n’est pas régénéré à notre nouvelle naissance. Mais il devient littéralement un membre du Corps de Christ. Il peut donc recevoir la Vie de Christ, qui est une vie de résurrection, et demeurer sain et en bon état jusqu’à notre mort, ou jusqu’au retour de Jésus.

 

« Et si l’Esprit de celui qui a ressuscité Jésus d’entre les morts habite en vous, celui qui a ressuscite Christ d’entre les morts rendra aussi la vie (mot à mot: vivifiera) à vos corps mortels par son Esprit qui habite en vous » (Romains 8: 11).

 

Même si notre corps physique doit encore passer par la mort physique, si le Seigneur Jésus n’est pas revenu avant, il peut donc être, dès à présent, libéré de l’emprise du péché et de la chair, pour devenir un instrument de l’esprit. Mais, pour cela, nous devons apprendre à marcher par l’esprit.

 

Notre âme est un intermédiaire entre l’esprit et le corps. Si notre âme est encombrée par tout ce qui vient de la chair, elle empêchera notre nouvelle nature (notre esprit) de se manifester dans notre vie de tous les jours. Tandis que, si notre âme est renouvelée, si nos pensées, en particulier, sont conformes à la Parole de Dieu et aux pensées de Dieu, alors notre esprit sera libre de se manifester, au travers de notre âme renouvelée, et d’être aussi un pur canal pour la manifestation du Seigneur Jésus au travers de nous.

 

La chair est une puissance de péché qui demeure dans nos membres.

 

C’est cette puissance de péché et de mort que Paul appelle « la chair, » parce qu’elle reste fixée au niveau de notre corps physique, après notre nouvelle naissance.

 

La seule manière de maîtriser cette puissance de péché, c’est de comprendre que la croix nous en a libérés, et que la loi de l’esprit de vie en Jésus-Christ nous a affranchis de son emprise.

 

« La loi de l’esprit de vie en Jésus-Christ m’a affranchi de la loi du péché et de la mort. Car, chose impossible à la loi, parce que la chair la rendait sans force, Dieu a condamné le péché dans la chair (sous-entendu: la chair de Jésus), en envoyant, à cause du péché, son propre Fils dans une chair semblable à celle du péché, et cela afin que la justice de la loi fût accomplie en nous, qui marchons, non selon la chair, mais selon l’esprit » (Romains 8: 2-4).

 

Il est donc clair que, tant que nous marchons selon la chair, nous sommes encore sous l’emprise de cette loi de péché qui demeure dans nos membres. Tandis que, si nous marchons selon l’esprit, nous sommes délivrés de cette emprise.

 

C’est cela, le perfectionnement des saints: apprendre aux saints à marcher selon l’esprit, et non plus selon la chair.

 

Le problème ne réside donc pas dans notre corps physique proprement dit, mais il réside dans la puissance de péché qui habite dans notre corps physique. Nous devons apprendre à désactiver, à rendre inopérante, cette puissance de péché, afin de pouvoir marcher selon l’esprit, et non plus selon la chair.

 

Cette chair est aussi capable d’avoir des pensées, des sentiments, des émotions, des désirs et des passions. Mais ceux-ci sont à présent en opposition complète avec les pensées, les sentiments, les émotions et les désirs qui nous viennent de l’esprit.

 

« Car la chair a des désirs contraires à ceux de l’esprit, et l’esprit en a de contraires à ceux de la chair » (Galates 5: 17).

 

Avant notre conversion, notre esprit non régénéré était notre « vieil homme. » Après notre nouvelle naissance, nous devenons, dans notre esprit régénéré, un « homme nouveau, » incarné dans un corps physique où habite encore une loi de péché.

 

Nous devrions même dire, non pas que nous possédons un esprit nouveau, mais que nous sommes un esprit nouveau incarné dans un corps physique.

 

L’âme et l’esprit.

 

Il nous faut ensuite faire clairement la distinction entre notre âme et notre esprit.

 

Actuellement, au sens psychologique ordinaire, notre âme peut être définie comme notre être psychique conscient, notre centre de la conscience de soi et du monde. C’est au niveau de notre âme que nous prenons connaissance des pensées, des émotions, des sentiments, et des désirs qui parviennent à notre conscience.

 

Mais nous devons apprendre à faire le tri entre les pensées, émotions, sentiments et désirs qui proviennent de Dieu et de notre esprit régénéré, d’une part, et ceux qui proviennent de Satan et de la puissance de péché qui continue d’habiter dans nos membres, d’autre part.

 

En effet, tout ce qui provient de Dieu et de notre esprit régénéré est pur et saint. Notre esprit a été re-créé à l’image de Dieu. Il est un seul esprit avec Christ (1 Cor. 6: 17), il est participant de la nature divine, et il est même incapable de pécher (1 Jean 3: 9).

 

Toutefois, si notre esprit est saint, pur et parfait, notre âme ne l’est pas. Si notre « vieil homme » est mort et enterré avec Christ, notre âme n’est pas encore entièrement débarrassée de tout ce que ce « vieil homme » avait lentement construit comme forteresses de mensonges et de faux raisonnements, depuis le moment de notre naissance physique, jusqu’au moment où nous avons appris à marcher par l’esprit.

 

Le combat du Chrétien né de nouveau se situe donc clairement au niveau de son âme. Celle-ci est le siège d’un terrible conflit entre tout ce qui nous vient de Dieu, par notre esprit régénéré, et tout ce qui nous vient de Satan, par la puissance de péché qui habite dans notre corps, c’est-à-dire par la chair.

 

Nous ne pouvons mener ce combat, et marcher dans la victoire, que si nous connaissons la Vérité qui nous affranchit! Comment pourrions-nous vaincre le menteur, si nous sommes contrôlés par ses mensonges?

 

Nous devons littéralement changer d’identité.

 

Le problème du Chrétien, c’est qu’il est encore trop identifié à son ancienne nature, sans réaliser que celle-ci est morte, et qu’elle a été remplacée par une nouvelle nature belle et parfaite.

 

La chair profite de l’ignorance ou de l’incrédulité du Chrétien, pour lui faire croire que son ancienne nature est toujours vivante, et qu’il est toujours, de nature, un pauvre pécheur pourri.

 

Comme la chair est la « sœur jumelle » de notre ancienne nature, elle peut facilement faire croire au Chrétien que son ancienne nature est toujours vivante, car il est toujours conscient de mauvaises pensées et de mauvais sentiments, qui lui viennent « de l’intérieur, » sans réaliser que ceux-ci ne proviennent plus de lui-même, mais qu’ils proviennent d’une puissance de péché qui habite dans ses membres, mais qui n’a plus rien à voir avec sa nouvelle nature.

Nous devons donc considérer la chair comme une étrangère qui vit dans nos membres, mais qui n’a plus rien de commun avec ce que nous sommes maintenant en Christ.

 

Pour résumer tout ce qui vient d’être dit jusqu’ici, nous dirons ceci:

 

- Nous devons commencer par expliquer aux nouveaux convertis la nature tripartite de l’être humain, composé d’un esprit, d’une âme et d’un corps.

 

- Nous devons leur expliquer ce qui se passe au moment de la nouvelle naissance. Notre esprit change alors de nature. Nous devons bien définir le « vieil homme, » et « l’homme nouveau. » Nous devons bien définir ce qu’est notre esprit régénéré, et expliquer sa vraie nature, car cet esprit régénéré est en fait notre nouvelle identité en Christ.

 

- Nous devons bien leur expliquer la différence entre l’âme et l’esprit.

 

- Nous devons définir la « chair, » et expliquer que la chair est une puissance de péché et de mort qui reste présente dans notre corps physique, après notre nouvelle naissance, mais dont Christ nous a libérés, afin que nous puissions marcher selon l’esprit.

A ce sujet, nous devons bien expliquer que la chair n’est plus « nous, » mais qu’elle est complètement étrangère à notre nouvelle nature, qui est notre vraie et unique nature.

Tout ce que nous pouvons ressentir de mauvais dans nos pensées et nos sentiments, par exemple, ne vient plus de nous, si nous sommes nés de nouveau, mais vient de la chair qui vit en nous. Il est très libérateur de le savoir!

 

- Nous devons donc faire comprendre au nouveau converti qu’il ne possède pas deux natures, l’ancienne et la nouvelle, une mauvaise et une bonne, mais qu’il ne possède qu’une seule nature, la nouvelle, qui est son esprit régénéré, créé à l’image du Seigneur Jésus. Son ancienne nature était son esprit avant sa nouvelle naissance. Sa nouvelle nature est son esprit régénéré.

 

Renoncement à soi-même, et acceptation de notre nouvelle identité.

 

A partir de ce point, il nous sera facile d’expliquer au nouveau converti que son problème essentiel consiste à présent à renoncer entièrement et définitivement à la « vieille personne » qu’il était avant sa nouvelle naissance, pour s’identifier complètement, d’abord par la foi, à la personne entièrement nouvelle qu’il est à présent en Jésus-Christ. Car cette « vieille personne » est morte et ensevelie en Christ, et nous sommes devenus une nouvelle personne à l’image de notre Créateur.

 

Ce renoncement à soi-même était ce que le Seigneur Jésus avait déjà demandé à Ses disciples dans les Évangiles, mais sans pouvoir encore leur expliquer de quelle manière ils pouvaient obéir à cette exigence:

« Si quelqu’un veut venir après moi, qu’il renonce à lui-même, qu’il se charge de sa croix, et qu’il me suive. Car celui qui voudra sauvera sa vie la perdra, mais celui qui la perdra à cause de moi la trouvera » (Matthieu 16: 24-25).

 

Nous pouvons à présent comprendre que le Seigneur demandait à Ses disciples de renoncer à leur ancienne nature de péché, pour pouvoir se revêtir de la nouvelle nature qu’ils allaient recevoir en Lui.

 

C’est souvent ce qui est le plus difficile à faire, car nous sommes, au départ de notre vie chrétienne, encore très attachés à « nous-mêmes, » sans réaliser que nous avons changé de « moi »!

 

Nous sommes encore englués dans les « liens de générations, » les « malédictions ancestrales, » les conditionnements passés, sans réaliser que la mort et la résurrection de Jésus nous ont déjà délivrés de tous ces liens, dans notre nouvelle nature.

 

Tant que nous sommes contrôlés par la chair, nous restons sous l’emprise de ces malédictions, et de tout notre passé de pécheurs. Mais dès que nous prenons notre place dans notre nouvelle identité, en Christ dans les lieux célestes, nous sommes, d’un coup et une fois pour toutes, entièrement affranchis de toutes ces malédictions et de tous ces liens!

 

Inutile donc de perdre notre temps à « briser les liens du passé, » à « couper les malédictions des ancêtres, » et à déterrer un cadavre qui est déjà mort et enterré en Christ depuis longtemps! Il suffit de nous installer par la foi dans notre nouvelle nature!

 

D’ailleurs, le seul moyen de motiver le nouveau converti à renoncer rapidement à la personne qu’il était avant sa nouvelle naissance, c’est de lui exposer en détail la beauté, la sainteté, la pureté et la perfection de la nouvelle personne qu’il est déjà en Christ, dans son esprit nouveau!

C’est parce qu’ils ne savent pas ce qu’ils gagnent en échange, quand on leur demande de renoncer à leur vieille nature de péché, que la plupart des Chrétiens ont tant de mal à se considérer comme de nouvelles créatures! Ils savent ce qu’ils perdent, car ils connaissent bien ce qu’ils étaient, mais ils ne savent pas ce qu’ils gagnent, car ils ne connaissent pas ce qu’ils sont maintenant en Christ!

 

Nécessité de la foi.

 

Il faut que toutes ces notions fondamentales soient non seulement bien comprises, mais aussi bien acceptées par la foi. Certains comprennent tout de suite, d’autres ont besoin de plus de temps, et c’est pour cela que nous ne devons pas nous lasser de répéter ces mêmes vérités, car elles nous sont indispensables pour apprendre à marcher par la foi.

 

Mais une simple connaissance intellectuelle de ces vérités ne suffit pas. Je connais des gens qui sont capables de vous réciter tous les principes de la marche par l’esprit, mais qui, manifestement, marchent encore selon la chair. Pourquoi? Parce qu’ils sont d’accord avec ces vérités d’une manière intellectuelle, mais ils ne les croient pas dans le fond de leur cœur!

 

Il nous faut donc non seulement méditer ces vérités, mais aussi les faire descendre dans notre cœur. Or une vérité ne descend dans notre cœur que si nous y attachons la foi, si nous la croyons.

 

En outre, au début de notre apprentissage, nous avons souvent tendance à « essayer » de marcher par l’esprit par nos propres forces. Évidemment, nous n’y parvenons pas, et nous nous décourageons. Cette fausse marche par l’esprit devient alors un fardeau pesant. Nous nous sommes remis sous une loi. Et aucune loi n’accomplit la justice de Dieu.

 

Nous devons donc comprendre que nous ne pouvons  marcher selon l’esprit que par la foi, si nous croyons en l’œuvre de Christ, et si nous savons qui nous sommes en Christ.

 

Nécessité de bien comprendre notre identification avec Christ.

 

A ce sujet, les chapitres 6, 7 et 8 de l’épître aux Romains sont fondamentaux, car ils nous expliquent clairement de qu’elle manière nous sommes morts, ensevelis et ressuscités en Christ, comment nous devons nous approprier notre héritage spirituel par la foi, comme Abraham, et comment la loi de l’esprit de vie en Jésus-Christ nous a libérés de la loi du péché et de la mort, qui est dans la chair.

 

Nous devons spécialement insister sur le fait accompli de notre identification absolue avec Christ, dans Sa crucifixion, Sa mort, Son ensevelissement, Sa résurrection, et Son ascension.

 

Quand Christ est mort, nous sommes morts avec Lui. Quand Il est ressuscité, nous sommes ressuscités avec Lui. Et quand Il est monté au Ciel pour s’asseoir à la droite du Père, nous y sommes montés avec Lui, et nous sommes actuellement, dans notre esprit, « assis dans les lieux célestes en Christ, » bien au-dessus de Satan et de toutes ses dominations!

 

D’une manière générale, ce sont les épitres de Paul qui nous révèlent le plus clairement le message de la croix, et qui nous expliquent comment marcher par l’esprit. Car Paul a reçu cette révélation directement du Seigneur Jésus (Galates 1: 12).

 

Nous devons méditer tout particulièrement les épitres aux Romains, aux Ephésiens, aux Philippiens, aux Galates et aux Colossiens. L’épître aux Hébreux est également fondamentale à ce sujet.

 

Plus nous méditerons ces épitres, et la Parole de Dieu en général, et plus nous comprendrons la Vérité. Plus notre foi grandira, et cette foi véritable sera suivie par les œuvres qui l’accompagnent, celles que Dieu a préparés d’avance pour que nous les pratiquions.

 

Notre position en Christ.

 

Pour marcher par l’esprit, nous devons donc d’abord nous « installer » par la foi dans l’esprit, c’est-à-dire dans notre nouvelle nature régénérée, nous approprier notre nouvelle identité en Christ, et méditer constamment tout ce qui se rapporte à notre position céleste d’enfants de Dieu, « assis en Christ dans les lieux célestes. »

 

Dans Sa grâce, le Seigneur a voulu nous faire participer à Sa nature divine, nous associer à Son trône, nous élever à la position spirituelle la plus haute dans l’univers, et faire de nous Ses enfants, dans la sainteté et la vérité.

 

Nous devons donc oser nous considérer comme Dieu nous considère à présent en Christ, arrêter de nous considérer comme de pauvres pécheurs misérables, et accepter de recevoir ce don magnifique que notre Père nous a fait, en faisant de nous de nouvelles créations en Son Fils Jésus!

 

Nous ne pouvons devenir, concrètement, que ce que nous sommes déjà en Christ, pourvu que nous le croyions! C’est en ce sens que nous pouvons affirmer que nous sommes des saints en voie de sanctification, et des parfaits en voie de perfectionnement!

 

Un apprentissage pratique plus efficace et plus rapide.

 

Nous ne pourrons profiter pleinement de toutes les expériences que nous faisons dans notre existence, que si nous avons compris ces vérités que nous venons d’exposer. Tout événement que nous pourrons vivre, qu’il soit positif ou négatif, sera alors une occasion d’apprentissage. Car c’est à ces occasions que nous pourrons mettre en pratique tout ce que nous avons appris et compris.

 

Nous pourrons alors réaliser où nous en sommes, spirituellement parlant. Car la manière dont nous réagissons aux problèmes que nous rencontrons est bien plus importante que ces problèmes eux-mêmes!

 

Nous pourrons ainsi voir si nous réagissons encore dans la chair, ou si c’est l’esprit qui se manifeste dans notre réaction. Et nous pourrons apprendre même de nos échecs et de nos chutes.

Nous pourrons de la sorte savoir s’il reste encore de la chair à crucifier en nous. Jésus l’a déjà entièrement crucifiée il y a deux mille ans, mais nous devons nous-mêmes appliquer cette crucifixion à la chair qui est dans nos membres.

 

« Crucifier la chair, » ce n’est pas la faire disparaître, c’est ne plus lui permettre de nous contrôler, ni de se manifester dans notre comportement. Nous ne serons pas encore délivrés de la présence de la chair dans nos membres, mais nous serons délivrés de son emprise.

 

Dès que nous sommes installés par la foi dans notre esprit régénéré, nous savons que, même si la chair continue à demeurer dans nos membres, il existe, entre la chair et notre esprit régénéré, la barrière infranchissable de la croix, de la mort de Jésus.

 

Nous serons conscients de toutes les tentatives de la chair pour nous contrôler, puisqu’elle habite dans nos membres, mais nous saurons que nous ne sommes plus soumis à sa puissance. La chair n’a plus aucune possibilité de nous dominer, si nous sommes dans la foi par rapport à l’œuvre de Christ.

 

Pour rester dans cette foi, nous devons en permanence rester conscients de la Parole de Dieu. Nous ne devons jamais oublier que nous sommes de nouvelles créations, que nous sommes morts et ressuscités en Christ, que nous avons été transportés dans le Royaume victorieux de Dieu, et que la chair est restée dans le royaume vaincu de Satan!

 

Nous nous rendrons compte, en progressant, que notre foi grandit de plus en plus. Nous expérimentons alors un repos de la foi de plus en plus grand. Nous réalisons que la marche par l’esprit est une marche paisible et naturelle, au cours de laquelle notre vraie nature peut se manifester de plus en plus librement et de plus en plus complètement.

 

En fait, comme notre nouvelle nature a été créée à l’image du Seigneur Jésus, c’est le Seigneur Jésus Lui-même qui peut alors Se manifester de plus en plus au travers de nous, à mesure que notre marche par l’esprit se développe et s’affermit.

 

C’est le but suprême de Dieu notre Père: manifester Son Fils Jésus en nous et au travers de nous, que ce soit dans la vie de chaque enfant de Dieu, ou dans toute l’Eglise, qui est le Corps de Christ.

 

Nous vivrons alors, de plus en plus consciemment, sur le plan de l’esprit, car nous penserons sans cesse aux choses d’en haut. Nous aurons appris à amener toute pensée captive à l’obéissance de Christ. C’est ainsi que notre intelligence sera renouvelée, pour s’aligner en permanence sur la Parole de Dieu.

 

« Ne vous conformez pas au siècle présent, mais soyez transformés par le renouvellement de l’intelligence, afin que vous discerniez qu’elle est la volonté de Dieu, ce qui est bon, agréable et parfait » (Romains 12: 2).

 

Tant que notre intelligence n’est pas renouvelée, nous aurons du mal à discerner la volonté de Dieu!

 

« Si nous marchons dans la chair, nous combattons pas selon la chair. Car les armes avec lesquelles nous combattons ne sont pas charnelles; mais elles sont puissantes, par la vertu de Dieu, pour renverser les forteresses. Nous renversons les raisonnements et toute hauteur qui s’élève contre la connaissance de Dieu, et nous amenons toute pensée captive à l’obéissance de Christ » (2 Cor. 10: 3-6).

 

Pour amener toute pensée captive à l’obéissance de Christ, nous devons capturer toute pensée de mensonge, tout pensée contraire à la Parole de Dieu, lorsqu’elle se manifeste à notre conscience, et l’enfermer dans la Vérité, pour que la Vérité la détruise! Cela implique que nous connaissions bien la Vérité de Dieu, et que nous passions du temps à étudier Sa Parole.

Le moyen le plus efficace de ne plus recevoir les pensées de la chair, c’est de penser constamment aux choses de l’esprit! Plus nous nous remplirons des pensées de Dieu, qui sont dans Sa Parole, et plus nous empêcherons les pensées de la chair de nous envahir! C’est le vide dans nos pensées qui attire les démons!

 

Une fois que nous aurons assimilé tous ces principes de base et toutes ces notions fondamentales, nous constaterons avec joie que nos progrès dans la marche par l’esprit seront de plus en plus rapides. Pourquoi? Essentiellement, parce que nous aurons pleinement réalisé qui nous sommes en Christ, et Qui est Celui qui demeure en nous!

 

Nous aurons compris, une fois pour toutes, que nous sommes, en Christ, de nouvelles créations saintes, pures et parfaites, justes de la justice même de Dieu. Quand nous le savons, d’une manière aussi certaine que nous savons que le sang de Jésus nous a purifiés de nos péchés, alors, nous n’aurons aucun mal à nous comporter comme les saints que nous savons que nous sommes!

 

De même qu’un pécheur n’a aucun mal à pécher, et qu’il doit même se forcer à bien se comporter, de même, un saint n’a aucun mal à se comporter comme le saint qu’il est! Il aura même de plus en plus de mal à pécher, car il sera de plus en plus consciemment identifié à Celui qui demeure en Lui, le Seigneur Jésus-Christ.

 

Conclusion.

 

Je me suis efforcé, dans ce petit manuel, de présenter toutes les notions fondamentales qui devraient être expliquées et enseignées aux nouveaux convertis dès le début de leur vie chrétienne, afin de les perfectionner et de leur apprendre à marcher par l’esprit.

 

Comme je le disais au début de cet article, je souhaite que celui-ci soit l’occasion d’un échange, et que les commentaires que les uns et les autres voudront bien ajouter permettront de compléter ce qui manque à cet exposé, et de nous édifier ainsi mutuellement dans la pratique du perfectionnement des saints!

 

Que tout se fasse pour la gloire du Seigneur et l’avancement de Son Royaume!

 

Source : http://bloghenriviaudmurat.wordpress.com

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7 décembre 2012 5 07 /12 /décembre /2012 20:39

La Parole ma Lumière

 

Article de Henri Viaud-Murat.

On dit qu’il n’y a pas de pire sourd que celui qui ne veut pas entendre. De même, il n’y a pas de pire aveugle que celui qui ne veut pas voir! 

Lorsque le Seigneur Jésus a commencé Son ministère, il a lu ce passage du prophète Esaïe, dans la synagogue de Nazareth:

« L’Esprit du Seigneur est sur moi, parce qu’il m’a oint pour annoncer une bonne nouvelle aux pauvres; il m’a envoyé pour guérir ceux qui ont le cœur brisé, pour proclamer aux captifs la délivrance, et aux aveugles le recouvrement de la vue, pour renvoyer libres les opprimés, pour publier une année de grâce du Seigneur » (Luc 4: 18-19).

Le Seigneur parlait ici à la fois des aveugles physiques et des aveugles spirituels. Le recouvrement de la vue fait donc partie des bénédictions qui nous ont été apportées par le Seigneur. Tandis que l’aveuglement spirituel fait partie des malédictions de la Loi:

« L’Eternel te frappera de délire, d’aveuglement, d’égarement d’esprit, et tu tâtonneras en plein midi comme l’aveugle dans l’obscurité » (Deut. 28: 28-29).

Nous savons que les malédictions de la Loi comprenaient à la fois des maladies physiques et des maladies mentales. L’aveuglement peut donc être à la fois un aveuglement physique, mais aussi un aveuglement spirituel, un égarement d’esprit, une incapacité à voir la vérité et à contempler la lumière divine.

La malédiction de la Loi était donc le jugement de Dieu sur le péché. Par cette malédiction, la colère de Dieu venait sur le pécheur, et l’accablait de toutes sortes de maux.

Toutefois, le Seigneur Jésus est venu nous libérer de la malédiction de la Loi.

« Christ nous a rachetés de la malédiction de la Loi, étant devenu malédiction pour nous, car il est écrit: Maudit est quiconque est pendu au bois » (Galates 3: 13).

C’est en Christ, et en Lui seul, que nous pouvons être libérés de toute malédiction attachée au péché et à la chute. Il est le Chemin, la Vérité et la Vie. Nul ne vient au Père que par Lui. Or, Dieu le Père est aussi la Vérité et la Vie éternelle. Il est la Lumière.

Jésus est la véritable Lumière, qui éclaire tout homme venant dans le monde (Jean 1: 9). Et à tous ceux qui ont reçu cette lumière, « à ceux qui croient en Son Nom, elle a donné le pouvoir de devenir enfants de Dieu, lesquels sont nés, non du sang, ni de la volonté de la chair, ni de la volonté de l’homme, mais de Dieu. »

Un enfant de Dieu est donc avant tout un enfant de la Lumière divine. Il ne peut vivre que de cette Lumière, et dans cette Lumière.

Sans cette nouvelle naissance spirituelle, il nous est même impossible de voir la Lumière, ni de connaître la Vérité. Sans cette nouvelle naissance dans la Lumière, il nous est impossible d’échapper à l’emprise du prince de ce monde, qui est aussi le prince des ténèbres, le menteur et le père du mensonge.

Tous ceux qui sont sous l’emprise de Satan sont dans les ténèbres. Ils sont dans l’aveuglement spirituel. Ils sont contrôlés par toutes sortes de mensonges.

Mais il n’y a pas que ceux qui ne sont pas convertis à Christ qui sont dans l’aveuglement spirituel. Il y a aussi tous les Chrétiens qui sont sous l’emprise de la chair, dans la mesure où ils sont sous cette emprise.

La chair est une puissance de péché qui habite dans nos membres. Nous avons été délivrés de son emprise par Christ. Mais il s’agit d’une délivrance légale, et non pratique. Dieu a établi, en Christ, une loi de délivrance et de vie. Mais le malin n’est pas prêt à lâcher prise, sous prétexte que Dieu a décrété une loi qui nous libère. Le malin est un criminel, et nous devons l’expulser de force, lui ordonner de nous libérer de toute chaîne, en exerçant l’autorité que nous avons reçue, au Nom de Jésus-Christ.

Un Chrétien charnel est donc encore, au moins partiellement, aveuglé aux merveilleuses réalités spirituelles qui sont celles de Christ et du Royaume de Dieu. Et cet aveuglement est d’autant plus profond que ce Chrétien est aveugle au fait qu’il est aveugle! Jésus a dit:

« L’œil est la lampe du corps. Si ton œil est en bon état, tout ton corps sera éclairé; mais si ton œil est en mauvais état, tout ton corps sera dans les ténèbres. Si donc la lumière qui est en toi est ténèbres, combien seront grandes ces ténèbres » (Matthieu 6: 22-23).

Jésus a dit aussi:

« Je suis venu dans ce monde pour un jugement, pour que ceux qui ne voient point voient, et que ceux qui voient deviennent aveugles. Quelques pharisiens qui étaient avec lui, ayant entendu ces paroles, lui dirent: Nous aussi, sommes-nous aveugles? Jésus leur répondit: Si vous étiez aveugles, vous n’auriez pas de péché. Mais maintenant, vous dites: Nous voyons. C’est pour cela que votre péché subsiste » (Jean 9: 39-41).

Selon Jésus, les vrais aveugles sont donc ceux qui affirment voir clair, alors qu’ils sont dans les ténèbres spirituelles. Tandis que ceux qui reconnaissent humblement qu’ils ne voient pas sont appelés à voir clair!

C’est pour cette raison que le message de la croix est la puissance de Dieu pour le salut de quiconque croit. Car c’est en crucifiant la chair, et en apprenant à marcher par l’esprit, que nous pourrons guérir de notre aveuglement spirituel, et marcher de plus en plus dans la lumière de l’Esprit.

L’aveuglement spirituel peut avoir deux causes, et, selon le cas, le remède à employer sera différent.

La première cause d’aveuglement spirituel est l’ignorance. Il y a beaucoup de choses que nous ignorons, en tant qu’enfants de Dieu. Mais ce n’est pas le problème le plus grave, pourvu que nous ayons, au fond de notre cœur, le désir ardent de connaître la Vérité.

Un véritable enfant de Dieu est un enfant de la Vérité. Il a été conçu dans la Vérité par l’Esprit de Vérité. Il ne peut vivre que de la Vérité, et c’est justement pour cela que le Seigneur lui a donné Son Esprit de Vérité, pour être conduit dans toute la Vérité.

Être conduit dans toute la Vérité signifie aussi être conduit dans une lumière de plus en plus grande, dans une connaissance de plus en plus claire et de plus en plus complète du Seigneur et de Sa volonté. C’est le désir le plus profond du cœur d’un enfant de Dieu.

Nous rejetons toute forme de mensonge, et nous haïssons l’idée même d’être conduits par le mensonge, ou d’abriter le moindre mensonge dans nos pensées et dans notre âme.

Si nous sommes habités par ce désir ardent de connaître la Vérité, nous ferons nôtre cette prière de Paul, qui demandait à Dieu de donner aux Ephésiens « un esprit de sagesse et de révélation, dans sa connaissance, et d’illuminer les yeux de leur cœur, pour qu’ils sachent qu’elle est l’espérance qui s’attache à leur appel, et qu’elle est, envers eux qui croient, l’infinie grandeur de Sa puissance » (Ephésiens 1: 17-18).

Une telle prière ne peut qu’être exaucée! Et l’exaucement de cette prière fera que tout aveuglement spirituel disparaîtra peu à peu, pour laisser la place à l’éclatante lumière de la connaissance divine.

Cela signifie qu’une brebis du Seigneur, lorsqu’elle est animée de cet amour ardent de la Vérité, ne pourra que la recevoir, lorsque cette Vérité lui sera présentée. Elle pourra mettre un certain temps avant de recevoir la Vérité, mais elle la recevra, car les brebis du Seigneur entendront toujours Sa voix.

La deuxième cause d’aveuglement spirituel est l’incrédulité. Rappelons-le, l’incrédulité n’est pas l’absence de foi, mais c’est le fait d’utiliser la foi que Dieu nous a donnée pour croire aux mensonges de l’ennemi, au lieu de croire à la Vérité de Dieu.

L’incrédulité n’est donc qu’une forme de rébellion contre le Seigneur et Sa Parole.

Quand nous sommes confrontés à la Vérité de Dieu, le Seigneur S’attend à ce que nous attachions la foi à Sa Parole. Si nous avons attaché notre foi à des mensonges, nous devrons détacher notre foi de ces mensonges, pour l’attacher à la Parole de Dieu, dès que nous l’entendons.

Il devrait y avoir, dans notre cœur, une reconnaissance immédiate de la Vérité de la Parole de notre Dieu, lorsque nous l’entendons! Et un abandon immédiat de tout mensonge auquel nous pouvions croire précédemment! C’est à cela que doit se faire avant tout reconnaître un véritable enfant de Dieu, à cette capacité de reconnaître la Vérité quand elle lui est présentée.

Le fait qu’il y ait incrédulité ou rébellion, devant la Parole de Dieu, ne signifie pas nécessairement que la personne ainsi incrédule ou rebelle ne soit pas un enfant de Dieu. Mais cela signifie avant tout que cette personne n’a pas sincèrement renoncé à elle-même, pour se consacrer entièrement à Dieu.

Lorsqu’il y a eu ce renoncement à soi-même, et cette consécration à Dieu, on ne désire alors faire que la volonté du Seigneur. Le Seigneur le sait, et Il ne permettra pas que nous nous égarions dans l’erreur et le mensonge. Il sait en effet que nous recherchons avant tout Son Royaume et Sa Justice. Il ne peut donc que nous conduire dans ce que nous aimons, et nous faire éviter ce que nous haïssons!

Tandis que si le Seigneur voit que, dans le fond de notre cœur, nous sommes avant tout désireux de faire notre volonté, sans rechercher d’abord la Sienne, Il saura que nous ne cherchons pas à nous sanctifier par la connaissance de la Vérité, mais que nous sommes encore attachés à l’iniquité et au mensonge. Et Il nous laissera alors errer dans les ténèbres que nous chérissons!

L’incrédulité ouvre donc la porte à l’aveuglement spirituel et à l’action de Satan dans notre vie.

« Nous n’altérons point la Parole de Dieu. Mais, en publiant la Vérité, nous nous recommandons à toute conscience d’homme devant Dieu. Si notre Évangile est encore voilé, il est voilé pour les incrédules dont le dieu de ce siècle a aveuglé l’intelligence, afin qu’ils ne vissent pas briller la splendeur de l’Evangile de la gloire de Christ, qui est l’image de Dieu » (2 Corinthiens 4: 2-4).

Si le dieu de ce siècle a pu voiler l’intelligence des incrédules, c’est parce que ceux-ci on d’abord fermé leur cœur au désir de connaître la Vérité de Dieu, parce qu’ils préféraient croire à leurs mensonges, ce qui leur permettait de pratiquer l’iniquité en toute « bonne » conscience.

Il existe encore un moyen de savoir si nous sommes dans l’aveuglement spirituel, ou dans la lumière de Dieu. Ce moyen est très simple. Il suffit de savoir si nous sommes dans l’amour.

« Celui qui dit qu’il est dans la lumière, et qui hait son frère, est encore dans les ténèbres. Celui qui aime son frère demeure dans la lumière, et aucune occasion de chute n’est en lui. Mais celui qui hait son frère est dans les ténèbres, il marche dans les ténèbres, et il ne sait où il va, parce que les ténèbres ont aveuglé ses yeux » (1 Jean 2: 9-11).

Si nous sommes dans l’amour, nous marcherons toujours dans la lumière!

Bien-aimés, employons tous les moyens d’édification que le Seigneur a mis à notre disposition pour nous édifier constamment dans l’esprit! Plus nous serons bouillants, spirituellement, et moins nous serons dans les ténèbres! Car ce sont les tièdes qui sont aveuglés à leur situation réelle.

Voici ce que le Seigneur Jésus dit à l’Eglise de Laodicée:

« Je connais tes œuvres. Je sais que tu n’es ni froid ni bouillant. Puisses-tu être froid ou bouillant! Ainsi, parce que tu es tiède, et que tu n’es ni froid ni bouillant, je te vomirai de ma bouche. Parce que tu dis: Je suis riche, je me suis enrichi, et je n’ai besoin de rien, et parce que tu ne sais pas que tu es malheureux, misérable, pauvre, aveugle et nu… » (Apocalypse 3: 15-17).

Il existe donc une profonde insatisfaction spirituelle qui vient de Dieu, parce qu’elle nous pousse à ne jamais nous satisfaire de l’état spirituel où nous sommes présentement, mais à toujours rechercher à aller de l’avant, à progresser dans la connaissance de Dieu et de Sa Parole, et à marcher toujours plus dans la Vérité.

Une telle insatisfaction n’est absolument pas incompatible avec la paix et la joie de Dieu! Parce que nous savons dans quelle direction nous progressons: nous avançons sur le sentier de la Vie éternelle! Nous avançons dans la Lumière de Dieu!

Si nous ne voulons jamais être des aveugles qui conduisent des aveugles, gardons nos regards fixés sur le Seigneur Jésus, animés du désir toujours plus ardent de Le connaître, et de connaître la Vérité. Car Il est la Vérité. Et Lui seul nous conduira dans toute la Vérité.

II ouvrira pleinement nos yeux à la Lumière divine, et Il nous rendra aveugles à tout ce qui vient des ténèbres et du mensonge! Si nous écoutons le Seigneur, si nous gardons un cœur entièrement ouvert à Sa Parole, nous n’expirerons jamais dans notre aveuglement! Mais nous marcherons dans une Lumière qui ira toujours croissant, parce que nous sommes des enfants de Lumière, qui ne peuvent s’épanouir que dans la lumière de leur Père Céleste!

« Autrefois, vous étiez ténèbres, mais maintenant, vous êtes lumière dans le Seigneur. Marchez comme des enfants de lumière! Car le fruit de l’Esprit consiste en toute sorte de bonté, de justice et de vérité. Examinez ce qui est agréable au Seigneur; et ne prenez point part aux œuvres infructueuses des ténèbres, mais plutôt condamnez-les. Car il est honteux de dire ce qu’ils font en secret; mais tout ce qui est condamné est manifesté par la lumière. C’est pour cela qu’il est dit: Réveille-toi, toi qui dors, relève-toi d’entre les morts, et Christ t’éclairera » (Ephésiens 5: 8-14).

Source : http://bloghenriviaudmurat.wordpress.com/

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29 octobre 2012 1 29 /10 /octobre /2012 08:10

A genoux

par Chip Brogden

« Il se mit à table avec eux, prit le pain et, après avoir prononcé la prière de bénédiction, Il le brisa et le leur donna. Alors leurs yeux s'ouvrirent et ils Le reconnurent. » (Luc 24:30-31)

Il y a une vérité très simple qui est mise en évidence dans cette rencontre après la résurrection. La voyez-vous?

Je ne connais pas un seul chrétien qui ne souhaite pas la bénédiction du Seigneur. Nous désirons et recherchons tous sincèrement la bénédiction de Dieu dans nos vies. Nous voulons que le Seigneur bénisse notre vie spirituelle, notre vie à la maison, nos finances, nos églises et nos ministères. Y a-t-il quelque chose de mal dans tout cela? Bien sûr que non. Mais il est vrai que nous ne recevons pas toujours ce que nous demandons.

Que signifie être béni? Pour bien des gens, je crois, la preuve que Dieu a béni une personne est qu'elle jouit d'une bonne santé, qu'elle prospère financièrement, qu'elle est heureuse d'une façon générale et bien dans sa peau.

J'aimerai attirer votre attention sur le fait que Jésus bénit quelque chose qu'Il brise ensuite. La bénédiction a pour résultat le brisement. La prière pour « plus » a pour résultat « moins ». La demande pour « l'augmentation » a pour résultat la « diminution ». La prière pour la bénédiction a pour résultat le brisement.

Veux-tu être une bénédiction pour les autres ou un fardeau? La plupart des chrétiens répondraient qu'ils veulent être une bénédiction pour les autres. Alors Dieu les bénit et les brise ensuite.

Que se passe-t-il ici? Exprimé simplement, la bénédiction du Seigneur consiste à être réduit à Christ. Qui est béni? Pas celui qui est riche en esprit, mais celui qui est pauvre en esprit. Les pauvres en esprit possèdent le Royaume. Ceux qui sont brisés sont bénis, et ceux qui sont bénis sont brisés.

Le cri du coeur d'un disciple est « plus de Jésus. » Comment recevons-nous plus de Jésus? En ayant moins de nous-même. Avec moins de moi, il y a plus de Lui. Alors que je diminue, Il grandit. C'est là ce que signifie être béni.

Un frère dans le Seigneur m'a raconté cette expérience. Alors qu'il regardait la télévision il est tombé sur une chaîne où une femme criait, « Grandir! Grandir! Dieu veut vous faire grandir, vous et tout ce que vous avez! » Ce frère m'a dit qu'alors il est tombé de sa chaise en riant, en disant: « Diminue, Diminue! Continue de me diminuer Seigneur, jusqu'à ce qu'il ne reste plus rien que Toi! » Mes amis, quand nous comprenons ce que sont la bénédiction et le brisement alors nous pouvons aussi répondre de la même manière. Ce que j'aime dans ce témoignage, c'est que ce frère RIAIT alors qu'il rejetait « l'augmentation » et acceptait la « diminution ». Voila ce que signifie prendre notre Croix.

Nous demandons à « grandir » mais Dieu nous a déjà (temps passé) bénis de « toutes bénédictions spirituelles dans les lieux célestes » (Ephésiens 1:3). Nous avons déjà les bénédictions. Ce qui nous manque c'est le brisement. Nous voulons les bénédictions sans le brisement. Mais ce n'est pas que nous ayons besoin de plus du Seigneur, car nous L'avons déjà complètement; nous avons juste besoin de moins de toutes les autres choses.

Après que Jésus ait béni le pain, Il l'a brisé, et le leur a donné, puis leurs yeux se sont ouverts et ils l'ont vu. Jusqu'à ce que nous ayons la bénédiction et le brisement, nos yeux resteront clos. La bénédiction seule n'ouvre pas nos yeux. En fait, la bénédiction seule tend à nous fermer les yeux. Nous n'apprenons pas à Le connaître mieux dans la bénédiction, mais dans le brisement. Alors, tout ce que nous avons déjà en Lui nous sera révélé. Nos yeux seront ouverts et nous verrons qu'Il a été là tout ce temps.

Voulez-vous Le voir? Voulez-vous le voir pour Qui Il est? Voulez-vous aller plus loin? Voulez-vous que vos yeux s'ouvrent? Embrassez la bénédiction ET le brisement; recevez les deux. Si vous êtes un roseau brisé ou une citerne cassée, c'est parce que vous progressez.

Copyright ©1997-2008 TheSchoolOfChrist.Org 
Distribution (libre) non commerciale possible à condition que cette mention apparaisse

Source : http://connaitrechrist.net

 

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20 octobre 2012 6 20 /10 /octobre /2012 07:14

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Beaucoup confondent l’amour de la vérité avec la traque de l’erreur et la condamnation du mensonge.

Adopter une posture qui sanctionne tout ce qui est faux ou approximatif est à la portée de tout le monde. Il suffit de connaître la Bible, d’absorber le fruit de la connaissance du bien et du mal, et n’importe qui peut s’asseoir au siège du jugement. C’est presque une question de mécanique. Wesley disait que le diable connaît parfaitement la vérité, mais qu’il ne l’aime pas. Il peut invoquer tous les versets imaginables mais lui-même s’en tient éloigné. Notre christianisme doit impérativement dépasser cette dimension.


L’amour de la Vérité est un fardeau. On entend dire parfois que la Vérité est une personne, et que cette personne est Christ : celui qui aime la vérité ne serait donc pas celui qui maîtrise un concept, mais qui s’inscrit dans une relation personnelle et vivante, dans laquelle on ne permet pas à ses propres pensées d’aller au-delà de ce qui est écrit. On ne devrait pas se battre pour la vérité, mais pour Christ. C’est la ligne directrice qui parcourt l’ensemble du livre des Actes des apôtres.


Certains chrétiens manient la vérité comme une faux. La Vérité ne se manie pas, elle n’est pas un instrument à notre service, mais c’est nous qui sommes l’instrument de Christ. Et pour devenir un instrument fidèle, il nous faudra venir à une soumission librement consentie — souvent par le chemin du brisement de la volonté propre — afin que la chair ne vienne pas empiéter dans le service, et ne se crée son propre ministère de la justice.


C’est Christ que nous sommes appelés à manifester, pas la vérité. C’est Christ que nous avons vocation d’incarner en premier, pas la Justice ou la puissance, comme les ouvriers d’iniquité en découvriront l’amère dimension[1]. Connaître la vérité est une chose, mais la Bible démontre que connaître Christ est un appel plus élevé. Parce que connaître Christ, c’est non seulement être en contact avec la Vérité, mais également avec la Grâce, et la Justice. La vraie Justice.


Nous voyons dans les lettres aux églises de l’Apocalypse que l’aboutissement des choses, c’est d’être un vainqueur … mais de quoi ? C’est Christ qui a tout surmonté et tout vaincu. Peut-être l’appel à être vainqueur est-il cet état où nous déployons notre zèle et notre énergie pour nous approprier Christ, de saisir Christ, de demeurer en Christ, dans sa vie, toute la dimension de la vérité, pour vivre toutes choses avec, par Lui et pour Lui. C’est le contraire de la religion, qui consiste à amener, à faire descendre Dieu dans l’humain, pour élever ce dernier à la hauteur du divin : c’est le péché de la divinisation de la créature, qu’on retrouve dans la chute de satan[2]. Telle est la finalité que le Saint-Esprit ne permettra pas : Il ne donnera pas sa gloire à un autre que Christ. C’est lui qui est l’oméga, et non ma personne, fut-elle remplie de l’Esprit. Le temple n’est pas plus grand que Celui à qui il est dédié.


Le véritable amour de la Vérité consiste à aimer que cette vérité développe ses effets en nous-mêmes. Afin que la vérité s’installe – s’inscrive – dans l’homme intérieur[3]. Parfois la vérité a des exigences auxquelles nous savons ne pouvoir satisfaire : elle va trop loin, descend trop profond, projette une lumière trop pure. C’est que nous sommes entrés dans la dimension divine de l’œuvre de sanctification, à un niveau où nous ne pouvons rien accomplir, sinon de dire « Viens, Seigneur Jésus », prends cette place que je t’abandonne, que ton règne vienne dans toute ma vie, sois souverain sur toutes choses, le Seigneur de ma liberté.


Il est nécessaire d’entrer dans ces réalités douloureuses, coûteuses, et que la lumière soit partout chez elle en nous.


Personne en effet ne pourra combattre le mensonge (des autres) s’il n’est pas au clair sur le sien, sa propre capacité de se mentir à soi-même, sa propre corruption. Personne ne peut dénoncer les illusions des autres si les siennes ne lui sont pas apparues dans toute leur vanité. Personne ne peut véritablement contester contre le péché des autres s’il n’est passé par le brisement à cause du sien propre. C’est sans doute la raison pour laquelle on trouve beaucoup d’enseignants, mais peu de la présence de la puissance de l’Esprit de Vérité, Celui qui était avec Jean et qui amenait les foules à la repentance.


Qui connaît la véritable nature du cœur humain, et sa déchéance absolue et définitive ? Son besoin de Christ (et donc de salut) à chaque instant ? Qui connaît la corruption de la chair, l’irrecevabilité des œuvres mortes ? Qui, enfin, est entré dans la révélation que sa propre personne ne vaut pas mieux qu’une autre, n’est élevée au-dessus de quiconque ?


 

C’est celui-là qui sera qualifié par le Saint-Esprit pour entrer dans le combat pour l’amour de la Vérité.

 

 

Jérôme Prekel©Le Sarment2011

 

 

CITATIONS-VERSETS


[1] Matthieu 7/22 : « Plusieurs me diront en ce jour-là: Seigneur, Seigneur, n’avons-nous pas prophétisé en ton nom, et n’avons-nous pas chassé des démons en ton nom, et n’avons-nous pas fait beaucoup de miracles en ton nom ? Et alors je leur déclarerai: Je ne vous ai jamais connus; retirez-vous de moi, vous qui pratiquez l’iniquité »


[2] Esaïe 14/13 : « Tu disais en ton coeur: Je monterai au ciel, J’élèverai mon trône au-dessus des étoiles de Dieu; Je m’assiérai sur la montagne de l’assemblée, A l’extrémité du septentrion »


[3] Psaume 51/6 : « Voici, tu veux la vérité dans l’homme intérieur, et tu me feras comprendre la sagesse dans le secret de mon cœur ».

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13 octobre 2012 6 13 /10 /octobre /2012 21:17

 

 

Article de Henri Viaud-Murat.


Il est particulièrement intéressant de voir de quelle manière a été apportée la prédication de la croix, d’abord par le Seigneur Jésus, puis par l’apôtre Paul. 

Depuis le début de Son ministère, l’essentiel de la prédication du Seigneur Jésus pourrait se résumer en ces quelques mots: « Repentez-vous, croyez en Dieu et croyez en Moi. » 

Dans Son magnifique Sermon sur la Montagne, le Seigneur Jésus donne à Ses disciples un magistral exposé de la volonté de Dieu pour leur vie.

Il est clair que les exigences formulées dans ce Sermon dépassent, et de loin, celles de la Loi! Les disciples du Seigneur, qui n’avaient jamais réussi à observer toute la Loi, devaient se demander comment ils pourraient obéir aux exigences encore plus grandes du Sermon sur la Montagne!

Par exemple, le Seigneur leur dit:

« Car, je vous le dis, si votre justice ne surpasse celle des scribes et des pharisiens, vous n’entrerez point dans le royaume des cieux.

Vous avez entendu qu’il a été dit aux anciens: Tu ne tueras point; celui qui tuera mérite d’être puni par les juges. Mais moi, je vous dis que quiconque se met en colère contre son frère mérite d’être puni par les juges; que celui qui dira à son frère: Raca! mérite d’être puni par le sanhédrin; et que celui qui lui dira: Insensé! mérite d’être puni par le feu de la géhenne. Si donc tu présentes ton offrande à l’autel, et que là tu te souviennes que ton frère a quelque chose contre toi, laisse là ton offrande devant l’autel, et va d’abord te réconcilier avec ton frère; puis, viens présenter ton offrande. Accorde-toi promptement avec ton adversaire, pendant que tu es en chemin avec lui, de peur qu’il ne te livre au juge, que le juge ne te livre à l’officier de justice, et que tu ne sois mis en prison. Je te le dis en vérité, tu ne sortiras pas de là que tu n’aies payé le dernier quadrant.

Vous avez appris qu’il a été dit: Tu ne commettras point d’adultère. Mais moi, je vous dis que quiconque regarde une femme pour la convoiter a déjà commis un adultère avec elle dans son coeur. Si ton oeil droit est pour toi une occasion de chute, arrache-le et jette-le loin de toi; car il est avantageux pour toi qu’un seul de tes membres périsse, et que ton corps entier ne soit pas jeté dans la géhenne. Et si ta main droite est pour toi une occasion de chute, coupe-la et jette-la loin de toi; car il est avantageux pour toi qu’un seul de tes membres périsse, et que ton corps entier n’aille pas dans la géhenne.

Il a été dit: Que celui qui répudie sa femme lui donne une lettre de divorce. Mais moi, je vous dis que celui qui répudie sa femme, sauf pour cause d’infidélité, l’expose à devenir adultère, et que celui qui épouse une femme répudiée commet un adultère.

Vous avez encore appris qu’il a été dit aux anciens: Tu ne te parjureras point, mais tu t’acquitteras envers le Seigneur de ce que tu as déclaré par serment. Mais Moi, je vous dis de ne jurer aucunement, ni par le ciel, parce que c’est le trône de Dieu; ni par la terre, parce que c’est son marchepied; ni par Jérusalem, parce que c’est la ville du grand roi. Ne jure pas non plus par ta tête, car tu ne peux rendre blanc ou noir un seul cheveu. Que votre parole soit oui, oui, non, non; ce qu’on y ajoute vient du malin.

Vous avez appris qu’il a été dit: oeil pour oeil, et dent pour dent. Mais Moi, je vous dis de ne pas résister au méchant. Si quelqu’un te frappe sur la joue droite, présente-lui aussi l’autre. Si quelqu’un veut plaider contre toi, et prendre ta tunique, laisse-lui encore ton manteau. Si quelqu’un te force à faire un mille, fais-en deux avec lui. Donne à celui qui te demande, et ne te détourne pas de celui qui veut emprunter de toi.

Vous avez appris qu’il a été dit: Tu aimeras ton prochain, et tu haïras ton ennemi. Mais Moi, je vous dis: Aimez vos ennemis, bénissez ceux qui vous maudissent, faites du bien à ceux qui vous haïssent, et priez pour ceux qui vous maltraitent et qui vous persécutent, afin que vous soyez fils de votre Père qui est dans les cieux; car il fait lever son soleil sur les méchants et sur les bons, et il fait pleuvoir sur les justes et sur les injustes. Si vous aimez ceux qui vous aiment, quelle récompense méritez-vous? Les publicains aussi n’agissent-ils pas de même? Et si vous saluez seulement vos frères, que faites-vous d’extraordinaire? Les païens aussi n’agissent-ils pas de même?

Soyez donc parfaits, comme votre Père céleste est parfait » (Matthieu 5: 20-48).

Remarquez qu’à chaque fois, le Seigneur fait référence à l’ancienne alliance, en disant : « Vous avez appris qu’il a été dit… » Puis il ajoute aussitôt: « Mais Moi, je vous dis… »

Et les commandements qu’Il donne alors sont infiniment plus exigeants que les commandements de la Loi!

Et, pour clore le tout, le Seigneur leur donne encore cet ordre: « Soyez donc parfaits, comme votre Père Céleste est parfait! »

Il est possible que certains disciples, en entendant ces paroles, aient pensé: « Là, le Seigneur exagère! Comment peut-Il nous ordonner d’être parfaits comme Dieu Lui-même est parfait? »

Ils n’avaient pas compris que tous ces commandements n’étaient que des indications de ce que le Seigneur allait les rendre capables de faire, non seulement par leur nouvelle naissance, mais en leur apprenant aussi à marcher par l’esprit, d’une manière qui puisse Le satisfaire pleinement.

Ces commandements leur révélaient la parfaite volonté de Dieu pour eux, et la direction spirituelle dans laquelle ils devaient s’engager.

Mais le Seigneur ne leur a pas révélé aussitôt de quelle manière ils pourraient atteindre des objectifs aussi élevés. Ce n’était certainement pas par leurs propres forces!

En tant que Juifs, les premiers disciples devaient donc commencer par se débarrasser de la mentalité spirituelle de l’ancienne alliance, pour adopter celle de la nouvelle alliance.

La mentalité de l’ancienne alliance était la suivante: « Ecoute attentivement la Parole de Dieu, garde-la dans ton coeur, et efforce-toi de tout ton coeur de la mettre en pratique. »

La mentalité de la nouvelle alliance était radicalement différente: « Ecoute attentivement la Parole de Dieu, garde-la dans ton coeur, laisse Dieu te transformer à Son image et te remplir de Son Esprit, afin qu’Il te rende capable d’obéir parfaitement à Sa volonté. »

Mais les disciples n’étaient pas habitués à un tel langage, et le Seigneur a dû procéder par étapes. Il a dû tout d’abord leur exposer en détail toutes les exigences absolues de la volonté de Dieu, puis les conduire à réaliser leur incapacité personnelle à agir par eux-mêmes pour satisfaire ces exigences, et enfin leur montrer de quelle manière ils pourraient obéir à Dieu.

Il fallait donc que les disciples comprennent que des « vieilles outres » ne pouvaient certainement pas contenir le vin nouveau de l’Esprit! Ils devaient comprendre que le Seigneur ne leur demandait pas de rapiécer un vieux vêtement, mais qu’Il exigeait qu’ils se revêtent d’un vêtement entièrement neuf!

Les disciples devaient donc réaliser qu’ils devaient entièrement renoncer à eux-mêmes, à tout ce qu’ils étaient jusque-là, pour entrer dans une dimension entièrement nouvelle.

Là se trouve donc le coeur de tout l’enseignement du Seigneur:

« Celui qui aime son père ou sa mère plus que moi n’est pas digne de moi, et celui qui aime son fils ou sa fille plus que moi n’est pas digne de moi; celui qui ne prend pas sa croix, et ne me suit pas, n’est pas digne de moi. Celui qui conservera sa vie la perdra, et celui qui perdra sa vie à cause de moi la retrouvera » (Matthieu 10: 37-39).

Quelles étranges paroles, révoltantes pour la nature humaine, et même incompréhensibles pour l’homme naturel! Comment retrouver sa vie en la perdant à cause de Christ?

« Alors Jésus dit à ses disciples: Si quelqu’un veut venir après moi, qu’il renonce à lui-même, qu’il se charge de sa croix, et qu’il me suive. Car celui qui voudra sauver sa vie la perdra, mais celui qui la perdra à cause de moi la trouvera. Et que servirait-il à un homme de gagner tout le monde, s’il perdait son âme? ou, que donnerait un homme en échange de son âme? » (Matthieu 16: 24-26).

Là, le Seigneur Se fait plus précis: Si quelqu’un veut venir après Lui, il doit renoncer à lui-même, prendre sa croix, et Le suivre! Il n’y a pas d’autre moyen de sauver son âme!

Même si les disciples pouvaient comprendre ces paroles, ils ne comprenaient certainement pas de quelle manière ils pourraient renoncer à eux-mêmes. En outre, que signifiait exactement « se charger de sa croix? »

Le Seigneur précise même, dans l’Evangile de Luc:

« Puis il dit à tous: Si quelqu’un veut venir après moi, qu’il renonce à lui-même, qu’il se charge chaque jour de sa croix, et qu’il me suive. Car celui qui voudra sauver sa vie la perdra, mais celui qui la perdra à cause de moi la sauvera » (Luc 9: 23-24).

Il ne s’agissait donc pas seulement de se charger de sa croix, mais de s’en charger aussi chaque jour! Encore une exigence supplémentaire!

Un peu plus loin, Jésus Se fait encore plus exigeant:

« Si quelqu’un vient à moi, et s’il ne hait pas son père, sa mère, sa femme, ses enfants, ses frères, et ses soeurs, et même sa propre vie, il ne peut être mon disciple. Et quiconque ne porte pas sa croix, et ne me suit pas, ne peut être mon disciple » (Luc 14: 26-27).

Le Seigneur ne peut pas être plus clair! Il n’est pas possible d’être Son disciple, si l’on ne « hait » pas toute sa famille, et même sa propre vie, et si l’on ne se charge pas de sa croix pour Le suivre!

Nous savons, bien entendu, que le Seigneur ne nous demande pas de « haïr » notre famille, de manière absolue. Mais Il veut dire que l’amour que nous devons Lui porter, en comparaison de l’amour que nous portons à notre famille, en est aussi éloigné que l’amour peut l’être de la haine.

L’amour que nous portons à nos familles ne doit en rien être pour nous un obstacle à notre obéissance absolue au Seigneur. Il doit en être de même pour l’amour que nous éprouvons pour nous-mêmes!

Dans un autre commandement célèbre, le Seigneur nous demande « d’aimer notre prochain comme nous-mêmes. »

Il sait en effet que la plupart des hommes s’aiment eux-mêmes plus que toute autre chose. Et c’est pour cela qu’Il nous demande d’aimer nos ennemis de la même manière que nous pouvons nous aimer nous-mêmes.

Mais ici, le Seigneur demande à Ses disciples de renoncer à leur propre vie pour Le suivre.

En fait, c’est cela, se charger de notre croix pour suivre le Seigneur: c’est, avant tout, accepter de soumettre totalement notre volonté à celle du Seigneur. C’est accepter de renoncer à toute volonté propre qui serait contraire à la volonté du Seigneur. C’est clouer à la croix, pour la faire mourir, toute volonté personnelle différente de la volonté de Dieu, ou opposée à la volonté de Dieu.

Renoncer à soi-même, c’est, finalement, accepter de mourir à tout ce que nous étions auparavant, à la vie terrestre que nous avons reçue en venant sur cette terre, pour renaître à une vie entièrement nouvelle, la Vie de Christ Lui-même.

Dans les Evangiles, la prédication de la croix s’arrêtait à cette exigence. Le Seigneur exigeait de renoncer à soi-même pour se charger de sa croix, mais Il n’avait pas indiqué à Ses disciples comment ils pourraient faire cela. Il savait que l’intelligence spirituelle de Ses disciples n’aurait pas été capable de recevoir une révélation plus profonde. Mais Il leur a promis qu’un jour, ils recevraient cette révélation:

« J’ai encore beaucoup de choses à vous dire, mais vous ne pouvez pas les porter maintenant. Quand le consolateur sera venu, l’Esprit de vérité, il vous conduira dans toute la vérité; car il ne parlera pas de lui-même, mais il dira tout ce qu’il aura entendu, et il vous annoncera les choses à venir. Il me glorifiera, parce qu’il prendra de ce qui est à moi, et vous l’annoncera. Tout ce que le Père a est à moi; c’est pourquoi j’ai dit qu’il prend de ce qui est à moi, et qu’il vous l’annoncera » (Jean 16: 12-15).

Christ tenait donc en réserve, pour Ses disciples, une révélation plus profonde de Lui-même et de Son oeuvre, une révélation plus profonde de la croix et de la manière de marcher par l’esprit.

Mais ce n’était pas encore le moment pour eux de recevoir cette révélation. Il fallait attendre que le Saint-Esprit soit répandu et les remplisse. Il fallait surtout attendre le ministère béni de l’apôtre Paul. Car c’est à lui que le Seigneur a fait la grâce de confier la pleine révélation de la croix et de la marche par l’esprit.

Voici comment l’apôtre Paul raconte au Roi Agrippa de quelle manière le Seigneur lui est apparu, et la mission qu’Il lui a confiée:

« Je t’ai choisi du milieu de ce peuple et du milieu des païens, vers qui je t’envoie, afin que tu leur ouvres les yeux, pour qu’ils passent des ténèbres à la lumière et de la puissance de Satan à Dieu, pour qu’ils reçoivent, par la foi en moi, le pardon des péchés et l’héritage avec les sanctifiés » (Actes 26: 17-18).

Ainsi, le Seigneur charge Paul non seulement d’amener les Juifs et les païens au pardon de leurs péchés par la foi en Christ, mais aussi de les amener à bénéficier pleinement de leur héritage avec les sanctifiés.

C’est ce magnifique héritage spirituel, que nous possédons en Christ, que Paul avait été chargé de faire connaître à tous. C’est de cet héritage spirituel dont il parlera ensuite dans toutes ses épîtres.

Plus loin, Paul précise en quoi consiste aussi cet héritage:

« En conséquence, roi Agrippa, je n’ai point résisté à la vision céleste: à ceux de Damas d’abord, puis à Jérusalem, dans toute la Judée, et chez les païens, j’ai prêché la repentance et la conversion à Dieu, avec la pratique d’oeuvres dignes de la repentance » (Actes 26: 19: 20).

Le message de Paul commençait comme celui de Christ: repentance et conversion à Dieu. Mais Paul devait aussi apprendre à ces nouveaux convertis comment pratiquer des oeuvres dignes de la repentance. Tout le message de la croix et de la marche par l’esprit se trouve compris dans ces quelques mots!

Il est extrêmement intéressant de voir de quelle manière l’apôtre Paul a progressé, tout au long de ses épîtres, dans son exposition du message de la croix et de la marche par l’esprit.

Pour cela, il est indispensable de voir dans quel ordre chronologique ont été écrites les diverses épîtres de Paul, selon les estimations les plus vraisemblables.

On estime que Paul s’est converti à Christ au cours de l’hiver 36-37, vers l’âge de trente ans. Il a ensuite passé de nombreuses années de formation personnelle, puis d’enseignement dans les églises, notamment à Antioche, avant de commencer son ministère itinérant d’apôtre.

Voici dans quel ordre ont été écrites ses épîtres:

An 51: Epîtres aux Thessaloniciens.

54-56: Epître aux Philippiens.

56: Epîtres aux Corinthiens et aux Galates.

57-58: Epître aux Romains, écrite quand Paul était à Corinthe.

En 58, Paul est emprisonné deux ans à Césarée, de 58 à 60.

61-63: Epîtres aux Colossiens, aux Ephésiens et à Philémon, pendant la première captivité de Paul à Rome.

65: Première Epître à Timothée. Epître à Tite.

67: Deuxième Epître à Timothée. Paul fut ensuite à nouveau emprisonné. On pense qu’il est mort martyr vers l’an 67.

Pour mémoire, on estime que les autres principaux écrits du Nouveau Testament ont été rédigés au cours des années suivantes:

62: Epître de Jacques.

64: Evangile de Marc.

64: Première Epître de Pierre.

Entre 70 et 80: Epître de Jude, deuxième Epître de Pierre.

Vers 80: Evangiles de Matthieu et de Luc. Actes des Apôtres.

Entre 80-90: Evangile et Epîtres de Jean.

Vers 95: Apocalypse.

Ces dates sont des ordres de grandeur. Ce qui est intéressant, concernant les épîtres de Paul, c’est surtout de connaître leur progression chronologique.

Il ne s’agit pas ici de faire une étude détaillée de toutes les épîtres de Paul. Mais nous allons simplement examiner, épître après épître, de quelle manière l’apôtre Paul a commencé à parler de la croix, puis a développé son enseignement, pour lui donner son plein épanouissement dans ses épîtres les plus tardives.

Nous ne parlerons pas des épîtres pastorales, adressées à Timothée et à Tite. Mais nous n’aborderons que les épîtres générales.

Epîtres aux Thessaloniciens. 

Dans ses deux premières épîtres, adressées aux Thessaloniciens, Paul n’aborde pas encore le thème de la croix. Il parle beaucoup des souffrances et des tribulations auxquelles doivent être exposés tous les disciples du Seigneur. Il aborde en détail la question du retour du Seigneur et de l’enlèvement de l’Eglise. Il donne aussi de nombreux préceptes pratiques que tous doivent observer.

Mais Paul n’explique pas encore aux Chrétiens de quelle manière ils pourront observer ces préceptes, notamment en se chargeant de leur croix et en marchant par l’esprit.

Paul reste encore dans le registre central de l’enseignement du Seigneur Jésus: « Repentez-vous, ayez la foi, et marchez d’une manière digne de votre repentance et de votre foi. »

Epître aux Philippiens. 

Dans l’épître suivante, qui est, chronologiquement, l’épître aux Philippiens, Paul commence à exposer et à approfondir tout un corps de doctrine centré sur la Personne et l’oeuvre de Christ, donc sur la croix.

Paul prie tout d’abord pour que l’intelligence spirituelle des Chrétiens s’ouvre, afin qu’ils puissent « discerner les choses les meilleures. »

« Et ce que je demande dans mes prières, c’est que votre amour augmente de plus en plus en connaissance et en pleine intelligence, pour le discernement des choses les meilleures, afin que vous soyez purs et irréprochables pour le jour de Christ, remplis du fruit de justice qui est par Jésus-Christ, à la gloire et à la louange de Dieu » (Philippiens 1: 9-11).

Paul sait qu’un simple exposé des vérités profondes de l’Evangile de Christ ne suffit pas, mais que cet exposé doit être préparé et suivi dans la prière.

Paul présente ensuite de quelle manière Christ S’est dépouillé, pour accepter de mourir de la mort la plus infamante, celle de la croix:

« Ayez en vous les sentiments qui étaient en Jésus-Christ, lequel, existant en forme de Dieu, n’a point regardé comme une proie à arracher d’être égal avec Dieu, mais s’est dépouillé lui-même, en prenant une forme de serviteur, en devenant semblable aux hommes; et ayant paru comme un simple homme, il s’est humilié lui-même, se rendant obéissant jusqu’à la mort, même jusqu’à la mort de la croix. C’est pourquoi aussi Dieu l’a souverainement élevé, et lui a donné le nom qui est au-dessus de tout nom, afin qu’au nom de Jésus tout genou fléchisse dans les cieux, sur la terre et sous la terre, et que toute langue confesse que Jésus-Christ est Seigneur, à la gloire de Dieu le Père » (Philippiens 2: 5-11).

Voilà la pensée qui doit tous nous animer! Voilà l’exemple que nous devons tous suivre!

Sur la croix, Christ a accompli une oeuvre qui Lui est propre, et que nous ne pourrons jamais imiter: le rachat de nos vies par Son sacrifice substitutif à la croix. Mais Paul ajoute aussitôt que nous devons partager avec Christ cette expérience décisive de la croix, si nous voulons ensuite partager Sa Vie de résurrection.

Nous aussi, nous devons nous humilier nous-mêmes, renoncer à notre volonté propre, et accepter la crucifixion, la mort que procure la croix.

Nous ne pourrons jamais devenir de véritables disciples de Christ, si nous n’acceptons pas, un jour et une fois pour toutes, la mise à mort de celui (ou de celle) que nous étions en venant sur cette terre, pour recevoir une nature nouvelle en Christ, celle qui nous permettra de marcher par l’esprit, comme Christ a Lui-même marché sur cette terre.

Toutes les choses qui étaient pour nous des gains, et tout particulièrement notre propre vie, nous devons accepter d’y renoncer complètement, afin de gagner Christ et de Le connaître tel qu’Il est.

« Mais ces choses qui étaient pour moi des gains, je les ai regardées comme une perte, à cause de Christ. Et même je regarde toutes choses comme une perte, à cause de l’excellence de la connaissance de Jésus-Christ mon Seigneur, pour lequel j’ai renoncé à tout, et je les regarde comme de la boue, afin de gagner Christ, et d’être trouvé en lui, non avec ma justice, celle qui vient de la loi, mais avec celle qui s’obtient par la foi en Christ, la justice qui vient de Dieu par la foi, afin de connaître Christ, et la puissance de sa résurrection, et la communion de ses souffrances, en devenant conforme à lui dans sa mort, pour parvenir, si je puis, à la résurrection d’entre les morts » (Philippiens 3: 7-11).

Tout le message de la croix et de la marche par l’esprit est déjà là. Il ne suffit que de le développer!

Paul aborde aussi pour la première fois la question de la perfection chrétienne, dont le Seigneur Jésus avait parlé dans le Sermon sur la Montagne:

« Ce n’est pas que j’aie déjà remporté le prix, ou que j’aie déjà atteint la perfection; mais je cours, pour tâcher de le saisir, puisque moi aussi j’ai été saisi par Jésus-Christ. Frères, je ne pense pas l’avoir saisi; mais je fais une chose: oubliant ce qui est en arrière et me portant vers ce qui est en avant, je cours vers le but, pour remporter le prix de la vocation céleste de Dieu en Jésus-Christ. Nous tous donc qui sommes parfaits, ayons cette même pensée; et si vous êtes en quelque point d’un autre avis, Dieu vous éclairera aussi là-dessus. Seulement, au point où nous sommes parvenus, marchons d’un même pas » (Philippiens 3: 12-16).

Ce célèbre passage est difficile à comprendre si on ne le comprend pas de la bonne manière.

Paul dit qu’il n’a pas encore atteint la perfection. Mais, plus loin, il affirme aussi que nous sommes tous parfaits! Comment concilier cette apparente contradiction?

Paul le précisera dans ses épîtres ultérieures: nous sommes déjà parfaits dans la nouvelle nature que nous avons reçue en Christ, c’est-à-dire notre esprit régénéré. Mais, dans notre vie pratique, nous n’avons pas encore atteint la perfection. Nous n’avons pas encore manifesté pleinement cette perfection spirituelle intérieure. Et c’est Dieu Lui-même qui nous éclairera là-dessus!

Première épître aux Corinthiens. 

L’épître suivante est la première épître aux Corinthiens. Comme il le leur dit lui-même, cette épître de Paul est écrite à des Chrétiens « charnels », qui sont encore des enfants en Christ, encore incapables d’absorber de la « nourriture solide. »

Nous ne pouvons donc pas encore trouver dans cette première épître aux Corinthiens un exposé systématique et approfondi du message de la croix.

Toutefois, Paul commence tout de même son épître en leur soulignant l’importance extrême de ce message de la croix:

« Ce n’est pas pour baptiser que Christ m’a envoyé, c’est pour annoncer l’Evangile, et cela sans la sagesse du langage, afin que la croix de Christ ne soit pas rendue vaine. Car la prédication de la croix est une folie pour ceux qui périssent; mais pour nous qui sommes sauvés, elle est une puissance de Dieu » (1 Cor. 1: 17-18).

« Les Juifs demandent des miracles et les Grecs cherchent la sagesse: nous, nous prêchons Christ crucifié; scandale pour les Juifs et folie pour les païens, mais puissance de Dieu et sagesse de Dieu pour ceux qui sont appelés, tant Juifs que Grecs » (1 Cor. 1: 22-24).

Toute l’épître est ensuite remplie d’enseignements pratiques sur le comportement du Chrétien et la vie pratique de l’Eglise. Mais on sent bien que le désir profond de Paul est de parvenir au point où il pourra mieux expliquer à ses chers Corinthiens le message de la croix. Il y parviendra dans son épître suivante.

Deuxième épître aux Corinthiens.

Dans sa deuxième épître aux Corinthiens, Paul peut à présent approfondir le message de la croix. En effet, les Corinthiens sont passés par une réelle repentance. Leur coeur est à présent ouvert, pour recevoir des révélations plus profondes.

« Nous portons ce trésor dans des vases de terre, afin que cette grande puissance soit attribuée à Dieu, et non pas à nous. Nous sommes pressés de toute manière, mais non réduits à l’extrémité; dans la détresse, mais non dans le désespoir; persécutés, mais non abandonnés; abattus, mais non perdus; portant toujours avec nous dans notre corps la mort de Jésus, afin que la vie de Jésus soit aussi manifestée dans notre corps. Car nous qui vivons, nous sommes sans cesse livrés à la mort à cause de Jésus, afin que la vie de Jésus soit aussi manifestée dans notre chair mortelle. Ainsi la mort agit en nous, et la vie agit en vous » (2 Cor. 4: 7-12).

Voilà le message fondamental de la croix: Si la mort de Jésus agit en nous, la Vie de Jésus sera manifestée dans notre corps mortel, et agira pour le bien de tous ceux qui nous entourent!

Les épreuves, tribulations souffrances et détresses, pour Christ, contribuent à « faire mourir de grain de blé », afin qu’il puisse ensuite produire du fruit en abondance.

Il faut que ce vase de terre soit brisé, afin qu’il puisse libérer ce grand trésor qui y est enfoui!

Paul révèle aussi aux Corinthiens qu’ils possèdent un « homme intérieur » invisible, différent de l’homme extérieur visible.

« C’est pourquoi nous ne perdons pas courage. Et lors même que notre homme extérieur se détruit, notre homme intérieur se renouvelle de jour en jour. Car nos légères afflictions du moment présent produisent pour nous, au delà de toute mesure, un poids éternel de gloire, parce que nous regardons, non point aux choses visibles, mais à celles qui sont invisibles; car les choses visibles sont passagères, et les invisibles sont éternelles » (2 Cor. 4: 17-18).

Nous avons en effet « dans le ciel », un « domicile céleste » dont nous désirons nous revêtir. Ce « domicile céleste », c’est notre esprit régénéré! Cet homme intérieur, contrairement à notre homme extérieur qui se dégrade, a été rendu capable de se renouveler de jour en jour!

Paul présente aussi pour la première fois la grande révélation de notre mort en Christ, suivie de notre résurrection en Christ. Il aura l’occasion de développer abondamment ce message dans l’épître aux Romains:

« Car l’amour de Christ nous presse, parce que nous estimons que, si un seul est mort pour tous, tous donc sont morts; et qu’il est mort pour tous, afin que ceux qui vivent ne vivent plus pour eux-mêmes, mais pour celui qui est mort et ressuscité pour eux. Ainsi, dès maintenant, nous ne connaissons personne selon la chair; et si nous avons connu Christ selon la chair, maintenant nous ne le connaissons plus de cette manière. Si quelqu’un est en Christ, il est une nouvelle créature. Les choses anciennes sont passées; voici, toutes choses sont devenues nouvelles. Et tout cela vient de Dieu, qui nous a réconciliés avec lui par Christ, et qui nous a donné le ministère de la réconciliation. Car Dieu était en Christ, réconciliant le monde avec lui-même, en n’imputant point aux hommes leurs offenses, et il a mis en nous la parole de la réconciliation. Nous faisons donc les fonctions d’ambassadeurs pour Christ, comme si Dieu exhortait par nous; nous vous en supplions au nom de Christ: Soyez réconciliés avec Dieu! Celui qui n’a point connu le péché, il l’a fait devenir péché pour nous, afin que nous devenions en lui justice de Dieu » (2 Cor. 5: 14-21).

Voyez-vous à quel point l’enseignement de Paul, concernant la croix et la marche par l’esprit, devient progressivement de plus en plus clair et profond à la fois?

En Christ, nous sommes morts à notre vie passée. Nous sommes de nouvelles créations en Christ, grâce à Sa résurrection. Nous sommes devenus « justice de Dieu en Christ », dans notre nouvelle nature!

Quelle révélation! Les disciples étaient bien incapables de la recevoir, du temps du ministère terrestre de Christ. Mais il est temps à présent que le Saint-Esprit expose cette révélation à l’Eglise du Seigneur!

Si nous acceptons de vivre une vie crucifiée en Christ, alors nous pourrons vivre par la puissance de Dieu, animés par la Vie de résurrection de Christ!

« Car il (Jésus) a été crucifié à cause de sa faiblesse, mais il vit par la puissance de Dieu; nous aussi, nous sommes faibles en lui, mais nous vivrons avec lui par la puissance de Dieu pour agir envers vous » (2 Cor. 13: 4).

Epître aux Galates.

Dans l’épître suivante, l’épître aux Galates, Paul va encore plus loin dans l’exposé du message de la croix et de la marche par l’esprit. C’est en particulier dans cette épître qu’il aborde de manière approfondie le conflit entre la chair et l’esprit, et la nécessité de marcher par l’esprit.

Paul oppose ici la Loi à la Grâce. Il proclame la liberté que nous avons reçue en Christ. Mais nous ne devons pas faire de cette liberté un prétexte de marcher selon la chair.

Il est donc possible à un Chrétien de marcher selon la chair. Il est même possible à un Chrétien de commencer par l’Esprit, et de finir par la chair. C’était le cas des Galates, et Paul est très inquiet de les voir déchoir ainsi de la grâce.

En se remettant sous le joug de la Loi, les Galates ont fait disparaître au milieu d’eux le « scandale de la croix »!

Paul oppose aussi les oeuvres de la chair au fruit de l’esprit. Il exhorte les Galates:

« Je dis donc: Marchez selon l’Esprit, et vous n’accomplirez pas les désirs de la chair. Car la chair a des désirs contraires à ceux de l’Esprit, et l’Esprit en a de contraires à ceux de la chair; ils sont opposés entre eux, afin que vous ne fassiez point ce que vous voudriez. Si vous êtes conduits par l’Esprit, vous n’êtes point sous la loi » (Galates 5: 16-18).

Paul n’a pas encore bien expliqué ce qu’était la chair. Il la définit en fonction de ses oeuvres, que tous les hommes connaissent bien, pour les avoir tous abondamment pratiquées!

Il affirme aux Galates que s’ils se remettent sous la Loi, ils ne seront plus conduits par l’Esprit. Pour être conduits par l’esprit, il faut avoir crucifié la chair avec ses passions et ses désirs.

Or « ceux qui sont à Jésus-Christ ont crucifié la chair avec ses passions et ses désirs. Si nous vivons par l’Esprit, marchons aussi selon l’Esprit » (Galates 5: 24-25).

Voilà la grande vérité libératrice! Ceux qui sont à Jésus-Christ ont crucifié la chair, parce que Christ l’a déjà crucifiée, et nous a entraînés dans Sa mort et Sa résurrection. Il nous a donc libérés de l’esclavage du péché et de la chair. Il nous a permis de marcher d’une manière nouvelle, dans le renoncement complet à tout ce que nous étions quand nous étions contrôlés par la loi du péché!

Paul termine son épître par cette déclaration sans appel:

« Pour ce qui me concerne, loin de moi la pensée de me glorifier d’autre chose que de la croix de notre Seigneur Jésus-Christ, par qui le monde est crucifié pour moi, comme je le suis pour le monde! Car ce n’est rien que d’être circoncis ou incirconcis; ce qui est quelque chose, c’est d’être une nouvelle créature. Paix et miséricorde sur tous ceux qui suivront cette règle, et sur l’Israël de Dieu! » (Galates 6: 14-16).

Ce qui est vrai pour Paul est donc vrai pour tous les disciples de Christ! Par la croix de Jésus, en Lui et avec Lui, nous sommes tous crucifiés (morts) pour le monde, comme le monde est crucifié (mort) pour nous!

Oui, ce qui est quelque chose, c’est bien d’être une nouvelle création! Mais c’est aussi de marcher concrètement selon cette nouvelle création, selon l’esprit et non plus selon la chair!

Epître aux Romains.

Vient ensuite la grande épître aux Romains. C’est là que Paul y fait son exposé le plus clair et le plus magistral de l’oeuvre de la croix.

Paul commence par affirmer que tous les hommes sont inexcusables, pour n’avoir pas reconnu Dieu au travers de Sa création. Mais tous les Juifs sont aussi inexcusables, pour ne pas avoir mis en pratique la Loi qu’ils avaient reçue de Dieu.

Tous les hommes ont donc péché et sont privés de la gloire de Dieu. Mais tous sont gratuitement justifiés par sa grâce, au moyen de la rédemption qui est en Jésus-Christ.

Cette grâce, nous devons la saisir par la foi, à l’exemple d’Abraham, qui fut rendu juste par sa foi.

Paul explique que le péché est entré dans le monde par Adam, entraînant sa mort. Puis la mort s’est étendue à tous les hommes, parce que tous ont péché.

Mais, grâce à l’obéissance d’un seul, Jésus-Christ, tous ceux qui croient en Jésus-Christ sont rendus justes.

Les chapitres 6, 7 et 8 exposent en détail l’oeuvre de la croix, ainsi que la marche par l’esprit:

- Nous sommes morts et ressuscités en Christ et avec Lui.

- Le péché n’a plus de pouvoir sur nous, puisque le « corps du péché » a été réduit à l’impuissance par la croix.

- Nous avons à présent pour fruit la sainteté et pour fin la vie éternelle.

- Deux lois opposées cohabitent toujours dans la vie du Chrétien: la loi du péché et de la mort, qui demeure dans nos membres (dans notre chair), et la loi de l’esprit de vie en Jésus-Christ, qui agit dans notre « homme intérieur », c’est-à-dire notre esprit régénéré.

- Ceux qui marchent par l’esprit, et non plus par la chair, ont été libérés de la loi du péché et de la mort par la loi de l’esprit de vie qui est en Jésus-Christ. Mais si nous continuons à marcher selon la chair, nous continuons à être inutilement soumis à la loi du péché, quoique nous en ayons été libérés! Tout se passe comme si l’on avait donné à un prisonnier la clef de sa prison, pour qu’il en sorte en pleine liberté, alors que celui-ci continue à se plaindre de son emprisonnement!

- Nous pouvons à présent offrir au Seigneur nos corps, libérés de la puissance du péché, pour qu’ils soient des instruments de la justice de Dieu.

- Nous sommes prédestinés à être semblables à l’image de Jésus!

Les Chrétiens peuvent à présent commencer à bien comprendre que tous les commandements du Nouveau Testament sont des indications précises de ce que le Seigneur les a rendus capables de faire, par Sa grâce et par la foi, lorsqu’ils sont de nouvelles créations qui marchent par l’esprit!

Epître aux Colossiens.

Dans son épître suivante, l’épître aux Colossiens, Paul franchit un nouveau palier dans l’enseignement de la croix et de la marche par l’esprit.

L’apôtre commence encore par prier pour que s’ouvre l’intelligence spirituelle des Colossiens:

« Nous ne cessons de prier Dieu pour vous, et de demander que vous soyez remplis de la connaissance de sa volonté, en toute sagesse et intelligence spirituelle, pour marcher d’une manière digne du Seigneur et lui être entièrement agréables, portant des fruits en toutes sortes de bonnes oeuvres et croissant par la connaissance de Dieu, fortifiés à tous égards par sa puissance glorieuse, en sorte que vous soyez toujours et avec joie persévérants et patients » (Colossiens 1: 9-11).

Cette connaissance dont parle Paul n’est pas une connaissance intellectuelle. Mais c’est la connaissance de la volonté de Dieu, en toute sagesse et intelligence spirituelle, lorsque nous sommes éclairés par le Saint-Esprit.

C’est cette connaissance spirituelle qui nous permet ensuite, par la foi, de marcher d’une manière digne de Dieu, c’est-à-dire de marcher par l’esprit.

Paul poursuit en nous rappelant une vérité qui doit nous apporter beaucoup de consolation et d’encouragement:

« Rendez grâces au Père, qui vous a rendus capables d’avoir part à l’héritage des saints dans la lumière, qui nous a délivrés de la puissance des ténèbres et nous a transportés dans le royaume du Fils de son amour, en qui nous avons la rédemption, la rémission des péchés » (Colossiens 1: 12-14).

Oui, par Sa grâce, Dieu nous a rendus capables d’avoir part à l’héritage magnifique des saints dans Sa lumière!

Paul insiste ensuite sur cette glorieuse vérité:

« C’est d’elle que j’ai été fait ministre, selon la charge que Dieu m’a donnée auprès de vous, afin que j’annonçasse pleinement la parole de Dieu, le mystère caché de tout temps et dans tous les âges, mais révélé maintenant à ses saints, à qui Dieu a voulu faire connaître quelle est la glorieuse richesse de ce mystère parmi les païens, savoir: Christ en vous, l’espérance de la gloire. C’est lui que nous annonçons, exhortant tout homme, et instruisant tout homme en toute sagesse, afin de présenter à Dieu tout homme, devenu parfait en Christ » (Colossiens 1: 26-28).

« Christ en nous, l’espérance de la gloire »! C’est Christ qui doit être sans cesse annoncé, afin que tout homme soit instruit de Sa Personne et de Son oeuvre, le but étant de présenter à Dieu tout homme, devenu parfait en Christ.

Paul aborde l’exposé qu’il fera par la suite dans l’épître aux Ephésiens, lorsqu’il parlera du ministère assigné par Dieu à tous les anciens, c’est-à-dire le « perfectionnement des saints. »

La présence en nous de Christ Lui-même est pour nous la garantie de notre future perfection pratique!

Paul explique ensuite en quoi consiste la « circoncision de Christ ». Les Juifs étaient circoncis dans leur chair. Mais les Chrétiens ont été circoncis dans leur coeur. Cette circoncision de Christ « consiste dans le dépouillement du corps de la chair »:

« Et c’est en lui que vous avez été circoncis d’une circoncision que la main n’a pas faite, mais de la circoncision de Christ, qui consiste dans le dépouillement du corps de la chair: ayant été ensevelis avec lui par le baptême, vous êtes aussi ressuscités en lui et avec lui, par la foi en la puissance de Dieu, qui l’a ressuscité des morts. Vous qui étiez morts par vos offenses et par l’incirconcision de votre chair, il vous a rendus à la vie avec lui, en nous faisant grâce pour toutes nos offenses » (Colossiens 2: 11-13).

Par notre mort et notre résurrection en Christ, nous avons été libérés de la puissance du péché, qui demeure pourtant toujours dans la chair. Dieu nous a rendus capables de vivre la Vie de Résurrection de Christ.

Puisque nous sommes morts au péché, nous avons la puissance, en Christ, de « faire mourir » toutes les oeuvres de la chair dans notre propre vie, par la foi en la puissance de résurrection de Dieu.

« Si donc vous êtes ressuscités avec Christ, cherchez les choses d’en haut, où Christ est assis à la droite de Dieu. Affectionnez-vous aux choses d’en haut, et non à celles qui sont sur la terre. Car vous êtes morts, et votre vie est cachée avec Christ en Dieu. Quand Christ, votre vie, paraîtra, alors vous paraîtrez aussi avec lui dans la gloire. Faites donc mourir les membres qui sont sur la terre, l’impudicité, l’impureté, les passions, les mauvais désirs, et la cupidité, qui est une idolâtrie. C’est à cause de ces choses que la colère de Dieu vient sur les fils de la rébellion, parmi lesquels vous marchiez autrefois, lorsque vous viviez dans ces péchés. Mais maintenant, renoncez à toutes ces choses, à la colère, à l’animosité, à la méchanceté, à la calomnie, aux paroles déshonnêtes qui pourraient sortir de votre bouche. Ne mentez pas les uns aux autres, vous étant dépouillés du vieil homme et de ses oeuvres, et ayant revêtu l’homme nouveau, qui se renouvelle, dans la connaissance, selon l’image de celui qui l’a créé » (Colossiens 3: 1-10).

Nous devons à présent nous « affectionner » aux choses célestes, puisque nous sommes du Ciel et non plus de la terre, dans notre nouvelle nature régénérée, qui est assise avec Christ dans les lieux célestes.

Le verbe grec traduit par « s’affectionner » signifie en fait « penser constamment » aux choses d’en haut. Car nous sommes morts aux choses de la terre. Nous pouvons donc « faire mourir » la puissance de péché qui agit dans nos membres, c’est-à-dire « nous dégager » de l’emprise de cette puissance. Nous pouvons, non par un acte de volonté seulement, mais par un acte de volonté qui s’appuie sur notre foi, renoncer à toutes les oeuvres mauvaises de la chair, alors qu’auparavant, il nous était impossible de ne pas les manifester.

Paul introduit également ici les notions capitales de « vieil homme » et « d’homme nouveau ».

Il nous est clair à présent que « l’homme nouveau » est la nouvelle création que nous sommes en Christ. Le « vieil homme » est l’ancienne création que nous étions avant notre nouvelle naissance.

Ce « vieil homme » a été mis à mort par la mort de Christ, tandis que « l’homme nouveau » est venu à la vie par la résurrection du Seigneur.

Nous avons reçu cet « homme intérieur » nouveau à notre nouvelle naissance. Cet homme nouveau possède la faculté de se renouveler constamment, dans la connaissance, à l’image de Celui qui l’a créé, Jésus-Christ. Quelle grâce!

Nous pouvons à présent nous « revêtir » de cet homme intérieur nouveau, le faire paraître au grand jour, et le manifester dans tous les aspects de notre vie pratique.

Nous le faisons en gardant les yeux spirituels fixés sur Christ et sur Son oeuvre! Pourquoi donc tant de Chrétiens gardent-ils leurs regards fixés sur leur ancienne nature de péché, comme si elle n’avait pas été crucifiée?

L’amour de Christ est répandu dans notre homme nouveau. Nous sommes appelés à nous revêtir de cet amour de Christ, car il est le « lien de la perfection » (Colossiens 3: 14).

Epître aux Ephésiens.

Vient enfin l’épître aux Ephésiens, la dernière épître générale à avoir été écrite par l’apôtre.

Il est alors au sommet de sa maturité spirituelle. Cette épître peut être qualifiée de summum de la révélation paulinienne, et même de toute la révélation biblique.

Alors que l’épître aux Colossiens nous révélait « Christ en nous », les trois premiers chapitres de l’Epître aux Ephésiens nous révèlent « nous en Christ »: tout ce que nous sommes, et tout ce que nous possédons « en Christ. »

Ces chapitres nous présentent un Christ ressuscité et glorieux, « assis à la droite du Père » dans le Ciel!

« Mais Dieu, qui est riche en miséricorde, à cause du grand amour dont il nous a aimés, nous qui étions morts par nos offenses, nous a rendus à la vie avec Christ c’est par grâce que vous êtes sauvés); il nous a ressuscités ensemble, et nous a fait asseoir ensemble dans les lieux célestes, en Jésus-Christ, afin de montrer dans les siècles à venir l’infinie richesse de sa grâce par sa bonté envers nous en Jésus-Christ » (Ephésiens 2: 4-7).

« En lui tout l’édifice, bien coordonné, s’élève pour être un temple saint dans le Seigneur. En lui vous êtes aussi édifiés pour être une habitation de Dieu en Esprit » (Ephésiens 2: 21-22).

En Christ, Juifs et païens participent à la même bénédiction, pour former un seul peuple spirituel.

Après avoir exposé les fondements de l’unité des Chrétiens, dont nous avons parlé dans un autre article, Paul affirme que les cinq ministères de direction spirituelle de l’Eglise n’ont qu’une seule tâche à accomplir: le perfectionnement des saints:

« Et il a donné les uns comme apôtres, les autres comme prophètes, les autres comme évangélistes, les autres comme pasteurs et docteurs, pour le perfectionnement des saints en vue de l’oeuvre du ministère et de l’édification du corps de Christ, jusqu’à ce que nous soyons tous parvenus à l’unité de la foi et de la connaissance du Fils de Dieu, à l’état d’homme fait, à la mesure de la stature parfaite de Christ, afin que nous ne soyons plus des enfants, flottants et emportés à tout vent de doctrine, par la tromperie des hommes, par leur ruse dans les moyens de séduction, mais que, professant la vérité dans la charité, nous croissions à tous égards en celui qui est le chef, Christ » (Ephésiens 4: 11-15).

Nous avons vu qu’aucun perfectionnement des saints n’est possible sans la connaissance et la pratique du message de la croix.

Nous devons nous repentir profondément, en tant qu’anciens du troupeau de Dieu, d’avoir si longtemps négligé le message de la croix, ce message libérateur qui est le fondement même de l’Evangile de Christ, et qui seul peut nous permettre de marcher par l’esprit!

Que Dieu nous fasse grâce, et ouvre complètement notre intelligence spirituelle, pour que nous puissions voir briller dans toute sa splendeur ce message vivifiant de la croix!

Le passage suivant est sans doute le plus clair exposé de la marche par l’esprit qu’il ait été donné à l’apôtre Paul d’exprimer:

« Voici donc ce que je dis et ce que je déclare dans le Seigneur, c’est que vous ne devez plus marcher comme les païens, qui marchent selon la vanité de leurs pensées. Ils ont l’intelligence obscurcie, ils sont étrangers à la vie de Dieu, à cause de l’ignorance qui est en eux, à cause de l’endurcissement de leur coeur. Ayant perdu tout sentiment, ils se sont livrés à la dissolution, pour commettre toute espèce d’impureté jointe à la cupidité. Mais vous, ce n’est pas ainsi que vous avez appris Christ, si du moins vous l’avez entendu, et si, conformément à la vérité qui est en Jésus, c’est en lui que vous avez été instruits à vous dépouiller, eu égard à votre vie passée, du vieil homme qui se corrompt par les convoitises trompeuses, à être renouvelés dans l’esprit de votre intelligence, et à revêtir l’homme nouveau, créé selon Dieu dans une justice et une sainteté que produit la vérité » (Ephésiens 4: 17-24).

Paul explique tout d’abord qu’il est possible, pour un Chrétien régénéré, de continuer à marcher par la chair, tout au moins en partie, si son intelligence spirituelle est obscurcie par la vanité de ses pensées charnelles. Si ce Chrétien est dans l’ignorance par rapport à Christ et à Son oeuvre à la croix, il court le risque de rester en grande partie étranger à la vie de Dieu qui est pourtant dans sa nouvelle nature.

Cette vie de l’esprit reste alors comme emprisonnée au-delà du voile de la chair. Tout se passe, hélas, comme le décrivait un auteur connu, lorsqu’il disait que les hommes religieux se sont employés avec ardeur à « recoudre » le voile qui nous séparait du lieu Très Saint, alors que ce voile avait été déchiré par la mort du Seigneur crucifié!

Paul insiste sur notre besoin d’être « instruits » à nous dépouiller du vieil homme, et à nous revêtir de l’homme nouveau. Le vieil homme a bien été crucifié avec Christ, mais nous devons encore nous dépouiller de ce cadavre, et de tout ce que le vieil homme avait bâti dans notre vie, depuis notre naissance terrestre, jusqu’au moment où nous avons compris le message de la croix.

Nous ne pouvons d’ailleurs nous revêtir de « l’homme nouveau » que nous sommes en Christ, qu’à la mesure où nous nous serons d’abord dépouillés du vieil homme. C’est cela, mourir à soi-même: perdre notre « vieux moi » pour nous installer dans le « moi » nouveau que Christ nous a donné en Lui!

Quelle joie aussi de découvrir que cette nouvelle création que nous sommes en Christ, que cet « homme nouveau, » a été « créé selon Dieu, (à l’image de Dieu) dans une justice et une sainteté que produit la vérité »!

Voilà ce que nous sommes réellement en Christ! Sachons-le, installons-nous par la foi dans notre nouvelle nature, et ne quittons plus jamais notre position céleste en Christ!

Oui, c’est bien à Paul qu’a été accordée par le Seigneur la grâce « d’annoncer aux païens les richesses incompréhensibles de Christ, et de mettre en lumière quelle est la dispensation du mystère caché de tout temps en Dieu qui a créé toutes choses, afin que les dominations et les autorités dans les lieux célestes connaissent aujourd’hui par l’Eglise la sagesse infiniment variée de Dieu, selon le dessein éternel qu’il a mis à exécution par Jésus-Christ notre Seigneur, en qui nous avons, par la foi en lui, la liberté de nous approcher de Dieu avec confiance » (Ephésiens 3: 8-12).

Que Dieu soit béni pour cette révélation, qui plonge dans l’admiration jusqu’aux dominations et aux autorités dans les lieux célestes! Il faut que celles-ci connaissent par l’Eglise la sagesse infiniment variée de Dieu! Il faut donc que l’Eglise, la première, connaisse et vive cette splendide réalité!

A présent, la révélation de la croix est complète. Christ est pleinement satisfait. Il a confié à Son serviteur Paul un message qui nous permet de comprendre pleinement tout l’enseignement de Christ dans les Evangiles.

Le message de la croix est une clef qui nous ouvre toutes les portes de la Parole de Dieu! Nous pouvons maintenant comprendre cet enseignement en esprit et en vérité, afin de le mettre en pratique, également en esprit et en vérité, pour toute la gloire de Dieu et de Christ!

Source :  http://bloghenriviaudmurat.wordpress.com/ 

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17 septembre 2012 1 17 /09 /septembre /2012 09:25

 Nick

Mis en ligne avec l’autorisation de www.media-esperance.org

Né sans bras ni jambes et pourtant heureux
Nick Vujicic est né sans bras et sans jambes. Plutôt que de laisser ce handicap le dominer, il le surmonte et encourage des millions de personnes à faire de même dans leurs propres difficultés....

Le choc
Ma mère, raconte-il, était sage-femme. Elle connaissait toutes les précautions à prendre durant une grossesse. Elle avait 25 ans à ma naissance le 4 décembre 1982, et sa première question était de s’enquérir de la santé de son bébé. Pour toute réponse, elle obtint un silence. «Que se passe-t-il ? Qu’est-ce-qui ne va pas chez mon bébé ?» Le médecin se tut, et comme elle insistait, un seul mot, emprunté au jargon médical se dessina sur ses lèvres : «Phocomélie». De par sa formation, ma mère sut aussitôt que ce terme désignait une malformation, voire l’absence de certains membres. Les infirmières étaient en larmes. Ce qui s’offrait alors aux yeux de ma mère était à la limite du supportable : Son enfant n’avait ni bras, ni jambes, uniquement une tête et un tronc …

Ce premier choc surmonté, mes parents s’efforcèrent de me donner une éducation normale, malgré mon lourd handicap physique. Petit garçon, l’image que j’avais de moi-même était celle d’un enfant normal, gentil et de nature enjouée. J’ignorais à ce moment-là que j’étais différent. Je ne pouvais imaginer à quels défis la vie me confronterait. J’ai maintenant la ferme conviction que des forces insoupçonnées nous habitent tous, peu importe les difficultés rencontrées. Quels que soient le handicap et l’incapacité qui nous paralysent, nous avons en nous les ressources pour les vaincre. Entre autres dons reçus de Dieu, j‘ai une bonne dose de détermination. Ainsi, j’ai voulu prouver à tout le monde que l’on pouvait être un sportif, même sans bras et sans jambes.

On me traitait de «monstre»
A l’âge de la puberté, mon corps me poussa aux limites du désespoir. Il était évident que je n’étais pas comme mes camarades de classe. Tout en me consacrant à des activités tout à fait normales, telles que la natation ou le skateboard, je réalisais que beaucoup de choses ne seraient jamais à ma portée. Les enfants que je côtoyais me traitaient de «monstre». Je voulais être accepté, mais ils ne voulaient pas de moi. Je voulais m’intégrer au clan mais celui-ci me tournait le dos. Je finis par m’apitoyer sur moi-même et sombrais dans la dépression. Quel sens avait donc la vie ? Je redoutais de n’être pour le restant de ma vie qu’un fardeau pour les autres. Je me trompais. L’une de mes vidéos les plus connues sur YouTube me présente en train de faire du skateboard, de surfer, de jouer de la musique, de jouer au golf, de tomber et de me relever, de parler devant un grand auditoire. La scène que j’affectionne tout particulièrement est celle de gens qui me serrent dans leurs bras. Ce n’est rien d’extraordinaire, me direz-vous. Mais alors, pourquoi cette vidéo est-elle si visionnée, des millions de fois ? Si elle suscite tant d’intérêt, c’est parce que l’on peut voir que malgré les limites que m’impose mon corps, je vis comme si elles n’existaient pas. L’image que l’on se fait d’une personne handicapée est celle d‘un inactif, qui vit retranché et qui désespère de la vie. J’aime surprendre les gens par ma vie épanouie et riche en aventures.

Je suis dans la pensée de Dieu.
Une question m’est souvent posée : «Nick, quel est le secret de ton bonheur ?» Je suppose que vous aussi affrontez des difficultés, en ce moment-même. Je peux vous dire que lorsque je compris que bien qu’imparfait, j’étais le parfait Nick Vujicic, alors je commençais à me relever. Je suis dans la pensée de Dieu. Cela ne signifie pas que j’ai atteint le maximum. Il me reste tant de choses à apprendre. Trop souvent nous pensons ne pas être assez intelligents, assez beaux, assez talentueux pour réaliser nos rêves. Nous croyons ce que les autres disent de nous et nous nous rabaissons nous-mêmes. Or, celui qui cesse de nourrir ses rêves confine Dieu dans une boîte. Pourtant, nous sommes ses créatures et non le produit du hasard ! De même qu’on ne peut cerner l’amour de Dieu, de même notre vie n’a pas de limites.

Nos pensées nous dictent nos limites.
Nous avons le choix: soit nous nous concentrons sur nos déceptions et nos déficits, et nous sombrons dans l’amertume; soit nous décidons de tirer la leçon de tout ce qui nous arrive et devenons responsables de notre vie, et nous ouvrons la voie au bonheur. Je dois reconnaître que pendant longtemps j’ai douté de ma capacité à pouvoir contribuer à mon bonheur. En tant que jeune homme je ne pouvais découvrir le moindre point positif à ce corps incomplet. «Pourquoi n’ai-je pas au moins un bras ?» demandais-je. Pendant de longues années, je me disais que si mon corps était «normal», ma vie serait un rêve. J’oubliais que l’important n’était pas d’être normal, mais d’être moi-même. Ce fut très douloureux d’admettre que mes limites n’étaient pas physiques mais mentales. Petit à petit, je saisis cette vérité élémentaire: chacun de nous a reçu un talent, une capacité, un don, un savoir-faire qui lui permet d’être heureux et épanoui. Le secret d’une vie épanouie réside souvent dans la mise en valeur de ce talent.

Tu es beau et précieux.
Un jour, je parlais à un groupe d’écoliers. Une jeune fille fondit soudain en larmes. J’en ignorais la raison. Avais-je réveillé un douloureux souvenir ? A ma stupéfaction et malgré ses larmes, elle leva la main pour demander la parole. Courageusement, elle demanda la permission de s’avancer pour me serrer dans ses bras. Je la priai de monter sur scène. Elle me prit dans ses bras, ce fut l’une des meilleures étreintes de ma vie ! Ce qu’elle me glissa alors à l’oreille me troubla profondément : «Jamais personne ne m’a dit que j’étais belle telle que je suis ! Personne ne m’a jamais dit qu’il m’aimait. Aujourd’hui, tu as changé ma vie. Et toi aussi, tu es beau.» Jusqu’à ce jour, j’avais sans cesse remis ma «valeur» en question. Je pensais que le fait de raconter à d’autres mon histoire m’aiderait à surmonter ma solitude. Mais, cette fille disait que j’étais beau et je pressentis que j’avais la faculté d’aider les autres, elle avait corrigé ma perspective. Je pensais alors : «Peut-être que je sers tout de même à quelque chose» ? De telles expériences m’ont aidé à comprendre que «ma différence» pouvait être une chance, celle d’apporter une contribution particulière. Je réalisais que les gens étaient disposés à m‘écouter. Il leur suffisait en effet de me regarder pour réaliser que ma vie a été semée d’obstacles qu’il m’a fallu surmonter. Personne ne doute de ma fiabilité. Instinctivement, mes auditeurs se rendent compte que mon exemple peut les aider à résoudre leurs propres problèmes. Depuis, j’ai pris la parole dans des écoles, des églises, des prisons, des hôpitaux, des stades et lors d’innombrables manifestations. Mon corps incomplet est devenu un merveilleux instrument. J’ai reçu le don d’édifier et d’encourager les autres. Dieu soit loué !


Pour toute commande – Contact : Média Espérance B.P. 10026, 67250 Soultz sous Forêts. www.media-esperance.org

 

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6 août 2012 1 06 /08 /août /2012 08:27

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Article de Henri Viaud-Murat  

Parmi les grâces les plus excellentes attachées à la nouvelle alliance, figure la promesse que le Saint-Esprit, qui demeure en nous, doit vivifier notre corps mortel. Mais, en nous conduisant aussi dans toute la vérité, Il vivifie aussi notre âme. 

 Les hommes qui, depuis la chute, ne bénéficient pas de la Vie éternelle sont coupés de la seule Source de Vie qui compte, celle de la Vie du Seigneur Lui-même. Ils sont donc sous la domination de la mort. 

Car le salaire du péché, c’est la mort; mais le don gratuit de Dieu, c’est la vie éternelle en Jésus-Christ notre Seigneur” (Romains 6: 23). 

Qui est le prince de la mort? C’est le diable, Satan. Il est aussi le menteur et le père du mensonge, depuis le commencement.

On peut donc dire que le mensonge, tout comme le péché, produit la mort, tandis que la Vérité affranchit du mensonge et produit la Vie.

La Vie éternelle est la Vie même de Dieu, manifestée en chair en la Personne du Seigneur Jésus-Christ, qui a dit: “Je suis le Chemin, la Vérité et la Vie. Nul ne vient au Père que par Moi” (Jean 14: 6).

Nous ne pouvons recevoir la Vie éternelle de Dieu que par la repentance et la foi en Jésus-Christ. Dès que nous nous sommes repentis de nos péchés, et que nous avons accepté le Seigneur Jésus comme notre Sauveur et Maître, nos péchés sont effacés, et nous recevons la Vie éternelle de Dieu.

Au commencement, par la désobéissance d’Adam et d’Eve, la mort est entrée dans le monde. L’esprit d’Adam et d’Eve a été plongé dans la mort spirituelle. Par la suite, cette mort s’est progressivement étendue dans tout leur être, et leur corps physique a fini par connaître à son tour la mort, plusieurs centaines d’années après la chute.

De même, la Vie éternelle commence par remplir l’esprit du pécheur repenti, lorsqu’il passe par une nouvelle naissance spirituelle.

Si quelqu’un est en Christ, il est une nouvelle créature. Les choses anciennes sont passées; voici, toutes choses sont devenues nouvelles.Et tout cela vient de Dieu, qui nous a réconciliés avec lui par Christ, et qui nous a donné le ministère de la réconciliation” (2 Cor. 5: 17-18).

Dans notre esprit régénéré, en Christ, toutes choses anciennes sont passées, et toutes choses sont devenues nouvelles. Nous devenons alors, dans notre esprit, qui est notre nouvelle nature, un “homme spirituel” entièrement nouveau, un “homme intérieur” re-créé par Dieu à l’image du Seigneur Jésus.

L’homme nouveau, créé selon Dieu dans une justice et une sainteté que produit la vérité” (Ephésiens 4: 24).

Notre esprit devient la demeure permanente du Saint-Esprit, mais aussi du Père et du Fils. Notre esprit resplendit de la Vie éternelle. Il est saint, pur, “justice de Dieu en Christ” (2 Cor. 5: 21). Notre esprit est définitivement libéré du péché, de la maladie et de la mort. Il est en permanence vivifié par la présence de l’Esprit de Dieu en lui.

Dès lors, commence le processus graduel de transmission de la Vie éternelle à notre âme, qui est notre être conscient, et aussi à notre corps physique.

La vivification de notre âme consiste à la débarrasser de tous les mensonges accumulés dans notre vie passée de péché. Ces mensonges représentent, au niveau de nos pensées, de nos sentiments et de notre volonté, tout ce qui était contraire à la nature même de Dieu, et qui nous avait été “injecté” par Satan.

Les pensées, les sentiments et la volonté des hommes pécheurs, non régénérés, sont ceux du diable, comme le Seigneur le dit à Pierre, qui voulait Lui éviter les souffrances de la croix:

Mais Jésus, se retournant, dit à Pierre: Arrière de moi, Satan! tu m’es en scandale; car tes pensées ne sont pas les pensées de Dieu, mais celles des hommes. Alors Jésus dit à ses disciples: Si quelqu’un veut venir après moi, qu’il renonce à lui-même, qu’il se charge de sa croix, et qu’il me suive. Car celui qui voudra sauver sa vie la perdra, mais celui qui la perdra à cause de moi la trouvera” (Matthieu 16: 23-25).

Si les pensées de Satan sont celles des hommes, il est clair que les pensées des hommes sont aussi celles de Satan. Ces pensées mauvaises sont littéralement incrustées dans le psychisme de l’homme pécheur, jusqu’à façonner complètement son caractère, sa culture, ses goûts, ses habitudes, et ses raisonnements.

L’homme non régénéré a donc de lui-même une image qui reflète une identité complètement étrangère à la nouvelle identité de son “homme nouveau” en Christ.

Nous comprenons donc à présent pourquoi le Seigneur Jésus a dit à Ses disciples:

Si quelqu’un veut venir après moi, qu’il renonce à lui-même, qu’il se charge de sa croix, et qu’il me suive.”

Il s’agit, pour chacun des disciples du Seigneur Jésus, de faire mourir, ou de renoncer complètement à la personne qu’il était jusqu’à sa nouvelle naissance, afin de revêtir la nouvelle personne qu’il est en Christ.

Deux personnalités aussi radicalement opposées ne peuvent contrôler le même individu! Pour que l’homme nouveau que nous sommes déjà dans notre esprit puisse se manifester dans notre âme et notre corps, il faut que nous renoncions à tout ce que nous étions dans notre ancienne nature, et que nous acceptions de le conduire à la mort de la croix.

Nous devons pleinement accepter cette vérité: Pour Dieu, la personne que nous étions avant notre nouvelle naissance a été mise à mort en Christ. Notre esprit régénéré est notre nouvelle personne. Mais, au niveau de notre âme, de notre être conscient, nous ne sommes pas encore pleinement conscients de ce que nous sommes déjà dans notre esprit.

Notre âme est encore conditionnée par notre ancienne nature. Or, il ne faut pas qu’il en soit ainsi. Car, si notre âme reste encore conditionnée par notre ancienne nature, la Vie éternelle qui emplit, anime et vivifie notre esprit ne pourra pas passer pleinement dans notre âme et notre corps, qui resteront partiellement contrôlés par la maladie et la mort.

Nous devons donc renouveler entièrement tout le contenu de notre âme, afin de la purifier de tout ce que la mort y avait introduit, pour le remplacer par tout ce qui provient du Seigneur, au travers de notre esprit.

Ce processus de renouvellement et de purification s’effectue sous la direction du Saint-Esprit qui demeure en nous, et s’appuie sur notre étude de la Parole de Dieu, la Bible.

C’est le Saint-Esprit qui est le Grand Enseignant qui nous conduit dans toute la Vérité, qui nous révèle la pensée de Dieu qui est dans la Bible, qui nous rappelle cette pensée chaque fois que nous en avons besoin, et qui nous aide à la mettre en pratique dans tous les domaines de notre vie.

En étant ainsi renouvelée et purifiée, notre âme est vivifiée et guérie de toutes ces “maladies de l’âme” provoquées par le mensonge, le péché et la mort spirituelle qui nous contrôlaient auparavant.

Plus notre âme est purifiée et vivifiée, et plus la Vie éternelle, qui jaillit de l’Esprit de résurrection, peut aussi pénétrer dans notre corps mortel, afin de le guérir et de le vivifier à son tour.

Et si l’Esprit de celui qui a ressuscité Jésus d’entre les morts habite en vous, celui qui a ressuscité Christ d’entre les morts rendra aussi la vie à (littéralement: vivifiera) vos corps mortels par son Esprit qui habite en vous. Ainsi donc, frères, nous ne sommes point redevables à la chair, pour vivre selon la chair. Si vous vivez selon la chair, vous mourrez; mais si par l’Esprit vous faites mourir les actions du corps, vous vivrez, car tous ceux qui sont conduits par l’Esprit de Dieu sont fils de Dieu” (Romains 8: 11-14).

La “chair” est une puissance de péché et de mort qui demeure dans nos membres physiques. Mais la croix, c’est-à-dire la mort et la résurrection du Seigneur Jésus, nous a libérés de l’emprise de cette puissance de péché et de mort.

Nos corps mortels, ainsi libérés de cette emprise, peuvent à présent être offerts à Dieu comme un sacrifice de bonne odeur, afin de devenir des instruments de la justice de Dieu.

Ainsi vous-mêmes, regardez-vous comme morts au péché, et comme vivants pour Dieu en Jésus-Christ. Que le péché ne règne donc point dans votre corps mortel, et n’obéissez pas à ses convoitises. Ne livrez pas vos membres au péché, comme des instruments d’iniquité; mais donnez-vous vous-mêmes à Dieu, comme étant vivants de morts que vous étiez, et offrez à Dieu vos membres, comme des instruments de justice. Car le péché n’aura point de pouvoir sur vous, puisque vous êtes, non sous la loi, mais sous la grâce” (Romains 6: 11-14).

En même temps, la loi de l’Esprit de Vie, qui nous a libérés de la loi du péché et de la mort, peut à présent vivifier notre corps mortel, lui insuffler la Vie éternelle, pour le guérir et le maintenir en bonne santé, jusqu’au retour du Seigneur, ou jusqu’à notre mort physique.

C’est la volonté de Dieu pour nous, et nous ne devons pas en douter. Si le Seigneur Jésus, sur le bois de la croix, S’est chargé dans Son corps de la malédiction, de nos péchés, de nos maladies et de la mort, c’est pour nous en délivrer entièrement, dès à présent et pour toujours.

Vous savez comment Dieu a oint du Saint-Esprit et de force Jésus de Nazareth, qui allait de lieu en lieu faisant du bien et guérissant tous ceux qui étaient sous l’empire du diable, car Dieu était avec Lui” (Actes 10: 38).

Le Fils de Dieu a paru afin de détruire les oeuvres du diable” (1 Jean 3: 8).

Le Seigneur Jésus n’a pas guéri seulement toutes les maladies physiques. Mais Il a aussi constamment guéri les coeurs brisés, toutes les maladies de l’âme, toutes les maladies psychiques, et jusqu’à toutes les possessions démoniaques.

Il était déterminé à détruire toutes les oeuvres du diable, partout où Il les rencontrait sur Son chemin.

Tout esprit mauvais a besoin d’un corps pour pouvoir pleinement s’exprimer. C’est pour cela que les démons cherchent à pénétrer dans des corps d’hommes ou, faute de mieux, d’animaux.

Le but du diable, c’est de faire passer dans la nature humaine tout ce qui caractérise sa propre nature. Au coeur de la nature de Satan, il y a la haine, le meurtre, l’orgueil, l’égoïsme, et le mensonge. Mais il y a aussi la crainte effroyable qu’il éprouve à la pensée de son jugement final dans le lac de feu et de soufre.

Ce sont toutes ces caractéristiques qu’il s’efforce de faire passer dans les êtres humains, afin de les transformer de plus en plus à son image.

En cela, il ne fait, là encore, qu’imiter l’action du Saint-Esprit, qui vient demeurer en nous pour faire passer en nous toutes les caractéristiques de Dieu. Nous sommes déjà créés, dans notre esprit, à l’image de Jésus-Christ. Mais nous sommes aussi prédestinés à être entièrement semblables à l’image de Jésus-Christ. Lorsque nos yeux Le verrons, nous serons entièrement semblables à Lui!

Car ceux qu’Il a connus d’avance, il les a aussi prédestinés à être semblables à l’image de son Fils, afin que son Fils fût le premier-né entre plusieurs frères. Et ceux qu’il a prédestinés, il les a aussi appelés; et ceux qu’il a appelés, il les a aussi justifiés; et ceux qu’il a justifiés, il les a aussi glorifiés” (Romains 8: 29-30).

Bien-aimés, nous sommes maintenant enfants de Dieu, et ce que nous serons n’a pas encore été manifesté; mais nous savons que, lorsque cela sera manifesté, nous serons semblables à lui, parce que nous le verrons tel qu’il est” (1 Jean 3: 2).

Combien il est bon et encourageant de réaliser que le Saint-Esprit, qui demeure en nous, nous a été donné pour faire passer dans tout notre être toutes les caractéristiques du Seigneur Jésus, Son amour, Sa sainteté, Sa puissance et Sa gloire!

Dieu veut S’exprimer et Se manifester au travers de nous! C’est pour cela qu’Il vient habiter en nous, et qu’Il nous transforme à Son image. Plus nous sommes transformés à Son image, et plus Il peut S’exprimer et Se manifester au travers de nous!

Le diable n’a rien inventé! Lui aussi, cherche à transformer les hommes à son image, afin de s’exprimer et de se manifester au travers d’eux!

Tu crois qu’il y a un seul Dieu, tu fais bien; les démons le croient aussi, et ils tremblent” (Jacques 2: 19).

Satan et tous ses démons tremblent devant Dieu et au Nom de Jésus! C’est pour cela qu’ils s’efforcent de nous injecter leur propre peur, de même qu’ils s’efforcent de nous injecter leur propre haine, leur propre orgueil et leur propre égoïsme!

C’est ainsi qu’un démon de peur n’est pas un méchant démon qui veut vous faire peur, mais c’est un démon qui a peur lui-même, et qui s’efforce de vous communiquer sa peur, pour manifester sa propre peur au travers de vous!

Il en est ainsi pour toutes les caractéristiques de la chair: ce sont les caractéristiques de Satan et des démons, que la chair veut vous communiquer pour les manifester au travers de vous! C’est ainsi que la chair, Satan et les démons assouvissent leurs passions infâmes!

Or, les oeuvres de la chair sont manifestes, ce sont l’impudicité, l’impureté, la dissolution, l’idolâtrie, la magie, les inimitiés, les querelles, les jalousies, les animosités, les disputes, les divisions, les sectes,l’envie, l’ivrognerie, les excès de table, et les choses semblables” (Galates 5: 19-21).

Toutes ces choses sont directement inspirées par l’esprit de Satan. Ce sont les oeuvres de la mort. C’est pourquoi l’apôtre Paul nous dit:

Ainsi donc, frères, nous ne sommes point redevables à la chair, pour vivre selon la chair. Si vous vivez selon la chair, vous mourrez; mais si par l’Esprit vous faites mourir les actions du corps, vous vivrez, car tous ceux qui sont conduits par l’Esprit de Dieu sont fils de Dieu” (Romains 8: 12-14).

L’Esprit de Dieu en nous veut nous conduire dans une pleine crucifixion de la chair, afin que nous soyons conduits par l’Esprit de Dieu.

Si, par la foi, nous nous livrons entièrement à l’action bienfaisante et vivifiante du Saint-Esprit, nous serons de plus en plus remplis de la Vie et de la nature de Christ, et le Seigneur Jésus pourra de plus en plus Se manifester en nous et au travers de nous.

En produisant en nous le fruit de l’Esprit, c’est le caractère et la Vie du Seigneur Jésus qui se manifesteront au travers de nous:

Mais le fruit de l’Esprit, c’est l’amour, la joie, la paix, la patience, la bonté, la bénignité, la fidélité, la douceur, la tempérance; la loi n’est pas contre ces choses. Ceux qui sont à Jésus-Christ ont crucifié la chair avec ses passions et ses désirs. Si nous vivons par l’Esprit, marchons aussi selon l’Esprit” (Galates 5: 22-25).

Comment produire ce fruit de l’Esprit? En renonçant à tout ce que nous étions auparavant, en nous livrant entièrement à l’action du Saint-Esprit, et en restant étroitement attachés au Seigneur Jésus et à Sa Parole.

Alors le Dieu Créateur, le Dieu d’Amour infini, pourra progressivement nous remplir de Sa Présence et de Son Esprit, et manifester la glorieuse Personne du Seigneur Jésus en nous et par nous!

Combien il est doux et vivifiant de nous laisser ainsi “posséder” par l’Esprit du Dieu Vivant! Dieu nous remplit alors de toute Sa Nature, tout en nous plongeant dans un océan d’Amour, de Joie et de Paix!

Combien cette divine “possession” est radicalement différente de la manière dont Satan et ses mauvais esprits possèdent leurs victimes! Ils les possèdent pour manifester leur mauvaise nature en eux et par eux, tout en les détruisant et en les menant à la mort!

Tandis que le Seigneur, en nous remplissant de Sa Vie éternelle, nous libère de tout lien satanique, nous unit à Lui dans une douce communion, et nous ouvre pleinement à toutes les merveilles de Sa nature divine, tout en nous édifiant et en nous menant dans les joies ineffables d’une éternité en Sa Présence!

Oui, si notre Seigneur Jésus a accepté de payer un prix aussi élevé pour nous sauver et nous racheter de l’esclavage du malin, comment ne nous donnerait-Il pas toutes choses en Lui et avec Lui?

Il veut panser toutes nos plaies de l’âme et du corps, les guérir parfaitement, et nous remplir de Sa sainteté, de Sa santé divine, et de tout ce qu’Il est Lui-même!

Que dirons-nous donc à l’égard de ces choses? Si Dieu est pour nous, qui sera contre nous? Lui, qui n’a point épargné son propre Fils, mais qui l’a livré pour nous tous, comment ne nous donnera-t-il pas aussi toutes choses avec lui? Qui accusera les élus de Dieu? C’est Dieu qui justifie! Qui les condamnera? Christ est mort; bien plus, il est ressuscité, il est à la droite de Dieu, et il intercède pour nous! Qui nous séparera de l’amour de Christ? Sera-ce la tribulation, ou l’angoisse, ou la persécution, ou la faim, ou la nudité, ou le péril, ou l’épée? selon qu’il est écrit: C’est à cause de toi qu’on nous met à mort tout le jour, qu’on nous regarde comme des brebis destinées à la boucherie. Mais dans toutes ces choses nous sommes plus que vainqueurs par celui qui nous a aimés. Car j’ai l’assurance que ni la mort ni la vie, ni les anges ni les dominations, ni les choses présentes ni les choses à venir, ni les puissances, ni la hauteur, ni la profondeur, ni aucune autre créature ne pourra nous séparer de l’amour de Dieu manifesté en Jésus-Christ notre Seigneur” (Romains 8: 31-39).

Car nos légères afflictions du moment présent produisent pour nous, au delà de toute mesure, un poids éternel de gloire, parce que nous regardons, non point aux choses visibles, mais à celles qui sont invisibles; car les choses visibles sont passagères, et les invisibles sont éternelles” (2 Cor. 4: 17-18).

Que ces paroles soient pour nous de puissants encouragements! Qu’elles alimentent en permanence notre foi! Qu’elles nous soutiennent dans toutes nos épreuves! Bientôt, nous les oublierons complètement, car Jésus vient chercher Son Epouse! Nous Le verrons face à face, nous serons semblables à Lui, et nous serons pour toujours avec Lui! 

Source : http://bloghenriviaudmurat.wordpress.com


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23 juillet 2012 1 23 /07 /juillet /2012 20:30

PRENEZ LE TEMPS DE LIRE CET ENSEIGNEMENT.... ENSUITE, A CHACUN DE LE VIVRE. SOYEZ TOUS BENIS.

 

 

par Chip Brogden

« Je hais toute voie de mensonge. » (Psaume 119:104b) 

Dès les premiers jours de notre vie de jeune chrétien, l'accent a été placé avant tout sur l'amour. On nous apprend à aimer Dieu, à aimer son prochain et à aimer son ennemi. Nous nous sentons fautifs si nous n'aimons pas quelqu'un comme nous le devrions, et nous demandons à Dieu de nous donner de l'amour pour ce frère ou cette soeur. Comme c'est merveilleux quand le Seigneur répond à notre prière, et que nous sommes alors capables de nous aimer les uns les autres d'un saint amour.

Mais il y a un autre aspect de l'amour que l'on néglige souvent, et c'est la haine. C'est une sainte haine qui va de pair avec un amour saint. Pourtant, on n'entend pas beaucoup parler de cette sainte haine. Il ne s'agit pas de la haine qui pousse les gens à se battre et se tuer les uns les autres. Quand nous entendons le mot « haine », nous pensons aux commérages, aux calomnies, aux disputes, au meurtre, à la guerre, aux « crimes de haine » commis envers des individus ou des groupes, aux « jihads », et aux croisades. Il n'y a rien de saint dans tout cela, c'est du péché. Mais ce dont je parle ici, c'est une sainte haine qui découle d'un saint amour.

J'aimerais suggérer que la raison pour laquelle nous ne connaissons pas la sainte haine, la bonne haine, est que notre amour n'est pas suffisamment fort. Un amour fort produit une haine forte; un amour saint produit une haine sainte. Par exemple, dans le Psaume 119, David se réjouit de la vérité de la Loi de l'Eternel. Parce qu'il a appris à aimer la vérité, il a aussi appris à haïr toute voie de mensonge. On ne peut pas à la fois aimer la vérité et aimer l'erreur. Mais plus on aime la vérité, plus on déteste le mensonge. Comprenez-vous cela? C'est un exemple de la sainte haine.


AIMER LES CHOSES QUE DIEU AIME, ET HAIR LES CHOSES QUE DIEU HAIT

Savez-vous qu'il y a des choses que le Seigneur déteste? Au cours de notre étude, nous verrons que Dieu dit qu'Il déteste certaines choses. Et pourtant, Dieu est amour. L'amour et la haine ne sont donc pas incompatibles, mais complémentaires. Pourquoi certaines personnes détestent-elles d'autres personnes? Parce qu'elles s'aiment elles-mêmes. L'amour-propre est très destructeur. Donc l'amour est puissant, et la haine aussi, même si nous n'aimons pas ou ne détestons pas les bonnes choses. Il est possible, bien sûr, d'employer l'un ou l'autre à de mauvaises fins. Mais la sainte haine est autant un don que l'amour saint. A moins d'avoir une sainte haine de l'ignorance, nous serons toujours trompés. A moins d'avoir une sainte haine du péché, nous lui resterons toujours asservis. A moins d'avoir une sainte haine de l'hypocrisie, nous ne serons jamais sincères. A moins d'avoir une sainte haine de notre propre voie, nous ne céderons jamais notre voie à Dieu. A moins d'avoir une sainte haine du mal, nous ne le surmonterons jamais par le bien. Dans votre vie, il y a toujours une chose que vous aimez, et une chose que vous détestez. La question, c'est de savoir si vous aimez les choses que Dieu aime et détestez les choses qu'Il déteste, ou si vous aimez les choses que Dieu déteste et détestez les choses qu'Il aime.

« Nul ne peut servir deux maîtres; car, ou il haïra l'un et aimera l'autre, ou il s'attachera à l'un et méprisera l'autre. » (Matthieu 6:24a) 

Le contexte de ce passage parle de Mammon (l'amour et la recherche incessante de la richesse). Mais le principe s'applique à tout. Il ne peut y avoir qu'un seul maître dans votre vie. Vous ne pouvez servir qu'une seule chose à la fois. Vous n'êtes pas libre de faire ce que vous voulez. Même si vous dites que vous ne servez personne, vous servez toujours votre Moi. Donc lequel choisissez-vous? Jésus dit que si vous L'aimez, alors vous détesterez toutes les autres choses. Qu'est-ce que cela signifie? Cela signifie que vous ne permettrez à rien ni à personne de prendre la place de Celui que vous aimez - pas pour un jour, pas pour une heure, pas pour une minute. Si notre amour du Seigneur est fort, alors nous apprendrons à détester tout ce qui est en compétition avec Lui. Nous mépriserons tout ce qui cherche à entraver notre relation avec Christ.

Lorsque ma femme et moi nous sommes mariés, il était déjà clair que nous nous aimions l'un l'autre. Nous nous aimions AVANT de nous marier. Cela ne suffisait-il pas? A quoi bon se marier? Notre mariage a confirmé l'amour qui existait déjà, mais il a aussi mis en avant notre rejet de tout autre fiancé potentiel quel qu'il soit - passé, présent ou futur. En réalité, se choisir l'un l'autre, c'était rejeter tous les autres. Cela n'aurait pas été suffisant de dire simplement que nous nous aimions. Nous avons pris un engagement, et, l'ayant fait, nous avons dû rejeter toutes mes « copines » et tous ses « copains ». Autrement notre mariage aurait été voué à l'échec.

Nous disons que nous aimons le Seigneur. Nous chantons, « Tu es tout ce que je désire. Je n'ai jamais eu besoin que de Toi. » Comment se fait-il alors que nous pouvons venir au Seigneur, Lui donner notre vie, Lui donner notre coeur, déclarer notre amour envers Lui, et tenir encore à toutes nos « copines » et à tous nos « copains ». Vous ne pouvez pas servir deux maîtres. Vous ne pouvez pas vous donner complètement à plusieurs personnes. Vous ne pouvez pas à la fois tenir à une chose, et avoir l'autre en plus. Vous pouvez faire ce que vous voulez, mais de ce que vous voulez, vous ne pouvez pas tout faire. Il arrive un point où vous devez faire un choix. Si vous voulez servir le Seigneur, vous devez rejeter tout ce qui n'est pas du Seigneur. Si vous Le servez, alors vous ne pouvez rien servir d'autre. Il dit que si vous tenez à autre chose, vous le détestez et le méprisez.

J'ai fait une étude du mot « haine » en grec et en hébreu et j'ai fait une découverte merveilleuse. J'ai trouvé que le mot « haine » a précisément le même sens qu'en français. « Haïr » signifie haïr en hébreu, en grec, et en français. Je cherchais quelque vérité secrète, mais il n'y a en réalité aucun sens caché. L'amour, c'est un mot fort. La haine, c'est un mot fort. Haïr signifie mépriser, rejeter, être dégoûté par quelque chose. Il n'y a pas de mi-chemin entre les deux. Mon ami, je ne voudrais jamais mettre en question ton amour pour le Seigneur, mais je voudrais t'interroger sur ta haine pour toutes les autres choses. Ce que vous aimez est une indication quant à ce que vous détestez, et ce que vous détestez est une indication quant à ce que vous aimez. Détestez-vous le péché? Détestez-vous le mal? Détestez-vous toute voie de mensonge? Si quelqu'un déteste suffisamment le péché, il finira par crier à Dieu pour Lui demander d'être libéré. Si quelqu'un déteste suffisamment le mal, il finira par apprendre à le surmonter. Si quelqu'un déteste suffisamment toute voie fausse, il finira par trouver la bonne voie.


ETRE DISCIPLE, C'EST UNE RELATION D'AMOUR ET DE HAINE

« Si quelqu'un vient à moi, et ne hait pas son père, et sa mère, et sa femme, et ses enfants, et ses frères et ses soeurs, et même aussi sa propre vie, il ne peut être mon disciple. » (Luc 14:26) 

Je suis venu au Seigneur à l'âge de huit ans. Je suis allé à l'église depuis mon enfance. J'ai été dans une forme de ministère ou une autre depuis l'âge de treize ans. J'ai entendu des milliers de messages et j'ai assisté à des centaines de services. Pendant tout ce temps, je ne me souviens pas d'un seul message portant sur Luc 14:26. D'ailleurs, je ne me rappelle pas avoir entendu quelqu'un citer Luc 14:26 dans les confins d'aucun bâtiment d'église.

Aujourd'hui, mon coeur se lamente du manque de disciples. Jésus nous a dit d'aller dans le monde entier et de faire des disciples. Mais c'est bien trop difficile. Donc nous nous contentons de moins. Nous allons dans le monde entier et nous obtenons des « décisions pour Jésus ». Faire un disciple, c'est trop de travail. Je viens de parler avec un de mes amis qui est pasteur. Il a commencé avec un petit groupe dans son église une formation sur la direction de l'église. Alors qu'il établissait le programme, quelqu'un a dit, « Mais tout cela va nous demander beaucoup de discipline. » C'était l'un de ceux qui étaient censés être dirigeants, et il se plaignait de devoir être discipliné. Pour eux être disciple, c'est s'asseoir dans l'église tous les dimanches, et écouter le pasteur prêcher.

D'un certain côté, je trouve que la religion rend Jésus trop compliqué. D'un autre côté, je trouve qu'elle rend trop facile le fait d'être disciple. Imaginez que Jésus se tienne devant l'autel d'une église le dimanche matin alors que des gens s'avancent pour « prendre une décision » pour Jésus. Jésus les regarde et dit, « Désolé, vous ne pouvez pas être mon disciple. » Ils seraient choqués. Les responsables de l'église seraient horrifiés. L'assemblée serait consternée. Et pourtant, c'est exactement ce que décrit Luc 14:26. Quelqu'un vient à Jésus. Alléluia! Nous avons un disciple? Peut-être, mais peut-être pas. Car non seulement cette personne doit-elle venir à Jésus, mais encore lui faut-il détester ses parents, son conjoint, ses frères et ses soeurs. Elle doit haïr sa propre vie, et prendre sa croix et mourir pour pouvoir vivre. Connaissez-vous le vrai problème? En fait, nous ne voulons pas du tout être disciples, nous voulons simplement être sauvés. Nous voulons seulement aller au Ciel en étant dérangés le moins possible. C'est pourquoi nous parlons « d'être sauvés » au lieu de « devenir disciples ». Nous avons fait une séparation artificielle entre les deux, comme si la première était obligatoire, mais la seconde optionnelle. Peut-on vraiment être sauvé sans devenir disciple? Il y a des millions de personnes qui comptent dessus.

J'ai vu de nombreux appels à l'autel, mais de ma vie entière, je n'en ai jamais vu qui soit basé sur Luc 14:26. Pourquoi pas? Parce que personne n'y répondrait! De quoi parle Jésus? Il parle d'une sainte haine. Devenir disciple signifie que dorénavant, Jésus aura la prééminence dans ma vie. La « prééminence », cela veut dire la première place, la plus haute, la meilleure, la place favorite, la place suprême. Cela signifie Le placer avant toute autre personne et toute autre chose, même celles que je chéris le plus. Cela signifie abandonner mes droits et mes exigences, détester ma propre vie et la mettre entre Ses mains. C'est la mort de Soi. Jésus ne permettra pas qu'Il soit mis dans un coin, ou relégué à quelques heures le dimanche matin, tandis que nous vivons comme il nous plaît dans l'illusion que nous sommes « sauvés. » Soit Il est Seigneur DE tout, soit Il n'est pas Seigneur DU tout.


HAISSEZ LE MOI ET VIVEZ POUR TOUJOURS

« Celui qui affectionne sa vie, la perdra; et celui qui hait sa vie dans ce monde-ci, la conservera pour la vie éternelle. » (Jean 12:25) 

Une caractéristique importante des derniers temps, c'est que les hommes seront « idolâtres d'eux-mêmes » (2 Timothée 3:2a). Il semble ce que soit là la base de tous nos problèmes. En effet, cela explique l'existence du mal dans le monde. Le mal existe parce des gens qui sont aveuglés par leur amour d'eux-mêmes cherchent à tout contrôler et tout manipuler, dans le but de servir leurs propres fins égoïstes; et s'ils ne peuvent pas contrôler quelque chose, ils essayent de le détruire. Le remède à ce mal, c'est une sainte haine du Moi, et c'est exactement ce que produit la Croix, dans son application pratique, chez un disciple de Jésus.

Le problème, c'est de faire accepter la Croix aux gens. Même dans sa lettre la plus joyeuse, un Paul frustré se lamente que « tous cherchent leurs propres intérêts, non pas ceux de Jésus Christ » (Philippiens 2:21). Dans cette même lettre, Paul nous dit en pleurant que « plusieurs marchent en tant qu'ennemis de la Croix du Christ, dont la fin est la perdition, dont le dieu est le ventre et dont la gloire est ce qui fait leur honte, qui ont leurs pensées dans les choses terrestres » (Philippiens 3:18-19). On peut être un ennemi de la Croix de Christ sans pour autant maudire Christ: il suffit de nous aimer nous-mêmes et de nous intéresser d'avantage aux choses terrestres qu'aux choses célestes. Finalement, la préservation de soi, l'amour de soi, l'entêtement, la propre justice, au détriment de tout le reste, deviendront la destruction de soi. On obtient le contraire de ce que l'on espérait recevoir. Voilà ce que Jésus nous dit. Si vous aimez votre vie, vous la perdrez complètement.

Il arrive un jour où nous sommes tellement dégoûtés de notre propre voie, que nous implorons Dieu de nous en montrer une autre. Paul dit que ce qu'il veut faire, il ne le fait pas, mais ce qu'il déteste, il le fait (cf. Romains 7:15). Nous pourrions penser que la solution serait de fixer notre attention sur le problème, d'arrêter de faire ce que nous détestons, de mettre notre conduite en règle. Mais nous découvrirons tôt ou tard, comme Paul, que le vrai problème n'est pas ce que nous FAISONS, mais ce que nous SOMMES. Nous pouvons confesser encore et toujours les mêmes péchés, ou bien nous pouvons prendre la Croix et mourir à tous les péchés. La première approche traite les péchés commis, tandis que la seconde approche traite le pécheur. Laquelle, pensez-vous, sera la plus efficace? Eh bien, si celui qui pèche est mort, alors la question du péché devient insignifiante. Haïr le péché, c'est bien; haïr le Moi, c'est mieux, et bien plus efficace. Car la force du péché, c'est le Moi. Si vous mettez la hache au pied d'un mauvais arbre, il s'arrêtera de porter de mauvais fruits, et la question est réglée une fois pour toutes. Si le Moi est renié, alors le péché devient superflu, et le problème du Mal est résolu.


LE DIEU DU SAINT AMOUR ET DE LA SAINTE HAINE

Mais la sainte haine n'est pas réservée aux disciples. Le Seigneur est capable lui aussi d'avoir une sainte haine. Depuis très longtemps, les gens ont pensé que, comme Dieu nous aime indépendamment de ce que nous faisons, Il aime aussi tout ce que nous faisons. C'est totalement faux. Dieu est amour, et, comme nous l'avons déjà montré, un saint amour produit une sainte haine. Le Seigneur nous aime. Et parce qu'Il nous aime si passionnément, Sa sainte haine peut être assez dure:

« A quoi me sert la multitude de vos sacrifices? dit l'Eternel. Je suis rassasié d'holocaustes de béliers, et de la graisse de bêtes grasses; et je ne prends pas plaisir au sang des taureaux, et des agneaux, et des boucs. Quand vous venez pour paraître devant ma face, qui a demandé cela de vos mains, que vous fouliez mes parvis? Ne continuez pas d'apporter de vaines offrandes: l'encens m'est une abomination, - la nouvelle lune et le sabbat, la convocation des assemblées; je ne puis supporter l'iniquité et la fête solennelle. Vos nouvelles lunes et vos assemblées, mon âme les hait; elles me sont à charge, je suis las de les supporter. Et quand vous étendrez vos mains, je cacherai de vous mes yeux; quand même vous multiplierez la prière, je n'écouterai pas... » (Esaïe 1:11-15a) 

Et...

« Je hais, je méprise vos fêtes, et je ne flairerai pas de bonne odeur dans vos assemblées solennelles; si vous m'offrez des holocaustes et vos offrandes de gâteau, je ne les agréerai pas, et je ne regarderai pas le sacrifice de prospérités de vos bêtes grasses. Ote de devant moi le bruit de tes cantiques; et la musique de tes luths, je ne l'écouterai pas. » (Amos 5:21-23)

Je veux être une bénédiction et une réjouissance pour le Seigneur. Je ne veux pas Le peiner. Qu'en est-il de vous? Mes amis, nous devons apprendre quelles sont les choses que le Seigneur aime, et quelles sont celles qu'Il déteste. Il vaudrait mieux que nous laissions tomber toutes nos occupations et que nous nous couchions la face contre terre plutôt que de mener encore une "réunion" d'église et ainsi courir le risque de peiner le Seigneur une fois de plus. Nous avons la responsabilité de découvrir quelles sont les choses que le Seigneur aime et quelles sont les choses qu'Il déteste; lesquelles Lui sont acceptables, et lesquelles ne Lui sont pas acceptables. C'est en vain que nous Lui demandons sans cesse de bénir la chose même qui Le repousse. C'est une perte de temps. Offrons-nous des sacrifices acceptables au Seigneur? Des sacrifices d'humilité? D'un coeur brisé? Le louons-nous en Esprit et en Vérité? Ou bien mettons-nous seulement en oeuvre chaque semaine la forme extérieure du christianisme? Nous savons mettre en place un programme musical (trois chants de louange, trois chants d'adoration). Nous savons collecter les offrandes. Nous savons prêcher, et nous savons appeler les gens à l'autel. Nous savons faire toutes ces choses: mais donnons-nous à Dieu ce qu'Il désire? C'est triste, mais c'est un fait: si la Présence de Dieu quittait nos assemblées, 99% de nos activités resteraient inchangées, sans aucune interruption. Nous n'avons pas besoin de l'Esprit de Dieu pour adorer dans la chair: cela, nous pouvons le faire par nous-mêmes. Mais Dieu n'acceptera pas un tel « culte. » Il s’en détourne. Car...

« L'Eternel hait ces six choses, et il y en a sept qui sont en abomination à son âme: les yeux hautains, la langue fausse, et les mains qui versent le sang innocent, le coeur qui médite des projets d'iniquité, les pieds qui se hâtent de courir au mal, le faux témoin qui profère des mensonges, et celui qui sème des querelles entre des frères. » (Proverbes 6:16-19)

Nous avons du mal à le comprendre, mais les Ecritures le disent clairement. Le Seigneur place la fierté, le mensonge et le commérage dans la même catégorie que le meurtre et la conception de projets d'iniquité. Si nous voulons être une bénédiction au Seigneur, nous devons détester les choses que Lui déteste. Nous ne pouvons pas nous permettre de prendre ces choses à la légère. Le Seigneur ne change pas. S'il y a quelque chose qu'Il n'aimait pas il y a 4000 ans, Il la déteste tout autant aujourd'hui. Nous ne pouvons pas nous permettre d'être négligents. Tous les jours, nous peinons le Seigneur et nous nous peinons les uns les autres avec des paroles et des actions irréfléchies.

Nous détestons tous le meurtre - mais détestons-nous la fausseté et l'hypocrisie avec la même passion? Détestons-nous le commérage et le mensonge? Nous sommes prompts à condamner les autres pour leurs actes de terrorisme et de violence, parce que c'est un péché évident. Mais sommes-nous aussi prompts à nous juger nous-mêmes quand nous sommes coupables de semer des querelles entre des frères? « Seigneur, permets-moi de détester ce que Tu détestes. » Telle devrait être notre prière, et le Seigneur y répondra en Se révélant Lui-même à nous avec puissance. Nous apprendrons à nous éloigner des choses qui peinent et offensent le Seigneur. Nous serons attirés par les choses qui Lui font plaisir. C'est cela, la sainteté.

Certains frères et soeurs n'ont pas la moindre peur de semer la discorde. Au nom du « partage », il nous arrive si souvent de nous mordre et nous dévorer les uns les autres. Bien sûr, le commérage est généralement enrobé d'un vocabulaire spirituel. Une fois, j'ai lu quelque chose en ligne sur Internet qui disait, « Priez pour Chip Brogden, parce qu'il... » et par la suite était listé tous les points où je n'avais pas été à la hauteur des attentes de cette personne. « Priez pour soeur une telle, vous savez, je l'ai vu l'autre jour dans le bureau de tabac etc... » Avec des partenaires de prière comme cela, à quoi bon prier? C'est là un autre exemple qui montre que nous ne détestons pas ce que le Seigneur déteste. Au cours des nombreuses années que j'ai passées avec des gens d'église, j'ai vu tellement de disputes et de discordes que j'ai appris à détester le commérage avec une sainte haine. J'implore Dieu de m'aider à garder ma bouche et mes oreilles fermées dans ce domaine. Le commérage m'est tellement détestable que je ne peux pas supporter d'être avec des gens qui cherchent par tous les moyens à semer la discorde. Cela me donne des frissons dans le dos! Cela me met hors de moi! C'est un don de Dieu. Le Seigneur m'a brisé dans ce domaine. Et qu'en est-il de vous?


HAIR POUR JESUS

Aimez-vous ce que le Seigneur aime? Alors vous devez détester ce que le Seigneur déteste. Jésus détestait ce qui était arrivé dans la maison de Son Père, et Il a fabriqué un fouet pour expulser les marchands hors du temple (cf. Jean 2:13-17). Notez les choses qui vous mettent en colère, les choses qui vous peinent, les choses qui vous rendent passionnés et zélés - elles indiquent quelque chose que vous pourriez être appelé à changer: d'abord en vous-même, et ensuite chez les autres.

« [A Pergame] Ainsi tu as, toi aussi, des gens attachés à la doctrine des nicolaïtes; ce que je hais. » (Apocalypse 2:15)

« [A Ephèse] Mais pourtant tu as ceci de bon, c'est que tu hais les actions des Nicolaïtes, comme je les hais, moi aussi. » (Apocalypse 2:6)

Dans la lettre d'Apocalypse, on trouve sept lettres destinées à sept églises. On y voit aussi l'importance de détester ce que le Seigneur déteste. Seules deux églises sont sélectionnées en rapport avec la question des Nicolaïtes. Nous n'avons pas l'intention de discuter de ce que représentent les Nicolaïtes, ce qui ferait l'objet d'un article à part entière. Pour le moment, nous nous contenterons de traiter la question de la sainte haine.

Pergame était fidèle au témoignage du Seigneur. Jésus dit qu'ils retiennent Son nom, et qu'ils n'ont pas renoncé à Sa foi, même devant la menace du martyr. Mais ils avaient permis qu'une fausse doctrine s'infiltre dans leur assemblée. Bien qu'ils soient fidèles sur tous les autres points, le Seigneur leur a adressé un reproche, parce qu'ils avaient autorisé quelque chose que le Seigneur déteste. Je connais beaucoup d'assemblées comme Pergame. Beaucoup sont des églises institutionnelles, mais beaucoup d'autres sont des églises de maison. Ils m'entendent parler de la prééminence de Christ, mais ils continuent leur vie comme avant. Ils autorisent des choses que le Seigneur trouve détestables. Ils disent qu'ils aiment le Seigneur, mais ils ne détestent pas les choses qu'Il déteste. Ils tiennent à la doctrine de Balaam et des Nicolaïtes. Que va-t-il se passer? « Repens-toi; autrement je viendrai à toi bientôt, et je combattrai contre eux par l'épée de ma bouche » (Apocalypse 2:16).

D'un autre côté, regardez Ephèse. Ils travaillaient patiemment, ils ne toléraient pas le mal, et ils exerçaient un discernement remarquable contre les faux apôtres. Malheureusement, l'oeuvre du Seigneur a fini par devenir plus important pour eux que le Seigneur de l'oeuvre, et ils ont perdu leur premier amour. Ils sont commandés de se repentir et d'accomplir de nouveau leurs premières oeuvres. Mais malgré tout, dans un post-scriptum intéressant, le Seigneur ajoute, « Mais pourtant tu as ceci de bon, que tu hais les actions des Nicolaïtes, lesquelles je hais, moi aussi. » Le zèle n'est pas inutile. La sainte haine est importante. L'église à Ephèse détestait ce que le Seigneur détestait. Il leur suffisait maintenant de donner à Jésus la première place, et ils seraient un puissant témoignage pour le Seigneur.

La Bible dit de Jésus: « Tu as aimé la justice, et tu as haï l'iniquité » (Hébreux 1:9a). Jésus n'a pas changé. Il aime passionnément ce que le Père aime, et Il hait passionnément ce que le Père haït. Et Il est Celui qui vit en nous, Celui qui est en train de nous rendre conformes à Son image. Toucher le Seigneur Jésus, c'est toucher ce qu'Il aime et aussi ce qu'Il hait. C'est avoir de la compassion envers les multitudes, et être en colère envers ceux qui les oppriment. Nous ne pouvons pas connaître profondément le Seigneur tout en demeurant sans passion pour Lui. La mesure de notre amour pour la justice est déterminée par notre haine pour l'iniquité, et la mesure de notre haine pour l'iniquité est déterminée par notre amour pour la justice. Le saint amour et la sainte haine vont de pair. Tous deux sont des dons de Dieu. Tous deux ont un grand pouvoir de motivation, se motivant mutuellement.

« La crainte de l'Eternel, c'est haïr le mal. Je hais l'orgueil et la hauteur, et la voie d'iniquité, et la bouche perverse. » (Proverbes 8:13)

Il est universellement accepté que celui qui est appelé Sagesse dans les Proverbes, c'est le Christ préexistant. Nous voudrions tous une révélation de Christ qui nous montrerait quelque chose de Son amour, de Sa puissance, de Sa guérison, ou de Sa grâce. Et bien sûr, toutes ces choses sont en Christ. Mais cette révélation de Christ - comme Celui qui hait le mal, la fierté et l'arrogance - est tout aussi valable. Bien entendu, une telle révélation risque d'être incongrue face à notre conception de Jésus comme étant doux, tempéré et passif. Mais le but de la révélation, ce n'est pas d'entretenir nos illusions, mais de les éliminer; de nous montrer la Vérité, pour ensuite nous conformer à la Vérité qui nous a été montrée.

Je répète: dans votre vie, il y a toujours une chose que vous aimez, et une chose que vous haïssez. Nul ne peut servir deux maîtres. La question, c'est de savoir si vous aimez les choses que Dieu aime et détestez les choses qu'Il déteste, ou si vous aimez les choses que Dieu déteste et détestez les choses qu'Il aime.

Père, conforme-nous à l'image de Jésus Christ - et détruis toutes nos illusions quant à ce que cela signifie. Il doit grandir, mais nous devons diminuer. Montre-nous quelles sont les choses qui te plaisent; montre-nous quelles sont les choses qui te peinent. Donne-nous sagesse et discernement pour les distinguer. Donne-nous une sainte haine envers tout ce qui ne donne pas à Christ la prééminence. Nous te le demandons pour que Ta Volonté soit faîte et Ton Royaume vienne. Amen.

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Source : www.connaitrechrist.net

 

 

 

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20 juillet 2012 5 20 /07 /juillet /2012 06:50

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par Frank Viola

Un chrétien dans le 16e siècle a inventé le terme de la nuit obscure de l’âme. Cette phrase se réfère à une expérience où Dieu enlève le «sens» de sa présence dans la vie d’un croyant.

Certains chrétiens croient que la «nuit obscure» est une expérience exotique rare que peu de gens ont. D’autres croient que c’est beaucoup plus commun.

J’ai tendance à être dans le camp qui croit qu’il est rare.

La nuit noire est quand Dieu jette un voile sur la boussole morale de la vie d’un croyant. Le chrétien se sent comme si Dieu n’existe pas. Ce n’est ni une période de sécheresse, ni une punition. Au lieu de cela, il se sent comme si Dieu est parti. La conscience intérieure de la présence du Seigneur est balayée sans avertissement, et seule une confiance aveugle basée sur la foi empêche le Chrétien devenir athée.

Ce n’est pas la conséquence du péché ou de la rébellion. En fait, cela n’a rien à voir du tout avec la conduite d’un croyant.

Voici les paroles d’une personne qui est victime de la nuit obscure:

« Je me sens comme un non-chrétien. Dieu n’est plus là désormais. Je n’ai jamais remarqué sa présence jusqu’à ce qu’il m’ait laissé. Maintenant il me manque. Je me sens comme si le sol s’était dérobé sous mes pas. Ma joie est partie. Je ne sens plus sa main sur moi. Mes sentiments spirituels sont ternes. J’ai perdu l’intérêt et l’affection pour Dieu. Quand j’essaie de lui parler, c’est comme si je me parle à moi-même ou au plafond. Autrefois la prière était facile, je parlais au Seigneur tout le temps. Maintenant, c’est forcé,  comme s’il y avait un grand mur entre moi et Dieu. Mon amour pour le Seigneur a été remplacé par un blanc. Je ne savais pas à quoi ressemblait la présence de Dieu jusqu’à ce qu’il se soit retiré de moi. Je pleure beaucoup maintenant. Je veux qu’il vienne me visiter à nouveau. «  

Certains ont appelé la nuit noire », un jeu de l’amour » où Dieu joue à cache-cache. D’autres y voient un signe de maturité spirituelle et de développement où Dieu nous enlève les points d’appuis par lesquels il nous formait.

Dans de tels cas, le Seigneur enseigne à ses enfants comment Le connaître en dehors des sentiments. Il cherche à leur montrer un nouveau mode de relation avec Lui- plus mature- qui ne sera basé sur rien d’autre que la foi.

Si, par hasard, vous passez en ce moment par cette expérience mystérieuse, le seul conseil que je puisse vous donner est le suivant: Gardez à l’esprit que la nuit noire est tout simplement une crise et une voie vers  une plus grande maturité spirituelle. Dieu est toujours avec vous. En fait, il est derrière cette expérience ; le but est rédempteur et constructif.

Je ne vais pas disserter sur la nuit noire au-delà de ce qui précède, sauf pour illustrer un point.

Revenons à notre analogie du nez. Au cours de la journée, vous êtes pratiquement inconscient de la présence de votre nez. La seule exception est lorsque vous avez un petit rhume, une démangeaison du nez, un saignement de nez, ou lorsque vous vous regardez dans le miroir.

Mais si vous aviez du subir une opération et que votre nez avait été supprimé, vous seriez certainement conscients du fait que quelque chose d’essentiel manquait. Et la conscience resterait pendant un temps assez long.

Comme je le disais dans l’ouverture de ce chapitre, il ya quelque chose appelée « la conscience d’arrière-plan de la Présence de Dieu. » Si Dieu devait supprimer cette prise de conscience d’arrière plan, vous le sauriez immédiatement La conscience d’arrière-plan de la Présence de Dieu est en grande partie non détectée et inaperçue par nous, Chrétiens.

Nous ne le reconnaissons pas, pour une raison simple: Il est toujours Présent. Ce n’est pas différent des raisons pour lesquelles vous ne remarquez pas la bague à votre doigt ou la montre à votre poignet à chaque instant. Vous ne le remarquez pas, car il est toujours là.

Toutefois, si la conscience de  la Présence constante de Dieu vous était enlevée, vous le sentiriez lourdement. (C’est ce qui arrive quand quelqu’un éprouve la nuit obscure de l’âme.) Ainsi, nous sommes toujours conscients de la Présence divine dans la mesure où nous y sommes habitués. La lumière de Dieu est toujours activée sur nous. Mais elle se profile en arrière-plan.

Pourtant, à un autre niveau, nous pouvons être rendus délibérément conscients de Sa présence, de façon à être concentrés sur Sa Présence en premier plan. Nous pouvons y être rendus attentifs.

« Arrêtez, et sachez que je suis Dieu« . . . «Celui qui s’approche de Dieu doit croire qu’il existe, et qu’il est le rémunérateur de ceux qui le cherchent ». . . « Mais l’affection de l’Esprit c’est vie et la paix. »

Ouvrez les Écritures Saintes et fixez votre esprit sur le Seigneur.
 

Ce texte est un court extrait du chapitre 6 du livre: «Revise Us Again»
 

Source : http://www.blogdei.com

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